Toi, mon héros

Avant de commencer, je voudrais vous dire que je vais reprendre le rythme de mes publications du vendredi (et le mercredi une semaine sur deux) et vous demander de faire une ovation à Lady D. qui va quitter son rendez-vous bimensuel pour se consacrer à ses études (quelle drôle d’idée franchement). My dear, je ne peux pas te remercier assez d’avoir consacré ton temps et ton énergie au blog, et j’espère que l’on continuera à te voir souvent dans les parages… 

Cette semaine, je vous parle d’un livre que j’ai acheté à cause de sa seule couverture. Qui a dit qu’il ne fallait pas se fier aux couvertures en romance déjà ?
 
Ah oui, c’est Tam-Tam. Hélas, je n’écoute pas souvent les bons conseils que l’on me donne !
 
Après avoir flashé sur cette couverture dans mon Monop (c’est la guitare, je me suis dit qu’on allait parler musique… pas vraiment en fait!), je me suis empressée de voir si le livre existait en ebook (je tiens bon avec mon vœu de ne plus acheter de livre papier que pour les œuvres exceptionnelles…) et c’est donc en VO que j’ai lu My forbidden hero (Toi, mon héros) de Laura Kaye.
 
Je commence donc par la bonne nouvelle, cette semaine on ne pourra pas m’accuser de vous tenter avec un livre non traduit ou introuvable, ou vendu sept lingots d’or sur le marché noir (genre Un retour inattendu de SEP)…
 
Alors, est-ce que c’était bien?
Oui.
Mais pas génial.

Je voulais tellement l’aimer ce livre pourtant. La couv’ super jolie, le héros ex-militaire qui a quitté l’armée suite à des blessures assez sérieuses, l’héroïne qui est la petite sœur du meilleur ami du héros et qui donc le connait depuis toujours mais ne l’a pas vu depuis deux ans, qui revient dans sa ville natale décrocher un job et, elle espère, renouer le contact avec le-dit héros…

Alyssa a toujours été amoureuse de Marco mais cette fois, ça y est. Elle est diplômée, elle va lui montrer qu’elle est une femme, une vraie, et qu’il ferait bien de s’en rendre compte parce qu’ils seraient parfaits ensembles.
 

Une ombre au tableau pourtant. Pas pour Alyssa, qui se donne du mal pour que Marco la remarque (et cela marche du tonnerre) mais pour moi, lectrice…
 
Si j’ai lu le livre avec plaisir, il y a tout de même plusieurs éléments qui m’ont dérangée. D’abord, Alyssa était étudiante à Washington et Marco, après sa sortie de l’hôpital un an plus tôt s’est installé à Fredericks (leur ville natale donc), qui ne se trouve qu’à une heure de route. Pourquoi Aly, qui est soit disant siiii proche de Marco, ne lui a-t-elle pas rendu visite une seule fois durant tout ce temps ??! Que lui soit devenu un peu asocial suite à son accident, je peux comprendre, mais venant d’elle, cela me parait complètement incohérent.
 
Ensuite, Marco souffre du syndrome de stress post-traumatique. Classique pour un soldat, surtout un qui a subi des blessures importantes et en gardera à vie des séquelles neurologiques (enfin l’auteur nous dit qu’il a des séquelles mais elles se manifestent deux fois, en tout et pour tout, et si bien que personne à part le héros ne remarque jamais rien)… Mais, là encore, Aly semble tomber des nues en découvrant le problème. Son ami d’enfance, le meilleur ami de son frère, comment peut-elle ignorer l’importance de ses blessures ? Les Etats-Unis sont en guerre contre le terrorisme depuis plus dix ans maintenant. Avec un frère également dans l’armée, si elle lit la presse une fois de temps en temps, Aly devrait savoir que cela n’arrive pas que dans les films, non ?
 
Et pour couronner le tout, une de nos guest, Cat, avait très bien expliqué dans cet article l’agacement qu’il peut y avoir à voir une maladie psychologique aussi sérieuse traitée comme quelque chose qui peut être résolu par la seule force de l’amour.
 
Alors c’est vrai, l’auteur fait des efforts, Marco est bien conscient du temps qu’il va lui falloir pour guérir, les conséquences de son isolement sur sa vie quotidienne et ses tourments intérieurs sont bien mis en scène, mais j’ai réellement passé la moitié du livre à me demander QUAND il allait se décider à parler à quelqu’un. Un professionnel, un psy, un confesseur, un prêtre vaudou, n’importe quoi mais se prendre en main. Sans résultat. Trois nuits en tenant sa chérie dans ses bras, une bonne conversation avec son meilleur ami, quelques notes de guitare et la réalisation qu’Aly est désormais sa raison de vivre (c’est très sain comme attitude ça, elle n’a pas du tout la pression notre héroïne…), et hop, coup de baguette magique et happy-end…
 
Ne vous méprenez pas, j’ai passé un bon moment. Mais Aly est bidimensionnelle, trop jeune aussi (22 ans… cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de romance avec une héroïne si jeune et j’avoue que si cela me perturbe déjà dans un historique, dans un contemporain c’est carrément bizarre!) et toute l’histoire, en dehors du problème de Marco, repose sur une série de malentendus qui auraient pu se résoudre par des conversations basiques du genre « qu’est-ce que tu fais là? » et « qu’est-ce que ma sœur fait en pyjama dans ta cuisine? »… Ou même, soyons fou, se dire « je t’aime » au lieu de laisser trainer pendant deux semaines une réalisation qui arrive au tiers du livre. Pour des gens qui se connaissent depuis toujours, cela ne me parait pas insensé de croire qu’ils passent beaucoup de temps à se prêter mutuellement des intentions totalement fausses et donc, rendent à mes yeux assez peu crédibles cette grande love story !
 
Ceci dit, si le Big Mis (grand malentendu) ne vous dérange pas, alors pourquoi pas ! Pour conclure, un livre que je ne déconseille pas s’il vous tombe entre les mains mais clairement pas un achat indispensable selon moi…
 
  
Dommage pour moi, en essayant de faire mieux pour la semaine prochaine ! 
Chi-Chi
 
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21 réflexions sur “Toi, mon héros

  1. Ca ne me donne pas du tout envie. Je viens de lire un livre où les héros tombent amoureux dès qu'ils se rencontrent et passent 400 pages à se dire que ce n'est pas une bonne idée de sortir ensemble, à cause de leur vie actuelle et de leurs traumatismes récents. Un me suffit pour le moment… Et je trouve que le PTSD, on nous le sert un peu trop souvent en ce moment. De plus, tu n'as pas l'air d'avoir trouvé quoi que ce soit d'étonnant et neuf dans cette histoire. Je vais retourner au Oiseau Moqueur, il vaudrait mieux.

  2. Rien de neuf quand c'est bien fait ce n'est pas genant! 😉 Mais l'Oiseau moqueur c'est incomparable tout de meme… (c'est quoi le titre que tu ne recommandes pas?)

  3. Merci 🙂 une chronique que je peux enfin prendre plaisir à lire sans me jeter sur kobobooks ! *soupir de soulagement*Je suis comme toi, j'ai du mal à accrocher quand des problèmes aussi énormes se résolvent grâce à la seule force de l'amour, surtout quand le couple devient la solution à tous les problèmes personnels des personnages. Pas pour moi merci, trop malsain…

  4. ah tiens je l'ai lu hier soir !!et ce livre c'est comment rendre un livre pas mauvais en une énorme déception !la couv, le résumé, j'étais impatiente de le lire (j'adore ces histoires avec les copains des grands frères…, ça donne toujours des moments hilarants).Ce livre il partait pourtant bien et pouf quand ça peut commencer à devenir croustillant, l'auteur nous pond une fin bâclée et kitche comme c'est pas permis, pas originale pour un sous !le problème de ce livre c'est qu'il est court, trop court, et du coup bien sûr plein d'éléments sautent (le vieux papa méchant il est devenu quoi? le beau Marco il guérit en l'espace de deux nuits (il en a de la chance ce traumatisé !), le grand frère arrive comme un cheveux sur la soupe et hop tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et on fini avec un Happy End !)Bref, c'est quand même un agréablement moment de lecture mais je suis très très très colère contre l'auteure, il y avait tellement matière à faire une belle romance et au final, on est déçue, il y a si peu de choses dans le livres :'(, c'est le genre de livre où quand je le ferme, j'ai envie de trouver l'auteur et de la secouer comme un prunier!

  5. Je ne vais pas dire que j'ai adoré ce livre mais je trouve l'histoire mignonette. Je regrette effectivement que le roman soit si court et il n'est pas assez développer dans les sentiments. Il manque un gros passage sur ce père violent et ne parlons pas de la fin du livre totalement bâclée. Mais on peut espérer un second tome bien meilleur et comblant les manques de ce premier tome. Je laisse le lien vers ma critique si cela vous intéresse.http://inneedofprincecharming.blogspot.fr/2013/04/toi-mon-heros.htmlMoonshine

  6. Oui, exactement, l'histoire du père qui est inexistante (alors que la ville n'a pas l'air quand même si grande), aucun ami d'enfance… Comme si elle était sortie de la cuisse de Jupiter un peu! ;)Enfin comme tu dis, frustrant!!! Si le livre avait fait 100 pages de plus, peut-être…

  7. Bon, je suis trop dans une phase 'j'aime Jamie, je respire Jamie, je dors Jamie" pour envisager une romance ou les héros n'arriveraient pas a me faire oublier mon écossais…donc bon… pour une fois, tu n'auras pas participer à ma PAL

  8. Mmmmmm…..cette question mérite reflexion.Certains héros (anthony, derek, batman) peuvent me faire oublier Jamie l'espace d'un instant. mais clairement, il ne le détrone pas.Mais le plus drole est que Jamie lui meme a réussi a détroner un héros que Derek n'avait pas réussi a détroner… Jondalar.comme quoi, moi et les sagas… c'est une obsession qui remonte!

  9. Bon alors je passe mon chemin (d'autant que je ne suis tjrs pas allée au bout de mon autre romance à se taper la tête contre les murs !) !Au passage, contente de revoir que tu retrouves l'envie/le temps/l'inspi pour revenir par ici ! On reverra quand même Lady D à l'occasion ?!

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