Married by monday

La semaine dernière, je vous dévoilais ma quête inaboutie du Colin inconnu…
Quête qui, à défaut de porter ses fruits, m’avait fait découvrir un roman surprenant, lequel, tout en surfant allégrement sur un des clichés les plus éculés de la romance, avait tout de même réussi à ne pas tomber dans des écueils pourtant très nombreux!
Il faut dire que réussir une romance contemporaine sur le schéma du mariage de convenance n’est pas donné à tout le monde! J’admets que les détracteurs des clichés et les sceptiques en tout genre ne résisteront sans doute pas à l’envie de réduire l’histoire en cendres, mais j’ai choisi pour ma part d’y croire, et d’aller jusqu’à acheter le tome suivant, et de le lire en un temps record pour vous le présenter aujourd’hui.

Married by monday de Catherine Bybee suit plus ou moins le même genre de schéma. Et à bien y réfléchir, je pense pouvoir m’avancer sans trop de crainte et dire que la série entière sera construite sur des unions "flash éclair" de type "mariage arrangé" & Co.
Ce fut d’ailleurs très intriguant pour moi : ouvrir un livre (et pour une fois savoir que c’était un contemporain que je tenais dans les mains) et me demander comment l’auteur arriverait à me faire croire à son histoire de mariage arrangé une nouvelle fois.
Carter Billings est le meilleur ami de Blake, le héros de l’opus précédent. Jeune politicien en plein boum, il a pu assister avec plaisir à la chute de son ami. Car contrairement à Blake qui s’annonçait comme un héros cynique et sombre, Carter fait partie du gang des éternels optimistes et autres personnages solaires qui vous illumine un livre par sa bonne humeur et ses facéties.

Et Carter en pince pour Eliza, l’associée de Sam (oui, on garde les choses dans la famille, c’est plus simple). Mais Eliza ne semble pas intéressée par une relation sérieuse, elle aime rester à l’écart et envisager une relation avec un politicien n’est pas vraiment compatible avec l’ombre (comprendre rester dans l’ombre hein, pas aller en prison)…

Pourtant, les joutes verbales dont ces deux-là nous régalent n’est que la manifestation la plus visible d’une étincelle de sensualité dont ils ont tous deux conscience…

Fort heureusement, le sort passe par là, la réputation et l’image de notre gouverneur en herbe est en danger et voilà Eliza propulsée sur le devant de la scène, liée à Carter dans une union de forme (et j’insiste) (et ce, malgré les fameuses étincelles)…
Je ne vous en dévoile pas plus, mais sachez que des secrets dévoilés vous attendent au bout du chemin, et que si cet opus m’a moins plu que le premier, c’est surtout car j’ai toujours eu un faible pour les bad boy torturés et que la personnalité solaire du héros est moins en accord avec ma tendance à préférer Batman à Superman…
 
Bonne lecture,
Tam-Tam
 

Wife by wednesday

Vous ne le savez peut-être pas, mais cet article, cela fait plusieurs mois que je le prépare.

J’ai commencé à y réfléchir cet été, alors que j’écumais les librairies et explorait leurs rayonnages à la recherche de LA perle.

Pourquoi, me direz vous? Ce jour n’a en aucun cas l’air particulièrement significatif pour le monde de la romance, ou pour notre blog puisqu’on fête rarement son 267ème article…

Mais aujourd’hui est un jour… hors du commun, puisque nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire de Chi-Chi, qui va sans doute me détester de révéler son secret en ces lieux, mais qu’importe, ce n’est pas tous les jours qu’on fête la naissance d’une princesse!

Et pour l’occasion, figurez-vous que j’ai cherché le Saint Graal… Une romance avec un Colin.
Vous vous souvenez de cette théorie qui veut que tous les Colin soient des héros inoubliablement formidables? Et bien cet été, je caressais l’espoir de tomber sur un Colin que Chi-Chi n’aurait pas encore dépisté et j’avais pour plan de le lui offrir sur un plateau pour son anniversaire (le livre, pas Colin, bande de petite gourgandines!).
Mais c’était sans compter sur la rareté de ce héros. On ne débusque pas le Graal aussi facilement…
Je suis donc rentrée bredouille de Colin, mais j’ai déniché une petite surprise que je me propose de vous présenter aujourd’hui.
"Wife by wednesday"  de Catherine Bybee fut une surprise, et pas des moindres! J’ai acheté ce livre sur son titre, qui me rappelait furieusement "Married by morning" de Lisa Kleypas. Un livre qui m’évoquait la série chouchou des Hathaway ne pouvait qu’être prometteur. Le titre fleurait bon le mariage arrangé entre deux familles (les préférés de Chi-Chi), une histoire régence où nos héros apprennent à se connaitre envers et contre tout… Bref, un "contractuel" comme nous les aimons.

Et en fait, je n’aurais sans doute pas pu me fourvoyer plus sur ce livre. Même la couverture ne m’a même pas mis la puce à l’oreille… Mais je ne regrette rien, la surprise n’en a été que plus délicieuse!

Car ici, point de robe à corset et de bal chez monsieur le conte… Nous sommes au 21ème siècle, la femme libérée travaille et l’homme est parfois au foyer, et les marriages arrangés ne vendent plus vraiment du rêve…

Enfin ça, c’était sans compter les exceptions…

Sam Elliot est en effet une experte en mariage arrangés. Qu’ils soient motivés par l’argent, l’héritage ou la bienséance, les unions qu’elle arrange sont toujours "de convenance". Et c’est exactement ce dont a besoin Blake Harrison. 

En effet, le testament (comme la romance sait si bien les faire) de son défunt père l’oblige à se marier dans les plus brefs délais, sans quoi l’intégralité de sa fortune lui glissera entre les doigts. 

On pourrait croire Blake motivé par le pouvoir et l’argent, dur et autocratique… Mais pas que. On pourrait croire la délicieuse jeune femme qu’il va épouser (dont je tairais le nom) vénale, manipulatrice et entretenue (comme peuvent l’être les "femmes trophées")… Mais pas que.

L’auteur réussit ici un tour de maitre, elle m’a vendu du rêve. 
Elle m’a fait croire en cette romance au schéma venu d’une autre époque. J’ai aimé voir les personnages se dévoiler doucement. J’ai aimé les débats de conscience que les sentiments font naitre chez eux, et j’ai aimé les voir se rendre à l’évidence. 
J’ai aimé les personnages annexes, les dialogues plein d’humour. J’ai aimé savoir que tout allait bien se finir, sans savoir ce qui allait  se passer. 
Et j’ai aimé la surprise de cette romance contemporaine que j’ai ouverte comme un historique. J’ai aimé que l’auteur me fasse avoir tort lorsqu’au moment de la réalisation de ma méprise, j’ai pesté : "Pfff… Genre, un contractuel contemporain… Mais. Bien. Sûr."

J’ai tellement aimé, que j’ai immédiatement acheté le suivant… Mais ne soyons pas trop gourmands aujourd’hui, il ne faudrait pas ruiner notre appetit!
A défaut d’un Colin… 
 
Bon anniversaire ma chère, et bonne lecture!
(Promis, l’année prochaine, je réussis à t’avoir Hugh Jackman sur un plateau)
Tam-Tam