Beauty and the mustache

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Ça y est, tout le monde a bien fait sa rentrée, acheté ses cahiers et son agenda, rangé son bureau et pris des bonnes résolutions ?

De mon côté, j’ai commencé un nouveau travail, trié ma penderie et lu un livre que j’attendais avec impatience (ok, pas qu’un seul, mais c’est pour la prochaine fois) !

Faisons bref avec le résumé du tout nouveau Penny Reid, Beauty and the mustache : on retrouve Ashley, membre de notre groupe Knitting in the City, et après Janie, Elisabeth et Sandra, il était temps pour elle d’avoir son happy end.

Ash retourne chez elle, dans le Tennessee, qu’elle a quitté 8 ans plus tôt pour ses études. Elle ne rentre pas de gaité de cœur puisque sa mère est malade et que c’est à peu près la seule raison au monde qui aurait pu la convaincre de revenir. Entre les souvenirs d’un père psychopathe et six frères assez peu tendres avec elle, il n’y avait pas grand-chose pour l’y inciter, il faut bien le reconnaitre.

Mais voilà, Ash est de retour, et les choses ont bien changé en huit ans.

Je ne vais pas en dire beaucoup sur l’intrigue, parce qu’à la différence des tomes précédents de la série, ce livre se concentre sur Ash, sa famille, ses relations avec ses proches, et bien sûr, Drew et leur histoire d’amour. On retrouve l’humour de Penny mais les grands retournements de situation rocambolesques ne font pas leur apparition ici (enfin presque pas), et c’est une romance toute en nuances et en tendresse qui se développe sous les yeux du lecteur.

C’est une romance dans le tout premier sens du terme, c’est une histoire d’amour profond avant d’être une histoire d’attraction. C’est une histoire qui prend son temps, une histoire où la séduction passe bien plus par l’esprit que par le physique. Ash parle de cet amour dont elle ne veut pas, elle le compare à est un feu qui détruit tout sur son passage et ne laisse rien derrière lui. Mais Drew est différent. L’amour avec Drew est une pluie d’été, bienfaisante, qui nourrit et régénère, vous enveloppe en douceur, vous surprend parfois par sa force mais toujours vous laisse apaisé, qui ne s’arrête que pour mieux vous laisser respirer et revient quand vous en avez besoin… C’est une eau constante, à la force tranquille et puissante…

C’est aussi la toute première fois de ma vie que je surligne des passages d’un livre pour les relire plus tard. La poésie qui infuse tout le livre m’a laissée toute bouleversée, la gorge serrée…

Surtout quand Ash parle de son type d’homme : « My type has a romantic soul. He’ll make my brain and my heart fight over who gets him first. »

Mon type d’homme à une âme romantique. Mon cœur et ma tête se battront pour savoir lequel l’atteindra en premier.

Surtout quand Drew parle du feu à Ashley, dont le diminutif signifie « cendre » :

« I love fire the most because of what it leaves behind » (…)

– What does the fire leave behind? Destruction? Death? (…)

– Ash – the fire leaves ash. »

J’aime le feu plus que tout pour ce qu’il laisse après son passage.

Que laisse le feu après son passage? La dévastation? La mort?

Ash –  le feu laisse Ash.

Surtout quand Drew parle de la distance, et rejette toute unité de mesure. Il n’y a que deux unités qui comptent, dès qu’Ash est concernée :

« Here, not here ».

Là, pas là.

Mais il vous faudra tout lire pour comprendre vraiment la portée de ces petits passages et tous ce qu’ils révèlent sur nos personnages…

Dans ce livre (et je le précise parce que j’imagine bien que ce ne sera pas le cas pour tout le monde), je me suis identifiée à mort à Ash, à ce qu’elle pense de l’amour, à la relation qu’elle a avec ses frères. C’est assez fantastique chez Penny cette capacité à me parler de situations psychologiques complexes que j’imagine, elle n’a pas vécu (ou alors elle nous ment, et elle a 92 ans pour avoir vécu tant de choses) – elle fait mentir cette idée selon laquelle on ne parle vraiment bien que de ce que l’on connait.

Il y a donc Ash, qui traverse une période pas simple de sa vie, et qui ne cherche pas du tout l’amour, et elle face d’elle, il y a Drew. Drew le Viking/Highlander avec sa barbe blonde (je vous ai déjà dit que je craquais à mort sur les hommes à barbe ?) – Drew qui ressemble à Charlie Hunman, Drew qui a adopté sa famille, qui est un protecteur, qui est attentif et silencieux au milieu du vacarme, Drew avec son regard qui cache plus qu’il ne révèle et Drew qui cite Nietzsche comme moi je balance des répliques de Tontons flingueurs. Que voulez-vous, on a les références que l’on mérite…

Drew à l’âme de poète qui m’a émue comme peu de héros savent le faire.

Pour conclure, vous avez 15 secondes pour vous précipiter sur Beauty and the mustache, et vous plonger avec délice dans cette histoire d’amour romantique !

Bonne lecture,

Chi-Chi

It’s back to school for everyone now, and lots of new things for me too. New job, cleaned my closet, and read the long-awaited Penny Reid, Beauty and the mustache…

In this new book of her Knitting in the city series, we find Ashley, going back home to Tennessee after 8 years, to look after her dying mother. That is not the lightest of settings for a love story, and Ash doesn’t seem to have very fond memories of her childhood, between her lunatic father and her 6 brothers – I have 4 myself and I can totally understand the feeling…

Let’s not say anything else about the plot, because, contrary to the previous books, this is about Ash, her family, relationships, and of course, Drew. There is no big, over the top, crazy twist in the story. Penny still writes beautifully, it is still incredibly funny, but the overall tone is a bit quieter, more serious. I loved it.

This really is romance, in the purest sense of the word. This is about love, before it is about chemistry (and believe me there is plenty of chemistry). This is about taking the time to get to know somebody, and about seducing one’s mind just as much as it is about seducing one’s body. This is the reason I started reading romance.

Ash fears love, she compares it to an all-destructive fire, but with Drew, love is rain. It helps her grow, it nurtures her, soothes her, supports her and surrounds her. Love becomes strength and peace.

For the first time ever, I found myself writing down lines, just so I could go back later and savour them again :
Ash speaking of her ideal man « My type has a romantic soul. He’ll make my brain and my heart fight over who gets him first. »
Drew talking about fire « I love fire the most because of what it leaves behind » (…)
– What does the fire leave behind? Destruction? Death? (…)
– Ash – the fire leaves ash. »
Drew talking about distance « Here, not here. You are not here. »

But in order for you to fully grasp how much the poetry in this book moved me, you really would need to read it, to understand the context, to see what every little word reveals about each character.

I am amazed by Penny’s ability to write about situations that she could not possibly have lived (at least not all of it – or has she had 9 lives like a cat??), and talk about them with so much understanding. Ash’s situation with her brothers rang so true to me, I could hardly believe it…

To sum it up, in this book, you have Ash, going through a hard time, definitely NOT looking for love, and you have Drew. I feel I should tell you more about Drew…

Drew, the Viking/highlander, bearded, Charlie Hunman lookalike. Drew who adopted his family. Drew the protector, Drew silent and watchful in the midst of a storm. Drew whose silvery eyes hide more than they ever reveal. Drew and his Nietzsche quoting at the most random moments. Drew who’s poet soul had my heart beating, butterflies and shivers and losing my words I loved him so much.

Well, really, Drew that can’t be described, and that is why you all should go right this second get your own book and read it as soon as possible!

Love
Chi-Chi

Enigme de princesse #1

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enigme1
Petit jeu en ce mercredi… Sauras-tu reconnaitre le ou les livres qui sont évoqués/représentés dans cette image? Alors bien entendu, Ariel la petite sirène ne compte pas (faut pas déconner non plus), et je veux des arguments!!! – indice, il a été chroniqué ici.

Let’s have some fun this Wednesday… Will you be able to recognize the book(s) alluded to/represented in this photo? And obviously, The little mermaid isn’t one of them (no kidding!). Also, I want arguments!!! – and someone wrote a blog post about it here! 

Bon mercredi,
Tam-Tam

Love hacked

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Selon vous, combien de fois par an nous faisons un billet extatique, nous répandant en compliments à l’égard du génie des auteurs ?

Trop souvent pour être honnêtes je me dis parfois. Et pourtant, il n’y en a pas tant que ça, des livres extraordinaires. Après, on peut aussi penser que nous sommes trop difficiles. Sur mes classements Goodreads, les 5 étoiles sont exceptionnelles. 4 c’est un excellent score à mes yeux, 5, rarissime. Deux livres en 2013, sur une centaine, c’est vous dire. Deux livres ? Fangirl et Friends without benefits.

Donc, forcément, après un coup pareil, je lis les autres livres de l’auteur. Même si je sais que nos chouchous ne peuvent pas nous séduire aussi parfaitement à tous les coups, c’est quand même l’assurance d’un bon moment.

Bref. Tout ça pour vous dire, le dernier Penny Reid est sorti le 12 mars. Et comme je suis super à l’heure, eh bien je l’ai lu… il y a un mois. Oui, j’avoue, ça y est, je suis corrompue, j’ai reçu un ARC. Pour un article qui aurait dû sortir il y a 3 semaines. Pardon Penny…

On reprend les choses au début. Le nouveau Penny Reid c’est le tome 3 de sa série Knitting in the city, après Neanderthal seeks human et Friends without benefits, je vous présente Love hacked.

Et parce que mes neurones ne sont plus ce qu’ils ont été (je me fais vieille les amis), sans plus attendre, les raisons pour lesquelles Love hacked doit être votre prochaine lecture :

  • Penny. Y a-t-il vraiment besoin d’en dire plus ? Elle écrit toujours avec la même verve et impertinence, elle est drôle, intense, juste assez geeky et cute (oui, les british déteignent sur moi de plus en plus, je ne peux plus faire une phrase en français) (et je passe le nombre de fois où je vais devoir relire ce billet pour en corriger les fautes…)
  • Sandra. Elle fait pleurer tous ses rendez-vous galants, mais avouez que ce n’est pas de sa faute si elle tombe sur des cas psy et que la thérapeute en elle entre systématiquement en action. Alors c’est sûr que lorsque les traumatismes d’enfance prennent le dessus entre la poire et le dessert, cela finit en séance facturée 90 euros de l’heure. Ou pas, mais avec une Sandra frustrée c’est certain !
  • Alex. C’est un geek a lunettes. Cela devrait suffire non ? Mais en plus il est chaaauuuuud !!! Comme la braise, comme un volcan, comme un soldat, comme une star de cinéma (toute référence est purement fortuite). Il est beau, il est brun, ténébreux, il a un passé trouble. Ah oui, il est aussi un peu plus jeune que Sandra. Couguar va…
  • Les copines de Sandra. On retrouve Janie et Quinn, Elisabeth et Nico… et tout le reste de la bande of course ! Alors oui, les bandes de copines aussi parfaites, ça n’existe pas dans la vraie vie (surtout le coup de « comme par hasard mes amis ont exactement les relations qu’il faut pour nous sortir de la situation délicate et complètement improbables dans laquelle nous allons nous trouver »), mais on leur pardonne parce que c’est de mieux en mieux amené et qu’au moins le temps de la lecture, on hausse à peine le sourcil pour y croire.
  • J’ai mentionné que c’était le genre de lecture à vous donner un peu des vapeurs ? Si Nico reste à tout jamais le chouchou de mon cœur… eh bien Alex pourrait le remplacer, à l’extrême rigueur, s’il fallait se sacrifier. Je pourrais éventuellement m’y faire… Oui je sais que vous admirez tous mon sens du sacrifice là…
  • Parce que la robe rouge qui tue, l’écharpe et les gants en cachemire noirs, le restaurant indien et son escalier, les talk-shows à la radio (OMG !!!), l’immeuble de Quinn, les téléphones portables, les bit-coins (vous ne savez pas encore ce que c’est mais ne vous inquiétez pas ça va venir), Sandra est ROUSSE (ou je l’ai rêvé tellement je voulais qu’elle le soit ?), trop de bougies et de pétales de rose, un numéro de danse en sous-vêtements, et bien des choses encore. Cet article part dans tous les sens…

En conclusion les amis, Penny assure toujours, et c’est une raison de plus pour vous mettre à la VO !

Bonne lecture,
Chi-Chi

How many times a year would you say that we wrote an ecstatic review, showering an author with compliments about her / his genius and talent?

Well, maybe a bit too often, I sometimes think. And yet there are not all that many extraordinary books out there. You might think, on the contrary, that we are too fussy. In my Goodreads ratings, a score of 5 stars is exceptional. 4 is an excellent score, in my opinion, and 5 extremely rare. Only two books got this grade in 2013, in fact! Two books?  Fangirl and Friends without benefits.

So, obviously, after something that great, I read the author’s other books. Even if I know that our favourite authors will not necessarily charm us quite as perfectly time after time, I am at least sure that I will enjoy a good read.
Anyway, all that to tell you that Penny Reid’s new book was published on the 12th of March. And since I am always punctual, I read it… um… a month ago. Yes, ok, I admit it, I have been corrupted, I received an ARC for an article which should have come out three weeks ago. Sorry, Penny…

Let’s go back to the beginning. The new Penny Reid is the third volume of her Knitting in the City series. After Neanderthal seeks Human and Friends without Benefits, may I present Love Hacked.

And since my brain cells are no longer what they should be – I am getting old, my friends – without more ado, here are the reasons why you should read Love Hacked as soon as possible:

  • Penny. Need I say more? She still writes with the same impertinence and brio. She is funny, intense, with just the right measure of geeky and cute
  • Sandra. She makes all her dates cry, but you have to admit that it’s not her fault if she ends up with all the head cases, and that she can’t shut down her shrink side. And obviously, if all their childhood miseries come to the surface before the dessert has arrived, the date will finish more like a therapy session at 90€ an hour. Well, maybe not, but Sandra will end up frustrated again, that’s for sure!
  • Alex. He’s a geek in glasses. Nuff said, no? On top of that, he’s hot! As hot as embers, as a volcano, as a soldier, as a cinema star (any resemblance to anyone specific is purely fortuitous). He is handsome, dark, with a mysterious past. Oh yes, and he is also a bit younger than Sandra. You cougar, you…
  • Sandra’s friends. We see Janie and Quinn, Elizabeth and Nico again… and all the others, of course. And yes, such a perfect group of friends can’t exist in real life (particularly the « as if by pure chance, my friends know exactly the right people to get us out of a delicate and completely unlikely situation we have somehow gotten ourselves into » bit), but we forgive them, because the explanations get better and better in each book, and because we hardly lift an eyebrow in disbelief while we are reading. Hardly.
  • Did I mention that it is the sort of book which makes you feel a bit weak at the knees? Even though Nico will always be my favourite… Alex could almost replace him, in a pinch, if I had to force myself. I could probably manage it… I know, you are all admiring me for my sense of sacrifice, aren’t you?  
  • Because of the killer red dress, the black cashmere scarf and gloves, the Indian restaurant with its staircase, the talk-shows on the radio (OMG!!), Quinn’s apartment building, the mobile phones, the bit-coins (you don’t know yet what they are, but don’t worry, all in good time), Sandra is a REDHEAD (or did I dream that bit, out of wishful thinking?), too many candles and rose petals, a panty dance partiy and so much more. This article is going all over the place…

In conclusion, my friends, Penny still rocks, and that is another good reason to start reading in English!

Enjoy the book!
Chi-Chi

Une affaire de vocabulaire?

(Réédition du 22/08/10)
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On parle beaucoup de romance par ici… Bizarre pour un blog de princesses, j’en conviens, mais il faut bien se sacrifier parfois! Mais au juste, c’est quoi, une romance?
Enfin, je dis romance, mais ce pourrait aussi bien être «roman à l’eau de rose», «roman de gare», « littérature sentimentale» ou je ne sais quoi d’autre. Termes légèrement péjoratifs je trouve, je ne peux pas me résoudre à les utiliser. Romance donc. Si on reprend strictement la définition du dictionnaire, une romance, c’est une « pièce de vers, d’inspiration populaire, naïve, qui traite de sujets élégiaques, amoureux et qui peut être mise en musique ». Oui, le lien avec nos livres n’est pas flagrant. En fait, on dit romance car c’est l’utilisation littérale du mot utilisé en anglais!Et si on cherche la définition de « à l’eau de rose »? Réponse : mièvre, fade, insipide, sentimental.

Ah.

Une romance, c’est donc une histoire où sentimental est associé à mièvre, fade et insipide. Pourtant, je ne trouve pas que mes livres soient mièvres, fades, ou insipides. Sentimentaux parfois, oui. Définition de sentimental? Qui accorde de l’importance à l’amour, la tendresse. C’est plutôt vaste ça non? Cela veut donc dire que la romance se trouve dans des livres qui ne sont pas qualifiés en temps que tels. Il s’agit des fameuses « fausses romances » dont j’ai déjà parlé.

Oublions les définitions. Qu’est-ce qui fait que ma royale personne choisit de qualifier un livre de romance, même si il n’est pas estampillé comme tel?

La réponse la plus évidente, c’est bien sur qu’un livre parle d’amour. Mais l’amour, c’est le sujet principal pour des quantités d’écrivains. Prenez la littérature classique, quelque soit son époque, son pays. Roméo et Juliette. Exemple facile, j’admets! Et puis non, je vais me limiter aux français, sinon on y sera encore l’an prochain… Yvain ou le Chevalier au Lion. Andromaque. La Princesse de Clèves. Le Barbier de Séville. Le Cid. La Chartreuse de Parme. Madame Bovary. La Petite Fadette. L’éducation sentimentale. Les liaisons dangereuses. Je pourrais continuer encore longtemps… Qui osera prétendre que ces auteurs n’ont pas parlé d’amour, de sentiments?

Et à qui viendrait-il l’idée de qualifier ces livres de romances? Sûrement pas à moi. Pourquoi? Parce que ce sont des classiques? Probablement. Il y a quelque chose de sacré dans un livre qui a survécu à l’épreuve du temps (et je ne parle pas seulement du martyr que subissent les livres que je transporte dans mon sac)!

Tournons-nous du coté des contemporains. Il existe bien des livres aujourd’hui qui sont publiés comme littérature « généraliste » et qui correspondent à l’idée que je me fait d’une romance, non? Oui.Mais surtout, parler d’amour ne suffit pas à qualifier une romance! Parmi ces classiques que j’ai cité, beaucoup connaissent une fin tragique. Et je ne vois rien de romantique là-dedans. Ah, on me signale en coulisses que j’ai dit sentimental, pas romantique. Ces livres sont sentimentaux. Les romances aussi. Mais il y a un truc en plus, le fameux happy-end!!! Et de Disney à Harlequin, en passant par J’ai lu, les contes de fées et tous les classiques, en ce qui me concerne, une romance, c’est une histoire sentimentale qui finit bien, ni plus, ni moins!

Un seul souci : 8 livres sur 10 publiés dans les 3 dernières années se finissent mal. Ou en queue de poisson. Ou en eau de boudin. Ou un truc innommable, inqualifiable, que je ne mentionnerais pas ici parce que je suis une princesse polie. Bref, les écrivains d’aujourd’hui aiment les fins malheureuses.

Mais POURQUOI tant de haine??!

A croire qu’une fin malheureuse est la garantie de la qualité littéraire du roman? On reproche aux romances d’être des histoires faciles. Au nom de quoi est-ce plus facile d’écrire un livre avec un happy-end qu’une fin malheureuse? Il existe des quantité de livres écrits avec les pieds qui finissent mal, comme il existe des œuvres exquises se terminant bien! Dans une romance, il peut arriver les pires malheurs du monde, tant que le mot de la fin est positif. Et si l’auteur est habile, le lecteur n’a pas la sensation d’une histoire tirée par les cheveux, mais d’un livre bien écrit.Ce que j’aime finalement dans la romance officielle c’est qu’elle ne se cache pas : on y parle d’amour, mais pas de sentiments niais, mièvre, fades ou insipides. On y parle des rapports entre les gens, de l’influence que leur sentiments peuvent avoir sur leur vie.
Et un bon auteur de romance à une plume qui n’est pas moins raffinée ou poétique que celle de n’importe quel autre auteur. Simplement, cet auteur a choisi un éditeur qui s’adresse a son public directement. Cela aussi qualifie la romance aujourd’hui. L’éditeur.

Il y a quelques années, quand Harlequin a commencé à développer sa collection Mira, l’un de mes amis avait reçu en cadeau deux livres de Nora Roberts, des policiers assez noirs. Cet ami méprisait la romance. De la littérature de gare disait-il. Un Harlequin? Mais quelle horreur, tu ne vas quand même pas sortir un truc pareil en public??! Mais sortir « Et vos péchés seront pardonnés » en public, aucun souci… jusqu’au jour où il a réalisé l’éditeur de ce nouveau livre qu’il se régalait à lire.

C’est un Harlequin, c’est une romance, où est la mièvrerie?
J’ai bien regardé entre les pages, au fond de mon sac, derrière l’étagère, sous le lit, rien…

Je crois bien que finalement, la romance, ce n’est pas une catégorie, un genre de la littérature. C’est un état d’esprit.

Chi-Chi

We talk a lot about romance here… I admit that’s pretty strange on a blog run by two princesses, but sometimes you have to force yourself! But what exactly is a romance novel?

For a start, I said romance, but I could also say « sappy books » or « a beach read » or « sentimental novels » or I don’t know what. All these terms are somewhat pejorative, I find, and I can not bring myself to use them. Let’s say Romance, then. If I look up the precise definition in a dictionary, it says « a play in verse, naïve, based on folklore, which deals with love in a melancholic way and can be set to music ». OK, the connection with the books we read is not obvious. Plus, in French we use this word because it is a direct translation of the English word.

So, if we look in the dictionary for the definition of « sappy »? Answer: mushy, bland, insipid, sentimental.

Ah.

According to this, a romance is a story where sentiments are associated with being mushy, bland and insipid. Yet I do not find the books I read mushy, bland and insipid. Yes, they are sentimental sometimes. Definition of sentimental: Which attaches importance to love and affection. That’s a pretty vast definition, wouldn’t you say? That means that you can find romance in some books which are not usually put in that category, like the infamous « fake romances » which I have already talked about.

Let’s forget the definitions. What is it about a book which makes this Royal Highness call it a romance, even if the cover doesn’t mention it?

The most obvious answer is, of course, that the book talks about love. However, love is the main subject treated by many writers. If we look at classical literature, there are loads, whatever period or country we choose. Romeo and Juliette, for example. Okay, that was an easy one, I admit. Even if I limit myself to French writers, because otherwise we will still be here next Christmas… Yvain, the Knight with the Lion, Andromaque, la Princesse de Cleves, The Barber of Seville, Le Cid, The Charterhouse of Parma, Madame Bovary, La Petite Fadette, Sentimental Education, Dangerous Liaisons… I could go on and on… Who would dare to claim that these books didn’t talk about love and affection?

And who would think of calling these books romances? Not me, that’s for sure, but why? Because they are classical books? Probably. There is something sacred about a book which has stood the test of time, and I am not referring to the tourment suffered by those which I carry around in my bag! Let’s look at contemporary literature. There must be some books which are published under the heading of general literature and which correspond to my idea of a romance, aren’t there? Yes, of course.

First and foremost, talking about love is not enough to qualify as a romance! Many of the classics I mentioned end badly, and I can not find anything romantic in that. Wait, a voice « off » is reminding me that I called them sentimental, not romantic. These books are sentimental, so are romances, but romances have something extra: the famous happy end! From Disney to Harlequin, from fairy tales to the classics, and even to some French editors, for me, a romance is a sentimental story which has a happy end, nothing more, nothing less!

The only problem is that 8 out of 10 books published in the past three years end badly. Either they peter out, or they are a let-down, or they end in some monumental catastrophe which I am unable to describe with my polite ladylike vocabulary. In short, today’s writers seem to like unhappy ends.

Why, cruel universe, why?

It seems as though a sad ending is the sign of the literary quality of a novel. Romances are criticised as being light reading. Why should it be easier to write a happy ending than a sad one? Many poorly written books end badly, whereas some very fine works have a happy ending! In a romance, the woes of the world may fall on to our heroes’ shoulders, but everything ends well, and if the author is a good writer, it will all be done without feeling too contrived and unconvincing.

What I like, finally, in an « official » romance, is that it is out in the open. It talks about love, but not about silly, mushy, bland or insipid emotions. It talks about relationships and about the influence that our feelings can have on our lives. The style of a good romantic novelist is no less refined or poetic than that of any other writer. She has simply chosen a publishing house which can be clearly recognised by its readers, since this is another way of recognising modern romance, by the publisher.

A few years ago, when Harlequin France started to develop the Mira collection, large trade paperbacks, one of my male friends received two books by Nora Roberts, quite dark thrillers, as a present. He despised romances and called them « airport novels ». He was ashamed if I read a Harlequin romance in public, but had no qualms about reading « Sacred Sins » in front of other people, until the day when he realised who had published the new book he was enjoying so much.

So, a book can be a Harlequin, a romance, but it is not necessarily mushy. I have checked every page for mushiness, looked at the bottom of my bag, behind the bookshelf, under the bed, no sign of mushiness whatsoever…

Finally, I think that romance is not a category, nor a literary genre. It is a state of mind.

Chi-Chi

Aujourd’hui, en guest-star…

(Réédition du 16/08/10)

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… Lady V. qui nous fait l’honneur de sa présence, elle a pris le temps de rédiger, de sa plus belle plume, depuis le bord de sa piscine, quelques petits conseils à l’intention de nos chers lecteurs…
Mes amis, roulements de tambour et applaudissements pour Lady V. !
Cinq règles à l’attention des novices en romance
1) Savoir surmonter ses préjugés
Pour être parfaitement honnête, j’étais pleine d’idées reçues sur la romance. Pour moi, ce genre n’était composé que de ces livres à couverture bleue que l’on trouve au Monoprix et autres grandes surfaces, et que l’on a tous feuilleté en attendant que Maman ait fini de choisir entre des Mielpops et des Chocapics. Oui, oui, ces livres avec des titres et des couvertures si kitchs qu’il fallait se mettre à genoux pour les lire sans que les autres les voient. Heureusement, Chi-Chi, qui a vu dans ceci une sorte de blasphème, a décidé de me faire lire certains de ses ouvrages pour me prouver que la romance ne se limitait pas à des textes mal traduits et remplis de clichés et pour cela, je lui suis très reconnaissante.
2) Eviter les navets
Alors oui, certains (quelques, je ne suis encore que très loin derrière Chi-Chi et Tam-Tam) des livres sont vraiment très mauvais, certaines des intrigues franchement minables. J’ai lu notamment trois livres aux intrigues très similaires, dont The Girl most likely to de Susan Donovan, racontant comment une très jeune femme s’est enfuie de sa ville natale juste après avoir été plaquée par son amoureux – lequel a toujours une excellente excuse par ailleurs, et finit par apparaitre comme une grosse victime de la vie – et revient vingt ans plus ans plus tard avec, ô surprise, un enfant caché, lequel, évidemment formidablement intelligent, ne sait rien de son géniteur. Alors quand l’ex finit par découvrir sa paternité, généralement après avoir renoué avec la mère, il se ligue automatiquement avec sa progéniture contre la mère, qui, bien qu’elle se soit débrouillée seule pour élever son enfant, abandonnée de tous, est évidemment traitée comme la pire des catins. Mais heureusement, le héros finit par lui pardonner et en prime ils finissent par refaire un bébé. Heu, excusez-moi, mais ce n’était pas lui qui l’avait plaquée comme une moins que rien par le passé? Et, grand seigneur, il accepte de LUI pardonner??!! En bref, s’en référer à la règle suivante.
3) Avoir un Maitre, un Yoda, un mentor
Comme je l’ai dit plus tôt, c’est Chi-Chi qui m’a fait découvrir la romance, elle a su me faire partager sa passion, m’a ouvert sa bibliothèque, et surtout m’a sélectionné des livres. Un Maitre, dans sa grande sagesse et culture, saura quoi te faire lire. Il sera ton Pygmalion, ton Obi-wan Kenobi (oui c’est ma deuxième référence à Star Wars mais j’ai des excuses, mon père et mes frères sont des geeks irrécupérables, cela finit par déteindre), le Batman de ton Robin… « Non, non, ça vraiment tu veux pas le lire,c’est le cinquième tome d’une série, il faut juste que tu lises le troisième, le sixième puis le premier ils sont dans mon top 15 parce qu’on ressent vraiment les influences post années 80 du nouveau mouvement contemporain de la romance ». Euh d’accord si tu le dis…
4) Trouver LE livre qui vous fera aimer le genre
Ou dans mon cas, la série « The Wallflowers » de Lisa Kleypas, en quatre tomes. En Angleterre, pendant la régence (donc début du 19ème siècle), quatre jeunes filles se rencontrent lors d’un bal et deviennent amies car elles sont des « wallflowers », c’est à dire plus ou moins des potiches, jamais invitées à danser et donc sans grand espoir de trouver à se marier. En effet, malgré le fait qu’elles soient belles, plus ou moins éduquées et gentilles, elles ont toutes quelque chose qui repoussent les prétendants : Lillian et Daisy, deux sœurs, sont américaines ce qui, malgré leur fortune, est terriblement shocking pour la haute société anglaise ; Annabelle, bien que noble, a perdu toute fortune familiale ; enfin, la pauvre Evie, en plus de bégayer, a le mauvais gout d’être la fille d’un propriétaire de casino. Mais, sachant qu’il s’agit pour Annabelle de sa dernière saison, sa dernière chance de trouver à se fiancer, les quatre jeunes femmes décident de s’allier pour, chacune à leur tour, se dégoter un mari. Chacun des livres raconte donc l’histoire d’une de ces quatre héroïnes extrêmement différentes et, chose que j’aime particulièrement, ne s’arrete pas forcément sur le « You may kiss the bride », mais montre également le début de leur vie maritale. Et on continue à voir les personnages évoluer à travers d’autres livres que ceux qui leur est consacré. Une série très bien écrite, qui se lit facilement et que je recommande à tous.
5) L’important, c’est de lire pour soi
Malgré tout le respect que l’on doit à son Maitre, on n’est pas forcé d’aimer les mêmes choses, les mêmes livres. J’aime particulièrement les romans historiques, les contemporains ne me tentent pas plus que ça et les romans avec des vampires, encore moins. Certaines de mes cousines, dont la Wallflower préférée est Evie, ne comprennent pas du tout mon affection pour Lillian, la peste du groupe. And so what? Le plus important, c’est de trouver ce qui vous plait, et puis si vraiment ce n’est pas votre truc, reposez le livre, retournez à Millénium et économisez de la salive.
Et il est peut-être temps que j’arrête, parce que je commence à parler comme dans un mauvais épisode des Frères Scott, la musique pop en moins.
Lady V.

Today’s guest appearance…

… Lady V. who is honouring us with her presence. She has taken the time, from the side of her private pool, to write a few pieces of advice straight from the heart for our dear readers…

Five rules for newcomers to romance

1) Learn to overcome your prejudices.

To be perfectly honest, I had lots of preconceived ideas about romance. I thought that the genre was full of those books with blue covers which you find in superstores, which we have all had a glance at while waiting for mum to choose between Cheerios and Fruit Loops. Ah yes, the books with the soppy titles and with such corny covers that you had to kneel down to read them, just so that none could see what you were reading. Fortunately, Chi-Chi, who thought this was practically blasphemy, decided to make me read some of her books, to show me that romance was not just a bunch of bad translations, full of clichés. I am most grateful to her for that.

2) Avoid duds

So yes, some of the books we read are awful, (or in my case, a few, because I am a long way behind Chi-Chi and Tam-Tam) and some have really useless plots. For example, I read three books with very similar plot-lines, including Susan Donovan’s « The Girl Most Likely », where a very young woman runs away from her home town, just after being dumped by her boyfriend – who always has an excellent excuse, by the way, and turns out to be a poor victim – and comes back twenty years later with a secret child in tow, what a surprise! Of course, despite the offspring being a child genius each time, he or she still knows nothing about his or her biological father. Then, when the ex finds out he is a father, usually after getting back together with the mother, the kid takes his dad’s side against his mother. Yes, the same mum who has struggled to bring up her child for years, all by herself, is suddenly treated like some kind of harlot. Fortunately, the hero ends up by forgiving her and they have another baby into the bargain. Um, excuse me, but wasn’t it he who abandoned her like a nobody in the distant past? And now he deigns to forgive HER??!! Anyway, to avoid this, see the next point. 

3) Have a mentor, a Yoda, a guru

As I said earlier, it was Chi-Chi who introduced me to romance. She talked to me about her passion, let me share her bookshelf and above all, she picked out books for me. A guru, in all his or her wisdom and culture, will know what to give you to read. He or she will be your Pygmalion, your Obi-Wan Kenobi (yes, I know, another Star Wars reference, but I have an excuse: My father and brothers are hopeless geeks, and it rubs off on you), Batman to your Robin… « No, no, you really can’t read that! It’s the fifth volume of the series, you just have to read the third, the sixth then the first. They are in my Top 15 because you can clearly detect signs of the post-80s influence of the new contemporary romance movement ». Well, um, okay, if you say so…

4) Find THE book which will make you love the genre

Or, in my case, the series. It was « The Wallflowers », a series in four volumes by Lisa Kleypas. In England, during the regency period, at the start of the 19th century, four young girls meet at a ball and become friends because they are all « wallflowers », who are rarely invited to dance and so have little chance of finding a husband. In fact, despite being beautiful, fairly well-educated and kind, they each have something which scares off potential suitors. Lillian and Daisy, two sisters, have a great fortune, but they are American, which is terribly shocking for the English fashionable society; Annabelle, although noble, has lost her family fortune, and finally there is poor Evie, who not only stammers, but has the poor taste to be the daughter of a casino-owner. Despite these obstacles, since it is Annabelle’s final season, her last chance to get engaged, the four young ladies decide to join forces and find husbands, one after the other. Each book tells the story of one of these unusual heroines and does not stop at « You may kiss the bride », but shows us the start of their married life, too, which I particularly appreciated. Plus we continue following the characters through the other volumes, not just their particular story. The series is well-written, easy to read and I highly recommend it.

5) The most important thing is to read for yourself

Despite all the esteem in which you must hold your guru, you are not obliged to like the same things or the same books. I am particularly fond of historical romances; contemporaries do not do much for me and vampire stories even less. Some of my cousins, who like Evie best of all the Wallflowers, can not understand my affection for Lillian, the pest, but so what? The point is to find what YOU like, and if the book you are reading is really not your style, put it down, go back to Millenium and do not waste your breath explaining.

And now it is probably time for me to stop, because I am starting to talk like a bad episode of On Tree Hill, but without the pop music.

Lady V.

Une femme dans la tourmente

(Réédition du 04/08/10)

Le livre dont je veux parler aujourd’hui est probablement l’une de mes premières « vraies » romances… Pour vous dire, le prix inscrit à l’arrière indique 37 francs! C’est un classique du genre, par une star du genre, réédité en VO comme en VF plus de fois que je ne me suis amusée à compter.

Quand je l’ai ressorti de son étagère, j’ai réalisé depuis combien de temps je ne l’avais pas relu. Au moins 4 ans je crois. Et pourtant, comme j’ai pu adorer ce livre!!! Mais, et c’est le cas pour de nombreuses romances lues en pleine adolescence, je réalise que mes goûts ont changé. Aurais-je autant aimé ce livre si je le découvrais aujourd’hui? Finalement, ce qui fait que l’on aime un livre, c’est autant le contexte dans lequel on le lit que la qualité de l’histoire elle-même.

Une femme dans la tourmente (Homeport) de Nora Roberts. Je l’ai ressorti de son coin, et je me suis mise à lire. Pas de doute, il a un peu vieilli. Comme moi. Je ne peux pas lui en tenir rigueur. Il me fait toujours rêver. Je n’ai pas du tant vieillir finalement!

Nous avons donc notre héroine, Miranda Jones, historienne d’art, travaillant comme experte pour l’Institut Stanford-Jones. Jones comme Miranda Jones, comme Elisabeth Stanford-Jones, son illustre mère, comme la ville de Jones Point dans le Maine où elle vit. Autant dire que Miranda n’est pas n’importe qui, et que dans le genre « pression familiale », elle en connaît un rayon! Surtout que Mme Jones mère n’est pas franchement chaleureuse, et qu’elle convoque sa fille pour expertiser une statuette datant de la Renaissance. Miranda accourt, cette expertise sera la consécration de sa carrière, et enfin, sa mère reconnaîtra sa valeur. Car oui, Miranda, bien qu’ayant dépassé l’âge de 15 ans, cherche l’approbation parentale. Et que personne ne vienne me dire que ce n’est pas réaliste, on peut avoir 75 ans et se désespérer d’entendre ses parents vous dire qu’ils sont fiers de votre réussite.

Voilà, la clé pour comprendre Miranda : l’apparence d’une femme forte, très belle et glacée, et à l’intérieur, une petite fille qui veut que sa maman l’aime.

Petit hic : l’expertise de Miranda est remise en cause, et lors de la contre-expertise, il s’avère que la statuette est un faux. Maman Jones n’est pas du tout, mais alors, pas du tout contente!!! Et Miranda refuse d’admettre qu’elle ait pu se tromper à ce point. Que s’est-il donc passé??! Cela, chers amis, vous le saurez en lisant le livre!

Ais-je oublié de parler de quelque chose? Des détails, comme quelques menaces de mort et de sombres secrets de famille. Sans importance. Le héros? Ah, oui, évidemment, si je ne dis rien sur le héros… Comme si le héros devait constituer la moitié de l’intérêt du livre. Enfin, admettons…

Le héros donc… Mon premier émoi de jeune fille… Ryan… Ryan Boldari… Un beau voleur italo-irlandais, qui, comme tout voleur qui se respecte (quand il est le héros en tout cas) est un véritable Robin des Bois des temps modernes. Il faut au moins ça pour justifier que l’auteur glorifie un personnage qui enfreint la loi. A ceci près qu’il vole pour lui-même, et non pas pour donner aux pauvres. Eh oui, les voleurs aussi ont un crédit à rembourser à la banque! Ah non, pas Ryan. Mais c’est tout comme! Bon, il ne vole que les gens riches quand même! Alors oui, sa famille n’est pas dans le besoin, personne n’a kidnappé sa fille, sa grand-mère ou son chihuahua pour le forcer à devenir voleur… Il a d’ailleurs une théorie bien particulière sur la question : si Dieu a voulu qu’il soit aussi habile à ce qu’il fait, c’est que Dieu ne voit pas d’objection à ce qu’il devienne voleur. Mais à ce tout petit détail près, Robin des Bois, je vous jure. Ou au moins un chevalier! Du style qui débarque sur son preux destrier pour sauver la damoiselle en détresse. Sauf qu’à l’origine, il veut surtout voler la fameuse statuette… Mais bon, ce ne sont encore et toujours que des détails, vous en conviendrez! Et surtout, Ryan décide d’aider Miranda a découvrir la vérité, par pure bonté d’âme… Ah non, zut, en fait, il veut bien l’aider en échange de la statuette. Que Miranda n’a évidemment aucune intention de lui donner, mais c’est un voleur, elle n’a pas de scrupules à lui mentir pour obtenir son aide.

Qui a dit que mensonges et duplicité étaient de mauvaises bases pour une relation de couple saine et équilibrée? Car laissez-moi vous dire que ces deux là se trouvent parfaitement assortis… En même temps, il devait bien y avoir une raison pour que ce livre me suive depuis aussi longtemps, non?

Bonne lecture,

Chi-Chi

The book I would like to talk about today is probably one of the first « real » romance I ever read. Just so you realise, the price is still written in francs! When I took it off the shelf, I thought about the fact that I probably hadn’t read it in more than 4 years. Ah, to remember how I adored this book!!! But, same as many romances I read when I was a teenager, I realise how much my taste has changed since. Would I have loved this book as much as I did, if I were to read it for the first time now? In the end, it makes me realise that loving a book is as much about the context you find yourself in when you read it as it is about the story itself.

The book is Homeport, by Nora Roberts. I fished it out of its hiding place, and started reading again. There is no discussing that fact that it aged. So did I. I could not resent it for that. It still makes me dream. I must not be so much older after all!

On one side, we have one Miranda Jones, an art expert, who works for the Stanford-Jones Institut. That would be Jones as in Miranda Jones, as in Elisabeth Stanford-Jones, her famous mother who owns the Institut, as in the town of Jones Point, Maine, where she lives. Let’s just say that Miranda knows all there is to know about family pressure. Especially since Mrs Jones senior is not really a warm person, and she asks her daughter to come give her professional opinion on some antique statuette. Miranda is sure that this will be a turning point for her career, and that, at last, her mother will acknowledge her talent. Because, you see, Miranda, despite that fact that she is not 15 anymore, craves her mother’s good opinion. Don’t you dare tell me that this is not realistic, you could be 75 and still feel that desperate need for your parents approval.

So that would be the key to understanding Miranda : on the outside, a very beautiful, very strong, very cold woman, on the inside, a little girl wanting to please her mom.

There is just one teeny tiny problem : some people doubt Miranda’s expertise, and when some more tests are run, it appears that the statuette is a fake! Mrs Jones is really, really very upset about that. And Miranda cannot believe that she could have made such a mistake. But then, what happened??! Well, my dear friends, that is why you must read the book, to find out!

Did I forget to talk about anything? Apart from a few minor details, such as death threats and darks family secrets? The hero you say? Well, I should probably talk about the hero. After all, I have heard that he is supposed to be half of the book’s interest…

About the hero… One of my first crushs… Ryan… Ryan Boldari… A gorgeous irish-italian thief from New-York, a real time Robin Hood, as would have it any thief worth his salt (well, at least if he is the hero). That is the bare minimum for the author to justify glorifying someone breaking the law on a regular basis. Only difference with Robin Hood is that Ryan steals for himself. Because thiefs have mortgages too. Well, not Ryan really. But who’s counting? At least he steals only from the rich! Oh, of course, his family is not needy, nobody kidnapped his daughter, his granny or his chihuahua to force him into becoming a thief. On that matter, he has a very nice theory : if God gave him such a talent for stealing things, he should use it. But, if you overlook those small details, he is really just like Robin Hood. Or at least, a knight, the kind of knight that would come to the rescue of some fair maiden, riding a dashing stallion. Except that in the book, what he really wants to do is steal the statuette. Let’s not get distracted by those details, what really matters is that Ryan wants to help Miranda out of the goodness of his heart… Oh hell no, he wants to help her restore her reputation in exchange for the statuette! Whitch of course Miranda has no intention of letting him have, but since he is a thief, she has no qualms about lying to him until he has helped her.

Really, who ever said that lies and deception were not a good basis for a healthy relationship? Because let me tell you that Ryan and Miranda are a great couple together… But, after all, there had to be a reason for this book to be on my keepers’ list since I first read it, don’t you agree?  

Chi-Chi

La ronde des saisons, dans la vraie vie

W1 W2

(Scroll down for english)

Est-il encore nécessaire de vous présenter cette série chouchou de Lisa Kleypas? Après les Bridgerton et les Chicago Stars, voici les propositions de Lady D. pour le film (la série?) qui ne manquera pas d’être tournée un jour… (si si, chez les princesses, on croit très fort que toutes nos séries – ou livres- chouchous vont être adaptés pour l’écran – petit ou grand, ne soyons pas sectaires… C’est déjà le cas pour Cedar Cove, Outlander est en préparation – je peux vous dire que T. suit l’affaire de près, et j’entends des rumeurs depuis des années maintenant sur les Dark Hunter, je croise les doigts…)

Simon : Gerard Butler & Annabelle : Rose Byrne

Westcliff : Christian Bale & Liliane : Anne Hathaway

St Vincent  : Jason Lewis & Evie : Jessica Chastain

Matthew : Matthew Goode & Daisy : Emma Stone

Et vous, vous êtes d’accord, ou auriez vu quelqu’un d’autre dans ces rôles?

Bonne semaine,

Chi-Chi

Hi everyone!

Here we go again, with our casting for the Wallflowers serie… After the Bridgerton and the Chicago Stars, we thought those would be a good choice :

Simon : Gerard Butler & Annabelle : Rose Byrne

Westcliff : Christian Bale & Liliane : Anne Hathaway

St Vincent  : Jason Lewis & Evie : Jessica Chastain

Matthew : Matthew Goode & Daisy : Emma Stone

What do you think? Would you have chosen somebody else?

Love,

Chi-Chi

Friends without benefits

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Petit changement de programme, T. revient dès lundi prochain et me laisse la place aujourd’hui, pour que je sois presque synchro avec la sortie du livre, originellement prévue pour le 8 octobre, et finalement paru… hier!

Et si vous saviez comme cela me fait plaisir d’écrire ces lignes ! D’abord, parce que la malédiction des livres « bof » est rompue.

Ensuite, parce que découvrir un nouvel auteur, avoir un coup de cœur sur un premier roman, c’est toujours un peu la roulette russe. Saura-t-il transformer l’essai, m’enchanter aussi bien avec une autre histoire, d’autres personnages ? Et que rien ne pouvait me faire plus plaisir que de vous dire que celui d’aujourd’hui, c’est oui, sans hésiter.

Je vous renvoie donc à Neanderthal seeks human (qu’un éditeur français veuille s’emparer de cette pépite me semblerait être une œuvre de salut public), et à la chronique que j’en avais faite. Un petit coup de cœur, et une auteur qui m’envoyait un mail pour me remercier de mon article ! Dois-je préciser que Penny Reid ne parle pas français et qu’elle s’est vraiment donné du mal pour communiquer avec moi ?

Mais du coup, maintenant c’est ma copine. Ok, ma copine sur Facebook, mais quand même…  Et comme elle est sympa, après des mois de suspense insoutenable, elle m’a envoyé une copie de son nouveau livre, Friends without benefits. Reçu avec quelques jours d’avance pour que je puisse mieux vous en parler aujourd’hui, veille de sa publication. Avant d’écrire une ligne de plus, sachez que le livre sera gratuit sur Amazon pendant 48h. Précipitez-vous !

Passons aux choses sérieuses maintenant, et à cette chronique qui risque de partir un peu dans tous les sens. Il est 3h du matin quand j’écris ces lignes, et je viens de tourner (cliquer) la dernière page. Friends without benefits, c’est donc  6h de lecture ininterrompue pour l’histoire d’Elizabeth, la meilleure copine de Janie et Nico. Et des retrouvailles. Aie…

Vous me connaissez, je crains les retrouvailles. J’avais tort. En tout cas, pour cette fois.

Elizabeth est médecin dans un grand hôpital de Chicago, Nico, après une brève carrière comme mannequin pour sous-vêtements, est devenu comique, comédien et animateur télé.

Le souci c’est que je voudrais vous énumérer toutes les raisons pour lesquelles ce livre est encore plus… Plus tout que le précédent, mais je ne veux pas vous en dire trop ! Je ne suis pas tout à fait d’accord avec la 4ème de couverture, qui présente Nico comme l’ennemi de toujours, leur relation est bien plus compliquée que ça… Et d’une manière générale, je préfère ne pas trop en savoir sur un livre avant de le commencer.

Ils m’ont fait peur, au début, ces deux-là. Amis d’enfance devenus ennemis qui ne se sont pas revus depuis le lycée, leur première rencontre est pleine de sentiments un peu adolescents qui frisent le ridicule par leur intensité. Je craignais une rancœur vieille de plus de dix ans qui allait les occuper pendant 200 pages et mettre ma patience à l’épreuve. Pas du tout ! Tous les deux ont bien évolué et bien sûr, rien n’est aussi simple qu’il n’y parait. Mais surtout, parce que ce sont des personnages bien construits, ils se parlent, et parce que ce sont des personnes intelligentes, ils essayent de se comprendre.  Bravo, merci d’être crédibles et de me laisser croire que des gens normalement constitués réagiraient exactement de la même manière dans la vraie vie ! (aussi bien pour les problèmes de sécurité que dans leurs disputes et dans leur manière de faire des erreurs ou de se réconcilier – tout sonne juste chez eux)

Mais je veux limiter les spoilers  et vous laisser le plaisir entier de la découverte. Cette chronique sera donc brève. Je vais seulement vous dire que, quand même, le héros. Nico. Les Nick, et autres Nicolas genre ne sont pas loin de venir rejoindre les Colin dans mon panthéon des héros les plus swoonants de tous les temps… Qu’il sait même faire la cuisine, en particulier les beignets aux pommes. Et qu’il peut définitivement venir m’en faire quand il veut. Vous auriez pu vous en douter mais je sens qu’il est important de bien préciser les choses. Et peu importe que l’on n’ait pas son point de vue (vous avez remarqué comme cela devient rare, un livre sans le point de vue du héros) (je précise que comme pour le précédent, FWOB est à la première personne, ce que je n’aime pas trop d’habitude mais qui ne dérange pas du tout ici), il est assez clair pour que nous, pauvres lecteurs, comprenions tout…

Que vous allez rire. La seule raison pour laquelle vous pourriez ne pas trouver cela drôle serait d’être morte. Et encore, ce n’est une excuse acceptable que si vous êtes mortes d’une overdose de beignets aux pommes donnés à la becquée par Nico. Le sarcasme et l’irone sont divinement maniés, et c’est bien trop rare (à la décharge des auteurs, je crois aussi que c’est, avec les scènes sexy, ce qu’il y a de plus difficile à écrire) (et en parlant de scènes sexy, Penny tente des choses originales et que j’approuve à 100% – je trouve l’initiative géniale et vous devez aller la découvrir par vous-même). Mes voisins de métro ont du me trouver bizarre ce jour-là.

Que cette fois, il n’y a pour moi qu’une seule et unique toute petite minuscule question laissée sans réponse, et que franchement je n’y ai pensé qu’une fois le livre refermé, avant j’étais trop occupée à applaudir la grande scène de déclaration sans faire tomber mon kindle. Et à couiner devant les épilogues. Oui, il y a deux épilogues. Et une playlist… Qui raconte l’histoire d’Elizabeth et Nico et qui tourne en boucle dans mes oreilles depuis environ la moitié du livre.

Ah oui, aussi un autre problème pour moi… Elizabeth est fan de Star Trek. Très bien, mais j’attends toujours mon personnage fan de Doctor Who, pour varier les plaisirs ! Enfin, je reconnais que c’est un détail mineur et que Penny n’y est pour rien…

Ce livre, en fait, c’est un peu les poupées russes. Un emballage de folie avec de belles promesses, et à l’intérieur, plein de surprises qui se cachent les unes derrière les autres. Et, en ce qui me concerne, une chanson qui conclut la playlist parfaitement et qui colle très bien à la fois avec ma philosophie de l’amour et celle de Nico (lui et moi, je le sens, il y a un gros potentiel) (que personne ne vienne me dire qu’il est fictif, je ne le croirais pas).

Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas, allez vite écouter Save the last dance for me par The Drifters. Plus belle chanson d’amour EVER si vous voulez mon avis…

Et après, à vous de jouer !

Excellente lecture,
Chi-Chi

You all have no idea how happy it makes me to write this review. For starters, because it means I finally broke my string of slightly boring books.

But mostly, it is because I am always a bit scared when I fall in love with a new author. What if it was just a fluke, what if she can’t make the magic happen again, what if I only loved that first story, those first characters? Well, I am really glad to tell you that that didn’t happen today. This book was a complete success for me.

I’ll let you go back to my Neanderthal seeks human post (let’s pray that some French editor gets the genius idea to have it translated soon). Even though I had a few reservations, I loved it and it was a solid four stars. After that first publication, I was so surprised to receive a mail from Penny Reid herself. I must seem like I’m repeating this story over and over again, but really, how often does an author go through all the trouble of google-translating an article just to communicate with a foreign speaking reader?  

Ever since, Penny and I have been friends. You know, the way you feel you are friends with all your favorite authors even though they have no idea you exist. And Facebook friends. Thanks to that, she was kind enough to send me an ARC copy of Friends without benefits. It is coming out tomorrow and I can already tell you that you should all go and buy it (AND it will be available for free for two days, so you really have no excuses). Hurry up!

Now, let’s talk about the serious stuff. It is 3 am and I have been reading for 6 hours straight. 6 hours of Elizabeth, Janie’s best friend, and Nico. And a reunion.

Aouch. You know me; reunion is a trope I am usually not very fond of, and if often makes me put the book down right away. I was wrong to doubt. (and I am almost always right) (whitch shows how wrong I was, for me to admit it)

Elizabeth is a doctor in a Chicago hospital; Nico an underwear model turned stand-up comedian and show host, quite famous and successful. The trouble with this story is that I wish I could tell you of all the reasons to love it, to love it even more than the first one, but I don’t want to say too much. I kind of disagree with the cover blurb and the whole “nemesis” relationship. Theirs is so much more complex than that!

They kind of scared me in the beginning. Childhood friends turned teenage enemies, that haven’t seen each other for over ten years; their first reunion was angsty, too intense for my taste. I feared a decade old grudge that would keep them busy for 200 pages and put my patience to the test. Wrong, wrong, and wrong again! Both of them have grown up and moved on, and nothing is as it seems. But, given that Elizabeth and Nico talk to each other and are decent human being, they try to get along and to explain themselves, and pretty soon, I wanted to cheer along. Thank you for being believable characters, and reacting in such intelligent ways! Whether it is regarding their security issues, their fighting or their fears and hopes in general, it always rings true to me…

To keep things brief, and let you discover this wonderful book spoilers-free, I will only add a few important (and random) facts.

Nico is a wonderful hero, and he might very well join all the Colins (as well as Gideon or Piers and Nick, but really, who’s counting) in my pantheon of all-times favorite heroes… He even knows how to make apple fritters, and is welcome to use my kitchen anytime. Don’t worry, I am willing to share him. The fact that we see everything from Elizabeth’s POV does not make him any less real, intense or wonderful… (Have you noticed how rare it is these days to find a romance without the hero’s POV? Not that I mind, just saying…) (And the book being written in Elizabeth POV was not a problem – I need to stop saying I don’t like that, recent books are making a liar out of me!)

You will laugh. If you don’t, you might be dead. If such death comes from eating too many Nico’s hand-fed apple fritters, you might be excused.  But if you don’t think they are funny, I can’t help you anymore. Ever. Irony and sarcasm are beautifully written, and I have to admire that because in my highly elevated opinion, writing funny dialogue is the hardest thing, along with sex scenes (about that… Penny has been trying on new things, and I loved it – I thought it was a brilliant idea and you must check it out).

This time again, there still is one tiny little question left unanswered that kind of bothered me… But it didn’t occur to me until after finishing the book. Before, I was too busy cheering for the big love declaration scene without endangering my kindle’s life, and squealing and giggling like a schoolgirl. And I am usually very dignified. But there were two epilogues and a playlist, how could I remain quiet? Playlist I have been listening to ever since…

The biggest flaw in this book is that Elisabeth keeps making Star Trek references. I would so love it if I could ever find a book with Doctor Who references instead !!! Can someone make this happen, please, pretty please?

This book is like Russian matriochka dolls. Beautiful at first, and then full of great surprises, all hiding behind one another.

As far as I am concerned, the playlist’s last song was the perfect summary to the whole book. It reflects Nico’s ideas of love (and mine) (I just knew we were meant to be together) (and don’t you dare tell me he is already taken). So for those of you whose don’t know the song yet, I give you Save the last dance for me by The Drifters. Best love song EVER.

Enjoy your reading!
Chi-Chi

Destins blessés

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(Réédition du 20/07/10)

Quand on se met en tête de rédiger un blog sur ses lectures, on se trouve face à un dilemme : parler de ses lectures au fur et à mesure, ou se retourner sur les livres que l’on a déjà lu?

En ce qui me concerne, ma bibliothèque est d’une taille plutôt gargantuesque… Par de savants calculs, j’évalue la chose à environ 30 livres au m². Pas forcément impressionnant dit comme ça, mais quand on sait que je vis dans 18 m²…

Je ne peux donc pas prétendre ignorer tout ce que j’ai lu jusqu’à présent, d’autant que je garde tout ce que j’ai aimé et que je relis beaucoup! Et il y a évidemment le fameux Top 15, mais j’y reviendrais une autre fois. J’ai donc fini par décider : je prendrais les livres au hasard dans mes étagères pour les commenter ici!

Aujourd’hui, Halfway to Heaven (Destins blessés), de Susan Wiggs

Ce livre est le n°3 de la série « Les chroniques Calhoun », ce qui ne doit pas être un obstacle. Ils peuvent tous être lus de façon complètement indépendante, ou sans ordre chronologique. D’ailleurs, je me souviens avoir lu le n°2 il y a presque 10 ans, et j’ai lu le n°1 l’an dernier, il m’a fallu attendre le n°3 pour réaliser qu’il s’agissait d’une série!

L’une des originalités de ce livre, c’est le contexte. La romance fonctionne souvent par thèmes, surtout pour les localisations géographiques et les périodes historiques, et peu d’auteurs sortent des sentiers battus : on se retrouve donc souvent en Angleterre, Irlande, Etats-Unis, Australie ou Nouvelle-Zélande parfois (la très grande majorité des auteurs du genre viennent de ces pays-là). Quand aux romans historiques, ils sont le plus souvent situés au Moyen-Age, durant la Régence anglaise (1811-1820) ou pendant la conquête de l’Ouest.

Ici, l’histoire se passe à Washington en 1884, dans le milieu politique. Abigail est la fille d’un sénateur influent, mais elle ne colle pas du tout avec son milieu, elle est plutôt maladroite (pour des raisons mystérieuses que je vous laisserais découvrir par vos propres moyens, il faut bien entretenir le suspens!) et en conséquence, pas franchement à l’aise dans la haute société. Et encore une héroïne avec une passion originale : ici, l’astronomie, elle possède même son observatoire personnel sur le toit de la maison familiale! A croire que les héroïnes de romances sont toutes dotées de talents extraordinaires… Je jure que ce n’est pas le cas, il existe aussi de très belles histoires avec des femmes parfaitement ordinaires, mais chaque chose en son temps. Enfin, Abigail se voit comme l’héroïne d’une passion tragique et sans espoir, elle aime désespérément. Et souhaiterais changer les choses, être enfin remarquer, mais pour les bonnes raisons, par l’élu de son cœur. Quitte à faire un peu n’importe quoi au passage, après tout, elle a déjà une réputation d’originale, pourquoi ne pas en profiter?

En face, Jamie est un tout nouveau sénateur, il aimerait bien obtenir l’appui du père d’Abigail pour faire voter son projet personnel. Et après tout, quel meilleur moyen de gagner les bonnes bonnes grâces d’un homme que de fréquenter sa fille? Et là, surprise! Abigail n’est pas du tout la gourde qu’elle donne l’impression d’être, bien au contraire, et le jeu lui échappe complètement…

L’histoire s’entortille autour de quelques manipulations politiques, beaucoup d’évolution personnelle pour l’héroïne qui prend confiance en elle et pour le héros qui se retrouve littéralement la tête dans les étoiles, un père absent qui se révèle enfin, une sœur parfaite qui se fait protectrice d’un secret. Et puis le rire et la complicité des héros, la métamorphose en papillon, une valse sur les toits de la ville… Les astres veillent sur nos héros et les guident l’un vers l’autre tout au long de l’histoire.

Ce n’est pas un roman de passions intenses, de déclarations enfiévrées et de conflits angoissés. Susan Wiggs est une spécialiste du genre : une histoire touchante, douce, et pourtant jamais ennuyeuse, souvent surprenante. Un livre a savourer…

Très bonne lecture,
Chi-Chi

 

When you start thinking about writing a blog, you wonder, what is it going to be about? Are you going to talk about what you recently read or will you turn back to books you read a long time ago?

As far as I am concerned, I own a ginormous quantity of books… Through some very sophisticated calculations, I arrived to the conclusion that I own about 30 books per square meter. Don’t be fooled, it doesn’t seem to be much, until you know that I live in an 18 square meters appartement!

Therefore, I could never ignore all the books I read in the past, especially since I keep and re-read all the books I loved! And of course, there is that famous Top 15, but I  will get back to that on another occasion. So I’ve decided : I will just take some book off the shelf to comment them here!

Today, Halfway to Heaven by Susan Wiggs

This is book number 3 in the Calhoun Chronicles serie, whitch shouldn’t be a problem, since the books can be read independantly and out of their chronological order. As a matter of fact, I  remember reading book number 2 almost 10 years ago, and book number 1 last year, and it wasn’t until book number 3 that I realised they all were part of a serie.

Part of this book’s originality is it’s context. Romance is often organised in themes, mostly through geography and history, and few authors go towards original times or places. We can see books set in England, Ireland, Australia, United-States, sometimes New-Zealand (most of romance writers come from one of those countries), and set during the middle-ages, english regency ou conquest of the west.

Here, the story is set in Washington, in 1884, amongst politicians. Abigail is an influent senator’s daughter, but she doesn’t really fit with the crowd. She is rather clumsy (for some mysterious reason I will leave to you readers the pleasure of discovering, after all one must keep some discoveries for you to make), and because of that, she is socially awkward. Here, we face yet another heroine with an unusual hobby : astronomy. She even had her own observatory build on the roof of the family house! You would think that those romance heroines are all blessed with extraordinary talents… I swear that is not the case, you could find beautiful stories with perfectly ordinary heroines, but that story is for another time. As for Abigail, she sees herself as the heroine of some tragic unrequited love story, she is hopelessely infatuated. And wishing things were different, wishing she would get noticed by her love, but for the right reasons, and not because she embarassed herself yet another time. And in order to achieve that, she would do just about anything. After all, she is already seen as an original, so why not go all the way and enjoy the freedom it gives her?

As a match for Abigail, we have Jamie, brand new senator, wishing he could get Abigail’s father to approve one of his projects. And what better way to get a father to like you than to court his daughter? But… surprise, surprise, Abigail is not at all the ninny she appears to be, quite the contrary! And this courting game gets completely out of control…

The story then wraps itself around a few political schemes, lots of growing up and gaining self-confidence for both hero and heroine, who find themselves walking amongst stars, quite literally, one absent father reveling himself, one paragon of a sister protecting a secret, … And we are enchanted by their laughter and connivence, the transformation to a beautiful butterfly, waltzing on the rooftops… Stars look out for our heros and guide them towards one another all book long.

This is not a story of flaming passions, of heated speeches and anguished scenes. Susan Wiggs made a speciality out of that kind of stories : a story that touches the heart, soft yet never weak, often surprising. This is a book to savour.

Chi-Chi

 

Ravished

(Réédition 18/07/10)

Tam-Tam vous parlait de ces auteurs que l’on découvre, et qui changent toute votre façon de voir la lecture. Tous les « gros » lecteurs ont un panthéon personnel d’auteurs. Malheureusement, quand on se penche sur un genre littéraire particulier, quand on spécialise ses lectures, il devient difficile de partager ses découvertes avec d’autres personnes aussi intéressées…

La romance (oui, car en français, on parle de romance, pas de harlequins ou de romans à l’eau de rose, termes bien trop restrictifs pour un genre tellement vaste) souffre d’une image redoutablement niaise… Je me souviens de la tête de mes parents quand je suis tombée dedans, je devais avoir 14 ans… Je lisais de vieux Harlequin des années 80, toute une époque… Et puis j’ai quitté la France pour le Canada et là, il y a eu trois découvertes fondamentales, dans cet ordre : la collection J’ai Lu, le forum des Romantiques, et la VO…

– Les J’ai Lu, parce que, en dépit d’une traduction parfois désastreuse, les histoires étaient souvent plus longues, plus complexes et plus subtiles que dans les collections Harlequin que je connaissais. Et que sans ça, je me serais vite lassée du genre…

– Le forum des Romantiques, attaché au site des Romantiques, car il m’a permis de rencontrer des dizaines de personnes aussi intéressées que moi, car c’est une mine de conseils, d’échanges et d’avis, de discussions aussi bien sur les auteurs que sur les livres et sur le genre en général.

– Et enfin, la VO, qui m’a ouvert un monde infini de possibilités. Ne rentrons pas dans les détails techniques, mais il est difficile d’imaginer la quantité incroyable de romances publiées chaque mois en Amérique du Nord!

Aujourd’hui, je parlerais d’un livre qui se trouve dans mon Top 15 personnel (le genre de liste que l’on fait en se disant « si ma maison brûle et que je ne peux sauver que 5 livres, lesquels? » et où on finit par en retenir 15 parce que 5, c’est impossible, trop difficile, le choix est cruel pour tous ceux que je devrais abandonner)…

Ravished, donc…

Pourquoi ce livre? D’abord, parce que c’est l’une de mes premières lectures en VO, et je vous prie de croire que mon exemplaire a bien vécu, voilà bientôt 10 ans qu’il m’accompagne fidèlement! Le papier commence à jaunir et à prendre cette odeur un peu particulière des livres quand ils vieillissent… Et ensuite, parce que son auteur, Amanda Quick, est l’une des stars du genre, et que pour présenter un genre, il vaut toujours mieux commencer par ce qui se fait de mieux en la matière, non?

Voyons un peu ce dont il s’agit :

Harriet Pomeroy a une passion dans la vie : les fossiles… Bon, à première vue, on pourrait se dire que c’est mal parti pour elle, une (plus très) jeune fille anglaise au début du 19ème siècle, qui aime explorer les grottes et creuser la terre pour ramasser des bouts d’os et de pierre… Elle vit bien évidemment dans un village typiquement anglais du bord de mer, passe pour une originale, et se mêle trop souvent de ce qui ne la regarde pas. Et entre autres affaires, elle se met en tête de convoquer Gidéon, Vicomte St Justin, le seigneur local qui ne met jamais les pieds dans la région, au sujet d’une sombre histoire de voleurs utilisant une grotte voisine pour entreposer leur butin. On pourrait croire que ce qui dérange Harriet, c’est la présence de voleurs, non? Eh bien pas du tout! Ils risquent surtout de perturber ses recherches, or, Harriet est sur le point de faire une découverte capitale, elle le sait, elle le sent. Et pour cela, il faut qu’elle puisse accéder à la grotte. En bref, Gidéon pourrait-il venir, s’il-vous-plaît-monseigneur-dégager-le-terrain-pour-que-je-puisse-continuer-ma-petite-vie-tranquille? Problème? Gidéon, c’est un peu l’équivalent en version moins conte de fées de la Bête. D’une taille impressionnante, pas franchement beau, des cicatrices sur le visage, tout le monde a peur de lui. Et pour ne rien arranger, il a un sale caractère et n’apprécie pas trop d’être convoqué de façon aussi cavalière. Et pourtant, il vient… Évidemment, sinon où serait l’histoire! S’ensuivront pas mal de péripéties, et évidemment, une histoire d’amour, où tout est bien qui finit bien…

A m’entendre, on pourrait croire que ce livre est une suite de clichés. Eh bien non! La magie opère dès les premières pages… Comme souvent dans les romances, tout le talent de l’auteur réside en cela : nous intéresser à une histoire dont on sait déjà qu’elle finira bien. Ce qui compte, ce n’est pas la fin, mais comment on y arrive…

Et croyez-moi, ce chemin que nos héros parcourent ensembles, il est délectable pour le lecteur. Ensembles, ils font des étincelles, ils sont drôles à observer, touchants, surprenants…

Et surtout, chaque fois que je tiens ce livre entre mes mains, j’ai l’impression de retrouver de vieux amis… des amis que j’aimerais vous faire rencontrer!

Très bonne lecture,
Chi-Chi

Tam-Tam was talking to you about those authors you discover one day and who change the way you read for ever.

Every avid reader has a hall of fame of his favorite authors. Unfortunately, when you favor a specific genre, it gets harder and harder to meet people intersted in the same kind of books as you.

Romance is often seen as very silly. I remember my parents’ face when I started reading old Harlequin books, I was 14 I believe. Then I left France for Canada, and there, I discovered 3 things, in that order :
– J’ai Lu, the publisher, because despite their less than perfect translations, was printing stories often more complex and longer than Harlequin, and I was getting bored with the genre…
– The forum attached to the website http://www.lesromantiques.com, because it allowed me to meet dozens of other fans, because I found so many good advices there, as much about the genre as about the books.
– English! By learning english well enough to read the language, a whole new world opened to me. Without getting specific about numbers, you would hardly imagine how many new romances are published each year!

As for today, I would like to talk about a book that ranks in my personnal Top 15 of all times (the kind of list you make when asking yourself « if my house were to burn, and I could only save 5 books? » and you always end up chosing 15 instead of 5 because, really, 5 is not enough, and making a choice is cruel to all of those poor books I abandonned to the fire)…

That book would be Ravished.

Why that one? Well, first of all, because it’s one of the very first english books I bought and read, and believe me when I tell you that it is well worn, having followed me around the world for 10 years! The paper is getting yellow, and it’s starting to smell a bit dusty, like every old book after a time. And because it’s author, Amanda Quick, is one of the genre’s greatest names, and when trying to promote a genre, it’s always better to present the best of the best!

Now let’s see :
Harriet Pomeroy lives for one thing : fossils… You could think that things are not really looking good for her : one not-so-youg-anymore english miss, around the begining of the 19th century, whose passion in life is to dig up old stones and bits of bones… And of course, she lives in a typical english seaside village, where she is a reknowned original and where, more often than not, involves herself into other people’s business. Amongst other people’s business, she decides to write a letter to Gideon, Viscount St Justin (who would be the local nobility, except that he is never around), and in that letter, she asks him, or rather orders him, to come right away because some thiefs are using nearby caves to hide their stolen goods. One could think that Harriet is upset because of the presence of thiefs. Well, not at all! What Harriet is upset about is that she is on the verge of some great fossil-related discovery, and she needs to have access to the caves. So could Gideon come right over, and get rid of those thiefs as soon as possible so that she can get back to her work? There is just one small problem with Harriet’s plan. Gideon is kind of like the Beast from Beauty and the Beast, without the fairy-tale part. He is massive, not very good-looking, with scars on his face, and everyone is scared of him. And, on top of that, he is bad-tempered, and not too happy to be ordered about in such a fashion! Still, he comes. Well, of course, he had to come, otherwise, there would be no story! From there on, adventure, love and trouble will happen, and in the end, all will be well, and they will live happily ever after…

Listening to me, you could believe that the book is just one cliché after another. Well, don’t worry, that is not the case. Right from the beginning, magic happens… As it often happens in romance, the author shows her talent by intriguing us with a story where we know the end : the happy-end. What matters is not the end but the journey to the end.

And trust me when I say that the journey our heros will take together is pure delight for the reader. Together, Harriet and Gideon sparkle, they are so much fun to watch, full of surprises…

And every single time I hold this book in my hands, it feels like meeting old friends… friends I would like you to meet too!

Chi-Chi