Strike two

Souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps, je vous vantais les mérites d’un livre qui me rappelait furieusement l’une de mes séries fétiches… Premier livre d’une nouvelle auteur, après cette réussite je me devais de vérifier si elle allait tenir ses promesses et entrer dans mon panthéon des valeurs sures!
C’est chose faite avec Money shot, le deuxième livre de Susan Sey. On y retrouve le personnage Goose, Maria di Guzman, déjà rencontrée dans Money, Honey. Cette (très sexy) agent du FBI dissimule un bien lourd secret derrière son brushing impeccable et son gloss écarlate. Le mascara, les vêtements à la mode, tout cela lui permet de se forger une image publique, lisse et parfaitement contrôlée. Goose vit en représentation permanente, et Maria, son « moi » profond, est prié de se faire tout petit et discret dans un coin pour ne pas la déranger. Parce que son « moi » profond est mauvais. Affreux. Horrible. Impulsif. Une catastrophe en devenir. Donc, ignorons-le. Aha, certes, mais jusqu’à quand?
Car Goose, toujours si irréprochable, n’a pas pu empêcher Maria de faire usage de méthodes peu orthodoxes pour régler son compte à un collègue un peu trop entreprenant. Et bizarrement, la hiérarchie n’a pas vu d’un bon œil les photos compromettantes dudit collègue envoyées à tout le département!
Notre agent très spécial se retrouve donc, en plein hiver, envoyée sur une toute petite ile du grand nord américain pour y enquêter sur une histoire complètement farfelue. Ou en tout cas, c’est ce qu’il semble au premier abord…. Suspens, suspens!
L’ile de Mishkwa, sous ses airs tranquilles, n’échappe pas aux fléaux de la vie moderne : des hippies qui pratiquent la sorcellerie, des jeunes qui veulent embrocher le gouverneur avec une fourche enflammée, un élan aux pulsions sexuelles débridées (avec une préférence pour les poubelles, plutôt que ses congénères), bref, une actualité brulante!
Sur cette île, Goose va tout de même mettre la main sur le seul célibataire potable à 500 km à la ronde, le (très sexy) Rush, garde-forestier ex-militaire qui se planque là suite à quelques traumatismes (qui a dit que la vie dans l’armée était une partie de plaisir?).
Ajoutez à tout cela un trafic de faux billets (après tout, c’est la spécialité de Goose, il fallait bien une autre raison que les hippies pour l’envoyer dans ce coin paumé), beaucoup, beaucoup de neige, une cérémonie païenne, une cousine gothique et un cousin flemmard, une grand-mère prêtresse de la lune, et vous obtenez un cocktail efficace et dynamique.
Est-ce que j’ai aimé ce livre? Oui.
Est-ce que ce livre est du même genre que Money, Honey? Non.
Money shot est moins léger, moins pétillant. Il ne m’a pas du tout évoqué l’humour et la malice de Castle… Goose et Rush sont tous les deux des personnages tourmentés, littéralement étouffés sous le poids de leurs erreurs passées. Tous deux vont progresser au cours de l’histoire, et tout doucement apprendre à lâcher du lest pour avancer, mais ce cheminement ne se fait pas sans mal, et tous les évènements, jusqu’à l’enquête de Goose, ne sont que des prétextes à les faire évoluer.
J’avoue ma nette préférence pour Rush au détriment de Goose. Il est plus solide et, soyons claires, très sexy! Oui, je l’ai déjà dit, mais il me semblait important de bien insister sur ce point. Il fait des étincelles, mon petit cœur de midinette a fondu, il est charmant…
Susan Sey confirme son coup d’essai avec ce livre, et bien que les deux soient très différents, je les recommande également!
 
 
Bonne lecture,
Chi-Chi
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