L’homme le plus sexy

Alors que vous lisez tranquillement ces lignes, vous ne savez pas qu’un drame a presque eu lieu la veille au soir. En effet, dans un accès de bonté et de serviabilité, le prince pas si charmant a décidé hier que mon ordinateur faisait un peu de bruit (comprendre, il soufflait comme un fumeur de cigarillos asthmatique qui aurait décidé de faire un hammam) et qu’il devait donc être temps pour lui d’être défragmenté.
Vous me direz, ce n’est pas bien grave une défragmentation… c’est juste un peu long.
C’est justement là que le drame patientait sagement avant d’éclater. A l’heure où je vous écris, la défragmentation n’est toujours pas finie, le prince pas si charmant n’a pas l’air optimiste et mon article est dû pour le lendemain (aujourd’hui, maintenant tout de suite, pour ceux qui ont du mal avec les dates). Dans votre innocence, vous pensez sans doute que je prépare scrupuleusement mes articles pendant la semaine, que ces derniers sont pré-postés 4 à 5 jours en amont… I wish…
Je vais vous révéler un secret (de polichinelle). La procrastination et moi, on a pris un appart’ et on vit ensemble dans une relation « je t’aime, moi non plus » depuis cette réalisation funeste en CM1, au rendu de mon auto-dictée de la semaine : que j’apprenne dès le lundi ou que j’attende le jeudi soir au goûter, ma note était sensiblement la même…
Ayant hurlé à la lune mon besoin viscéral de ne pas laisser tomber mes lecteurs et de pouvoir partager avec eux le roman « L’homme le plus sexy » de Julie James (Just the sexiest man alive en VO), le prince pas si charmant a mis son costume de Batman (celui de McGyver étant pris) et m’a installé devant le vidéo projecteur, un clavier à la main. J’aime les challenges, j’aime les défis, et le clavier fonctionne. Que demander de plus?
Bah puisque vous le demandez si gentiment, je reprendrais bien une dose de Jason Andrews, le héros de ce roman. Pas de publicité mensongère ici, Jason, c’est Hugh Jackman et Bradley Cooper qui auraient fait un enfant. Et histoire de nous faire baver pour l’éternité, cet enfant, il a trois marraines: Gerard B., Alexander S. et Colin F. Une explosion de l’échelle de sexytude, un charisme et un charme qui en font l’acteur chouchou d’Hollywood. Julie James, en terme de héros de roman, met la barre haut, c’est le moins que l’on puisse dire.
Et entre deux crises de salivation extrême, j’ai tout de même réussi à connecter mes neurones pour comprendre l’histoire.

Taylor Donovan est avocate. A Los Angeles pour quelques mois, elle travaille d’arrache-pied à la préparation d’un procès qui s’annonce juteux pour sa boite et avantageux pour sa carrière. Taylor, c’est la femme forte et volontaire que l’on rêve toutes d’être quelques fois. C’est la bucheuse que l’on enviait à l’université alors que l’on courait après le retard pris en procrastination toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait « bien sûr » que pure coïncidence. C’est la femme qui vous monte un meuble ikéa en 3 minutes, sans lire la notice. C’est celle qui n’oublie jamais que le mardi, la bibliothèque est fermée et qui peut vous faire la vidange de votre voiture au besoin.

Taylor, si elle n’avait pas un ex-fiancé n’avait pas brisé son cœur (et sa foi dans la gente masculine) je crois que je vous autoriserais à la détester. Mais cette version 2.0. de nous toutes, est bien plus qu’une énième femme parfaite. Elle a des failles, tout comme notre héros.

Oui, parce que sous des airs de perfection humaine, Jason c’est quand même un acteur talentueux qui peut se montrer quelque peu imbu de sa propre célébrité. Môssieur est une star, on ne lui refuse jamais rien.

Et quand môssieur veut qu’on l’aide à se mettre dans la peau d’un personnage pour un nouveau film, le cabinet d’avocats qui s’occupe de ses petites affaires se plie en quatre pour lui trouver un associé/bonne poire pour lui cirer les pompes et répondre à ses moindres demandes.

Mais là où d’autres auraient rongé leur frein et encaissé les attitudes de diva de l’acteur, Taylor prend un malin plaisir à le remettre à sa place, ce qui, ironiquement, intrigue le monsieur, à qui l’on n’a plus osé dire ses 4 vérités depuis qu’il a joué dans son premier blockbuster.

Pour nous autres lecteurs, c’est un pur délice à lire. Les dialogues sont comme un jeu d’échec, où les joueurs parent les coups un par un. C’est un ballet acrobatique où la moindre victoire est durement arrachée à l’adversaire. C’est un match de boxe, une joute verbale, un spectacle de marionnettes (euhh…je m’emballe un peu là).

*respire, respire, respire*

Jason et Taylor ne se laissent ni l’un ni l’autre intimider et finisse par commettre l’erreur qu’ils s’étaient promis de ne pas commettre : ils se dévoilent! Le voile se lève, les personnages prennent de la profondeur, les traits parfaits montrent quelques imperfections…

Je pourrais vous en conter encore bien plus sur cette romance qui m’a fait glousser comme une lycéenne, mais je ne gâcherai pas votre plaisir. Du Julie James, ça se déguste comme du chocolat : on commence un instant, celui d’après, la boite et vide et on en veut encore!

Bonne lecture,
Tam-Tam
  

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20 réflexions sur “L’homme le plus sexy

  1. Je l'ai terminé ce matin. Ca va être difficile d'écrire mon billet sans être influencée par la qualité du tien mais grosso modo, je suis d'accord avec toi et j'ai beaucoup aimé la façon dont elle a de le remettre à sa place. J'étais morte de rire. Un bon Julie James.

  2. "c'est Hugh Jackman et Bradley Cooper qui auraient fait un enfant" Je suis déjà morte de rire! Ca m'a donné envie de le relire tout de suite! C'est embêtant quand on ne peut pas passer sa vie dans la baignoire avec un livre…

  3. You got me at Gerard B. Et comme je ne cracherais ni sur Hugh Jackman, ni sur Bradley Cooper, bah voilà, je suis convaincue! :DJ'ai déjà Practice makes perfect dans la PAL romances, là…

  4. c'est le truc, l'eau devient froide… mais je comprends ton sentiment!quant à l'enfant, il faut savoir que lorsque tu tape "l'homme le plus sexy" dans google, c'est bradley qui sort, je trouvais donc qu'il me fallait lui rendre justice!

  5. Tu es diabolique, tu sais. Je SAVAIS que tu avais parlé de GB juste pour moi (et de McGyver aussi…). Ffffff, tu sais appâter le chaland toi, c'est le moins que l'on puisse dire…Il est dans ma bibliothèque Kobo, voilà, je suis faible. :D(Geraaaaaaaaaaaaaaaaaaard)(en même temps, c'est la classe, d'avoir des mentions de mecs craquants juste pour moi…hihihihihi)

  6. Et genre, là, Chi-Chi, tu enfonces le clou avec des allusions à des trucs intéressants (ou pas) dont on ne sait rien, et donc qui vont nous faire nous précipiter, pauvres lectrices faibles que nous sommes, sur le bouquin. Genre, j'aurais dû acheter celui-ci plutôt que Practice Makes Perfect????

  7. Comme promis Tam-Tam, un petit commentaire car je viens de le finir à l'instant. Commencé vers 16h ! Quelle fin d’après-midi et soirée productives ^^ J'ai vraiment apprécié les personnages, et malgré le côté un peu énorme de la méga star hollywoodienne tombant amoureuse d'une femme lambda, j'ai trouvé l'histoire plutôt crédible 😀 Merci à toi pour tes conseils, cette romance toute choupinette m'a fait (sou)rire à plusieurs reprises, et j'en ressors le coeur léger ! Par contre TOUT le livre j'ai eu un gros problème avec le prénom de l'héroine : Taylor. Dès qu'un passage se concentrait sur d'autres personnages, dès qu'on revenait à elle, je me disais "Taylor, c'est qui encore celui-là ?", avant de m'apercevoir que gloups en fait c'est l'héroine…

  8. Pingback: Relectures de l’été | In need of prince charming

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