Wallbanger

Le livre d’aujourd’hui m’a… surprise.

Je ne l’avais repéré nulle part, je ne connais pas l’auteur, je n’avais pas lu la 4ème, et à part que Cess me l’a collé dans les mains en me disant : c’est drôle, lis-le et dis-moi ce que tu en penses (sans aucune insistance bien sur, mais en mode là maintenant tout de suite alors que je venais de commencer un autre livre), je n’aurais jamais lu Wallbanger d’Alice Clayton.
 
Je suis une fille obéissante, et Cess me fait un peu peur aussi (il ne faut pas la contrarier elle pourrait ne plus me conseiller de livres après – et entre celui-là et Rule, je lui dois deux de mes meilleures lectures de l’année jusqu’à présent), alors j’ai sagement reposé mon autre livre et j’ai lu.
 
Vu le titre et la couverture, je pensais avoir affaire à une romance érotique. Wallbanger, c’est celui qui met tant d’enthousiasme dans son sport de chambre qu’il fait profiter ses voisins du délicieux bruit répétitif d’un lit qui tape contre un mur. Rien que ça. Tout en classe et en subtilité.
 
Raté. Je lis trop de romances, je commence à penser en termes de clichés. 

En même temps, Wallbanger !!!
 
Bien, ce n’est pas une romance érotique, ce n’est pas non plus une romance très classique. 

Caroline vient d’emménager dans son nouvel appartement, parfait sous tous rapports. Si l’on ne compte pas le concert dont son voisin lui fait profiter dès le premier soir. Ah, les joies du voisinage. Caroline est drôlement patiente, et tolérante. Elle attend quelques nuits avant d’aller frapper, furieuse, à la porte dudit voisin, pour lui demander de baisser d’un ton !
 
Bon, je ne vous fais pas un dessin, Caroline et le voisin, c’était mal parti mais cela va très bien finir. 

Je commence tout de suite par le minuscule petit bémol… Si la première moitié du livre est très dynamique, les répliques fusent, les personnages nous font rire et tout se met en place à la perfection, dans la seconde moitié, l’histoire ralentit pour se concentrer sur le développement de la relation entre Caroline et notre mystérieux voisin (ok, il a un nom. Simon.) et le côté piquant se perd un peu dans les torrents d’amour et de tendresse (oui je suis poète aujourd’hui) qui emportent nos héros.
 
Nous avons donc. Caroline qui est drôle, acide et sure d’elle, dans le meilleur sens du terme, amoureuse de son KitchenAid. Clive le chat qui se prend pour James Bond et tente de faire le passe-muraille pour rejoindre son grand amour. James Brown, pas le chanteur. Mimi et Sophia les meilleurs copines. Simon le beau gosse/voisin over sexy et à la hauteur de sa réputation, photographe de métier (même le métier est sexy, je swoone). Jillian et Benjamin. Des échanges de texto à mourir de rire (je me suis étouffée avec un Michoko). Des monologues intérieurs aussi à mourir de rire (même quand Caroline s’écoute un peu trop parler, elle reste drôle – elle se prend un peu pour Ana avec sa déesse intérieure parfois  mais je lui pardonne). Le Dr. Ross aka Georges what else ? Une couverture afghane (pas le pays). Un grooos objectif. Non pardon, je n’ai pas le droit de parler comme ça. Etiquette, princesses, tout ça. Je m’égare… 
 
Je disais donc, entre la trêve instaurée de manière bien précaire, les amis qui s’en mêlent, du pain à la courgette (jamais gouté mais ça à l’air bon en fait… enfin surtout si j’en crois les réactions de Simon) un séjour au lac Tahoe, dont plus de la moitié passé à boire dans un jacuzzi, des flots de vin, un pull irlandais, re-un voyage, en Espagne celui-là, des orgasmes culinaires, le soleil au bord de la mer (ahhhh le soleil… la mer… les vacances… j’en rêve là…), et un O (pas Oprah, non, l’autre, que la décence m’interdit de nommer) qui a disparu, la relation progresse petit à petit…. Pour finir dans un feu d’artifice de farine et de marmelade d’orange. Oui, certaines personnes ont des gouts particuliers, il ne faut pas juger. Je n’ai pas dit ce qu’ils en faisaient (non ce n’est pas ce que vous pensez).
 
Là où j’ai été vraiment surprise, c’est par la liberté de ton de l’auteur qui parle de sexe en appelant un chat un chat sans tomber dans la vulgarité. Une manière de parler qui m’a semblé aussi proche que possible de la manière dont on parle vraiment du sujet de nos jours. Jusque dans la question de ce fameux O perdu, et de la manière de le retrouver (non je n’expliquerai rien, allez lire et puis c’est tout) (na). Ton qui est en soi une innovation déjà suffisante pour que je sois toute vendue à la cause de ce livre (est-ce que cette phrase veut seulement dire quelque chose ? Je n’ai pas les idées très claires…). Ce qui fait que c’est pour moi une romance qui rentre un peu difficilement dans les petites cases des codes de la romance. A mi-chemin entre érotique et classique, et réussie, voilà ce que je peux vous en dire. Et la petite touche finale du dernier chapitre où j’ai carrément pleuré de rire. Je dis ça, je ne dis rien… Rien de plus en tout cas ! 
 
Bref. Le titre, la couverture, même la 4ème de couverture, nous font de la publicité mensongère. Mais ce n’est pas pour me déplaire et là, telle que vous me lisez, j’ai déjà mis la main sur les deux autres livres de l’auteur. Il faut battre le fer quand il est chaud (aucun rapport), j’ai envie de continuer à rire !
 
 
Alors merci, Cess, et bonne lecture à vous !
Chi-Chi
 
PS : On me souffle à l’oreillette qu’il s’agirait encore une fois d’une fanfiction de Twilight. Ce qui explique la tendance à la déesse intérieure hélas, si l’on marque l’étape par Fifty shades… Je vais vraiment devoir faire plus attention, nous sommes envahis mes amis ! 

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15 réflexions sur “Wallbanger

  1. Ca m'a l'air super! Sauf la partie fanfic à la fin que tu pourrais peut-être enlever et mettre en commentaire, parce que ça commence à saoûler, le concept de fanfic 😀 En effet, drôle de choix de titre. Je te dirai ce que j'en pense!!

  2. Convaincue je suis, je l'ai cherché (il n'est pas à la bib, malheureusement), je l'ai trouvé chez mon fournisseur officiel d'ebooks, je le lis dès que je peux! :DEt comment je fais, moi, pour travailler, maintenant? J'ai envie de le lire!!! 🙂

  3. Pas encore, malheureusement, les livres de la bibliothèque, l'Homme de ma vie et un certain Nicolas occupent tout mon temps en ce moment…Mais il est au chaud sur Gerry, alors dès que les différents hommes de ma vie me laisseront un peu de temps, je m'y plongerai!!!

  4. Il est trop bon, je sur-plussoire Chi-Chi, mes colocs et autres co-voyageurs du métro aux heures de pointe ont encore du me prendre pour légèrement instable à rire seule de manière sporadique. Ca fuse dans tous les sens, j'ai aussi adoré les textos et les surnoms que Caroline donne aux partenaires de Wallbanger (euh pardon, Simon). Au début je me demandais comment elle allait craquer pour un gars dont elle connaissait intimement le nombre de conquêtes (pas super romantique) mais ça marche super bien.

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  6. Pingback: Des livres en vrac | In need of prince charming

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