The paid companion – Un alibi de charme

Je réalisais assez récemment que si Chi-Chi et moi sommes souvent d’accord à propos d’un livre, d’un auteur ou d’un héros, nos listes respectives de  livres chouchous préférés d’amour à la folie sont quelques peu différentes.

Prise au pied du mur, mon préféré de chez les Bridgerton n’est pas Colin, mais Anthony ; et chez Kristan Higgins, ce n’est pas « Toi et moi » (« My one and Only » en VO), mais « All I ever wanted »on me dit en coulisse que les KH arrivent ex æquo, mais on ne va pas ruiner l’argument, non.

Argument donc qui veut qu’on aime les mêmes auteurs et les mêmes livres, mais qu’on finisse par avoir un Top 15 différent.

A l’aube du blog, Chi-Chi vous parlait de son Amanda Quick préféré. Et à l’époque, je m’étais dit qu’il fallait que je fasse l’article jumeaux avec mon chouchou personnel, « Un alibi de charme » (« The paid companion » en VO). Sauf qu’en reine incontestée de la procrastination, j’ai remis la chose, encore et toujours. Les semaines puis les mois ont passé et ce livre n’est toujours pas chroniqué.

Mais aujourd’hui, mon Amanda Quick préféré a l’honneur de faire partie de LA liste – oui, encore, je sais ! Et c’est grâce à cette liste que vous avez le droit aujourd’hui en exclusivité à mon ode personnelle à Arthur et Elenora.

En effet, au moment de poster l’article n° 200, je me suis donné une deadline. Je me suis imposée de finir de chroniquer chacun des livres qui y était mentionné. Et procrastineuse, je le suis peut-être, mais une poltronne devant la tâche, jamais ! On me dit en régie qu’il ne restait « que » trois livres dont nous n’avions pas parlé, je proteste. La modestie de la tâche n’enlève pas la grandeur de mon implication…

Mais revenons à Arthur. Et Elenora.

Sir Arthur Lancaster (rien que ça) est connu pour son sens des affaires (il transforme tout ce qu’il touche en une affaire juteuse) et son flegme nonchalant (oui, Lapalisse est parmi nous aujourd’hui). Au début de notre histoire, sa fiancée est en train de fuir avec un poète. La pluie et l’orage se déchainent sur les routes anglaises et, alors que le père de la jeune dinde espère le voir grimper sur un fringuant destrier et partir bravement sauver sa fille, sa réputation et par là même leur union, Arthur s’installe confortablement à la table de bridge de son club et souhaite bonne continuation à tout ce beau monde. Il ajoute que, tout bien réfléchi, la prochaine fois qu’il envisagera le bliss marital, il ira directement se fournir dans une agence pour les dames de compagnie, puisqu’à la vérité, on demande aux dames de compagnie les exactes qualités que l’on exige des femmes que l’on épouse.

L’eau a passé sous les ponts, et nous redécouvrons Arthur dans le bureau de la très comme il faut agence Goodhew et Willis. Officiellement, ce dernier recherche une dame de compagnie pour sa tante. Officieusement, il cherche une jeune fille qui se fera passer pour sa fiancée (oui, parce que ce serait bête de laisser une bonne idée se perdre). Elenora entre comme une tornade dans le bureau, Arthur sait alors qu’il a trouvé chaussure à son officieux pied.

Mais pourquoi vouloir une fausse fiancée ? C’est pourtant simple mes petits agneaux, depuis ses fiançailles rompues, Arthur est de nouveau sur le marché du mariage. Et avec son titre, sa fortune, sans parler du fait qu’il jouisse d’un physique plutôt correct, n’est pas grabataire et possède encore toutes ses dents, il constitue une pièce de choix, une sorte d’espadon plein d’œufs juste avant les fêtes.

N’en déplaise à notre cher Arthur, qui a malheureusement autre chose à faire cette saison que des courbettes aux mamans arrivistes et des sourires aux jeunes filles en fleurs. Cette saison, Arthur a une mission, un mystère à résoudre et une vengeance à accomplir. Autant dire qu’il est overbooké jusqu’à nouvel ordre et qu’Elenora est engagée pour faire barrage et servir de diversion tandis qu’il s’affaire tranquillement à la résolution de meurtres quasi-mystiques. Une fois la vengeance menée à bien, Elenora pourra collecter son pactole et disparaître de la vie publique londonienne. 

Plan inratable? Conclusion courue d’avance? Alors pourquoi donc s’embêter avec la lecture de ce livre au scénario délicieusement prévisible? 
Les personnages ! Elenora est une héroïne comme je les aime. Elle est loyale, honnête, ne se laisse pas abattre et appelle un chat un chat : un obstacle sur son chemin ? Qu’à cela ne tienne, elle prendra un petit détour ! On tente de la faire chanter ? Elle tient tête et demande de l’aide. Pas une once de gourdasse en elle, Alleluia ! Et Arthur n’est pas de ces héros qui s’entêtent dans leur vengeance. Il en fait un objectif à court et moyen terme. Mais peut-on lui en vouloir lorsque l’on sait que la victime était un mentor pour lui ? Un héros ouvert d’esprit donc, qui envisage qu’un jour il construira sa vie et fondera une famille… toussa, toussa ! On a déjà évoqué sa dentition, donc je n’y reviens pas, mais si le physique ne fait pas tout, c’est toujours bon de savoir que le héros n’est pas un laideron.
En un mot comme en cent (je suis en verve ce matin) Arthur et Elenora, c’est un combo gagnant chez Amanda Quick, et comme en plus c’est une VF, vous n’avez plus d’excuses. 
Enfin, comme résister à une telle couverture ! ^^

Bonne lecture,

Tam-Tam

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12 réflexions sur “The paid companion – Un alibi de charme

  1. Je n'ai pas aimé les bouquins d'AQ que j'ai lus mais peut-être vais-je me laisser tenter ? Enfin, quand j'aurais lu le Fern Michaels sur lequel je fantasme depuis hier soir. :-)))

  2. Non mais un SMILEY quand même!!!! En tant que maîtresse de l'étiquette, je m'insurge violemment! ;-)Sinon, tu connais mon point de vue, j'aime bcp…

  3. Fern Michaels, j'ai de très mauvais souvenirs, je crois qu'il faudrait que Chi-Chi me le colle dans les mains en me disant "tiens, c'est de la bombe atomique, de la romance en tube, un ligot de talent" pour que je consente l'envisager…sinon, AQ, si tu as déjà essayé et pas vraiment aimé, je ne sais pas q'il est conseillé de persévérer… Par contre tenter JAK….à voir!

  4. haha…Je me suis longuement posée la question…Et puis c'était cette couverture, cette épaule dénudée, ce satin bleu, ce feu de cheminée…je ne sais une alchimie particulière et hop, a l'insu de mon plein gré, le smiley a fait son apparition!

  5. Pingback: Otherwise engaged | In need of prince charming

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