Ahoy captain !

Troisième année consécutive que je vous dévoile en cours d’été ma saga, aucune surprise donc. D’autant que certain(e)s d’entre vous auront retenu mes allusions plus, et surtout moins subtiles au thème qui va nous occuper ces prochaines semaines :

Le pirate de la romance

Ce thème est venu à moi, à l’insu de mon plein gré, alors que j’écoutais une chanson. J’ai alors réalisé que le pirate en romance est un thème vendeur. Le côté bad boy, l’élément liquide, le teint buriné par le vent, les cheveux aux pointes blondies par le soleil, vous ajoutez à cela l’aventure, le coté voyageur… le capital sexytude est bien là.

Il n’y a qu’à voir les trois pirates ci-dessus… Le premier est tiré du film « L’île aux pirates », et cette mèche blonde et ce sourire canaille ne sont pas sans un certain charme! Je ne devrais même pas à avoir à présenter le second, qui n’est autre que le formidablement romantique « Dread Pirate Roberts » du film « Princess Bride« . Quant au troisième, il s’agit de Hook, dans sa version « Once Upon A Time » – et pas Dustin Hoffman, qui bien que formidable dans le film éponyme, irradie moins de virilité que celui-là!

Cela n’a rien de grave, mais nos cerveaux rationnels de princesses ne peuvent que réaliser que « pirate » est de ces occupations que seule la romance peut nous vendre. Au même titre que voleur.

En effet, prenons le portrait robot d’un pirate (j’ai pour cela eu recours à un procédé honteux qui s’appelle le chantage, et j’ai échangé une séance de « plouf » avec les miniprincesses contre un portrait détaillé du pirate tel qu’ils (son altesse le dauphin était là lui aussi) le voient :

Sale, avec une jambe de bois, des dents noires et jaunes et des trous (l’hygiène buco-dentaires des munchkins est parfaite), un crochet à la place de la main (monsieur le dauphin aurait-il regardé Peter Pan ?), un perroquet sur l’épaule, un œil en moins et un bandeau avec une tête de mort sur le trou (dit avec l’œil frétillant de l’enfant qui trouve ça cool… J’adore!), des puces (décidément, le pirate ne se lave pas)… Ont aussi été mentionné des verrues, des « coutures » (comprendre des cicatrices), des chaussettes à rayures, une barbe ou des moustaches (tout dépend du munchkin interrogé), et du poil dans les oreilles (oui, je flaire un traumatisme là).

J’ai ensuite cherché à savoir quelles étaient, selon le trio munchkinien, les activités principales du pirate :

Il vole les gens. Il brule les bâteaux des gens, il fait du canon (j’imagine sur les gens), il se bat avec une épée et il boit de l’alcool qui pue.

J’aime l’esprit synthétique du munchkin. 
A présent passons au portrait-robot du pirate de romance:

Il est grand, il est beau, et pour une fois, il sent vraiment bon le sable chaud! (étant donné le temps qu’il passe au soleil des tropiques et sur les îles aux trésors paradisiaques, ce n’est pas trop dur). 
Il est charmeur, il est viril et un leader né. Il peut avoir des marques sur le corps, mention de sa bravoure au combat, mais rien d’aussi drastique qu’un crochet (qui pour les caresses n’est pas très pratique vous admettrez). Il est un peu canaille, profondément aventurier et il est mystérieux.
Le pirate glamour, c’est un peu le mec bien qui a viré bad boy et a tout quitté pour l’aventure. Quand il vous sourit, il vous promet des voyages jusqu’au bout du soleil couchant, et des nuits d’amour au bord de la lagune…

On est d’accord. Ce mec est un fantasme sur pattes. Et force est de constater qu’une fois encore la romance s’est un tantinet éloigné d’une réalité qui devait clairement être plus proche de la description munchkinienne, même si cette dernière n’inclus pas les carnages, agressions et autres actes de cruauté dont étaient plus que capable ces vils baroudeurs des mers (mais en un sens, ça m’arrange que leur innocence ait passé sous silence ce versant du portrait).

Quoiqu’il en soit, le pirate de romance a beau être sexy a souhait, vous vous demandez sans doute comment j’en suis arrivé à me dire :
Tiens, si je passais des semaines à me renseigner sur les pirates en tout genre dans la romance ?

Et bien, tout a commencé par une chanson. Oui, une chanson que je vous invite à écouter et qui en plus de vous dévoiler un détail de mon casier judiciaire de princesse, raconte une bien jolie histoire.



Pour résumer (pour les sales feignasses qui n’auraient pas tout écouté, niark niark). Une jeune fille se voit promise à 15 ans et plutôt que obtempérer elle décide de « se laisser prendre par la mer » (comme dirait un certain poète français) et sous les trait d’un garçon se fait enrôler en tant que mousse sur un bâteau. C’était sans savoir que le capitaine du-dit navire n’était autre que son fiancé… Pendant 7 ans ils voyagent sans se reconnaître et au retour, se tombent dans les bras l’un de l’autre. Happy end, envolée de poissons volant, et arc-en-ciel made in le roi Triton.

Alors que j’écoutais la chanson pour la 14ème fois, et alors que je réalisais que l’histoire était un parfait synopsis de romance pirate, je me suis interrogée sur les éléments qui font que soudainement la romance pirate est formidable et inoubliable.

Comme à mon habitude, j’ai cherché dans tous les genres et toutes les époques, mais hormis notre amie Julie James qui nous a régalé d’un pirate informatique, je n’ai pu que constater que le pirate est un héros typique de la romance historique.

Très à la mode il y a une quinzaine d’années, il est quelque peu tombé dans l’oubli (tout relatif) et peuple moins les étagères que les highlanders. Mais comptez sur moi cet été pour vous faire découvrir du pirate à la pelle. Et histoire de bien vous appâter, sachez que le programme comprend, des auteurs telles que Johanna Lindsey, Mireille, Calmel, Julie Garwood, Teresa Medeiros ou encore Shirlee Busbee!
 
Bon lundi,
Tam-Tam
 
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10 réflexions sur “Ahoy captain !

  1. La seule romance avec un pirate que j'ai lue, c'est Maiden Lane 3, avec Mickey O'Connor.Et là encore, on est loin de l'image habituelle du pirate puisqu'il n'a même pas de bateau et qu'il ne navigue pas non plus 😉

  2. ahhhh Hook !!!! pfiouuu comme quoi l'eye liner sur les hommes ça peut faire un certain effet :Dsinon je suis très fière d'avoir pensé au sel pirate contemporain !et je suis tombée sous le charme d'un pirate historique la semaine dernière … L capitaine James Malory dans Passagère Clandestine !j'attends donc cette saga avec impatience !

  3. Aaaahhh oui, T. a longuement hésité à le mettre dans la liste, le Malory! Un grand souvenir! Il aura son heure de gloire aussi un de ces jours… 🙂

  4. hahahaha…les pirates depuis le port. cela m'a toujours beaucoup fait rire!mais j'aime qu'il garde les attributs sexy de bad boys qui en font des héros very yummy!

  5. Pingback: Relectures de l’été | In need of prince charming

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