The shop on Blossom Street – Un printemps à Blossom Street

En Tam-Tamland, le soleil brille enfin. J’ai ouï dire qu’il faisait encore froid dans certains autres royaumes, mais ici, on a sorti les jupettes et les robes et la lecture à l’ombre d’un parasol, un diabolo violette à la main, est enfin au programme de mes weekends.

Il était donc de circonstance que je vous parle d’un livre qui  se passe à la belle saison. Je sais, c’est un peu capillotracté, disons que le titre est de circonstance voilà tout : Un printemps a Blossom Street.

Pour celles qui suivent et qui auront donc les félicitations du Conseil princier en fin d’année, ce livre fait partie de THE liste. Celle qui vise à convertir les masses à la romance. Et comme tous les livres proposés dans cette liste, le livre de Debbie Macomber est un ouvrage unique qui permettra aux néophytes de découvrir une facette particulière de la romance avec un R bien rose.

Quel est cet aspect ?

La centralisation de l’histoire sur l’héroïne, ou ici, les héroïnes.

Bien souvent il est question d’un couple. Que l’histoire soit racontée du point de vue de la femme, de l’homme ou d’un narrateur omniscient, le couple ne reste pas moins au centre du débat. Pour ma part, je confesse un penchant plus qu’avéré pour les héros inoubliables qui me font soupirer à la moindre mention de leur nom (ici, ici ou encore ici).

Mais la femme n’est pas en reste en romance, loin de là, et ce roman qui nous conte le printemps de Lydia, Alix, Jacqueline et Carol a définitivement été écrit sous le signe de la femme.

Le postulat de base : 4 femmes, 4 passés chargés à leur manière, 4 âges et attentes de la vie différents, 4 catégories socioprofessionnelles (employons les grands mots), 4 héroïnes que tout sépare, mais qui un jour, pour une raison qui leur est propre, se retrouvent autour d’un tricot « Au fil des jours » (en VO, a Good Yarn), boutique spécialisée que vient de s’ouvrir dans Blossom Street.

Carol est mariée. Elle vient de mettre en pause sa brillante carrière professionnelle car son mari et elle souhaitent avoir un enfant. Ils essayent depuis un moment sans succès. Ils en sont à présent au stade angoissant des traitements et autres protocoles de fertilité. Pour mettre toutes les chances de leur coté, Carol a arrêté de travailler (trop stressant), elle mange sain (my body is a temple) et concentre toute ses énergies sur son objectif procréatif (elle pense bébé, dort bébé, lit bébé). Ainsi lorsqu’elle aperçoit dans la boutique l’offre de cours de tricot pour une couverture pour bébé, elle y voit comme un signe, et s’inscrit.

Jacqueline est elle aussi mariée, mais son mariage va mal. Et son fils, qui s’est marié avec une femme qu’elle désapprouve complètement, vient de lui annoncer qu’ils attendaient un enfant pour l’été. Jacqueline n’arrive pas à contenir son amertume et sa colère froide de voir qu’en plus de son mari, elle perd a présent son fils au profit d’une paire de jambes et d’un décolleté plongeant. Bien décidé néanmoins à être la meilleure grand-mère possible, et espérant ainsi pouvoir être de nouveau l’épaule réconfortante quand le mariage se décomposera (dans un avenir très proche, elle en est persuadée), elle s’inscrit au cours pour réaliser la couverture pour son premier petit-enfant à naitre.

Alix est une jeune fille au passé compliqué. Très tôt dans sa vie, son père a disparu pour ne plus revenir et vers l’âge de 10 ans, elle a été mise en famille d’accueil suite à l’incarcération de sa mère. Après les familles d’accueil, il y a eu la rue et aujourd’hui, elle mène une existence assez précaire entre son travail dans un magasin de vidéos du quartier et sa colloc’ dans un taudis pas vraiment aux normes. Alix, c’est la rebelle, la jeune fille un peu paumée qui ne sais plus vraiment à quoi ressemble une main tendue. Alors, le cours de tricot, c’est par impulsion qu’elle s’y est inscrite, y voyant l’opportunité d’utiliser les heures de cours dans le cadre d’une peine qu’elle a récolté il y a peu.

Enfin, il y a Lydia, la propriétaire de la boutique, vainqueur par deux fois d’un cancer, en partie grâce au tricot et en grande partie grâce à la force vitale que lui transmettait son père. Depuis la mort récente de ce dernier, Lydia avait besoin d’un objectif qui marque son entrée dans la vie « normale ». Ce qu’elle en connaissait jusqu’à présent se résume presque à son combat contre la maladie. « Au fil du temps » est donc sa déclaration de vie. Et alors qu’elle ouvre pour la première fois ses portes, elle espère réussir à partager son amour pour le tricot et les aiguilles et que ses élèves sauront découvrir dans cet acte presque anodin un moyen de partager leurs problèmes, calmer leurs nerfs, trouver la force de rester optimiste, tourner la pages sur les difficultés, et bien plus encore.

Ces 4 femmes, je les ai suivi au fil des pages, si bien qu’à la fin, j’avais moi aussi l’impression d’avoir 4 nouvelles amies. C’est là tout le talent de l’auteur. De ces 4 personnages tous différents, elle a créé un groupe uni devant l’adversité. Chacune de ces femmes va évoluer, apprendre des autres, découvrir l’amour (oui, parce que c’est une romance quand même). Jacqueline, Alix, Carol et Lydia vont toutes ressortir transformées du cours et en tireront bien plus qu’une capacité à enchainer les mailles à l’envers et à l’endroit…

En plus, bonne nouvelle, c’est le premier tome d’une série!

Bonne lecture,
Tam-Tam
  

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16 réflexions sur “The shop on Blossom Street – Un printemps à Blossom Street

  1. J'adore cette série! Et Debbie Macomber figure dans mes préférés pour faire le ménage, quand je dois acheter un nouveau audio-book. (Vous avez dit "Cedar Cove"?)Je préviens quand même d'éventuels lecteurs de romans noirs et de fantastique ou policier sangnolant que c'est un auteur très doux, proche du mièvre par moments. Après, moi, pour ranger le séjour, ça me convient très bien 😉 C'est un auteur qui peut parler de sujets très durs, comme le laisse entrevoir ta chronique, mais elle est quand même optimiste et un peu bisounours sur les bords. Ceci étant dit, cette série-là l'est moins, pour l'instant. J'adore!

  2. ça m'a fait du bien finalement ce contemporain qui verse légèrement dans le roman féminin un peu bisounours. Après tant de régence, il me fallait une coupure…

  3. Non, absolument pas. C'est résolument rose et fondant à l’intérieur! histoire hyper optimiste qui fait office de lunettes roses en forme de cœur!

  4. C'est ça. C'est une auteur facile qui voit la vie en couleurs petit poneys! J'ai lu les 4 premiers tomes. Je vais m’arrêter là avant de faire une indigestion de vagues arc-en-ciel, mais j'ai beaucoup aimé cette parenthèse de douceur!Tu lis quoi en ce moment?

  5. Alors, je viens de lire les Kowalskis de Shannon Stacey, la série de la ville de Konigsburg de Meg Benjamin et une histoire de pompier très sexy, "The Fireman who Loved Me" de Jennifer Bernard, que vous devez absolument lire tout de suite. Et j'ai aussi lu les Filles de Mr Darcy de Elizabeth Aston, un des premiers Milady romances. Voir le forum pour mon commentaire 😉

  6. Je ne lirais pas Les filles de Mr Darcy, sorry… Meg Benjamin est dans ma PAL (Jennifer Bernard aussi du coup), et toi, tu dois aller laisser une commentaire pour les Kowalski, tu as promis! Et tu dois lire Abigail Strom aussi… Et j'en ai d'autres en réserve mais tu attendra les articles pour la peine! 😉

  7. Avec un de retard, je suis ravie de voir ce roman ici ! C'est une série que j'adore (même si elle se répète un peu parfois) et qui fait du bien.Le tome 2 est mon préféré de chez préféré. Je recommande chaudement !

  8. Le deux est super sweet, je suis d'accord. J'ai lu les 4 premiers d'affilée. Et en voyant que le schéma se reproduisait, j'ai préféré freiner et espacer les lectures, histoire de prendre du plaisir à chaque fois. C'est super doudou comme lecture.

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