A l’aveuglette

Lecteur, je n’aime pas les westerns.

Par conséquence, je n’aime pas les romances se déroulant dans un contexte western.

Ce n’est pas que je n’aime pas Clint Esatwood et Paul Newman, mais les chevauchées interminables, les ranchers et leurs problèmes de vaches, les conversations à bout de fusil dans le grand Ouest sauvage, les méchants indiens enlevant d’innocentes jeunes filles, ce n’est pas ma tasse de thé.

Et ce n’est pas un livre comme celui-là qui va me faire changer d’avis…

Mais, comme pour tout, il faut bien l’exception qui confirme la règle ! Maggie Osborne en son temps a su me faire aimer cette catégorie, mais depuis elle, bien peu de réussites. J’avais renoncé, je ne regardais même plus, la simple mention d’un cow-boy me faisait reposer le livre.

Oui, ma vie était devenue un véritable calvaire !

Tout cela pour établir que, en général, je n’aime pas les romances se déroulant durant la conquête de l’Ouest américain.

Mais j’ai aimé Marry me de Jo Goodman. Que dis-je, aimé… J’ai adoré !

Cet été, je vous disais que ce livre était dans ma pile « à lire rapidement »… Et pour tout vous avouer, puisque je n’aime pas les westerns, je ne suis pas certaine d’avoir réellement lu la 4ème de couverture avant l’achat. Sinon, je ne m’explique pas l’arrivée de Jo Goodman dans ma PAL… J’avais du en lire une bonne critique quelque part, et comme les mariages ont été d’actualité cet été, j’ai pris un risque, avec raison cette fois !

Ce qui est certain, c’est que j’ai ressorti le livre de la pile en n’ayant qu’une très vague idée de ce dont il allait être question. Et aucune idée du contexte historique !

Je l’ai donc ouvert sans savoir que notre histoire se déroule dans le Colorado, en 1884. Quand j’ai vu ça, j’ai failli reposer le livre aussitôt. J’ai peiné pendant à peu près les 5 premières pages. Puis j’ai été intriguée. Puis franchement appâtée. Puis carrément accrochée !

Et pour finir, j’ai lu ce petit livre de 440 pages en 3 jours… (ce qui n’est pas impressionnant pour certaines mais énorme pour moi qui n’ai plus le temps de lire que dans les transports !)

Donc, dans le Colorado, en 1884, voilà un contexte qui m’a fait penser à « Dr. Quinn, MD », que je regardais religieusement tous les mardis soirs quand j’étais jeune ! (enfin plus jeune que maintenant, c’est évident, puisque je ne vieillis pas)

Coleridge Braxton Monroe est médecin, bostonien, fortuné. Cole, de son petit nom, est aussi le gardien de sa sœur de 16 ans, Whitley… laquelle est un peu fantasque, un peu originale, et farouchement loyale à son frère. Tous deux se soutiennent mutuellement et veillent l’un sur l’autre, parfois à leur insu. C’est pour cela que Whitley, qui voit bien que son frère use sa santé et son talent dans un grand hôpital, sous la houlette d’un chef-dinosaure qui refuse tout progrès et tout changement, décide de prendre les choses en main. Elle répond de sa plus belle plume à une annonce pour un poste de médecin dans une petite ville du Colorado… Poste qu’elle va bien entendu décrocher !

Le plus difficile étant réglé, Cole engagé, il ne reste qu’à lui annoncer la nouvelle et à le convaincre que déménager à Reidsville est une excellente idée.

Je ne vous en dirais pas plus, je crois en effet que rien ne pouvait leur arriver de mieux que ce déménagement et, vu leur histoire, je ne crois pas qu’ils me contrediront !

J’ai aimé découvrir cette histoire sans savoir où je mettais les pieds ; j’ai aimé que rien ne soit attendu ; j’ai aimé ne pas retrouver l’avalanche de clichés trop souvent associés au genre ; j’ai aimé la qualité d’écriture de Jo Goodman qui n’hésite pas à utiliser les flash-backs et à changer le point de vue du narrateur pour mieux nous plonger dans son univers sans nous ennuyer ; j’ai aimé que l’histoire soit solidement appuyée par une bonne connaissance, à la fois de la médecine de l’époque et de la vie quotidienne dans une petite ville de l’Ouest ; j’ai aimé la finesse des personnages, où même les « méchants » de l’histoire ne sont pas manichéens… Et bien sûr, est-il besoin de préciser que j’ai aimé la (très) belle histoire d’amour de Cole et de son héroïne, dont je ne souffle mot pour ne pas gâcher la surprise !

Je disais donc, je n’aime pas les westerns. Mais j’ai aimé Marry me et je suis sûre que vous aimerez aussi !

Bonne lecture, 
Chi-Chi
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13 réflexions sur “A l’aveuglette

  1. De quoi (peut-être) me réconcilier avec les westerns moi aussi alors? Je souffre de la même allergie que toi, mais si l'histoire est bien traitée… ça change tout!!! 😀

  2. Il faut croire que c'est une allergie répandue : moi non plus je ne lis pratiquement pas de romances historiques étasuniennes : ça doit tenir sur une main depuis que je lis de la romance.

  3. ce qu'il y a de drole, c'est que je ne semble pas faire d'allergie, mais j'ai pas du en lire beaucoup non plus…passés les osborne et les lowell j'entends…en tous les cas, celui là me fait aussi envie. comme si j'avais le temps en plus!

  4. Bizarrement je préfère mes héros propres sur eux et pas couverts de la poussière de la piste après des jours à cheval. Mais comme là c'est plus Dr Cole, MD que Le bon la brute et le truand, ça donne nettement plus envie 😉

  5. Il paraît que le western revient à la mode en romance… On peut espérer un renouvellement/amélioration du sous-genre? J'avoue que j'aurais plutôt un a priori positif sur ce genre de contexte, mais d'autre part j'en ai lu très peu (voire pas du tout??) donc il est possible que la romance western ne soit en majorité pas ce que j'espère.

  6. @ Pimpi : en même temps je cite ton billet comme contre-exemple… ;o) @ Yayane : il faut reconnaitre aussi que ce n'est pas forcément le genre le plus développé!@ Tam-Tam : there is always next time! (heureusement)@ Rinou : promis, il se lave mon héros! ^_^ c'est une chose que j'ai particulièrement aimé, il est citadin, ce n'est pas un cow-boy d'opérette! @ Asia : si cela revient à la mode comme ici, alors tout un potentiel se développe! Mon a priori étant négatif, ce livre pourrait te plaire, à toi qui est plutôt attirée par le genre, non?

  7. J'avais noté oui, que mon billet servait à étayer ton allergie ! :DDe toute façon, je viens de recevoir trois romances de ma bonne marraine la fée et pas l'ombre d'un cow-boy dedans, donc ce ne sera pas pour tout de suite, la reconversion éventuelle! :DJe préfère les Highlanders! Huhuhu!

  8. @ Riri : J'avoue que les amours en temps de guerre, là c'est plus d'a priori que je ne peux en surmonter… Surtout avec Woodiwiss (si je ne me trompe pas c'est bien à lui que tu fais référence) qui n'est pas tendre avec ses personnages ! Mais le héros médecin, c'est plutot sympa je trouve… ^_^

  9. très récemment lu 😉 vraiment surprenant, même sans a priori particulier le Colorado au XIXè ne me tentait pas plus que ça au début mais l'histoire est tellement originale qu'on est vite pris par l'intrigue et les personnages 🙂

  10. @ marine : c'est vrai que l'environnement inhabituel et l'intrigue peuvent parfois un eu prendre le pas sur l'amour entre les protagonistes mais cela ne m'avait pas gênée! 😉

  11. Pingback: Unlocked – Turner #1.5 | In need of prince charming

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