Rachel Gibson, ou de bien jolies retrouvailles

C’est la saison. La saison où l’on découvre un livre qui vous prouve qu’avoir tort n’est pas grave en romance. Que changer d’avis sur un style ou un sous-genre n’est pas un reniement de soi, mais simplement une preuve d’intelligence. Ce n’est pas Chi-Chi qui me contredira, mais les histoires de retrouvailles, ce n’est pas une mince affaire.

Après de nombreuses déceptions, Chi-Chi trouvait il y a peu une histoire de retrouvailles dans laquelle elle pouvait enfin croire.

C’est à mon tour aujourd’hui de reconnaître que parfois, un auteur sait faire preuve de sensibilité pour aborder ce thème délicat en littérature.

Le dernier Rachel Gibson, Any Man of Mine, raconte l’histoire de Autumn Haven et de Sam LeClaire. Il y a 6 ans, nos deux protagonistes se sont rencontrés à Las Vegas où ils ont passé un week-end torride. En ont résulté un mariage éclair, une gueule de bois faramineuse, et un enfant accidentel.

Aujourd’hui divorcés, ils vivent chacun de leur côté. Autumn s’épanouit dans son travail d’organisatrice d’événement et dans son rôle de mère. Sam est resté l’homme à femme qu’il était, se concentrant sur sa carrière de joueur de hockey. Enfin… Ca, c’est ce qu’ils croient… Car les protagonistes d’un livre ont souvent une image toute tracée de leur avenir, et l’auteur, maître absolu de leur destinée, a souvent d’autres plans en tête…

Si j’ai beaucoup aimé ce livre, je tiens avant tout à être équitable. Un petit « pour ou contre » est donc de circonstance.

– des prénoms comme Autumn, Shiloh, Bo (pour une femme) : Contre.
Vraiment, je ne comprend pas… S’il existait une explication logique au prénom de l’héroïne, encore, je pourrais faire l’effort de trouver cela joli… On ne choisit pas son prénom. Ses parents aurait pu être des hippies post-Woodstock férus de champignons et autres herbes aromatiques… Mais là, non.

– les origines mixtes des personnages : Pour
Un canadien et une américaine. Un joueur de hockey et une organisatrice de mariages. Le choc culturel. Et rien que pour le plaisir de lire le nom de la ville d’origine de Sam « Saskatchewan ». (ville que j’ai déjà retrouvé dans plusieurs romans – quelle est donc la particularité de cette ville, hormis son nom si curieux ?)

– plastique de l’héroïne : Contre
Arrrgggggh !!! Encore une vraie rousse au yeux vert qui souuuuuuffffre d’avoir de si beaux cheveux…. La pauvre, vraiment, je la plains.
Je vote pour un manifeste contre tous les défauts factices des héros. Non, avoir de superbes cheveux ne constitue en rien un point qui me poussera à plus d’empathie pour la donzelle.
– l’enfant pas caché : Pour.
Il est un moteur dans ce livre. Pas uniquement en sa qualité de personnage, mais tout simplement parce qu’il existe. Quand deux héros qui considèrent qu’ils n’ont rien en commun, décident de faire des efforts pour s’entendre, il y a souvent une raison derrière. Si vous êtes dans de la mauvaise romance, il est souvent question de pulsions sensuelles irrépressibles. Lorsqu’il s’agit de bonne romance, c’est une raison plus altruiste, comme le bien d’un enfant. Sam veut être un meilleur père. Autumn sait que Connor a besoin de son père.
– la sensualité entre Printemps…Euh, non, Autumn et Sam : Contre
Aahhh ! Je viens de vous surprendre hein ? Ne vous méprenez pas. J’ai beaucoup aimé les scènes sexy de ce livre. Il y a de l’alchimie entre les personnages et sous les couvertures, cela fonctionne parfaitement. Mais pour la progression de l’histoire, j’ai trouvé que c’était un facteur qui les détournaient de leur histoire. Pour deux personnes qui souhaitaient ne se voir que pour le bien de leur enfant, tomber dans les bras l’un de l’autre sur une simple alchimie ressemble un peu à une reproduction de leur passé.
– le hockey : Pour
Je ne connais rien à ce sport. Je dois admettre que lorsqu’un livre mentionne à quel point c’est un sport violent où il n’est pas rare pour les joueurs de s’insulter sur la glace et de se retrouver avec œil au beurre noir et autres cicatrices de guerre après un match, il y a comme une partie primitive de moi qui trouve cela profondément viril. Et puis, qui dit sport de haut-niveau dit corps magnifique…

3 partout, balle au centre.
Je m’en remets donc à vous pour le jugement final.

 
Bonne lecture,
Tam-Tam

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6 réflexions sur “Rachel Gibson, ou de bien jolies retrouvailles

  1. Le Saskatchewan c'est 1 province canadienne assez étendue, c'est probablement pour ça qu'elle est souvent utilisée dans les livres (et un fleuve aussi d'ailleurs il me semble, mais c'est plus dur d'y faire vivre autre chose que des castors et des trappeurs… quoique le trappeur puisse être dépaysant dans le genre héros lol).Pour le hockey, il y a un film avec Paul Newman(je sais, ça date) qui montre bien la violence de ce sport. Ca s'appelle La Castagne (ça ne s'invente pas !).Quant à l'héroïne : un prénom foireux pour compenser un physique à pleurer (de joie ?)

  2. Je crois que Chi-Chi a vécu au Saskatchewan, c'est pour ça que ça me semble familier. Ou bien, si elle ne l'a pas fait, elle aurait dû 😀 Tout à fait d'accord sur ton analyse de ce livre, qui est très percutant. Ce que tu dis sur l'enfant pas caché m'a beaucoup interpellée, c'est très vrai. Par contre, pour moi la sensualité était assez réaliste. J'ai trouvé ça pas mal. Le héros, ou l'auteur fait des blagues sur le nom de l'héroïne, Autumn Haven, qu'elle compare à un nom de camping ou de maison de retraite. C'est peut-être pour avoir un cheap laugh qu'elle a choisi ce nom? Au niveau physique, l'héroine est bien, mais elle n'est pas spéctaculaire, à part ses fameux cheveux roux. J'ai vraiment passé un bon moment avec le livre. Il lui manque juste un petit je ne sais quoi pour être absolument mémorable. Rachel Gibson écrit des histoires très très sympas, avec des personnages qui me plaisent, des situations cocasses et avec de l'humour, mais c'est toujours 9 / 10, jamais tout à fait excellent… Mais je vais faire le point et acheter ceux qui me manquent dans la série, quand même…

  3. ^_^ non Pirouette je n'ai pas vécu au Saskatchewan, seulement en Ontario! Mais en effet Tam-Tam, ce n'est pas une ville mais une province… Et une province qui n'est ni particulièrement peuplée, ni particulièrement grande, on n'y trouve pas non plus de ville particulièrement connue… Je pense donc que les auteurs utilisent ce nom car il est pittoresque et que cela leur évite d'avoir à faire trop de recherches! On dit "la" Saskatchewan d'ailleurs, car c'est la province de…Pour le reste, je ne suis pas sure de me précipiter pour lire ce livre, malgré un enfant pas caché (ce qui est effectivement assez rare pour être mentionné), une rousse qui s'appelle Autumn a tendance à être un peu rédhibitoire pour moi! ^_^Comme Pirouette, Rachel Gibson, ce sont en général des histoires sympathiques mais souvent des choix par défauts (genre une PAL qui fait triste mine)… Je te ferais signe si je suis en panne sèche! ;o)

  4. OK, tu devais éventuellement y aller, non, l'année dernière? Je sais que tu as dit ce mot devant moi! J'étais admirative de ta prononciation sans hésitation… C'est vraiment sympa comme livre. 9 / 10 c'est pas mal!! Ce n'est pas Kristan, c'est ça le hic. Mais il faut aussi des "presque aussi bons". Je suis sûre que tu aimerais!!

  5. @Rinou: en l’occurrence, il n'y a aucune référence de faite à un castor dans l'histoire…^^@Pirouette: j'ai bien aimé la sensualité, mais c'était plus dans l'idée qu'au début ils ont l'air d'à peine se supporter…@Chi-Chi: exactement ce que je pensais. Je ne comptais pas mettre ce livre dans ma valise en priorité…même s'il semblerait que ta PAL n'ait absulument pas besoin d'addition nouvelle ^^@Belette: c'est un bon moment de romance contemporaine!

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