Duke of Pleasure – Maiden Lane #11

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Vous ne rêvez pas!!!  J’ai lu un livre!!!

Genre même qu’en vrai, j’en ai lu 2 (le dernier Hoyt ET le dernier MacLean). Mais je me suis laissée débordée par le temps après ma lecture du dernier opus de Sarah, et du coup, c’est un chouilla moins frais dans mon esprit en overdrive.

Du coup, ce sera de l’historique à la mode Hoyt aujourd’hui, et son dernier tome de la série des fantômes de Maiden Lane: The Duke of Pleasure (le duc du plaisir, rien que ça).

Pour ceux qui ne seraient pas familier avec la série, il y a trois choses à savoir autour de cette série:
-Il est question du « fantôme de Saint Giles », un genre de superhéros habillé en Arlequin (je me demande s’il n’existerai pas un lien entre l’Arlequin et Harlequin) (genre il m’aura fallu 6 ans pour faire le rapprochement hein). Ce fantôme est pourfendeur du crime et protecteur des plus faibles dans le quartier mal famé de Saint-Giles (à prononcer Gaiiiiles, comme Giles dans Buffy) (on a des références culturelles ou pas)

-Il est question de l’identité changeante de ce fantôme (un peu comme le Dread Pirate Roberts) (ceux qui n’ont pas compris la référence sont priés de passer au rattrapage pour l’UE princesse)

-Il est question des Lords of Chaos (surtout sur les derniers tomes). Des mégas vilains qui sont potes avec Satan et Sauron, boivent le sang des jeunes vierges dans des coupes en peau de licorne et arrache les ailes des fées.

-Il est question du mélange des mondes: l’aristocratie et les bas-fonds. Le jeux des apparences de la noblesse qui cache parfois bien des déconvenues, tandis que les diamants les plus beaux sont rares et durs à révéler (comprendre, les nantis sont parfois des sales pourris, et c’est pas parce qu’on vient de Saint Giles que l’on a pas un cœur en or)

-Enfin, il est question de sensualité. Là, je ne vous apprendre rien. C’est du Hoyt. Parfois ça marche mieux que d’autres, mais jamais au grand jamais, je ne pourrais nier que le rose me monte aux joues rien que de repenser à certaines scènes (oui, même celles des « bollocks et genitals »)

Maintenant, penchons nous plus sérieusement sur le cas du « duc du plaisir ». Il y est question de Alf et Kyle. Et oh dear… ce que j’ai aimé!

Et sachez que le manque de temps qui est toujours d’actualité dans ma vie me rend encore plus exigeante et à réduit ma patience à néant. Nos pauvres auteurs se la jouent un peu « mort subite » avec moi. Mais après un certain nombre de livres commencés et jamais finis, de grognements de frustration et une toundra désertique dans le paysage de mes lectures, Madame Hoyt a su relever le défi et m’a fait couiné avec délectation devant Alf et Kyle.

En deux mots?
Alf, c’est une habitante de Saint Giles, experte dans l’art d’obtenir, de négocier et de vendre l’information. C’est aussi le fantôme actuel (promis, je spoile pas, c’est dans le synopsis). Et alors que Kyle a échappé de peu à un piège mortel dans les bas-fonds de Londres, il est bien loin de se douter que le diable masqué qui lui est tombé dessus (révélant ainsi ses « atouts ») et Alf, le gamin qu’il a recruté pour lui récupérer des infos, sont en réalité la même personne.

Leur romance est délicieuse, douce… Ce qui est assez paradoxal quand on pense qu’ils sont en pleine chasse à la société ultra secrète (Lord of chaos, suivons, suivons!). L’équilibre a vraiment été trouvé dans la dynamique de ces deux personnages. On joue avec le cliché, mais on ne tombe pas dans la caricature.

Alf est badass à mort, donne envie d’abattre tous les murs qui se dressent devant toutes les femmes, et à la fois, elle a ce physique menu, fin, fragile. C’est un peu comme les ballerines, elles sont graciles, mais c’est du muscle pur.

Kyle est cet homme plus grand que nature, un physique de montagne, la virilité en bandoulière (un brun, les yeux profond, le torse velu… ) et pourtant, de le voir avec ses deux fils, d’être témoin de ses questionnements intérieurs, il s’en dégage une certaine fragilité…

Bref, j’ai A-Do-Ré.

Et que certaines scènes soient absolument wouaaaahhhhh, n’a rien gâché… après, je vous dis ça moi… Quoiqu’il en soit, je vous invite à vous jeter dessus violemment (sur le livre hein, Kyle est pris) et à me dire ce que vous en avez pensé!

Bonne lecture
T.

 

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Poldark

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L’heure est toujours aussi grave… Je ne lis plus, enfin non, je ne lis plus « pour le plaisir ». Je lis des tas de trucs pour le boulot, je lis des tas de trucs pour sa majesté le petit prince, mais je ne lis plus pour moi. J’ai toujours été de celles qui ont des phases, plus ou moins longues, mais là, c’est simple, je n’ai toujours rien lu depuis l’écoute de « Finding Audrey » de Kinsella, et je n’avais rien lu de nouveau depuis cet été.

Sauf que bon, force est de constater que j’ai rangéles affaires d’été, que les jours raccourcissent, que les températures chutent et que je mets mon écharpe tous les matins en frissonnant… L’été est bel et bien derrière nous.

Alors voilà. Le problème étant que je suis supposée vous parler de romance, de lecture, et d’envolée de licorne arc-en-ciel à paillettes.

Sauf que non. Toujours pas. J’en suis même à envisager de mettre le blog en hiatus figurez vous… Alors cette semaine encore, je vous la joue « série », mais promis, il y a du swoon dedans.

Poldark.
Le beau, le brun, le ténébreux Ross Poldark revient de la guerre (celles d’Indépendance des Etats-Unis, donc il revient pas victorieux) et retrouve la terre de ses ancêtres en piteux état. Son près est mort en laissant un massif montagneux de dettes et sa dulcinée est sur le point de se marier avec son riche cousin.
Bref, on est loin du retour en fanfare.

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Mais Ross, il est beau, brun, ténébreux ET charismatique, travailleur, persévérant. Il a soif de justice, il veut rétablir le bien, il veut vivre de sa terre… Il veut… il veut…

Bref, il est la pour rester et ce ne sont pas une ou deux embuches qui vont l’empêcher d’accomplir sa destinée – Oui, je sais, je fais un peu Phytie en pleine déclaration d’un oracle, mais je vous promets, Aidan Turner chevauchant dans les vertes étendues de la Cornouailles, la mer venant se jeter au bas des falaises au loin, ca fait naitre en moi une certaine forme de lyrisme. Tout comme ce passage où notre protagoniste fauche de l’herbe, chemise free… swwwooonnn!!!!

Qu’on se rassure, cette série propose aussi une très bonne histoire (je suis pas une princesse facile non plus), c’est un héros un peu inattendu notre ami Ross, avec un sens moral impeccable qui en fait un type bien sous des dehors un peu « rugueux » (surtout pour le canons de l’époque, où on vous la donne plus dans la réputation que dans la réelle hauteur d’un homme) et je trépigne à l’idée de mettre la main sur la saison 2.

Bonne…. dégustation!

T.

 

My darling Caroline

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(Réédition du 15/03/2012)

Avant de commencer, je prends quelques lignes pour vous signaler une nouveauté sur ce blog : un index de tous les livres lus et évoqués en ces lieux. Vous le trouverez dans le petit onglet juste sous notre bannière adorée, n’hésitez pas à aller y faire un tour !

Après cette page d’informations, parlons aujourd’hui d’un livre que je l’ai lu non pas une, mais deux fois. Pas volontairement d’ailleurs, mais parce que j’avais tout simplement oublié ma première lecture de My darling Caroline, d’Adèle Ashworth. Ayant plutôt une mémoire tendance éléphantesque, je suis très vexée de devoir avouer une chose pareille devant vous !

La dénommée Caroline n’a qu’une passion dans la vie, la botanique, passion pour laquelle elle fait preuve d’un talent hors du commun. Elle fait des croisements, expérimente et manipule les boutures, sa plus grande réussite étant une rose lavande et violette, et rêve de partir étudier à New York auprès d’un grand professeur. Le souci, évidemment, c’est que nous sommes à Londres en 1815, et que Caroline, brillante scientifique, est coincée dans le rôle assigné aux femmes par la société de son époque. Pas besoin de vous faire un dessin, vous voyez de quoi je parle !

Ayant passé les 25 ans en célibataire un peu originale, ses sœurs étant toutes mariées, son père décide de reprendre les choses en main, la plaisanterie ayant assez duré, et d’arranger son mariage avec Brent, Earl de Weymerth. Lequel n’est pas ravi de l’arrangement en question mais n’a pas plus le choix que notre héroïne pour d’obscures raisons financières et d’héritage.

La trame de l’histoire est donc très classique, il s’agit d’un mariage de raison où les héros vont apprendre à vivre ensembles, et éventuellement à s’aimer.

Cela tombe bien, j’aime les mariages arrangés. J’aime que les personnages soient obligés d’apprendre à se connaître, qu’ils ne puissent pas s’enfuir à la première difficulté. Comme les road-trips. Coincés, débrouillez-vous avec ça !

Evidemment, j’ai commencé cette histoire en toute innocence, pour réaliser après 3 pages que j’avais déjà lu le livre ! Tout m’est revenu à la mémoire, j’aurais pu le reposer, mais finalement, non… Pour mieux vous en parler bien sûr, chers lecteurs !

Tous les détails me sont revenus : l’obsession de Caroline pour sa serre, ses plantes et ses recherches, l’obsession de Brent pour son domaine, sa détermination à avoir un héritier et sa manière que j’avais trouvé profondément agaçante de penser que l’attirance qu’il éprouve pour sa femme peut tout régler. A croire qu’il sait que l’on se trouve dans une romance !

Pour le reste, Caroline est vraiment scientifique jusqu’au bout des ongles, Brent joue son rôle de héros blessé et mystérieux avec plus au moins de succès. Le personnage le plus intéressant est sans conteste notre héroïne, qui, par son esprit mathématique, ne correspond vraiment pas aux standards de son époque. Son projet de tout quitter pour émigrer en Amérique, pour la simple raison que là-bas ils autorisent les femmes à se tenir devant les portes des amphithéâtres pour écouter les cours, est déjà assez originale en elle-même.

J’ai un doute sur la cohérence historique de ce projet… 1815, c’est terriblement tôt pour l’ouverture des universités aux femmes, non ? Une historienne pourrait-elle éclairer ma lanterne, je n’ai pas trouvé d’informations précises…

Brent est à mes yeux bien moins « réussi » que son épouse, il parle sans réfléchir, se laisse guider par son instinct en tout temps, et reproche à Caroline des choses sur lesquelles elle n’avait aucun contrôle.

Il n’y a pas dans cette histoire de rebondissements alambiqués, tout repose sur le caractère des héros. Hélas, si, comme moi, vous avez le malheur de ne pas trouver Caroline ou Brent particulièrement sympathiques, alors, ce livre ne sera pas un grand moment de lecture. Je n’ai pas réussi à mettre le doigt sur ce qui m’a gêné exactement, mais il est certain que si j’ai effacé l’histoire de ma mémoire, ce n’est pas sans raison…

J’avais pourtant, avant d’acheter mon exemplaire, lu un peu partout des avis dithyrambiques… Après la première publication en 1998, My Darling Caroline s’est d’ailleurs vendu des fortunes sur certains sites de vente en ligne, c’était un ouvrage rare et demandé…

Je note tout de même, qu’Adèle Ashword, malgré une tendance à la prose fleurie et ampoulée que certains croient devoir attacher à toute romance, a un certain talent pour camper ses personnages sans trop tomber dans les clichés ou les stéréotypes et, My Darling Caroline étant son coup d’essai, je suis curieuse de savoir ce qu’elle aura réussi à faire par la suite et si elle aura réussi à corriger cette tendance !

Bonne lecture,
Chi-Chi

Wanted – Audiobooks

Mes chers sujets,

Aujourd’hui est un jour grave. Aujourd’hui est un jour de deuil. Je n’ai plus le temps de lire… Et par lire, comprendre « prendre ma liseuse et lire avec mes yeux ». Alors oui, je vous ai déjà fait le coup du « j’ai pas le temps, du coup j’ai demandé de l’aide ». Le problème étant que le temps que je n’avais pas en mai, je ne l’ai toujours pas… et le prévisionnel est mauvais (en terme de temps libre pour lire).

Du coup, je me suis tournée à nouveau vers mon « plan B », c’est à dire les audiobooks. So far, je suis en mode relecture, mon cerveau étant cuit lorsque vient le temps de se glisser au lit. Du coup, petite booklist aujourd’hui sur mes relecture et reflexion intense sur les « lecteurs » des-dits audiobooks:

White lies de Jayne Ann Krentz: l’alternance des deux voix fonctionne super bien. L’homme a la voix un soupçon velouté, un soupçon en mode « je suis un alpha, beware », un soupcon chocolatée, mais sans le petit truc qui me fait fondre (comme celle de Richard Armitage ou celle de Tom Hiddleston), la femme a une voix modulable (elle fait bien les voix différentes, c’est agréable à l’écoute), sans aigus fatiguant (vous savez, le genre de voix qui peut faire éclater les vitres!). Et globalement, ça aide beaucoup à rendre le livre super chouette à écouter.

10 things I love about you de Julia Quinn: J’adore ce livre, je n’aime pas beaucoup l’audiobook. La lectrice a une voix trop guidée, trop snob dans certaines inflexions… et puis son rendu des voix d’hommes… comment vous dire, c’est pas swoonant pour deux sous. C’est dommage parce que par moment, on sent que la lectrice a du talent (dans la narration notament), mais elle a dû avoir des consignes d’execution, et chez moi, ça marche pas…

-Mackensie’s pleasure de Linda Howard: parce que je sais que cette série est lu par un homme à la voix grave, et que je suis une gourgandine et les voix graves me font vibrer. D’ailleurs je m’étonne de ne pas vous avoir parler plus en détails de cette série un chouilla vintage, mais qui se laisse lire sans mal (pour peu qu’on ait des envies de male alpha howardien dans toute sa slendeur)

-Wicked widow d’Amanda Quick, un vieux AQ qui date de sa série sur la société Vanza… toute ma jeunesse (oui, laissez moi dans mon moment émotion) (première édition en 2000, en fait je suis jeeeeeeuuuunnnne). Bref, un début de Vintage qui me laisse un gout ambivalent. J’ai aimé, mais je ne suis pas emballée par la lectrice…

Malheureusement, les relectures ne durent qu’un temps, et j’ai des envies de nouveauté. J’en suis au stade ou j’hésite à acheter l’audiobook du dernier MacLean (alors que le livre m’attend dans ma liseuse… mais je ne suis pas sure de la voix… ahhhhh choix corneliennnnn…. C’est qu’à mesure que passe les audiobooks, je réalise à quel point mon appréciation du travail de l’auteur sera grandement affecté par la performance auditive, et je procrastine, je procrastine…

Bref, si vous avez des recommandations, je suis preneuse!

Bonne semaine,

T

The scoundrel and I

The+Scoundrel+and+I

Mi-aout, alors que j’étais en vacances sous le soleil des tropiques du bassin d’Arcachon, je me suis plongée avec délice dans cette petite Novella de Katharine Ashe. Et quand je dis « plongée », je parle presque au littéral, puisque c’est entre deux ploufs en compagnie des princes (héritier et pas si charmant, son vénéré père) que j’ai découvert les malheurs de Gabrielle, employée de l’imprimerie qui publie les pamphlets de Lady Justice (une féministe dont l’objectif de vie est de dénoncer et protester les injustices) (elle a du taf, on est bien d’accord) et Anthony Masinter, capitaine de la Royale Navy, héro de guerre et supposément un Scoundrel.

Pour une raison que je ne vous révèlerai pas (parce que c’est une novella et que moins je vous en dit, mieux c’est), notre romance s’articule autour d’un ehéros en mode « sauvons la demoiselle en détresse » et d’une héroine en mode « je ne dois compter que sur moi-même ».

Et je dois admettre, au delà du fait que l’histoire décolle un peu trop doucement pour moi, elle prend bien de la vitesse à mesure que l’auteur use avec talent les ressors de ce genre de schéma.

L’alchimie marche (cela me change des duos improbables qui ne me font aucun effet), les héros se parlent (et on entend un Halleluia dans le fond??), et on frisonne un peu avec eux…

Et je pourrais partir dans des envolées lyriques, mais non, je m’en remets à votre jugement.

Bonne lecture,

T.

PS: petit bonus de cette novella, elle est une excellente mise en bouche de « The Earl » qui sort à l’automne (et il me tarde).

 

Unraveled – Turner #3

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(Réédition du 01/03/2012)

Voici l’heure fatidique du dernier épisode des aventures de la fratrie Turner, Unraveled, et du dernier frère à marier, Smite. Smite qui est doté d’un nom terrible, puisqu’il signifie «châtiment»… Mais comme vous avez lu les tomes précédents, vous connaissez à présent la signification des prénoms de chacun des frères, lourds de symbolisme… Teaser, teaser, je ne veux pas du tout que vous lisiez cette série!
Et Smite est incontestablement celui qui porte le symbole le plus lourd. Les années se sont écoulées, nous avons fait connaissance avec Ash et Margaret, avec Mark et Jessica, mais ce troisième frère reste toujours cette figure énigmatique, venant à la rescousse de ses frères s’ils en font la demande, mais se tenant résolument à l’écart du noyau familial.

Si Ash a pu fuir rapidement l’emprise de leur mère, si Mark était assez jeune pour que le pire lui soit épargné, Smite a subi de plein fouet les brimades et autres «traitements» destinés à sauver son âme perdue, et c’est assurément chez lui que les effets en sont les plus visibles. Smite est donc le prototype classique du héros de romance torturé par son passé. Et pourtant, une fois de plus, l’auteur ne nous présente pas l’ombre d’un homme se lamentant sur son enfance misérable. Elle nous présente un homme complexe mais entier, lucide et volontaire qui n’attend pas son héroïne pour le sauver de son destin tragique.

Le nœud du problème familial est d’ailleurs là. Mark est très proche de Smite, ils ont vécu beaucoup d’épreuves ensembles, tandis que de son coté, Ash voudrait soulager sa culpabilité d’être parti et réparer le mal qui a été fait, alors que Smite considère qu’il n’y a rien à réparer. Il n’est pas « cassé ». Les conversations entre ces deux-là sont un témoignage poignant des relations entre frères, et d’une volonté farouche de consolider le lien qui les unit, malgré tout.

Je ne sais pas si j’ai assez insisté sur la relation entre les frères dans mes articles précédents… Car en dépit de tout, il existe entre ces trois-là une affection profonde, un lien indescriptible que l’on ne trouve que trop rarement en littérature, et surtout en romance, qui se concentre principalement sur la relation héros/héroïne. J’apprécie d’autant plus les romans où l’auteur sait parler d’amitié autant que d’amour, les deux allants souvent de pair. Et si les amitiés féminines sont un peu rares (ce qui tient surtout au statut de chacune des héroïnes), l’amitié entre Ash, Mark et Smite occupe une place importante. Et c’est pour mieux apprécier le développement de ce lien que je ne peux qu’insister encore une fois en vous recommandant de ne pas lire cette série dans le désordre ! Si vous n’aurez pas de mal à comprendre les histoires individuellement, vous risqueriez de passer à coté de cet aspect fraternel qui se forge lentement au fil des tomes…

Mais revenons à Smite, magistrat à Bristol. Il a bien mérité son surnom de «Lord Justice», tant il semble marié à son métier, entièrement dévoué à sa mission et férocement déterminé à poser sa marque dans le monde, en faisant une différence, aussi minime soit-elle, dans la vie de ceux qui se retrouvent devant lui. Il écoute, il prend le temps, il ne considère jamais que le pauvre sera coupable du simple fait de sa pauvreté.

C’est un homme plein de principes, et c’est devant lui que Miranda Darling doit se présenter un jour, sous un faux nom, une fausse apparence. Mentir et se parjurer donc. Et ce n’est pas la première fois… Mais Miranda n’a pas le choix, elle est fille d’acteurs, vit de petits boulots et a chèrement acheté sa sécurité dans les quartiers malfamés de Bristol en prêtant allégeance au Patron de la mafia locale.

L’inconvénient étant que Smite, en plus d’être impitoyable, est doté d’une mémoire à toute épreuve et qu’il n’est pas un instant dupe de la comédie que Miranda essaye de lui jouer. Bien décidé à mettre les choses au clair, il la suit à la sortie de la salle d’audience… Quand à ce qui arrivera par la suite, je vous laisserai le découvrir.

De fil en aiguille s’établit entre ces deux-là une relation étrange, faite de petits services et de relations ambiguës. Les liens entre Miranda et le Patron ne leur faciliteront pas la vie, l’intransigeance de Smite non plus… Là encore, Courtney Milan fait de ses personnages des êtres capables de réflexion, capables de confiance mutuelle, qui se serrent les coudes dans l’adversité au lieu de se dresser l’un contre l’autre.

Si Smite est moins original que son frère Mark avant lui (ne mentez pas, je sais que l’idée du héros vierge a éveillé plus d’une curiosité), il vaut plus que le détour, et je vous laisserai découvrir le chemin que devront parcourir ensemble ces deux-là, avec un mot de conclusion sur la série elle-même.

J’ai dévoré les trois tomes en moins d’une semaine, et je suis définitivement conquise, j’ai eu autant de mal à quitter les Turner que les Hathaway en leur temps. Chacun des livres est de qualité égale à mes yeux, ce qui dans une série, est assez rare pour être souligné, et j’ai été séduite, tant par la plume de l’auteur, qui sait faire preuve d’un humour sarcastique sans jamais sonner faux ou forcé, que par la richesse de ses personnages, tous un peu abîmés par la vie mais tous assez forts pour ne pas laisser leurs traumatismes influencer leur vie entière, et enfin par le fait que ces histoires ne se déroulent pas dans les salons dorés de l’aristocratie mais mélangent les milieux sociaux et nous ouvrent une fenêtre (bien documentée) sur d’autres aspects de la société anglaise et du début de la révolution industrielle.

Deux autres livres de Courtney Milan attendent sagement dans ma PAL, je ne manquerai pas de vous tenir informés, puisqu’elle fait maintenant officiellement partie de mes auteurs « must-read » !
Excellente lecture,
Chi-Chi

Duke of Sin – Maiden Lane #10

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Comment vous parler de ce livre… Cela fait 10 jours que je l’ai fini, et j’en suis encore 1) à couiner quand j’évoque le héros/l’histoire/ma lecture (ne rayer aucune mention) et 2) à souffrir d’un cas de book hangover assez sévère. Pour ceux qui ne seraient pas au fait de ce que peut être un book hangover, je vous explique. Le hangover, c’est la gueule de bois; la gueule de bois littéraire, comme la gueule de bois normale, c’est ce moment où tu jures que jamais jamais jamais plus jamais tu ne boiras/te mettras dans un état pareil/liras. Après, les effets du hangover sont différents chez chacun. Je veux dire, tout comme certaines personnes ont besoin d’un demi verre de vin pour être pompettes (Tam-Tam qui regarde son nombril, rouge de honte), certains livres auront plus ou moins d’effet sur une lectrice.

Et là, clairement, Valentine Napier, Duke of Montgomery, je ne m’en défais pas. Il m’est donc extrêmement difficile de réussir à prendre le recul nécessaire pour vous en parler.

Peut être qu’avec un verre de rouge…

Duke of Sin est le 10ème tome de la série de l’auteur Elizabeth Hoyt. Si vous avez lu tous les tomes dans l’ordre, je ne vous surprendrai pas en déclarant que le héros du jour n’a absolument pas le beau rôle. C’est un maître chanteur qui ne respecte personne, n’a aucun sens moral et dont la compagnie va bien au delà du simple scandale.

C’est simple, Val est pote avec l’antéchrist, déjeune avec Sauron le vendredi et joue au bridge avec Loki un mardi sur deux.

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Mais comme Loki le dis si bien « Every vilain is a hero in his own mind ». Et comptez sur Elizabeth Hoyt pour s’inspirer de mon méchant préféré et en faire un héros. Parce que voilà, Val, c’est vraiment un héros. Méga complexe, qui se la joue oignon en terme de couches de complexité, mais un héros néanmoins. Et moi, j’ai un truc pour les âmes en errance. C’est un club extra celui des âmes en errance, on y retrouve Sebastian Saint Vincent, Derek Craven, Styxx, pour ne citer qu’eux.

Parce qu’un bon méchant (comme Saint Vincent, Styxx ou ici Val), la lectrice aura eu tout le temps du monde pour apprendre à le mépriser avec toute la condescendance dont elle est capable. Et elle aura eu raison de souhaiter au héros de marcher sur un Lego… Jusqu’au moment où la talentueuse auteur décidera de bouleverser les règles et de vous montrer l’autre côté de l’histoire, ce qui vous projettera dans un hangover de ouf parce que l’espace d’un livre, vous serez tombées désespérément amoureuse du héros (Tam-Tam se regarde le nombril en rougissant de honte)…

Mais c’est ce qui fait la grandeur d’une histoire pareille. Partir d’un être qu’on déteste avec chaque cellule de son être, pardonner, et tomber amoureuse.

Alors oui, il est vaguement question dans l’histoire d’une héroïne hein… Je sais, j’ai même retenu son nom si vous pouvez y croire. Elle s’appelle Bridget Crumbs, et elle est la gouvernante de notre héros.

Et oui, il est vaguement question qu’il tombe amoureux… d’elle… pas de moi. Mais que voulez vous, le héros et son histoire sont magistralement racontés, et 1) je suis pas sure de ne pas être un peu jalouse et 2) finalement, Bridget à côté de Val…

C’est sans doute mon seul minuscule bémol. Bridget a une bonne backstory, mais tout cet opus est articulés à la gloire du héros (et avec brio et pertinence si je puis me permettre). Du coup, depuis 10 jours, je ne sais pas quoi lire…

Peut être vais-je le relire du coup?

En attendant, bonne lecture à vous!

T.

PS: comment ne pas swooooooner à mort sur ce genre de citation « Elle sait ce qu’il est, il sait ce que son cœur désire »…

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Unclaimed – Turner #2

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(Réédition du 23/02/2012)

Aujourd’hui, le tome 2 des aventures des frères Turner qui, si vous avez bien suivi ce que j’ai dit les dernières fois, se place après le tome 1, Unveiled, et la nouvelle Unlocked (qui est officiellement très détachée de la série par ailleurs, aucun des Turner n’y faisant une apparition !).

Unclaimed nous raconte donc l’histoire de Mark, le benjamin de la fratrie.

Mark, ou plutôt Sir Mark, a été anobli par la reine. Souvenez-vous, les Turner ne sont pas nobles, mais Mark a été fait chevalier, en remerciement de services rendus à la nation. Le service en question, c’est d’avoir écrit un best-seller, faisant la promotion de la chasteté. Un essai philosophique qui a eut un succès si retentissant qu’il a été édité à plusieurs reprises, qu’une association en fait la promotion, que les membres de ladite association paradent dans tout le pays avec une cocarde bleue pour indiquer leur statut « chaste », et que Mark est une véritable star qui déclenche des émeutes partout où il va.

Mark, qui est un homme de presque trente ans, est le champion de la chasteté en Angleterre. Ce qui signifie, et ce détail est assez fondamental pour la suite de l’histoire pour que je ne laisse aucun doute planer dans votre esprit, qu’il est vierge.

Souvenez-vous, en des temps lointains, j’avais promis de vous écrire un article sur les héros vierges. Ils sont rares mais existent bel et bien en romance. Après tout, pas de raison que ce soit toujours l’héroïne qui demeure pure et délicate. Mais ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui, car après Jamie et Mark, il y a encore un héros dont je veux vous parler. La dissertation sur la virginité masculine attendra encore un peu !

Je dois vous avouer que je n’avais encore rencontré aucun héros chez qui ce statut soit aussi bien justifié, aussi bien mené, aussi bien géré. La jeune fille vierge est légion dans les historiques (encore qu’elle le reste rarement), en contemporain, c’est un phénomène plus rare. Mais, dans la plus pure tradition, cette virginité est le symbole de son innocence, et il est présumé, jusqu’à preuve du contraire. Pour un héros, la virginité, si elle signifie innocence, serait donc un trait anti-sexy. Qui a envie d’un héros naïf qui découvrirait la vie au contact de l’héroïne? Pas moi, personnellement. Comme Tam-Tam, j’aime mon héros viril et sûr de lui.

Eh bien soyons directes, ici, Mark est vierge, certes, mais il n’est pas innocent, il n’est pas naïf. Lui aussi traîne quelques bagages un peu lourds, hérités de sa mère et d’autres problèmes dans son enfance. Ce qui ne l’empêche pas, comme son frère Ash avant lui, d’être intelligent et de vivre la vie qu’il a choisi. Il est chaste par choix. S’il accepte de flirter, il sait aussi ne pas dépasser les limites qu’il s’est fixé, en attendant le mariage.

Si Mark a choisi de ne pas être « familier » avec les femmes, c’est car il n’est que trop conscient en ces temps reculés, où contraception et MST sont des mots bannis, du risque que cela pourrait présenter pour sa partenaire. Il est question de religion, mais pas dans le sens strict et bigot du terme, il est question de respect et d’amour dans la façon dont Mark voit les choses. Il est question de féminisme. Et j’ai trouvé cette vision profondément touchante et tendre, en totale opposition avec les rakes qui sont si souvent les héros de mes romances !

Je vous le dit tout de suite, j’ai adoré Mark. A-DO-RÉ !!!

Il est la preuve flagrante pour moi que le héros viril et sûr de lui de mon cœur peut aussi être un type bien… Maintenant que c’est dit, j’avouerai avoir aussi aimé son héroïne.

Jessica est courtisane depuis l’adolescence. Et je veux dire, le tout début de l’adolescence. Très nettement mineure lors de ses débuts dans la « profession », victime du comportement d’un homme, le parfait exemple ce que Mark cherche à empêcher par sa philosophie. Son exact opposé, une vraie femme perdue qui vient de passer sept ans à passer d’un protecteur à un autre. Mise au ban de la société, isolée, sérieusement abîmée par ses expériences, et quelque peu désespérée.

Et Jessica se trouve à présent dans une situation délicate… Pour s’en sortir, elle accepte un contrat : séduire l’inaccessible Sir Mark puis ruiner sa réputation en vendant les détails croustillants aux journaux.

Un plan qui marcherait comme sur des roulettes si notre héroïne n’avait pas un semblant de conscience morale, lequel se manifeste de plus en plus fort à mesure qu’avance notre histoire. Un plan qui ne s’arrête pas à l’instant où notre héros apprends avec fracas la réelle raison de l’entrée de Jessica dans sa vie.

J’ai un peu de mal à articuler mon idée là, tant je soupire d’aise en repensant à Mark et Jessica ensembles, à une certaine scène quand il la rejoint à Londres, aux sacrifices qu’il fait pour elle et elle pour lui….

Vous vous doutez bien qu’avec un début d’histoire comme je vous l’ai décrit, les choses sont compliquées entre eux, mais comme elles en valent la peine ! Car évidemment, entre l’homme qui, plus que tout autre, représente la vertu, et la femme qui symbolise le vice, toute alliance paraît compromise. Et même s’ils le voulaient, même si Jessica n’allait pas au bout de son plan, même si Mark acceptait qui elle est réellement, comment sauver une relation bâtie sur un mensonge, comment résister à un scandale qui ruinerait tout sur son passage ?

Je vous laisse comme il se doit le découvrir en lisant Unclaimed, et vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le 3ème et dernier tome, Unraveled. Un dernier détail, en parallèle, nous en apprenons ici davantage sur la famille Turner en général, sur le passé des trois frères, sur la relation qu’ils s’efforcent de construire comme adultes et qui est l’une des meilleures descriptions de fratries que j’ai pu lire depuis longtemps (aussi bien que les Bridgerton, quoique dans un style différent).

Je ne sais que dire de plus, à part bien sur, bonne lecture !
Chi-Chi

Unveiled – Turner #1

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(Réédition du 09/02/2012)

La semaine dernière, je vous parlais de Unlocked, la nouvelle de Courtney Milan. Chose promise, chose due, je parle aujourd’hui du tome 1 de la série, Unveiled, et la confirmation de mon intérêt pour cette nouvelle auteur !
Ash, Smite et Mark Turner sont frères. Et comme pour tout héros qui se respecte, dans mon catalogue particulier de la romance, ils ont un lourd passif. Très très lourd le passif. Mais à la différence de bien d’autres héros, ils n’ont pas décidé de devenir complètement stupides par la même occasion.

Je ne parlerai que d’Ash aujourd’hui. Chez lui, cela se traduit par le fait que, malgré son lourd passif (une mère folle à lier), il n’a pas décidé qu’il  ne se marierait jamais, il n’a pas décidé que les femmes sont toutes des créatures perverses à fuir en toute circonstances (sauf bien sûr les activités de rigueur pour tout gentleman qui se respecte, quand sa seule compagnie ne lui suffit plus) (Tam-Tam ne va pas être contente de me voir écrire des choses pareilles, moi, la maîtresse de l’étiquette) (où va le monde, je vous le demande…). Bref, Ash est un être intelligent.
Sauf quand il s’agit de se venger. Car Ash a une vengeance à exercer contre le Duc de Parford. C’est que, en plus d’avoir eu une mère complètement folle, les Turner ne sont pas nobles. Ash a amassé sa fortune aux Indes et n’est relié à la famille du Duc que par un vague ancêtre qui avait lui-même été renié. Le contentieux entre les deux familles remonte à loin, mais je vous laisserai découvrir pourquoi, exactement, Ash est aussi déterminé à détruire tout ce qui se rapporte au duché de Parford !

Ce que je vous rélève ici n’est rien de plus que ce que vous pourrez apprendre en lisant la 4ème de couverture, les évènements qui suivent se déroulant avant le début de l’affaire…

C’est pour cela que, quand le hasard et sa bonne fortune le mettent en travers de la route de la première épouse dudit Duc, Ash s’empresse d’intenter un procès pour bigamie. En effet, tous les enfants du Duc, les héritiers sont issus de son second mariage. Or, la première épouse n’étant pas tout à fait morte, le lien de filiation n’est pas exactement légal. Et, quel heureux hasard, devinez qui est l’héritier du duché, si ce n’est pas le fils aîné du Duc ? Eh bien notre cher Ash justement ! La nouvelle fait l’effet d’un cataclysme, le Duc fait une crise d’apoplexie, la Duchesse qui n’en était pas une, meurt de chagrin, et les enfants, deux garçons et une fille, ruminent de leur coté une vengeance possible.

L’affaire étant peu commune, tout ce petit monde est suspendu à une décision du Parlement qui pourrait légitimer les enfants du second mariage, et ainsi ruiner les plans de vengeance d’Ash.

Mais nous sommes en plein été, le Parlement n’est pas en session et en attendant, Ash débarque au château, un de ses petits frères sous le bras, pour faire le tour du propriétaire et vérifier que le Duc n’essaye pas en représailles de ruiner son héritage, du fond de son lit de malade.

Voilà tout ce petit monde dans les meilleures conditions du monde pour vivre en harmonie, quand commence notre histoire. Margaret, fille du Duc, a décidé de rester incognito au domaine, pour veiller à ce que le Duc ne s’étouffe pas mystérieusement dans son sommeil (sait-on jamais de quoi sont capables les hommes ?) et tenter de recueillir de précieuses informations pour décrédibiliser Ash dans son entreprise. Déguisée en infirmière pour le Duc, elle s’attendait à pouvoir passer inaperçue, au milieu des domestiques… C’était compter sans l’instinct redoutable de Ash, qui voit en elle la femme de sa vie, dès la première seconde. Et Ash écoute toujours son instinct, c’est sa grande force, la raison de son succès. Il est donc bien déterminé à séduire Margaret, et y emploie toute son énergie et une bonne dose de talent. Et quand je dis séduire, je ne parle pas de la mettre dans son lit !

Mais que se passe-t-il quand deux de ses instincts s’opposent en un cas de conscience ? Quand il tombe amoureux de la femme dont il cherche à détruire la famille ? Encore faudrait-il qu’il soit au courant…

Courtney Milan campe des personnages qui sont crédibles dans leurs réactions, cohérents. Margaret est intelligente, et c’est un trait suffisamment rare pour mériter d’être souligné. Elle est un pur produit de son éducation, légèrement snob et enfermée dans son système de classes sociales. Mais elle est aussi une femme forte, projetée en dehors de tout ce qu’elle croyait être sa vie, privée de tout ce qu’elle pensait lui être dû. Ash et Margaret ensembles, forment un couple irrésistible, touchant, en un mot, très très réussi !

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le tome 2 des aventures des frères Turner !

Bonne lecture,
Chi-Chi

Le charme des Magpie

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Il était une fois, une princesse qui se laissait tenter par une romance M/M, puis deux, puis trois, et qui finissait par ne plus vraiment pouvoir dire qu’elle n’aimait pas plus que cela because ICI, ICI et encore ICI).

Si ce n’est clairement pas mon sous-genre de romance préféré (Historique forever les amis), c’est un pays que j’aime aller visiter quand l’occasion s’y prête et que le guide est bon… Sauf que, pour trouver du bon, faut tester. Et force est de constater que je ne suis pas toujours très chanceuse, mais quelques bonnes trouvailles m’ont confortée dans l’idée qu’il me fallait persévérer.

C’est ainsi qu’après avoir testé « Think of England » de la même auteur, je me suis dit « peut-être que dans d’autres séries, les héros passent à l’acte »? (Oui, dans ma tête je suis pas toujours élégante et je pense à des choses sensuelles).

Et bah vous savez quoi, j’ai bien fait. Parce que celui là avait des petites parties sensuelles, oui Madame! Et c’est pas du Disney. On donne dans le héros dark et sexy (Lucien Vaudrey, Lord Crane) et son compagnon mystérieux et un peu… j’ai envie de dire geeky, mais c’est de l’historique option fantastique, alors pour les ordinateurs on repassera. Mais Stephen Day est clairement moins dashing que Lucien. Je pourrais dire intellectuel, mais là encore, son savoir est plus « magique » qu’intellectuel… du coup, je suis un peu à court de mots…

Bref, nos deux héros se retrouvent embarqués dans une lutte contre un ennemi commun. L’ennemi en question veut tuer Lucien et pour ce faire, commet des crimes qui enfreignent les règles que Stephen à juré de faire appliquer. Il n’est en effet pas du meilleur gout de semer des morts mystérieux sur son passage quand on ne veut pas se retrouver dans le collimateur de Stephen Day.

Que les morts en question soient le père et le frère de Lord Crane n’est finalement qu’un détail… Ce dernier avait pourtant été chassé d’Angleterre par feu son père, qui au passage est aussi responsable pour la mort du père de Stephen, mais c’est une question de principe.. Et il nous fallait un prétexte pour mettre dans la même pièce Ces deux spécimens.

Ce livre, sorti le 8 juillet chez Milady, est franchement bon. L’histoire monte bien, la tension entre les deux personnages est bien palpable, le surnaturel n’est pas tellement présent qu’il freine l’histoire. C’est de la bonne romance efficace, ce qui me conforte dans l’idée que l’auteur, dans Think of England, a simplement manqué de temps. Parce que quand elle le prend, mes aïeux elle ne fait pas semblant de faire dans le sensuel…

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture,

T.