Her best worst mistake

Et je continue dans ma recherche sans fin de nouveaux auteurs… Depuis Abigail Strom et Shannon Stacey, je suis moins fâchée avec les romances courtes de type Harlequin. C’est qu’entre les Debbie Macomber de ma jeunesse et Kristan Higgins, je n’avais pas trouvé des masses de choses à me mettre sous la dent et que je trouvais que la qualité avait un peu baissé. Mais comme toujours, mes succès récents m’ont rendu audacieuse, et je me suis mise en quête de nouveaux auteurs. 

Aujourd’hui, c’est le tour de Sarah Mayberry. A force de voir passer son nom sur des blogs divers et variés, je savais que c’était une auteur plutôt prolifique (encore que personne n’égalera jamais la reine Nora), et plutôt appréciée. Sauf que bon… Allez faire un petit tour sur internet, et regardez donc la tête épouvantable des couvertures dont cette malheureuse auteur se retrouve affligée ! Même armée d’un esprit d’aventure digne du fils d’Indiana Jones (cf., épisode 4 et le drame que représente Shia LaBeouf dans ce rôle – Marion dans l’épisode 1 restera toujours ma référence… Et quel bonheur de la retrouver dans l’épisode 4, probablement la seule bonne chose… mais je m’égare.) Je disais donc, même armée d’un esprit d’aventure de folie, ces couvertures-là, je ne peux pas. Elles m’évoquent furieusement tout ce que je n’aime pas en romance. Et Tam-Tam a beau prêcher la bonne parole en matière de couverture, et Isidore a beau m’épargner ce genre de désagréments, je n’arrive pas à m’y faire et je me laisse influencer. 

Bref, tout cela pour vous dire que les couvertures de Sarah Mayberry ne me donnaient pas envie de découvrir l’auteur ! 

Mais, comme d’hab, vous connaissez la chanson maintenant, un nouveau livre (auto-publié celui-là – promis bientôt je vous parle de ce nouveau phénomène de la romance), une couverture moins cruche que les autres, et hop, j’étais cuite. So prévisible… 

Her best worst mistake est le pendant de Hot island nights. Je vous le dit tout de suite, je n’ai pas lu Hot island nights. Pourquoi me direz-vous ? Eh bien déjà, le livre s’appelle Hot island nights, est-il vraiment besoin d’en dire plus ? Non, je n’ai pas lu Hot island nights parce que le résumé ne me tentait pas et que j’avais lu quelque part que ce n’était pas nécessaire pour suivre l’intrigue hautement intellectuelle et complexe de Her best worst mistake. Et puis avouez que Her best worst mistake (Sa meilleure pire erreur – aussi dur à articuler en français qu’en anglais), c’est un titre autrement plus intriguant que Hot island nights qui ne promet pas grand-chose à part plein de scènes sexys, et on sait bien que ce genre de livre, si l’auteur n’est pas excellente, c’est la mort. 

Alors que les choses soient bien claires entre nous, chers lecteurs. Je vais lire Hot island nights, parce que Mme Sarah Mayberry sait très bien s’y prendre avec ses scènes sexys. Genre très bien à la façon d’Elisabeth Hoyt (enfin je ne sais pas vous, mais moi c’est le genre de comparaison qui me parle… l’autre jour, je me plaignais auprès de Tam-Tam que j’avais froid, et elle m’a dit « Va donc lire un Hoyt ça ira mieux ». Je pense que tout est dit non ?), mais en un peu plus light. Donc, intrigue palpitante ou pas, je ne doute pas de trouver dans ce livre au moins un ou deux raisons de m’intéresser. 

Et je m’égare de nouveau…

Her best worst mistake, c’est l’histoire de Violet, meilleure aime d’Elisabeth, héroïne de Hot island night, et de Martin, ex-fiancé d’Elisabeth. Alors oui, pour le suspens, on repassera, les deux histoires se déroulent en parallèle, et on apprend plein de choses sur le tome précédent dans celui-là, mais personnellement cela ne m’a pas perturbée plus que de mesure (encore une série dans le désordre, mais que  fait la police ??!). 

Violet est aussi originale qu’Elisabeth est classique, farouchement indépendante, et protectrice de sa meilleure amie. Et Violet n’aime pas beaucoup Martin, le fiancé de longue date… Mais, alors que le mariage approche, Elisabeth plaque tout, fiancé, famille étouffante, Londres en plein hiver, pour partir en Australie. Non, je ne vous dirais pas pourquoi, vous le saurez bien assez vite (j’espère, en ne faisant pas comme moi, et en lisant Hot island nights d’abord). Ce qui laisse Violet un peu désemparée, ayant perdu sa meilleure amie, son roc, sa famille de substitution. Et Martin, encore plus désemparé, ayant perdu… l’idée qu’il se faisait de la femme idéale pour un homme de son standing. 

Entre Violet et Martin, cela s’était toujours passé comme chien et chat, rien d’ouvertement désagréable, parce qu’ils aiment tous les deux Elisabeth, mais rien de franchement agréable non plus. Jusqu’au jour où… où Violet, tout de même un peu embêtée pour Martin qui vient de se faire larguer à 6 semaines de son mariage, lui amène une bouteille de schnaps à la pêche en guise de lot de consolation (et le choix de la boisson est un détail qui aura son importance !)… 

Je ne vous fait pas un dessin, les choses vont sérieusement déraper entre ces deux-là, et c’est le début de… eh bien on ne sait pas trop ce que c’est en fait, cet espèce d’ovni de relation qui ne commence pas du tout comme une histoire d’amour et qui continue de façon inattendue, avec l’ombre de la culpabilité qui plane au-dessus d’eux (enfin surtout au-dessus de Violet… la vieille règle qui veut que l’on ne touche pas à l’ex d’une amie, même si c’est elle qui l’a largué, surtout quand la relation a duré 6 ans et que la rupture date de 2 semaines…). Si vous vous souvenez, par principe, la bonne morale dont je dois faire preuve en tant que maitresse de l’étiquette m’empêche de trouver une trame pareille acceptable. 

Faux. 

C’est d’ailleurs ce qui m’a attiré dans ce livre. Si l’auteur s’en sortait avec un truc pareil, elle gagnait assez de points pour s’ajouter à ma liste d’auteurs contemporains du moment… 

Bingo. J’ai trouvé Her best worst mistake adorable. Sexy, tendre et touchant, un super moment de lecture. Il ne faut jurer de rien ! 

Voila, Sarah Mayberry, nouvelle auteur à suivre, et pour vous, nouveau livre à lire… 


Bonne lecture, 
Chi-Chi

PS : Petit détail qui vaut son pesant de moutarde, la couverture est, pour une fois, fidèle au livre… Genre, la robe que porte l’héroïne existe en vrai dans l’histoire… C’est-y pas fou ça quand même ? 

PPS : Depuis que j’ai écrit cet article (il y a deux jours donc), j’ai fini Hot island nights. Très bien, lisez-le ! (même si Violet et Martin gardent ma préférence) (et le fait de les lire inversés ne gêne pas du tout) (re-bonne lecture !)
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32 réflexions sur “Her best worst mistake

  1. Comment? Inverser un livre n'est pas grave…Comment? toi maitresse de l'étiquette? je défaille, c'est le chavirement de mon petit coeur… Je crois que j'ai besoin d'un verre de schnaps (à défaut d'avoir un Hoyt sur moi, haha).j'ai adoré, lu en un dimanche pluvieux. Par contre, j'ai moi aussi enchainé par l'histoire d’Élisabeth, et j'aime pas vraiment, limite je conseille pas en fait…

  2. La couverture a un rapport avec l'histoire ? N'en dis pas plus il me le faut ! C'est assez rare pour être mentionné ! Hihi Alors où j'ai mis ma liseuse moi ?

  3. Tu es interdite de commentaire, depuis que tu as mis un smiley dans ton article! Na! Je suis curieuse de gouter le Schnaps du coup… Et je proteste, j'ai bien aimé Hot island nights, Nathan n'est pas aussi intéressant que Martin mais Elisabeth se défend bien et le titre ne trompe pas sur la marchandise!

  4. mais euhhhhh!!!!!! trop injuste!!!!! tu es trop méga vilaine avec moi pour "no apparent reason"!et puis Nathan et Elizabeth, bah ca a moins marché pour moi voilà tout! Nathan m'a moins fait chavirer nah!

  5. La robe est dans le roman ? La main aux fesses aussi !??Bon… c'est pas du tout raisonnable c'te affaire… par curiosité, je vais faire un tour sur mamazone… juste pour voir et parce que ma bal se plaint de ne rien recevoir en ce moment la pauvrette ! ;o))

  6. En ce moment… tu veux dire depuis la semaine dernière? ;-)En plus c'est super raisonnable car ça se lit vite! Alors la main, j'ai longuement examiné l'image, je ne suis pas certaine car je crois que la fille est assise en fait! (si elle ne l'est pas, alors elle a la jambe bizarrement placée…) Et du coup, la main serait plutot placée sur le tabouret (ce qui a du sens dans la scène en question). Mais je concède que c'est un peu bizarre!

  7. Sur le tabouret ? Ha ouais, pourquoi pas ! Mais faut avouer que j'ai pas pensé à un tabouret en premier !Moui, mais je suis déçue, c'est que sur kindle… j'ai bien récupérer une tablette mais j'y suis pas encore habituée…

  8. Il y en a pas mal, traduits en Français, dans la série Prelud, il me semble. J'en ai lu au moins un, qui m'a autant marquée que la majorité des livres que je lis 😉 Autant dire que je ne sais plus lequel 😦 Je suis tentée quand même, là… La liseuse, c'est très utile, parce qu'on reçoit le livre tout de suite, mais je regrette un peu le temps où je te disais "tu peux me le mettre à côté pour samedi stp?". Ce serait plus pratique, je trouve!!

  9. Sarah Mayberry est en général traduite en français mais là, comme le livre est auto-publié, je ne sais pas si ce sera le cas. Toujours aucune chance de te convaincre de passer à la VO? Le niveau d'anglais est vraiment facile…Sinon, elle a plein d'autres livres traduits chez Harlequin! 😉

  10. Marrant, je ne l'aurai pas mise chez Prelud, en VO elle est publié chez Blaze! C'est vrai que l'échange de livre est plus difficile avec la liseuse, mais pas impossible! J'ai des milliers d'ebooks (sans exagération) que je peux envoyer par mail!

  11. Ben non, je suis avec Fhurie.D'ailleurs, je suis très frustrée : lu 30%, toujours pas de scène hot, mais que se passe-t-il ? JR Ward, rheviens !

  12. Bon, j'ai fini le roman… bien, c'est vrai. Sur plein de points que tu soulignes, je le trouve rafraichissant, pas de faux rebondissements/quiproquo totalement invraisemblables. Après, je suis un peu déçue, la première partie est vraiment sympa niveau galipettes. Par contre, il n'y a pour ainsi dire rien dans la seconde partie… du coup, frustration. Mais sympa comme lecture en tout cas. Et comme je le disais sur FB, je ne verrai plus jamais les mangues de la même manière!!

  13. Je suis d'accord, la 2ème partie est un peu plus faible, mais j'avais tellement aimé la 1ère partie que je pardonne! Quand aux mangues… *soupir* tu as tellement raison!

  14. Je viens de le commencer, et j'aime déjà 🙂 Je vais continuer à me laisser influencer par vous les princesses ! Mais je vous ferai part de mon billet, of course !

  15. Ça vaut le coup aussi de souligner que ce livre est auto-édité ! :)Du coup, pas étonnant que la couverture soit fidèle au livre : c'est l'auteure elle-même qui l'a commandée et sélectionnée ! Plus d'éditeur pour dicter ces choix à sa place.Donc, ce n'est pas un Harlequin… contrairement à Hot Island Nights. 😉 Mayberry a d'ailleurs dû demander la permission légale à Harlequin pour pouvoir réutiliser ses propres personnages, comme elle l'explique ici : http://dearauthor.com/book-reviews/guest-post-my-self-publishing-journey-by-sarah-mayberry/

  16. En effet, tu as entièrement raison et je me suis mal exprimée, ce n'est pas un Harlequin mais un livre "type Harlequin", tu vois ce que je veux dire! 😉 Pour la fidélité de la couverture, j'ai trouvé cela très appréciable, et j'espere que les éditeurs vont petit à petit le prendre en compte. Enfin, c'est bien cet article de Dear author qui m'a convaincue de lire ce livre, mais je garde le sujet de l'auto-publication pour un article de fond sur lequel je travaille, plus vite qu'une tortue anémique… D'où le manque de détails!

  17. et pis là, de se dire, comment je suis arrivée ici ? Ah oui, un commentaire sur "une minute de gloire à Vera Cruz" qui fait parler de Hugh Jackman qui me fait utiliser cette magnifique échelle glamouresque pour un livre que je viens de lire. De là, un tour sur facebook car je me rends compte que j'ai loupé quelque chose sur la page FB puis je commente et finit par cliquer et là de me rendre compte que ce livre (Smoking et layette) qui a la même couverture que le livre ci dessus ce qui me fait relire l'article et le mettre sur la liste des livres à installer sur dudule si jamais j'ai la chance qu'il soit en ebook (maintenant c'est plus la VO le problème mais le format). QUI a dit que la vie était simple ? C'est compliqué de trouver de bonnes lectures 😉

  18. Teeellemeeennt compliqué! Surtout quand il faut faire des choix! ;-)Allez, il existe en ebook et c'est un plaisir à lire, maintenant que tu as franchit le pas de la VO, il faut passer à l'acte!

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