Heureux qui comme Ulysse…

…a fait un long voyage.
Voilà bien longtemps que je voyage. Mais en ce 6 décembre, c’est vers ma chère Lorraine que mon esprit s’égare. Car en Lorraine, le 6 décembre, nous célébrons, en compagnie que tout le reste de la communauté germanophile et germanophone, la Saint Nicolas.
J’ai caressé l’idée, un court instant de vous raconter dans ce post du lundi l’histoire du bon Saint Nicolas, du boucher et des trois petits enfants. Car Saint Nicolas est l’infâme instigateur de mon addiction au chocolat Ferrero – nous avons déjà établi à quel point entre moi et Ferrero, c’est une véritable histoire d’amour qui s’est créé.
Chaque année, grâce à lui, l’action du chocolatier doit gagner quelques points…
Il était donc de mon devoir de rendre hommage à celui qui a vu naitre mon amour des gouters de pain d’épices les jours de neige, celui qui nous voyait, chaque année sans faute, enfiler nos pulls les plus chauds (et piquants) pour aller voir sa parade dans les rues de notre ville. Du haut de son char, il agitait la main, saluant les familles avec une dextérité digne d’un concours de Miss (des années de pratique mes bons amis, et un coaching intense orchestré par Miss Mirabelle).
Mais j’ai eu pitié de vous, et du devenir de votre petit déjeuner. Aussi ai-je décidé de me concentrer sur Nicolas, à défaut de vous faire un rapport sur le Saint. Et pour rendre cet hommage encore plus légitime, j’accueille ici aujourd’hui Madame la Marquise. Cette Lady d’Alsace connaît tout comme moi le plaisir simple de déguster le pain d’épices de la Saint Nicolas, la joie de voir les décorations de Noël dans les rues, l’excitation à l’ouverture du Marché de Noël qui donne aux rues un air de fête…
Et des Nicolas, que ce soit moi ou notre guest-star du jour, nous en avons rencontré !
Il y a les tourmentés :
Alors que je faisais les étagères de ma bibliothèque pour retrouver mes Nicolas, Madame la Marquise, elle, pensait à Nicolas Angelovski, et me racontait comment elle l’avait rencontré pour la première fois dans « L’ange de minuit » de Lisa Kleypas, alors qu’il n’était qu’un méchant. Imaginez, il voulait pendre l’innocente Tasia pour le meurtre de son frère (qui selon moi était un pervers de la pire espèce qui le méritait bien, mais Madame la Marquise est une dame bien comme il faut, aussi ne l’a t-elle pas mentionné).
Lorsqu’on le retrouve dans « Prince de l’éternité », il n’est plus cet homme ténébreux qui pouvait faire ce qu’il voulait en toute impunité. Il a changé. Notre Marquise a son panthéon personnel de héros incontournables, et ce Nicolas en est une figure très sombre (entrer dans un panthéon n’est pas chose aisée après 30 ans de lecture). Il a un passé. Il a changé. Mais il sait ce qu’il veut… ou plutôt qui il veut, quitte à manigancer la rupture des fiançailles de la jeune fille convoitée pour pouvoir la consoler en l’épousant lui-même. Mais le grand Nicolas qui croyait tout savoir va comprendre qu’on ne peut tout prévoir, et surtout pas les sentiments.
Tout comme notre marquise, j’aime ce Nicolas, ses imperfections et ses tourments. Et pour mon plus grand bonheur, Lisa Kleypas semble affectionner les Nicolas au passé sombre.
Il y a les musiciens :
Comme chez Nora Roberts et le charismatique Nicholas Le Beck, pianiste et compositeur de talent dans la saga des Stanislaski. Il ne vous chantera pas « Deck the halls with boughs of holly »… non, loin de là. Ce fringuant jeune homme donne plus dans le Broadway que dans le chant de Noël. Et c’est la charmante Frederica qui saura lui faire battre le cœur. Pour les besoins de cet article, je me suis replongée dans leur histoire… Elle fleure bon les années 80 (Monsieur est fumeur) mais le charme de Nick a su rester intact. Il est l’idée que je me fais d’un musicien. De longs doigts fins, agiles, un corps tout en nervosité et muscles longs, un passé (check !), et le salut dans la musique. Laissez-vous charmer par la musique de Waiting for Nick (Un amour d’enfance), vous refermerez ce livre avec une envie de Broadway, et de nourriture ukrainienne.
Il y a les Lords au grand cœur :
l-amour-en-10-leconsNicholas St. John, dans Ten ways to be adored when landing a Lord de Sarah MacLean : je vous avait parlé de mon miracle Amazon de cet été, ce livre est l’histoire du charmant jumeau, Nicholas. Et si jumeau il est, identique il n’est pas…
Nicholas n’est pas un « rake », c’est un intellectuel. Du moins en apparence. Sous couvert de son statut d’expert en antiquités, ce dernier a œuvré pour l’intelligence britannique pendant les guerres napoléoniennes. Il est à présent de retour au pays, et après avoir été élu meilleur parti de Grande-Bretagne, sa vie semble encore plus périlleuse. Lorsqu’un vieil ami lui demande son aide, il saute sur l’occasion de fuir Londres… et tombe sur Isabel.
Il y a les petits :
Ou plutôt Le petit… Nicolas, de René Goscinny. Fidèle à ma tendance à tout lire dans le désordre (je vous raconterai un jour comment j’ai lu les Chroniques de Narnia en commençant par le Prince Caspian…), j’ai découvert le petit Nicolas avec « Joachim a des ennuis ». Je devais avoir 7 ans, et j’ai été impressionnée d’apprendre que c’était un adulte qui avait su retranscrire avec autant de justesse mon esprit d’enfant. Vous remarquerez aussi que le petit Nicolas est assez intemporel. Il est évident qu’on n’y parle ni de Nintendo, ni d’internet, mais les questionnements, problèmes, chamailleries, et autres considérations enfantines restent vraies. Je ne saurais dire si j’ai lu un « Petit Nicolas » un 6 décembre, mais l’esprit est le bon. Prenez donc une clémentine, une barre de chocolat Milka (pour changer) et plongez-vous dans les aventures de ce petit bonhomme.
Des Nicolas, il y en a bien d’autres…
En ce 6 décembre, je suis plongée dans The Perfect Stranger – Sauvetage amoureux – de Anne Gracie où il est question de Nicholas Blacklock et de Faith, j’ai ouvert la case 6 de mon calendrier de l’avent, il fait froid dehors et la lessive attendra…
Bonne lecture,
Tam-Tam
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10 réflexions sur “Heureux qui comme Ulysse…

  1. Inspirés par ta chronique, M Cacahuète et moi avons fait un effort pour adopter vos traditions de l'Est, bien qu'il soit plutôt du Sud. On a mangé à deux le pain d'épices qu'on a trouvé dans le panier que lui a offert son travail la semaine dernière 😉 Très très bon! Maintenant, pour avoir le chocolat, je dois faire quoi? Je laisse où ma chaussure ou ma chaussette??? Tu ne réussiras pas, je pense, à me convertir aussi facilement à Kleypas, mais le Roberts me parlerait assez. Le commentaire sur l'ambiance 80s, c'est pour d'autre chose que la cigarette? Elle a une permanente et du eye-liner bleu, l'héroine? Sinon j'ai déjà offert une collection de Petit Nicolas à mon père un 25 décembre, il y a quelques années. Ils ont fait le tour et la joie des membres de son cours de Français pour anciens 😉 Je cherche encore d'autre Nicolas (fictif, ne parlons pas de l'ex-préféré de la Marquise!) pour faire la maline, mais une journée chargée en quasi-catastrophe m'a privée de ma maligninité habituelle… Pfff!

  2. C'est marrant, j'ai beau être française, le Petit Nicolas ne m'a jamais fait plus d'effet que cela… Et je n'aime pas le pain d'épices! Par contre, on peut négocier pour le chocolat! ^_^Pirouette, le Nora est un peu daté, pas seulement à cause de la cigarette, mais il est sweet. Ceci dit, si tu veux le lire, il faut prendre toute la série dans l'ordre, Nick n'est pas n'importe qui chez les Stanislaski! Je ne sais pas si Madame la Marquise va repasser par là, mais j'approuve le choix de L'ange de minuit! Plein de souvenirs…

  3. @Pirouette: Pour l'ambiance 80's, c'est comme dit Chi-Chi, c'est un peu daté. J'ai souligné la cigarette car je trouve cela caractéristique d'une évolution. Aujourd'hui, c'est nourriture équilibré et zéro excès. Les cigarettes et autres cigares n'ont plus voix au chapitre chez NR. De nos jours, ses héros sont au mieux des anciens fumeurs ^^Sinon, pour les autres Nick, on pourrait tricher et prendre les Nicoles aka Nick!!! là, on aurait une bele liste!

  4. Le Kleypas avec le Russe Nicolas, c'est le seul d'elle que j'ai lu et pas aimé… :$ Je ne le recommande vraiment pas. Puis j'aime pas les auteurs qui settent leurs histoires à l'étranger sans rien connaître des pays en question. Le diminutif d'Anastasia c'est Nastia, d'abord, pas Tasia… (en russe, en tous cas!) Des aberrations comme ça me font grommeler très fort.

  5. @ Asia : C'est vrai qu'il est particulier ce Kleypas, il peut déconcerter les fans de son style… Par contre, pour Tasia, je ne sais pas en russe, mais j'ai eu une copine américaine qui se faisait appeler Tasia, au lieu d'Anastasia. C'est peut-être une tournure américaine, ce qui expliquerait que ce ne soit pas non plus le seul livre où j'ai vu employer ce diminutif?… Ou alors j'imagine que ce serait un peu comme Elisabeth, que j'ai vu diminué en Eli, Lili, Elisa, Zabeth, Babeth ou Beth, non? De toute façon, c'est vrai qu'il est frustrant de voir les auteurs prendre des libertés avec des choses que l'on connait bien, mais depuis Nora Roberts qui a collé Le Havre sur la Méditerranée dans sa série sur les Cordina et Deirdre Martin qui nous explique que Lyon est une toute petite ville de province avec zéro vie culturelle, il en faut beaucoup pour me perturber! ;o)

  6. @Asia: Chi-Chi m'a enlevé les mots de la bouche…Le havre!!! je me vois encore hurler à la lecture de cette horreur!!!@Chi-Chi: tu as fini par le lire le Deirdre Martin?

  7. Pingback: Friends without benefits | In need of prince charming

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