Soutien-gorge rose et veston noir

Aujourd’hui, je vous emmène au pays de Céline Dion, des caribous, du sirop d’érable et de Raphaële Germain. Aujourd’hui, on part au Canada avec Soutien-gorge rose et veston noir.

J’aurais aimé me retenir et vous sortir cette chronique le 1er Juillet. J’aurais alors eu tout un pitch avec Canada Day, son hymne, ses festivités, j’aurais ensuite ouvert mon discours sur le pays entier, ses joueurs de hockeys, ses bucherons, ses clichés ; et j’aurais enfin conclu avec mon livre, ses différents niveaux de lectures, ses héros.

Mais je suis trop impatiente et il m’est impossible de garder tout cela pour moi plus longtemps car Soutien-gorge rose et veston noir est … un OVNI ! Chi-Chi appellerait cela une exception qui confirme la règle, j’avais envie d’OVNI. Et puis le livre vient d’ailleurs, alors c’est finalement plutôt à propos comme référence !

Le décor est planté à Montréal. Antoine et Juliette sont les meilleurs amis de Chloé, recherchiste pigiste. Dans leur jeunesse, tous trois ont signé le « manifeste du célibat ». Aucun d’entre eux ne croyant en l’amour, ils avaient décidé de montrer à tous que l’on peut être célibataire et épanoui/heureux de l’être. Mais lors d’une épluchette d’août, alors qu’une amie commune annonce ses fiançailles, Chloé se remet en question. Elle n’est finalement plus si épanouie que ça de ne pas savoir ce que c’est d’être en amour.

Là normalement, vous avez des questions à me poser :
C’est quoi recherchiste pigiste ? (Une documentaliste freelance) C’est quoi une épluchette d’août ? (Une soirée d’août où les convives épluchent du maïs avant de le déguster) C’est quoi tomber en amour ? (Tomber amoureux)

Ce qu’il y a de formidable, c’est que je me les suis posées aussi ces fabuleuses questions. Ce sont les niveaux de lecture dont je parlais un peu plus haut. Le monde merveilleux des mots. L’aventure vocabulaire. Le fossé culturel. Je me suis délectée de chaque expression, essayant de trouver un sens logique à certaines, les testant sur mes lèvres. J’en ai apprécié les différences avec mon français de métropole, les similitudes (oui, parce que tomber en amour, normalement, vous n’avez pas vraiment eu besoin de moi) et je n’en ai que plus apprécié le livre et son histoire.

Histoire qui nous raconte donc la petite vie de Chloé, qui a décidé qu’elle voulait trouver l’amour. Et comme le monde est bien fait, elle va rencontrer Simon, dont elle était amoureuse en primaire. Simon est parfait. Il est beau, il est blond, il est gentil et charmant. Et alors que Chloé découvre le bonheur d’une relation, elle s’interroge. Ce n’est vraiment « que » ça l’amour ?

Certaines d’entre vous vont le flairer, aussi je vais vous le dévoiler: Cette histoire pourrait être, sur un malentendu, de dos dans le brouillard… un triangle amoureux. Alors oui, je sais, j’avais dit que l’on ne m’y prendrait plus et que les triangles c’était FINI ! Mais que voulez-vous, à l’insu de mon plein gré, j’ai adoré.
Sans doute parce que l’histoire tient la route, sans doute parce que les dialogues sont géniaux, sans doute enfin parce que les personnages sont géniaux.
Et en parlant de personnages…

Il y a sa famille, un peu exubérante, profondément aimante. Sa mère qui fut jadis une star de feuilleton TV, qui propose des martinis comme d’autres proposeraient des cafés/thés. Son père, calme, amoureux, solide. Et sa petite sœur, qui a tout fait parfaitement : un mariage parfait à un mari parfait, des jumelles parfaites dans une maison de banlieue parfaite.

Et il y a ses amis, comme Marcus, la grande folle complètement gay qui collectionne les boa à plumes. Il vit en colocation avec Juliette, artiste maudite un peu mélancolique, qui jusqu’à peu, collectionnait les petits amis pourris (sans jamais être amoureuse, manifeste oblige). Et Antoine… ahhh… Antoine. Je soupire rien qu’à l’évoquer. C’est le grand brun qui sort avec tout ce qui bouge, l’homme charmeur au regard de braise. Pour lui, le manifeste, c’est une seconde nature. Il a des théories sur tout et surtout ce qui sert sa cause. Il croit que l’amour ne peut pas exister et encore moins durer. Pour lui, les gens qui cherchent l’amour cherchent à être surpris et les gens fidèles ont renoncés à être surpris. Pourtant, il est aussi l’ami fidèle de toujours, là quand on a besoin. Il se targue d’être un homme sans cœur, pourtant ce cœur… ahhh… je défaille…

Mais parler plus serait spoiler. Et il ne faut pas spoiler hein ?

Je vous ai laissé un mois pour vous procurer le livre avant le C-day. M’est d’avis que vous allez aimer !

Bonne lecture,
Tam-Tam

PS1 : Un dernier mot avant de rendre l’antenne… Je remercie chaudement Karine, pour sa recommandation et son soutien linguistique et Yueyin pour m’avoir fait parvenir le livre.

PS2 : petit lexique made in Karine !
4 et demi : c’est un appart de 4 pièces plus une salle de bain
Une situation plate : c’est une situation embêtante, tannante
Se faire accroire : se convaincre de quelque chose et se croire soi-même
La SAQ : le seul endroit autorisé au Québec pour vendre de l’alcool, à part certaines épiceries, qui vendent aussi du vin cheap!
La patate : c’est le cœur
Garrocher : lancer avec force, un peu n’importe comment, que ce soit un objet ou une idée. 

Les broches : l’appareil dentaire
Niaiser : (peut avoir plusieurs sens) Tu me niaises? C’est quand quelque chose paraît tellement fou qu’on se demande si la personne ne se moque pas de nous. Niaiser peut aussi vouloir dire déconner
Toutoune : grassouillet
Le Cégep : le « Collège d’Études Générales et professionnelles ». On y va deux ans au général (qui mène à l’université) entre le secondaire et l’université. Il y a un an d’école de plus qu’en France avant d’entrer à l’université
Un pichou: c’est définitivement très laid. L’expression, c’est être laid comme un pichou!
Poche : plate, tannant. Et oui, ça pourrait être comme « bête », mais plus populaire
Être une petite nounoune : c’est être une nunuche, une gourdasse. Mais des fois, c’est aussi un terme un peu affectueux, tu vois… Quand quelqu’un fait une connerie, on peut dire, t’es ben nounoune, quand c’est une copine.
Jobine : c’est un petit job alimentaire, qui ne paye pas et pour laquelle on est pas formé. Genre travailler dans une supérette ou Mac Do
Jouer aux dards : c’est jouer aux fléchettes
Ouache : beurk
Schnoutte : c’est une façon gentille de dire « merde ». C’est d’la schnoutte, ça veut dire que c’est pas bon, cheap. Peut s’utiliser aussi dans le sens de « mensonge désobligeant » dans « Pffff… ce qu’il te raconte, c’est d’la schnoutte ! »
Marde : merde
Mox : un enfant
Achalant : c’est chiant, mais plutôt comme une mouche qui nous tourne autour. Fatigant, gossant…
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24 réflexions sur “Soutien-gorge rose et veston noir

  1. Quand j'ai lu ce bouquin, j'ai aussi tanné Karine toutes les deux pages pour qu'elle m'explique tout ce que je ne comprenais pas, et je n'ai bien évidemment pas retenu le quart de la moitié du commencement. Faut vraiment que j'aille au Québec mettre en place mes connaissances linguistiques. :-)Sinon, Antoine, aaaaaah. Le baiser dans l'atelier ! Je fonds.

  2. Ahhhhh…. Moi tout pareil!!!Et leurs déclarations similaires "il est le reste de moi", mon cœur fondait, et saignait un peu, triangle oblige!C'est très rare que j'aime un triangle, très! Celui la est magistral! Et les expressions…. J'ai tout bien listé normalement!

  3. HHiiiiihiihiiii !!!! Qu'est-ce que j'ai couiné en le lisant !!!! Une PERLE !!! Hhiihiiii !!!! Antoiiiine !!!!! J'ai justement envie de le relire !!

  4. Haha…j'ai adoré! Ce qui n'était pas gagné quand j'ai réalisé que c'était un triangle. J'ai des mauvais souvenir de triangle…genre pendant tout le livre j'ai envie de hurler à la fille (ou au mec) mais tu vois pas que tu te goures, enlève la boue que tu as dans les yeux!!!!du coup, c'est pas bon pour la paix de mon etre interieur…mon aura rose pourrait finir par se ternir ^^

  5. Les autres livres sont quand même moins bien, il faut l'avouer, c'est un peu trop la même chose, mais sans l'émerveillement du premier tome… :)Mais celui-ci…. celui-ci…. Aaaaaaaaaaaaaahhh, que de battements de coeurs!!! 🙂 (oui, après des semaines de silence, je tente un retour blogosphérique… :D)

  6. Ravie que tu aies aimé! C'est mon livre de chick litt préféré à vie. Bon, les autres sont moins bien selon moi (si tu veux, je te file les liens vers mes billets, même celui qui n'est pas publié encore). J'ai moins accroché aux personnages. Mais discuter vocabulaire avec toi fut un plaisir!

  7. J'ai parfois eu la sensation de t'inonder sous les questions…Et j'aurais pu comprendre le livre sans les précisions, mais j'aime savoir. C'est sans doute la linguiste qui vit en moi ^^Bon, je vais de ce pas lire tes chroniques de ses autres livres….

  8. Me souviens plus trop pour le triangle (j'attends toujours que le troisième soit dispo à la bibliothèque et ma lecture du 2e remonte à suuuuper longtemps), mais autrement, tous les ingrédients sont les mêmes, oui! Sinon, la Québécoise de coeur qui est en moi ne peut s'empêcher de dire qu'en fait, ce n'est pas au 1er juillet que ton billet aurait été le plus à propos, mais plutôt au 24 juin, jour de la Fête du Québec! 🙂 (oui, l'avantage d'avoir un gouvernement à deux niveaux, c'est que certes, on a deux feuilles d'impôts à remplir, mais on a aussi deux fêtes nationales, la fédérale et la provinciale! Youhou!! :D)

  9. Et bien!!! tu m'en apprends un bonne. Enfin tu me diras que tu as quand même du "insider input" à propos des diverses fetes! ^^Le 24 juin, tombe un dimanche, il faudra qu'on pense avec Chi-Chi a rendre hommage au quebec!

  10. Clairement, je suis privilégiée pour le coup, je connais toutes les fêtes du Québec! :)Dingue, non??? :DEn plus, vu que ça tombe un dimanche, le jour férié est reporté le premier jour ouvré suivant, donc… grand week-end en perspective!!! 😀 Un autre avantage du Québec, tu ne perds aucun jour férié! (tu ne veux pas imigrer?)

  11. haha…pour le moment, on reste dans notre royaume vert! ^^Sinon, pour les jours fériés, c'est vraiment cool. Je me rappelle qu'en irlande c'était pareil!

  12. Damned ! Tu m'avais convaincue avec ce roman qui m'a l'air vraiment très sympathique mais malheureusement il n'est pas dispo à la vente 😦 Dommage, mais en tout cas, le lexique est très drôle !

  13. Sandy les bons tuyaux! Perso, dans ma quête, j'ai vu su'on pouvait se le procurer en import sur amazon.caSinon, il y a l'option "tu le fais acheter par ta bibliothèque", le prince le fait souvent parce qu'il y va beaucoup plus que moi!Pour suite ton blog, tu dois avoir une relation correct avec les bibliothécaires, tu peux sans doute la tenter!

  14. Pingback: La vie épicée de Charlotte Lavigne, Tome 1 | In need of prince charming

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