Ce livre que je ne vous conseille pas

Les lectrices de ce blog le savent, ici nous sommes dans le temple de la tentation littéraire. Enfin, sous réserve que vous recherchiez un livre happy-end/envolée de poneys/rivière de paillettes (si vous voyez ce que je veux dire). Car ici, point de fin en noeud de boudin, point de larmes de frustration, ni de traumatisme engendré par une mort inopportune. NON, la romance c’est la dose d’optimisme dont nos vies ont toujours besoin, c’est le bonheur en 500 pages (ou moins, quand on opte pour une dose Harlequin).

Sauf que parfois, l’explosion de bonheur n’est pas au rendez-vous. Et c’est la rage qui remplace les vocalises angéliques des archanges aux ailes dorées.

Mon travail de princesse, c’est de vous éviter ces envies de violence. D’une part parce que c’est très mauvais pour le teint, mais aussi parce que les journées ne font que 24h et que vos heures sont précieuses.

La chronique d’aujourd’hui sera donc dédiée à un livre que je ne vous conseille pas, allez donc lire d’autres livres « plus mieux », ce n’est pas cela qui manque ces dernières semaines!

A Royal Pain de Megan Mulry était un livre recommandé par la chronique mensuelle de Eloisa James, à qui je dois d’avoir découvert certains auteurs comme Sarah MacLean. Mais si j’écoute les recommandations de Chi-Chi à l’aveugle, Eloisa et moi ne devons pas avoir les mêmes goûts.

Pourquoi? Parce que la lecture de Royal Pain me donne envie de faire des mauvais jeux de mots et dire que lire ce livre, c’est signer pour une « royal pain ». (oui, c’est moche une princesse frustrée)

Pourtant il y avait de bonne idées, voyez donc:
Brontë Talbott vient de rompre avec Mister Texas. Il y avait eu des signes avant-coureurs, mais elle n’a pas su lire dans l’indifférence et la négligence et s’est investie dans la relation alors que clairement le grand blond qui lui servait de boyfriend était resté au level 1 de la relation amoureuse (level 1= j’ai ma vie, tu as la tienne, on s’amuse, mais clairement, le chemin on ne le fera pas ensemble). Mister Texas, il puait le « douchebag » à trois bornes et Brontë a néanmoins choisi de ne rien voir et a donc quitté sa vie, son travail et est partie s’installer à Chicago pour être plus près de l’homme au sourire colgate…

Bien entendu, ce n’est qu’une fois à Chicago qu’elle réalise son erreur. Mais comme elle a sa fierté (une sacré dose dirais-je même), elle décide de rester.

De son côté, Max Heyworth est en phase de finir son doctorat à Chicago. Enfin Max… C’est Sir Max, futur duc de Northtrop, qui profite de ses derniers instants de tranquillité avant le poids des responsabilités du domaine.

Comme Brontë a pas mal de temps libre, puisqu’elle n’a plus a s’occuper de son boyfriend, elle a décidé de reprendre le chemin de la librairie. Et là, BOUM! elle tombe sur Max.

Dans un bon livre, le temps serait venu pour moi de faire des tas d’allusions mystérieuses pour vous apâter. Mais là, non. Je vais vous dire pourquoi c’est exactement à partir de ce moment-là que rien n’est plus allé.

Max et Brontë se rencontre. Ça marche bien, même très bien, « on-est-super-compatible-et-on-fait-des-étincelles » bien. Mais Brontë vient de vivre une rupture quelque peu traumatisante et donc ne veut pas de quelque chose de sérieux. Max, qui comprend cette attitude, choisit de ne pas la pousser, même si clairement, il est sous le charme.

J’étais alors au quart du roman, et je me suis demandé « mais que va bien pouvoir nous inventer l’auteur pour tenir en haleine tout le reste du livre? ».

Eh bien l’auteur a décidé de faire de Brontë et Max un couple qui ne veut pas s’écouter et refuse de communiquer sur des choses aussi basiques que les raisons de leurs différents choix! Vous ne comprenez pas? Je vais vous donner des exemples, je vais sans doute spoiler (beaucoup), mais c’est pour votre bien, promis :
  • Le père de Max meurt. Parce qu’elle est encore en pleine nombrilisation de sa peine post-rupture, Brontë refuse de l’accompagner au Royaume-Uni pour le soutenir. Va s’en suivre une séparation D’UN AN!!!! Parce que vous pensez bien, le papa va mourir, et Brontë ne pourra rien dire ou faire qui soit pire que de l’avoir abandonné à sa peine.
  • Comme Max souhaite que Brontë l’aime pour lui et non pour son titre, il ne lui révèle rien de ses « antécédents ». Elle ne l’apprends qu’après le décès. Tu parles d’une technique de drague en titane. Cache lui qui tu es, elle va a-do-rer!
  • Quand ils se rabibochent (ce terme est moche, mais leur réconciliation l’est aussi, promis), Brontë refuse toujours de s’investir dans la relation, sans donner aucune raison. Il est venu la retrouver aux USA, mais non… Elle veut rester maitresse de sa destinée… arrgggg quoi!
  • Max rencontre la mère de Brontë, ils passent tous les trois une après-midi ensembles à parler de la relation plus que tendu que Brontë entretenait avec feu, son père, mais il refuse de voir le lien entre sa peur de l’engagement de sa douce et son enfance.
  • Brontë, qui est supoosée être intelligente, refuse de faire la paix avec elle-même sur le chapitre de son père. Non, elle préfère croire que tout est toujours de la faute des autres, c’est vachement plus sain!
  • Et Max, au lieu de chercher à comprendre, la presse et la pousse dans ses retranchements, en utilisant la carte « culpabilité et chantage affectif ». C’est bien, tu as tout compris mon grand, continue!
  • Notre couple est de nouveau pseudo-séparé (comprendre elle veut de l’espace, il veut l’épouser) (dialogue de sourd), et Brontë tombe enceinte (oui, l’auteur a aussi joué cette carte). 
  • Bien entendu, quand Max la rejoint et découvre le test dans la poubelle des toilettes (parce que c’est connu, quand on vient de traverser l’Atlantique, on se dit qu’on va nettoyer la salle de bains en arrivant), il nous la joue offusqué de ne pas avoir été mis au courant (elle avait fait le test 4 heures plus tôt). 
Au moment où le mot fin arrive, j’étais presque essouflée tant les héros avaient pompé mon énergie avec leurs disputes contre-productives et leur refus de se parler. Car ils sont bel et bien ensemble (par quel miracle, je cherche encore) mais ils ne se connaissent toujours pas, refuse de se mettre à la place de l’autre et m’auront coûté de précieuses minutes de lecture. 
C’est un peu comme si l’auteur avait mélangé « couple amoureux » et « couple au bord du divorce qui devrait clairement aller voir un médiateur ».
Parce que s’il y a zéro dialogue, vous pensez bien qu’il y a aussi zéro complicité, quand à l’humour ou la sensualité…. pfff…. on repassera! Donc évitez-vous la meme frustration que moi, allez donc lire un bon livre et je vous donne rendez-vous, j’espère, la semaine prochaine pour de nouvelles aventures chocolatées.
 
Tam-Tam
  
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10 réflexions sur “Ce livre que je ne vous conseille pas

  1. je suis désolée pour toi de voir que tu as lu un livre aussi mauvais mais par contre je me suis régalée, tu devrais même en lire plus souvent ! (je sais je suis cruelle 😀 )

  2. mais tellement…et puis c'est drole parce qu'en le finissant, je soufflais tellement que le prince m'a demandé pourquoi je continuais.ce à quoi j'ai répondu que je voulais savoir comment l'auteur allait sauver les meubles…

  3. Hahaha…oui, mais c'est toujours dur de se résoudre à faire se genre de chronique.parce que je ne suis pas non plus LA seule et unique référence. Derrière ce livre,il y a le travail de l'auteur, des jours de relecture, de la sueur et de l'introspection…j'hésite toujours avant de me lancer dans ce genre de chronique… surtout quand le livre est "nouveau"mais bon, là… vraiment non.

  4. pareil que pour katia. j'ai toujours beaucoup de mal à me résoudre à écrire des chroniques 'surtout n'y allez pas".parce que je sais que peut etre ce livre peut plaire a des gens qui ne sont pas moi.souvent quand le livre entre dans la catégorie "bof", j'indique mes réserves mais je dis que c'est un bon moment.mais meme là, je me dit que je ne suis pas impartial et que je n'ai pas la science infuse…ahhhh…. c'est jamais évident c'est ca?

  5. Je te comprends déjà que je trouve parfois difficile d'écrire sur un livre que l'on aime, alors écrire quand on a détesté c'est dur, surtout qu'il y a quand même du travail derrière un livre (quoique vraiment parfois on se pose la question …) Enfin tu as plus de courage que moi car pour ce genre de livre, le plus souvent, quand j'en peux vraiment plus je pars directement au dernier chapitre parce même si j'aime pas le roman je supporte pas de savoir ce qui ce passe à la fin !!

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