Le meilleur pour la fin, take 1

Avec CECILE PARCOURT LE MONDE par LYSA CHAIPAS, nous abordons la dernière des nouvelles de nos guests, publiée cette fois en plusieurs épisodes!
Lysa connait bien l’amour, ses mystères et ses douleurs aussi bien que ses bonheurs : en effet elle vit actuellement à Long Island avec son sixième époux, âgé de 90 ans. Auparavant Lysa a écrit deux épisodes des Feux de l’amour et, alors  en plein apprentissage de la langue arabe a également rédigé un article pour « Féminin Santé » sur le Kama Sutra. « Cécile parcourt le monde » est son premier roman.

Il était une fois la douce et délicieuse Cécile, à la voix de miel et aux yeux de caramel, au caractère aimant et attentionné.  Cécile n’était ni princesse, ni reine, ni bergère mais tout simplement étudiante. Elle aimait à peindre, lire des histoires d’amour, faire la fête mais ce que Cécile aimait par-dessus tout, c’étaient les films de Hugh Jackman. Malheureusement, ces études de droit, aussi passionnantes qu’elles soient, la menaient plus à rencontrer des Dominique Rousseau, Emmanuel Chain et autres poncifs du genre qu’un bel étalon viril et couvert de poil aux griffes d’acier. Alors,  une fois son master en poche, mémoire terminé (avec comme note finale, 15 ! Cécile n’était pas peu fière!), elle décida d’aller parcourir le monde le temps d’une année afin de profiter de la fin de ses études.
Elle choisit de partager les douze mois que dureraient son périple en trois destination: l’Italie, pour la beauté de ses paysages et sa gastronomie, la Chine pour ses chinois (qu’il y a fort nombreux parait-il) et enfin, l’apogée de ce voyage sans fin, New-York, pour ses pommes.
Le jour de ses 28 ans, Cécile plia bagage emportant seulement une valise (une chouette valise à roulette, conduite latérale et frontale, Cécile avait le dos quelque peu fragile !) contenant 4 culottes et une brosse à dent : Cécile avait prévu de ne vivre que d’amour et d’eau fraîche. Après que sa sœur douce et aimante l’ait déposée à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle (la sœur de Cécile était une crème, prête à lui rendre toutes sortes de services, quoi qu’il ait pu être raconté dans des histoires différentes), Cécile s’envola pour Rome! 
Dans l’avion, Cécile ressent une petite impression, elle ne verra pas la France pendant un an, sa petite sœur qu’elle aime tant, son appart dans lequel elle se sent si bien … et en même temps un petit frisson la traverse et elle se dit qu’elle ne pourrait pas être plus heureuse ! Ce voyage s’annonce fabuleux et Cécile a une envie folle de découvrir des villes, des paysages, des gens, … Hugh Jackman, euh non, juste des gens! 
Lorsqu’elle  atterrit à Rome, la ville hume bon la pizza et la sauce tomate. Cécile passe déposer son sac à son hôtel et décide d’aller se promener dans les rues … Des musées, des fontaines, des glaciers, un bout de shopping, Rome est une ville interminable et Cécile est inépuisable. 
Un jour, que Cécile est assise à un café, buvant un expresso, écrivant ses mémoires de voyage, un homme s’approche d’elle ‘Ah ma qué bella bellisima ragazza perqué si si sara ti amo’. Cécile, un peu interpellée par cet homme à la figure d’ange lui répond ‘perqué no ! me chiamo Cécile, no me chiamo sara’. ‘Cecilia, ma qué bella prenomo ! me chiamo Hugo Giacquemano’ ! Persuadée que le destin vient de lui tendre une fleur, à la terrasse de café romain, sous un soleil qui lui réchauffe le cœur et le dos, Cécile propose à Hugo Giacquemano de s’asseoir pour un café. 
Hugo maitrisant la langue anglaise aussi bien que Cécile, la conversation s’emballe et Hugo et Cécilia restent assis dans ce café pendant des heures, tant et si bien que lorsque le soleil se couche, ils sont encore là en train de refaire le monde. C’est à contrecœur qu’ils se quittent, mais après avoir échangé leur numéro de téléphone et promis de se revoir le lendemain pour un diner aux chandelles.
Le lendemain soir, Cécile s’est vêtue de sa plus belle robe noire (qu’elle a retrouvé dans sa valise, enfouie sous ses quatre culottes et sa brosse à dents), assortie de ses talons noirs avec des petits clous dorés, ceux qui lui font des jambes de déesse vivante. Quand elle retrouve Hugo, celui-ci a les yeux qui pétillent de joie, un peu comme le cœur de Cécile qui bat la tarentelle ! Le dîner se déroule à merveille, les sujets de conversation sont inépuisables, interminables, Cécilia (comme Hugo la surnomme) est conquise. 
Une fois le dessert fini, Hugo a encore du tiramisu aux commissures des lèvres que Cécilia a délicieusement envie de goûter. Rome est une ville d’amoureux, Hugo et Cécilia sont sous le charme, ils errent dans la ville étourdis par le charme de la soirée. Soudain, arrivés devant le Colisée, Hugo se tourne vers Cécile et là, avec tout son charme, sa vigueur d’étalon italien, l’embrasse fougueusement. Ce baiser enflammé a un doux gout de café, de crème et de chocolat. Soudain, Hugo recule: ‘Do you want to come to my house?’ Cécilia n’hésite pas une seconde ‘Si! Si!’.
Hugo prend donc la main de Cécilia et ils partent en direction de sa demeure. Une première porte, quelques marches et enfin, voilà son appartement ! Cécilia a le cœur qui vibre, la porte s’ouvre et là … ‘Hugo hugo mi fligio, con una ragazza tan bella’ Surprise !!! La mère d’Hugo s’avère être aussi sa colocataire !! Cécile est sous le choc, elle connaissait ce travers italien, mais Hugo lui paraissait si parfait, si mature, si indépendant ! La mère d’Hugo, Donatella-Limoncello (Giacquemano), leur propose un café, Hugo accepte, Cécile accepte aussi mais fulmine intérieurement. 
Puis après avoir fait bonne figure pendant une heure, Hugo lui propose d’aller dans sa chambre. Outrée par cette proposition, au vu et su de sa mère, Cécile se sent atteinte dans sa pudeur, elle décide de suivre Hugo pour lui toucher deux mots (et seulement deux mots, rien d’autre). ‘Hugo, I’m sorry but I want to date an adult, not some pretense of a man who needs his mummy for coffee and a kiss goodnight. Our story stops right here right now’. Hugo,  l’air dépité, ne comprend pas la reaction de Cécile et ils se séparèrent sur son ultime discours ‘Oh Cecilia, you’re breaking my heart, you’re shaking my confidence daily, Oh Cecilia, You’re breaking my heart, I’m begging you please do come home’. Cécile dit non.
A suivre… 
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