The summer of you

La romance, c’est la confiture sur la tartine du matin, le caramel dans le Mars, la praline dans la brioche, le fromage fondant sur la pizza, le glaçage sur le gâteau d’anniversaire, la guimauve dans le nounours… La romance, c’est ce que les pâtissiers mettent dans le chocolat Lindt pour le rendre assez puissant pour combattre un monde de brutes. J’ai donc droit à mes deux carreaux par jour, sans culpabilité aucune!

Mais aujourd’hui, je couine, je me lamente, je pleurniche, je piaille et je tempête parce que le mars que j’ai mangé (comprendre le livre que j’ai lu) était un Snickers.

J’aime les Snickers, mais je voulais un Mars.

Avant d’avoir perdu tout à fait les 4 lecteurs qu’il me reste, je vais vous expliquer.

Il y a peu, je découvrais Kate Noble et son « Follow my lead« . Rapport au fait qu’il était question de l’appétissant Jason, j’avais lu le livre avec plaisir (malgré un retour acide portant le nom de Sarah). Enfin, considérant que l’ami Jason avait une sœur qui m’avait fait mourir de rire, j’étais prête à risquer l’indigestion chocolatée et me suis presque immédiatement plongée dans « The summer of you ».

Vous l’avez donc compris, une fois encore, j’ai abordé une série dans le désordre le plus total, mais ce n’est pas de ma faute, c’est parce que je n’envisage plus le temps comme  « a non linear, non subjective viewpoint, but more like a big ball of wibbly-wobbly, timey-wimey… stuff » (en français : une simple progression de cause à effet, mais en vérité d’un point de vue non-linéaire, d’un point de vue non-subjectif, c’est plutôt une sorte d’énorme boule où le temps s’enchevêtre, dans un méli-mélo très complexe). Mais je m’égare à nouveau…

Donc, maintenant que je me suis bien justifiée d’avoir lu cette série dans l’anarchie la plus totale, et que vous ne savez toujours pas pourquoi ce livre est un Snickers et pas un Mars, si j’en revenais à mon propos au lieu de me disperser ? Hein ?

J’ai donc ouvert l’histoire de Jane en me disant que cette jeune femme pleine d’esprit et à l’humour épistolaire n’était pas sans me rappeler JQ dans ses plus beaux moments, et bah non, dans son histoire à elle, c’est une pauvre petite chose au bout du rouleau.

Comprenez moi bien, elle a toutes les raisons du monde d’être épuisée. Sa mère est morte, son père commence à sucrer les fraises et brother dearest, Jason, est AWOL, envolé, porté disparu des clubs select de Londres où il se la coule douce pendant que Jane gère tout son monde qui lui file entre les doigts.
Du coup pour l’humour et les répliques ironiques, je pouvais repasser en fait.
Au début de notre histoire, Jane a décidé que trop, c’était trop. La voilà qui débarque à Londres avec toute la maisonnée dans son sillage. Mais Jason craint pour la réputation de la famille (un père qui perd la boule peut avoir cet effet) et c’est toute la famille (Jason inclus) qui quitte ses quartiers londoniens pour rejoindre Merrymere, le domaine où la famille passait ses étés dans leur enfance.

Dès lors, Jane est persuadée qu’elle va passer un été horrible entre les souvenirs, l’absence de son frère et les potins du village. Mais c’est sans compter sur le nouvel habitant du cottage au bord du lac, Byrne Worth.

Byrne a cette aura de l’homme blessé que j’affectionne. Héros de guerre, il en est revenu avec une canne, un caractère d’ermite acariâtre et un gout prononcé pour la solitude. Appelez cela le charisme Dr. House, mais c’est exactement le genre de héros qui me fait swooner à la lune d’ordinaire (surtout lorsque ma dernière relecture audio n’est autre que When the beauty tamed the beast). 

En plus, Byrne ne s’arrête pas aux apparences, il est attiré par la Jane secrète, que personne ne semble voir par-delà les sourires et la bonne humeur; la Jane blessée et fatiguée par ce personnage publique que son éducation la pousse à être en toutes circonstances.

Lui-même pourvu de quelques blessures, ils vont en présence l’un de l’autre pouvoir être enfin libérés du poids qui pèse sur leurs épaules respectives. Une histoire de voleur des grands chemins va les aider à se rapprocher, la torpeur de l’été fera le reste…

Toutefois (oui, parce que sinon cette histoire serait un succulent Mars), ils se rapprochent tellement lentement que j’ai eu le temps de faire ma lessive de la main gauche, de réorganiser ma bibliothèque de la main droite, de deviser avec Chi-Chi sur la traduction la plus appropriée des mots kirtle et codpiece ET d’être perdue 1000 fois dans les détails annexes. A tel point que j’ai eu tout le loisir de grincer des dents (quelques spoilers à suivre) :
  • détail numéro 1 : Jason n’est qu’un sale égoïste pourri gâté et, très honnêtement, si j’avais lu ce tome avant « Follow my lead », jamais je n’aurais eu envie de découvrir l’histoire de Jason.
  • détail numéro 2 : Jane n’est pas drôle. Même lorsqu’elle fait bonne figure. Même en réfléchissant bien. Entre elle et son frère, c’est lassitude et technique de l’autruche. Une relation finalement très normale, mais qui va contredire ce qu’on en découvre par la suite. Incohérence quand tu nous tiens…
  • détail numéro 3 : Voir Jane se baigner toute nue dans un lac. Même au beau milieu de la nuit alors que la maisonnée ne dort pas encore… Pas. Crédible. Du. Tout.
  • détail numéro 4 : Se baigner dans un lac toute nue au début du mois de septembre dans le nord de l’Angleterre !!!!!!!!! (bon, je sais, il y a des warriors, mais statistiquement, une lady bien comme il faut n’en fait sans doute pas partie)
Je m’arrête à 4, pour ne pas vous dégouter d’une histoire qui est tout de même un bon Snickers. Un démarrage lent, une histoire qui prend son temps, et une princesse qui voulait un Mars : de l’humour et du sweet… 
Un Mars et ça repars non?

Bonne lecture,
Tam-Tam
  

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10 réflexions sur “The summer of you

  1. Une partie de moi se dit qu'il faudrait que je donne une dernière chance à l'auteur, parce qu'il y a des très bonnes idées dedans….mais j'aime pas attendre autant, je suis pas sure d’être a nouveau patiente!

  2. hihi…je sais que tu aimes les mars par contre! j'ai failli mettre "un mars et ca repars en titre". J'ai eu du mal a me retenir!C'est étrange, parce que Pimpi trouve l'auteur génial, moi il y a finalement a chaque fois des éléments qui me font tiquer!

  3. Raaaaaaaaaaaaah…. quel malheur!!!! Elle est peut-être pas régulière dans ses romans? Je vais le lire, pour me faire mon idée, surtout que Byrne m'a beaucoup intéressée dans revealed (que j'ai bien plus aimé que Follow My Lead en fait). Sauf que tu me mets des doutes maintenant! Et si c'était moi qui étais troooop facile à contenter???? Et si je n'aimais pas The Summer of you non plus? Mon coeur si fragile supporterait-il?Bref, je reste sur mon idée de lire tous ses romans, j'ai vraiment aimé Revealed, mais je vais aborder The Summer of you avec précautions. Quand j'aurai pu mettre la main dessus… Sinon, rien à voir, mais j'ai goûté le Thé des princesses de Mariage frère en pensant bien fort à vous deux, les filles!!! 😀

  4. Bah cette irrégularité, et cette différence dans les personnages d'un livre à l'autre d'une meme série vont faire que je ne vais pas tout de suite sauter sur les autres tomes!j'ai plein de truc en rab de toute facon!

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