Ça a commencé comme ça

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Dear Angéla Morelli,

 

C’est toute tremblante d’émotion (et un peu aussi de manque de sommeil) que je prends la plume (et le bout de mon clavier) pour vous écrire.

J’ai terminé « Ca a commencé comme ça » à précisément 1h27 la nuit dernière.

Et pour être plus précise encore, je m’étais couchée à 22h53, pleine de bonnes intentions, me disant « Allez, juste quelques pages, et vite au dodo, la semaine est déjà assez rude comme cela ».

L’un des problèmes majeurs de votre livre, c’est que vous nous dites que « Ça a commencé ». Et moi, en bonne lectrice frustrée, j’aurais apprécié que vous continuiez à me dire comment cela avait continué pendant 250 ou 3470 pages de plus. A peu près. Un truc qui commence comme ça, on aimerait ne pas le voir se terminer en fait…

Mais puisqu’il faut bien que dans la vie, tout ait une fin (et je constate que la fin des vacances arrive toujours bien plus vite que celle d’une journée de travail), cette lettre aussi va se terminer.

Et pour finir en beauté, je glisserai les quelques raisons (mais pas trop) qui font que je vais mettre ce livre entre les mains innocentes de quelques personnes, dans les semaines/mois à venir.

Tout d’abord parce que vous avez très bon gout en musique. Tout auteur qui peut me citer mes chansons préférées de Michel Sardou et dans la foulée me faire découvrir une chanson inconnue de Michel Delpech mérite mon admiration/ma reconnaissance éternelle.

Ensuite, parce que j’ai appris à faire des confitures avec Flore. J’admets ne pas avoir encore tenté la mise en pratique, mais c’est uniquement parce que je n’ai pas de marmite en cuivre à disposition. Oui, on dit une bassine en vrai, mais c’est tout comme. Et puis admettez que Flore a un délicieux petit côté sorcière, entre ses cheveux roux (oui oui c’est une vraie rousse, c’est ça, merci monsieur), sa bicoque qui tombe en ruine, son chien à trois pattes, ses chats, ses alambics, ses marmites, ses plantes médicinales, et bien sûr, ses croissants. Et oui, dans mon univers, les croissants relèvent de la pure magie. Peu importe qu’ils se mangent (je précise que j’ai faim) ou qu’ils soient accrochés dans le ciel.

Par contre, je n’aime pas le beau blond ténébreux. Mais alors pas du tout. J’ai un problème de prénom. Quand on s’appelle Corto on est un beau brun ténébreux madame. C’est quoi cette incohérence scénaristique ?

Bon, comme il est tatoué, je veux bien vous pardonner cette erreur. Mais sachez que cela me coute. J’ai été obligée de prendre une photo de David Beckham en fond d’écran pour me mettre dans l’ambiance. Un vrai calvaire. Les sacrifices que les lecteurs font pour essayer de comprendre les auteurs parfois, vous n’avez pas idée… En plus il m’a donné chaud, j’ai tourné de l’œil dans le métro. C’est à peine plus glamour qu’un bouquet de ronces. Et ça manquait de preux chevalier pour me ramasser. Et de mûres.

Chère Angéla Morelli, vous croyez que la pathologie dont souffre Flore pourrait être contagieuse à travers le grain du papier ? Elle aussi, elle a souvent chaud en présence de Corto…

Dans l’attente de votre réponse,

Kiss kiss,

Chi-Chi

 

Chers lecteurs, maintenant que vous avez pu apprécier ma prose un peu idiote, et être témoin de ces drôles de lettres que je m’amuse parfois à envoyer aux auteurs que j’aime, je vais vous glisser quelques mots de plus sur ce livre :

L’héroïne se met en scène dans sa propre vie, c’est doucement dingue, c’est tendre aussi. Il y est question du sud de la France en été, de soleil et de shorts, de confitures bien sur, mais aussi plus généralement de nourriture. C’est une histoire terrienne. Attachée à la terre. Ancrée dans les lieux qu’elle habite, dans son quotidien, ses habitudes, ses produits et ses excentricités, dans tout ce qui fait que l’on est chez soi quelque part. C’est une histoire pétrie de souvenir aussi, de retour sur ce qui a fait Flore et l’a construite.

Je dirais que c’est une romance « light », dans le sens où c’est plus l’histoire de Flore que celle de Flore et Corto. Je voudrais pouvoir parler aussi de Flore et sa mère, mais les mots ne viennent pas pour aborder ce sujet délicat. Alors je vous laisse sur un autre mot : c’est une jolie histoire, avec quelques moments de franche émotion, et des éclairs d’humour. C’est un roman…

Allez, je lance le mot, je sais qu’il est attendu par quelques experts.

C’est un roman feel-good ! 🙂

(et ça sort demain!)

Bonne lecture,

Chi-Chi

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Mêlée à deux – Harlequin 100% Rugby

 

Pour ceux d’entre vous qui vivent sous un caillou (ou qui n’en ont tout simplement rien à faire, c’est possible, cela existe, j’en ai fait partie pendant longtemps) (et moi aussi, j’avoue), je vous fais une petite mise à jour :

La coupe du monde de rugby commence cette semaine.

Et cette année, la coupe du monde a lieu chez moi (outre-manche donc).

(Là, en revanche, t’es une petite veinarde, parce que tu vas voir défiler de l’ultra beau gosse viril mais correct, plein de poils et de testostérone. Je suis jalouuuuuse.)

Vous pensez bien que j’étais sur le coup, et que j’ai des places pour aller voir un match depuis un an. (re-jalouse) Et vous pensez aussi que quand HQN – Harlequin décide de sortir une série spéciale coupe du monde de rugby, avec dans le tas, une nouvelle de ma copine Angéla Morelli, je me suis aussi mise sur le coup !

Je vous présente donc Mêlée à deux, d’Angéla Morelli, en vente dès vendredi.

Oh by the way, vous avez cru que c’était T. qui commentait cette semaine? Raté!!! Pour l’occasion, j’ai invité Angéla Morelli en personne à venir commenter!

BONJOUR ANGELA!!! Welcome! 🙂

Alors pour commencer, j’ai un gros gros problème avec ce livre : il n’est pas livré avec le monsieur sur la couverture.

(Moi aussi, j’ai trouvé que c’était un problème. Mes copino-collègues chez HQN aussi, d’ailleurs. Du coup, on a envoyé une pétition à nos éditrices bien-aimées pour demander pourquoi on n’avait pas été invitées au shooting. Elles ont juré que ça ne se produirait plus.)

J’espère bien!!! Autant vous dire que j’aurais bien crié à la publicité mensongère, mais il parait que cela ne fonctionne pas comme ça dans le monde de l’édition.

Triste réalité…

Mêlée à deux, c’est donc Eugénie, la geekette – mon héroïne préférée en contemporains, soit dit en passant, je la vois assez bien comme la wallflower des temps modernes – aux cheveux roses, qui vit dans la campagne pas loin de Montauban – ville que l’on ne devrait jamais quitter si j’en crois mes références.

(Tu connais une Polonaise qui en boit au petit-déjeuner ? Hu, hu, pardon, mais moi aussi j’adore ce film. Et je sais qu’Eugénie aussi.)

C’est curieux chez les marins, ce besoin de faire de phrases… On va monter un club « Fans des Tontons flingueurs », et on invitera Eugénie, mais seulement si elle nous ramène son rugbyman…

Car Mêlée à deux c’est aussi Rodrigue, qui fait à notre Eugénie à peu près autant d’effet qu’un coup de soleil sur une glace à la menthe.

(Han, j’adore l’image.)

Chaud. Chaud chaud chaud. Très chaud.

C’est que notre Eugénie tient avec sa tante une maison d’hôte, et que Rodrigue fait partie d’une équipe de rugby, et que ces pauvres petits malheureux, en pleine saison d’entrainement, se retrouvent à la rue parce qu’un orage est venu câliner le toit de leur centre de vacances. Et que donc, débarquent dans la maison 7 rugbymen bien sous tous rapports (enfin presque), dégoulinants de phéromones – même moi j’étais affolée à travers l’écran de mon Kindle

(venant de toi, je prends ça comme un super compliment et je couine de plaisir !)

Merci! Je reprends donc : et qu’il va bien falloir les nourrir, et surtout, arrêter de se casser la figure à chaque fois que notre héroïne se laisse distraire par les beaux yeux de notre héros !

Enfin je vous dis ça, mais j’ai adoré voir Eugénie perdre tous ses moyens, et m’éventer un peu au passage parce que j’en perdais mes moyens. Il faut dire que, toute féministe que je puisse m’autoproclamer, le fantasme du sportif, ses muscles magnifiques, sa… puissance…

(j’ai vraiment cru que tu allais oser écrire autre chose, petite coquine)

Eh non, je suis digne, je reste digne, je me contrôle. Enfin j’essaye! Sa puissance donc… tout ça, tout ça… cela fonctionne à 3000%.

(ooooh, je couiiiiiiiiine en battant des mains !)

Conclusion ? Comme si vous aviez besoin que je vous en dise davantage… Eh bien Mêlée à deux, c’est drôle, c’est sexy (why am I not surprised ?)!

(j’espère bien, j’ai tout donné sur ce coup-là !)

C’est une nouvelle donc c’est court mais c’est drôlement efficace et émouvant aussi par moments, tout n’étant pas toujours rose et simple au royaume de la romance…

(ah bon ? Tu as pleuré ?)

Ah ah, non, mais j’ai couiné, c’est presque aussi bien! Et enfin, pour finir le pitch, c’est dans le thème de la saison, et c’est à lire dès vendredi !

Bonne lecture,

Chi-Chi

(Rho, merci pour ce billet qui ravit mon petit cœur tout mou !)

Angéla

Contemporain plus ou moins inspiré

Pas de 4 mains aujourd’hui, j’ai envoyé T. prendre des vacances, pendant que je lis des contemporains à tour de bras, et qu’elle se met à jour en Eloisa James et Elizabeth Hoyt…

Huhuhu… chuuutt, ne dites rien, mais en fait je suis quand même là, en mode clandestin. Bon, il est évident qu’au moment où vous lisez ces lignes le pot-aux-roses a été révélé, mais à l’heure où j’écris ces lignes, je ricane.

Du coup j’ai pas mal de choses à rattraper, avec une petite booklist de bon et un peu moins bon. On attaque !

A Bollywood affair de Sonali Dev : recommandé à de multiples reprises et qui est bien à la hauteur de sa réputation, une histoire très tendre et touchante, avec une héroïne qui vit un tel décalage entre ses différents univers que l’on ne peut que comprendre ses réticences à lâcher prise sur son passé. Oui, le postulat de départ va nous paraitre incroyable, et oui, plus d’une situation est complètement tirée par les cheveux, mais cela fonctionne ! Le contraste entre Inde traditionnelle et moderne est bien amené, on comprend tout sans avoir l’impression que l’on nous fait la leçon, c’est un bonheur. Et puis le héros… *soupir* très très charmant…

Moui… moui… ma chère C., tu me connais, moi et le Bollywood. C’est juste Pas. Possible. Même en littérature, j’ai la musique aux accents stridents, le curry et les épices et les overdoses de couleur qui s’imposent dans mon esprit. 

L’amour est dans le foin d’Angela Morelli : c’est la Picardie sous le soleil, déjà, ensuite c’est une héroïne qui manie la truelle et la scie sauteuse sans sourciller, et cela me plait, vous n’avez pas idée ! Ouste, dehors les héroïnes fragiles qui pleurnichent dès qu’elles se cassent un ongle, ici Louise n’a pas BESOIN d’un homme pour assurer dans sa vie. Elle en a envie, et c’est là toute la différence. Son histoire est vaaaaaguement inspirée de P&P – pour ma plus grande joie – et le héros (chut il ne faut pas dire son nom) est délicieusement réel. Et touchant… Miam.

Celui là, il faut que je le lise. Vraiment.
Faudrait juste que les étoiles s’alignent de nouveau pour que la lecture d’un contemporain soit possible. Mais pour moi qui ais la peur panique de la scie ou tout outil qui pourrait me priver d’un membre, je ne suis que respect devant Louise. 

Rise de Karina Bliss : Zander est un personnage secondaire récurrent de l’auteur, et depuis What the librarian did (où il joue quand même le méchant de l’histoire), j’attendais d’en savoir plus sur lui. Malheureusement, si le livre est agréable, il n’est pas à la hauteur de mes attentes. Nous retrouvons le big bad boy du rock and roll complétement transformé, se débattant encore avec quelques démons mais à peine. Toute la transformation s’est faite loin de notre regard, et nous n’en saurons pas grand-chose. Alors oui, c’est chou, oui, son héroïne est bien car elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, oui, ils m’ont donné des papillons tous les deux. Mais quand même, c’était un peu dommage.

Je ne suis plus si bad boy que cela. C’est mal?
Par contre, si tu me vends du rake, je soupire et je couine… Va comprendre!

The greatest love story of all times de Lucy Robinson : je continue ma découverte de l’auteur parce qu’elle me parle de ma ville… Son héroïne est complétement barrée, je ne vois pas comment ou pourrait le dire autrement ! C’est aussi une anglaise très typique, avec son sens du style particulier et son amour pour le gin tonic. Quant à la fameuse histoire d’amour, elle est secondaire pour moi. Ici c’est l’histoire de Fran, de comment elle grandit, prend sa vie en main, évolue et à la fin, retrouve l’amour. C’est super choupi trognon, si l’on fait abstraction du rôle que ses amis jouent (ou ne jouent pas) dans l’histoire. RAH frustration !!!! Mais il y a aussi une amourette en bonus choupi trognonne elle aussi alors cela fait passer le temps…

J’ai comme la sensation que ma ville actuelle te ferai vachement moins rêver…
Brive, son clocher, ses ruelles… et ses habitantes pas du tout excentriquement anglaise…
Par contre, on a des rugbymen dans le coin, ça peut vendre tu crois le mollet d’un rugbyman?

Deep de Kylie Scott : le tome 4 de Stage Dive, le volet de transition avec la série suivante, que tout le monde se rassure, l’auteur n’en a pas fini avec ses rockeurs ! Ben oui parce qu’au passage, on rencontre plein de nouveaux personnages secondaires qui sont juste des énormes appâts pour les livres suivants (celles qui l’ont lu, suivez mon regard, les autres je reste digne et silencieuse). Bon, vous l’aurez senti, pas de coup de foudre pour ce livre. Ben y est complétement absent, c’est presque un personnage secondaire de sa propre histoire ! Nous n’apprenons presque rien sur lui, il ne parle pas, il interagit à peine avec Lizzie (en dehors des textos, qui eux sont hyper cute), bref, c’est un pâle reflet de ce que devrait être un héros. Ceci dit, bon, on revoit les autres membres du groupe, en particulier Mal, alors j’ai couiné. Mais pas sur les héros…

Quoi, on serait obligé d’être le personnage principal de sa propre histoire? Tu en demandes beaucoup non? C’est un peu comme demander à être l’acteur de sa propre vie, ou maîtriser sa capacité à rougir et à frissonner à la lecture d’une belle histoire avec un héros couinant…
Franchement, ce que tu demandes aux auteurs parfois…

Almost like love d’Abigail Strom : J’aime bien l’auteur, je sais que c’est du Harlequin pur sucre, et j’ai eu exactement ce que je voulais. Une romance mignonnette, avec un héros qui est plus compliqué que les premières apparences ne le laissent penser et surtout, surtout, une héroïne geek ! Il y a une telle pénurie de femmes geeks en romance (et en général d’ailleurs), que j’ai sautillé partout en découvrant que son chat s’appelle Gallifrey ! (les initiés comprendront) Pour moi, un vrai chouette moment de lecture, tout en douceur et familiarité.

Gniiii!!!!!!! Gallifrey!!! Je valide à mort! et puis je veux un poisson rouge qui s’appellerait Chewie!!
Tu crois qu’elle porte une écharpe à rayures?

Anticipation de Sarah Mayberry : un héros qui donne toutes les apparences d’un playboy – surtout si vous avez lu Satisfaction – et qui se révèle littéralement ! Il est top, patient, compréhensif, amoureux, un vrai régal ! Blue est une héroïne complexe et il se montre vraiment à la hauteur. Du coup, je n’ai rien de plus à dire si ce n’est que Sarah et moi, on va devenir copines de chaussures, car elle offre à Blue pour son anniversaire des bottes Fiorentini and Baker qui sont juste les motardes de mes rêves les plus fous !

Conseil de princesse: ne jamais se mettre en Chi-Chi et une paire de chaussures ^^

Bonnes lectures,

Chi-Chi

Et T. en sous-marin