The Wild Marquis

Puisque la semaine dernière je vous disais que je n’avais pas le temps d’écrire, cette semaine j’ai fait un effort pour me poser 5 minutes et écrire. Mine de rien, plus de deux ans qu’avec Tam-Tam nous nous tenons à cette discipline d’au moins un article par semaine chacune, cela en fait des pages et des pages écrites !

Et si au début, certaines personnes trouvaient que nos articles étaient d’une longueur démesurée, je réalise aujourd’hui que cette longueur a été sérieusement rallongée !

De 10 things I love about you à Passions captives, nous avons multiplié par 5 la longueur du texte. Alors, bien sur, Passions captives détient le record toutes catégories, mais je n’en ai pas moins l’impression de vous spolier lorsque j’écris moins d’une page.

Cette limite, Tam-Tam m’affirme qu’elle est purement symbolique. Comme si le monde allait s’arrêter si le blog était en pause ou si nous changions quelque chose à sa routine. A votre avis, est-ce si important, la régularité des publications ? La longueur des articles ?

Ou s’agit-il simplement de mes névroses personnelles ?

Quoiqu’il en soit, cette semaine, j’ai fait un effort et je me suis posée 5 minutes (et même un peu plus) pour vous écrire un article sur The Wild Marquis de Miranda Neville.

Je vous ai déjà parlé de Miranda avec Confessions from an arranged marriage que j’avais beaucoup aimé. Et qui était le tome 4 d’une série. Histoire de ne pas perdre le nord et puisque, sous l’influence néfaste des copines de lecture, je lis de moins en moins les séries en entier ou dans l’ordre, il s’agit du tome 1 de cette même série, The Burgundy Club !

Ici, tout commence avec un meurtre. Celui de Joseph Merton, libraire spécialisé dans les livres anciens. Mais pourquoi ? Le lecteur sera laissé dans l’ombre une bonne partie du roman. Pourtant, il ne s’agit pas d’une enquête policière, le meurtre de Joseph est mis sur le compte d’un voleur sans scrupule et classé sans suites, laissant sa veuve en situation délicate et sa boutique en péril.

De son coté, Cain est, comme le titre ne l’indique pas (j’aime ces titres mystérieux), un marquis. Non seulement wild, mais surtout avec une très très mauvaise réputation. Jeté hors de la maison familiale à l’âge canonique de 16 ans par un père que toute la bonne société considérait comme un saint, Cain a vécu dans un bordel, puis chez ses maitresses respectives, avant d’accéder au titre, plusieurs années plus tard (malgré tous ses efforts, son père n’a pas réussi à le déshériter, c’est là que l’on voit que Mrs Neville a bien fait ses recherches en matière juridique, il est extrêmement difficile de déshériter ses enfants, contrairement à ce que la plupart des romances voudraient vous faire croire). Cain hérite donc du titre à la mort de son père mais ne s’en trouve pas mieux accepté par la société pour autant, sa propre mère refusant de poser les yeux sur lui et empêchant qu’il ait le moindre contact avec sa sœur. Des années de débauche, réelle ou supposée, ont laissé sa réputation en lambeaux.

Lorsque Cain se retrouve par le plus grand des hasards, dans une salle d’enchères où il n’aurait jamais du se trouver, devant un ouvrage rarissime, un nouveau mystère s’installe. Car le livre d’Heures du duc de Bourgogne (toute référence aux Très riches Heures du duc de Berry n’est absolument pas fortuite) a été gardé au secret depuis des décennies et ne devrait pas se trouver là. Cain en sait quelque chose puisqu’il s’agissait du joyau de la collection paternelle. Alors pourquoi l’ouvrage est-il vendu pour payer les dettes d’un collectionneur notoire (qui, accessoirement, ne fait pas partie de la famille) ?

Et cette première question en entraine une autre : s’il parvient à ramener les Heures de Bourgogne à ses propriétaires initiaux, sa famille ne serait-elle pas plus encline à l’accueillir de nouveau en son sein ? Il me semble bien évident que d’offrir un livre à sa mère est le meilleur moyen de revenir dans ses bonnes grâces et d’obtenir qu’elle le laisse voir sa petite sœur, non ? Après, je peux me tromper, je fais partie de ces personnes qui pensent qu’un livre est toujours une bonne idée…

Mais on ne s’improvise pas expert en livres anciens, et il faut une certaine habitude pour naviguer les eaux troubles des salles des ventes, surtout lorsque ladite vente s’étale sur plusieurs semaines et que des milliers de livres seront mis à l’enchère. Cain, vite dépassé, se tourne vers J.C. Merton, marchand de livres anciens, pour le guider jusqu’au point culminant, la vente des Heures de Bourgogne.

J.C. Merton qui n’est donc pas Joseph Merton, malheureux assassiné en début de livre, mais sa veuve, Juliana. Juliana qui a bien du mal à joindre les deux bouts, bien qu’elle soit tout aussi, si ce n’est plus, compétente que ne l’était Joseph. Cain et Juliana enfin réunis, je vous laisse lire le livre pour découvrir la réponse à tous ces mystères et apprécier tout le talent de Miranda Neville !

J’ai retrouvé dans ce livre tout ce que j’avais aimé dans Confessions from an arranged marriage : des personnages qui révèlent leur personnalité tout en douceur, qui sont bien plus complexes qu’il n’y parait au premier abord. Une auteur qui a bien fait ses travaux de recherche et qui nous présente une vision de la société anglaise dépassant les salons dorés de l’aristocratie, à la manière de Courtney Milan. La relation entre Cain et Juliana n’est pas simple, et la différence de classe sociale entre eux n’est jamais traitée à la légère. Le poids des obligations familiales de Cain, les conséquences de ses erreurs passées ne sont pas ignorées et il n’est pas simple d’être une femme dans un monde d’hommes…

En un mot comme en cent, The Wild Marquis est une excellente romance régence, et à l’instant où j’écris ces mots, je me remémore le plaisir que j’ai eu à le lire et je me dis qu’il serait peut-être dommage de passer à coté des tomes 2 et 3…

Lira, lira pas… Un avis sur la question ?

  
 
Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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15 réflexions sur “The Wild Marquis

  1. Tu me donnes envie. On est vraiment toutes de névrosés des textes longs nous les blogueuses. Rien ne va plus 😉 Merci pour ce post. (Le monde s'était arrêté de tourner XD)

  2. Ouf, j'avais peur! Maintenant que tu t'es lancée dans la VO, tu vas pouvoir découvrir tous ces malheureux auteurs non-traduits! (d'ailleurs, j'aimerai bien la voir traduite, celle-là, comme Courtney Milan, c'est selon moi ce qui se fait de mieux en historique en ce moment!)

  3. Électronique hélas… On devrait carrément échanger Arthur et Isidore pour que tu puisses lire tous ces trucs trop bien que j'ai acheté ces derniers temps!

  4. Peu importe la longueur, c'est la qualité qui compte et j'adore tes petites remarques ironiques comme "De son coté, Cain est, comme le titre ne l’indique pas (j’aime ces titres mystérieux), un marquis."

  5. Moi j'adore la longueur de vos articles 🙂 C'est à chaque fois un super moment, que le roman me tente ou pas ! Et oui je vous aime les princesses !

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