La réelle hauteur des hommes

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Déjà il y avait le titre. Que je n’arrêtais pas de lire à l’envers « La hauteur réelle des hommes ». Ah non pardon, « La réelle hauteur des hommes », par Jo Ann Von Haff. Ce qui, il faut bien l’avouer, est plus poétique ! Un titre qui m’intriguait donc. La hauteur des hommes? Sens littéral ou figuré ? L’homme, cet animal si petit à l’échelle de l’univers ? Un mystère à sonder…

Et c’est une histoire qui parle de blog, pour une double bloggeuse comme moi, c’est aussi un sujet d’attraction.

Il y avait la couverture encore. J’aime les couvertures dessinées surtout quand elles sont réussies ! (j’ai même eu la chance d’en faire aussi de mon côté, rien à voir mais c’est pour vous dire que je suis sensible à la question) (de toute façon, la couverture en romance, vous savez ce que l’on en pense ici !)

Enfin il y avait le résumé qui m’attirait suffisamment pour qu’exceptionnellement, je vous le mette ici tel quel au lieu de vous le réécrire à ma sauce. Pour ce roman, la pub a donc été parfaitement réussie et des mois avant la sortie, il était déjà sur ma wish-list…

Mélanie, jeune illustratrice, ne commence pas sa journée sans avoir lu le billet de neuf heures du blog La Réelle Hauteur des Hommes. Elle ne veut pas se l’avouer, mais elle a le béguin pour Littlejohn, son auteur anonyme. Sa meilleure amie, Alice, se moque constamment d’elle. Comment avoir le béguin pour un homme qu’on n’a jamais vu, et qui écrit exactement ce que les filles en mal de Prince Charmant veulent lire ?
« Littlejohn » cache plus que son vrai nom derrière ce drôle de pseudonyme. La relation virtuelle qu’il noue avec Mélanie est aussi inattendue qu’enivrante. Mais plus ils se rapprochent, plus s’impose à lui la question : est-il prêt à se dévoiler ?

Voilà, vous n’en saurez pas plus. Parce que c’est un roman inattendu, un roman qu’il ne faut pas spoiler. Un roman pour lequel j’ai deviné le twist seulement quelques pages avant qu’il ne soit révélé et un roman qui traite ses personnages avec une grande délicatesse.

Il y a Mel, l’artiste à la discipline de fer, ce que j’admire mais, vraiment, existe-t-il des gens sur terre qui puissent se plier à un tel rythme avec la régularité d’une horloge suisse? J’y crois assez peu mais c’est probablement parce que je suis une grande flemmarde désorganisée. Ou pas. Mais une chose est certaine, Mel ne répond pas au cliché de l’artiste qui travaille quand l’inspiration lui chante et qui se promène tranquillement le reste du temps, et pour cela seulement, elle gagne des points !

Il y a Littlejohn, dont j’aimerai tellement pouvoir lire le blog moi aussi, et ce sentiment de fascination que l’on peut éprouver pour des personnages virtuels, d’admiration pour leur plume, pour leur façon de voir le monde et de nous le faire partager, cette relation qui s’établit parfois entre l’auteur et son lecteur, dans l’ambiance anonyme d’un contact virtuel. Il y a ce bloggeur qui mène un peu la vie qui fait rêver tous les autres, celle où l’on peut vivre de sa plume. C’est d’ailleurs mon reproche à l’auteur, de n’en avoir pas appris plus sur comment Littlejohn est devenu Littlejohn, professionnellement. Mais je soupçonne chez Jo Ann une volonté de garder la recette du succès pour elle, vraiment je ne vois que ça! Il y a donc un héros qui n’est pas un cliché ambulant d’homme blessé par la vie (même si il à ses problèmes, ne rêvons pas) et qui m’a touché…

Il y a les personnages autour, les parents de Mel et ses amies, qui forment un décor discret pour notre couple principal. Et il y a, tout du long, ce message de différence et de tolérance profonde, qui semble ne même pas être vraiment là tant il est une évidence sous la plume de l’auteur. Vous vous souvenez que l’on a déjà parlé de la valeur éducative de la littérature? Qu’il s’agisse d’éducation sexuelle ou de mélange interculturel, le sujet reste d’actualité et ici, les différences entre nos héros lui offre un parfait terrain d’expression.

Il y a de la tendresse, de l’humour, de l’art (l’art et moi…), des blogs et de l’écriture, de l’amour et du temps qui passe (et une histoire où tout ne se règle pas en 10 jours, ce qui est assez exceptionnel pour être noté).

Je vous quitte sur ces bonnes paroles, en vous recommandant chaudement de vous précipiter sur La réelle hauteur des hommes, de Jo Ann Von Haff, aux éditions Laska… (Livre qui, pour ceux qui ne me suivent pas sur FB, a quand même réussi à me faire rater ma station de métro la semaine dernière, exploit rare !)

Bonne lecture,
Chi-Chi

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19 réflexions sur “La réelle hauteur des hommes

  1. Ta chronique donne très envie, et surtout, je vois qu’il y a plein d’ingrédients pour te plaire, toi, à commencer par le côté artiste et bloggeur. C’est toi qui a inspiré l’auteur?

    Et moi, ça me plairait?

    • 😀 non on ne se connait pas avec l’auteur, mais c’est vrai qu’il y a des éléments qui me parlent!
      Et oui, je pense que cela te plairait!!!

  2. Alors, je l’ai lu et ça m’a vraiment beaucoup plu! Décidément cette semaine est pleine de bonnes surprises 😉

    C’est un livre très original, avec un style assez réaliste mais beaucoup de charme. Il m’a fait pleurer et sourire.

    Ca fait plaisir de lire un livre francophone aussi différent, qui ose aller là où peu d’auteurs seraient allés… Merci à l’auteur et à Laska!

  3. Je ne sais jamais trop bien si je dois répondre (ou pas) aux billets concernant mes romans… mais un mois plus tard, je me dis que je peux…!
    Alors merci beaucoup, Chi-Chi, pour cette superbe chronique qui me donne toujours autant le sourire.

  4. Ah oui, c’est vrai que je t’ai texté à un moment « il faut qu’elle le présente à ses parents! Qu’est-ce qu’elle attend? » et ensuite « ok, ça y est » 😀
    Tu savais que je l’avais lu et en plus que je m’étais laissé entrainer dedans, donc 😉

  5. Curieusement, à peine inscrite aux Editions Laska, c’est le premier livre sur lequel je me suis jetée. Il a occupé une partie de ma nuit, et ce matin, j’ai failli (mais seulement failli moi) moi aussi louper ma station de métro ! 😉 Quelle idée aussi de l’ouvrir alors que je n’avais que 3 stations ?

  6. Pingback: Des livres pour Noël | In need of prince charming

  7. J’ai appris donc que le livre a été réédité chez Hachette / Black Moon. Est-ce qu’il y a beaucoup de différences? Apparemment ça plait beaucoup!!

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