Lettres d’amour

Parlons film… 
Comment ça, un film??! Tam-Tam doit déjà être en train de froncer les sourcils, la main sur le téléphone pour me faire part de son désaccord…
Oui car, vous apprendrez mes chers lecteurs, qu’en ouvrant ce blog avec Tam-Tam, nous avons établi des règles. Et l’une de ces règles, c’est qu’ici, nous parlons de livres, et seulement de livres ! Seule exception, le film adapté d’un livre…
Ouf, le film d’aujourd’hui est aussi un livre. Alors pourquoi dire que je vais parler de film ? Eh bien parce que c’est grâce au film que le livre a été connu. Pas par moi, pensez bien, je suis au-dessus de telles trivialités, c’est évident que je connaissais le livre bien avant le film, mais tout le monde ne peut pas être aussi extraordinaire que moi, et c’est donc le film qui a rendu le livre célèbre.
Enfin, assez de bla-bla, je sais que le suspense est insoutenable pour vous (ce n’est pas comme si j’avais mis une photo avec le titre du livre en tête de page, n’est-ce pas), je veux donc parler de PS, I love you.
Pourquoi celui-là ? Parce qu’hier, assise dans un parc avec une amie, nous faisions la liste de nos films romantiques fétiches, et la comparaison de nos dvdthèques respectives,  et que PS, I love you est venu en tête du peloton pour toutes les deux. 
Lou, ce post est pour toi ! (oui, parfaitement, je romps la règle sacrée de l’anonymat et en plus je fais une dédicace spéciale !) (ne fuyez pas, c’est un peu pour vous aussi quand même, qui que vous soyez, ô lecteurs anonymes)
(Tiens, c’est marrant, je me rends compte que les posts livre/film ont tendance à me faire faire beaucoup de parenthèses… je vais essayer de me contrôler ! )
Donc, PS, I love you, premier roman de l’irlandaise Cecelia Ahern…
Notre héroïne, Holly, est mariée avec l’homme de sa vie, Gerry. Ils sont scandaleusement heureux. Pas un peu, pas beaucoup, à la folie HEU-REUX ! Genre le couple d’amis que vous détestez tant ils sont beaux ensembles, drôles, talentueux, et en plus ils osent être sympathiques, bref, le cliché de carte postale pour vous vanter les mérites du mariage.
Mais voilà, Gerry tombe malade, et, en quelques mois, est emporté par la maladie.
Comment ça, un livre où le héros meurt, mais qu’est-ce que c’est que cette arnaque ??! Eh bien en fait, PS, I love you est certes une romance, mais une romance sans héros véritablement déterminé, une romance centrée autour de Holly et de l’amour en général. Ce que l’on appelle communément un roman féminin.
Holly est désespérée, personne autour d’elle ne parvient plus vraiment à l’atteindre, car son meilleur ami, le seul qui aurait pu la sortir de là, est mort. Pourtant, c’est bien Gerry qui va aider Holly à s’en sortir, la ramener à la vie. Et pour cela, elle va recevoir, dans les mois qui suivent l’enterrement, 10 lettres, écrites par Gerry, pour la soutenir, la guider et l’aider à se reconstruire. Ces lettres sont pleines de messages, de défis que Gerry lui lance, de choses qu’il lui demande de faire, et qui l’envoient à l’aventure. Pas des aventures très exotiques certes, mais suffisantes pour obliger Holly à sortir de sa carapace et littéralement la ramener à la vie. 
Gerry, sans réellement quitter sa femme, l’amène à comprendre que, s’il n’a pas voulu l’abandonner, la vie continue pourtant, et au fil des lettres, toutes signées d’un PS, I love you, ce sont de véritables leçons de vie qu’il lui transmet. 
En une phrase, PS, I love you, c’est l’histoire de Holly et de comment l’amour de Gerry la ramène à la vie après sa mort. Voilà donc pour le livre…

Quant au film, me direz-vous ? Eh bien le film est légèrement différent du livre : quelques détails techniques, Holly est américaine et vit à New York avec Gerry (qui lui est bien irlandais), au lieu d’être irlandaise et de vivre en Irlande… Dans le livre, elle vient d’une famille nombreuse, dans le film elle n’a qu’une sœur. Le voyage dans le livre ne se déroule également pas au même endroit… Des détails donc, qui changent légèrement l’ambiance du roman mais restent assez fidèles à la trame de l’histoire.

A un détail (beaucoup moins anodin) près, William… C’est un bel irlandais que Holly rencontre dans le film, et c’est, selon moi un élément romantique qui ne fait pas du tout de tort à l’histoire ! Le film devient ainsi une véritable romance dans toute sa splendeur, et je n’en dirais pas plus… 
En résumé, je vous recommande de lire PS, I love you, pour son histoire emprunte de délicatesse et de sensibilité, pour le personnage de Holly, forte et pleine de caractère, toute en nuances. Et je vous recommande également de voir le film, qui raconte une histoire d’amour charmante, avec une musique charmante, des paysages irlandais charmants et un héros non moins charmant ! (ce qui fait beaucoup de charmant, avouez que cela vous fait envie!)

C’est tout pour aujourd’hui (je suis très fière, presque pas de parenthèses),

Bonne lecture/bon film,
Chi-Chi
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11 réflexions sur “Lettres d’amour

  1. Le film est en effet charmant, c'est un très bon choix de mot. J'ai beaucoup aimé, c'est facile à regarder, moins triste qu'on aurait pu s'imaginer. Ca fait une comédie romantique pas trop cucul, en fait. Je suis étonnée que tu n'aies évoqué ni Gerard Butler ni Jeffrey Dean Morgan (mais quel nom banal! Je ne comprends pas qu'il n'en ait pas changé!), ni leur scores respectifs sur l'échelle de Hugh Jackman 😉 Quelle maîtrise de soi, chère Chi-Chi. En bonne lectrice anglophone de romans féminins, j'avais aussi lu le livre avant le film, ou plutôt j'ai sangloté mon chemin à travers le livre. Il est très très touchant et très beau, avec un mélange de joie et de chagrin qu'on ne rencontre que rarement. Les autres livres de Cecilia Ahern n'ont pas, pour l'instant, remplit la promesse de son premier, pour moi. Je conseille donc également à tout le monde de lire le livre et de voir le film!

  2. @ Onee-Chan : Tu m'en vois ravie, reviens nous dire ce que tu en as pensé! ;o)@ Pirouette : Tu as vu comme je me maitrise? Je suis très très fan de Jeffrey Dean Morgan, encore plus que de Gerard Butler… Ah, la scène où il rencontre Holly dans le pub *swoon*Et je suis d'accord avec toi, les autres romans de Cecelia Ahern ne sont pas à la hauteur de ce premier roman, mais je lui redonne sa chance de temps en temps, je garde espoir!

  3. J'ai fait la bêtise de voir le film (trop mignon) avant de lire le livre, et il est dans ma PAL depuis maintenant longtemps. Je n'ose pas l'ouvrir car je sais que je vais pleurer tout du long, et franchement ce n'est pas 1 joli spectacle.

  4. A la découverte d'un monde de filles!!!! La faute est réparée j'accède enfin au talent de ton écriture et à ton bon goût en la matière… Le post ne peut que me plaire parce que tu parles évidemment d'un film que j'affectionne particulièrement (honte à moi le livre fait défaut à mes lectures mais je vais remédier très vite à ce problème) mais aussi parce que j'aime que ce post flatte mon ego puisque je suis à la base de ton inspiration (je minore consciament le rôle qu'a pu jouer ce film/livre)… Donc j'adhère totalement à tes propos dans ce post et j'adore cette histoire…Ps : I love this nickname "Chi-chi"!!!!!

  5. @ Rinou : C'est vrai qu'ils sont assez différents, mais malgré la perspective de pleurer, le livre est magnifique… Courage, c'est pour la bonne cause! ;o)@ Loulou : Bonne découverte ma chérie, je suis sure que tu trouveras ton bonheur! Et oui oui, j'ai cherché à flatter ton égo de façon parfaitement calculée! ^_^

  6. Je n'ai pas vu le film et je n'ai pas vu le livre (pas taper!)J'ai toujours été arrêté par le concpet "amour de sa vie décédé". Alors tu me diras, l'histoire est belle, c'est plein d'espoir, c'est un superbe livre…bla, bla, bla…Mais le soucis, c'est que pendant le temps qu'il me faudrait pour lire ce livre, je suis presque sûre de trouver un livre qui finis bien…J'aime pas pleurer, après j'ai les yeux rouges.Quant au film, je ne l'ai pas vu parce que j'ai une règle idiote qui est de ne pas voir un film dont je n'ai pas lu le livre avant…stupid, isn't it?PS: pour la référence filmique, tu es toute pardonnée, j'avais fait pareil pour "the time traveler's wife" (ce qui me fait dire qu'en fait les livre tragique, je n'ai rien contre…mais d'où me vient ce frein alors?)

  7. Justement, Tam-Tam, on s'attend à un livre où elle pleure la perte de l'amour de sa vie, et ce n'est pas du tout ça. Et le film encore moins, car le film arrive à évoquer visuellement la vivacité exceptionnelle de Gerry, et à ne pas être larmoyant. C'est vraiment très bien fait. Qu'avez-vous donc toutes contre les larmes? Je pleure à chaque fois que je ferme un livre, ou qu'un film se termine, même un Tara Taylor Quinn fait pour faire pleurer, un Chicklit, ou bien Shrek, ou Mamma Mia au ciné. Comme les évènements arrivent à quelqu'un d'autre, ça me fait un bien fou de pleurer sur LEURS problèmes. C'est l'effet cathartique et libérateur. Vous n'éprouvez pas ça? En Angleterre tout le monde sait que ça fait toujours du bien de "have a good cry" 😀

  8. @ Tam-Tam : Ce n'est pas du tout un livre larmoyant! Emouvant, mais pas triste… Venant de moi qui n'aime pas les histoires qui finissent mal, tu vois de quoi je veux parler! Et tu peux voir le film, il diffère assez de l'histoire pour que ce ne soit pas gênant d'inverser.@ Pirouette : Je n'ai rien contre le fait de pleurer (ce que je ne fais pas facilement) mais je n'aime pas les histoires tristes et surtout, surtout, qui finissent mal!!! ;o)

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