Les immortels de la nuit

Réédition du 19/03/2012

Au programme d’aujourd’hui, pas un mais cinq livres chroniqués! C’est le retour des marathons lecture avec une envie, ces derniers jours, chez moi, de canines, de loups et autres créatures fantastiques.

Vous le savez, sans être des fans absolues de Bit-Lit, nous nous laissons parfois tenter, Chi-Chi et moi-même, par le monde obscur et mystérieux des chasseurs de la nuit.

La série de Kresley Cole, Immortals after Dark, compte à ce jour pas loin de douze ouvrages. Il fut un temps pas si lointain où j’aurais trouvé le temps de tous les lire à temps pour ma chronique, or, j’ai fini le cinquième cet après-midi, et j’ai du renoncer au rêve de tout lire ce weekend. Mais ce n’est que partie remise, car sitôt cet article rédigé, je me plonge dans le suivant…

Comme vous êtes toutes dotées d’un sens de la déduction plus que développé, vous aurez conclu du paragraphe précédent que j’aime beaucoup la série. Mais pourquoi ? Et qu’a-t-elle de plus que toutes ces histoires de vampires à la sexualité débridée ? Qu’est ce qui a fait que dans cette série a su sortir du lot ?

Je me suis plongée dès le tome un sur cette question. Et j’ai étudié les suspects habituels :

  • Le style : je mentirais sans doute un peu en vous disant que Kresley Cole est la prochaine Jane Austen. Son style se lit facilement, en VO tout du moins, je ne saurais m’avancer quand à la qualité de la traduction. L’auteur mène son histoire de manière efficace, établit même un petit glossaire à notre intention, ce qui est bien pratique dans une lecture fantastique parfois, mais rien de bien transcendant ici. Pas de hurlement de rire, qui font que j’aime d’amour Julia Quinn ; pas de moments Nutella Kristan Higgins qui me font pousser des petits soupirs de satisfaction ; et pas non plus de gorge qui se serre comme à la lecture de Courtney Milan.

 

  • Le suspense : oui, on se rapproche. Lire du fantastique, si l’auteur sait s’y prendre, c’est se donner l’occasion d’être surprise. Sherrilyn Kenyon avait le don de me surprendre à chaque chapitre lors de la lecture de ses premiers tomes, et puis c’est devenu plus dur à mesure que je me suis acclimatée au style de l’auteur.

 

  • Les personnages : on brûle! Kresley Cole a mis en place tout un système de Panthéon. La série va bien au-delà du vampire de base et du loup garou syndical. Ici, on rencontre des « Valkyries ». Et si, comme moi, vous vous attendiez à de plantureuses créatures blondes qui arrivent sur scène dans des chevauchées épiques de type wagnériennes, attendez-vous à quelques surprises. Pas de macarons blonds sur chaque oreille, point d’accent « chermanique », point de gorge palpitante, mais des êtres à l’allure de petits lutins matinées d’elfes, qui, sous cette apparence fragile et délicate, sont des guerrières sans pitié. J’aime bien les contrastes. J’ai adoré celui-là !

 

  • Le pitch des histoires d’amour : bingo ! Ici, l’amour c’est un peu le mariage arrangé par excellence. Vous vous souvenez de la théorie de Chi-Chi : un mariage arrangé, c’est comme un road trip, on ne découvre les personnes qu’une fois la route prise et il faut bien se débrouiller avec ses compagnons de voyage pour arriver à destination. Ici, c’est exactement cela. Sauf que nos héros ne sont pas mariés de force, c’est encore plus vicieux. Il sont destinés l’un à l’autre par des forces contre lesquels ils ne peuvent rien. Et laissez moi vous dire que c’est n’est pas le pays des petits poneys quand ils se découvrent une destinée commune. Ils auraient plutôt tendance à dire « plutôt mourir » que « youpi, sautons dans un lit et faisons plein de petits bruits! ». L’auteur prend un malin plaisir à mélanger des êtres fantastiques avec une antipathie séculaire l’un pour l’autre. C’est formidable, les Capulet vs. Montaigus, sans l’histoire pourrie d’ados qui veulent mourir au milieu!
    Je m’emballe, passons à quelques synopsis, histoire de vous mettre en canine…

 

warlordThe warlord wants forever, pas traduit à ce jour, ouvre la série des immortels avec une valkyrie et un vampire. Les deux races ennemies… Nicolai Wroth fait pourtant partie d’une race de vampire particulière qui a renoncé à boire du sang à partir de la source, cette pratique étant à l’origine de la folie meurtrière et de la cruauté légendaire de la race par la suite.

Mais ce petit détail, Myst the Coveted (la Convoitée) n’en a pas grand chose à faire. Pas question qu’elle soit la Bride (épouse prédestinée par le destin et qui permet au vampire de récupérer l’usage de son système sanguin, et donc de certaines fonctions masculines) d’un vampire, reformé ou pas ! Qui dit Bride, dit excitation permanente pour le vampire. Il passera cinq ans à lui courir après. Pour enfin la retrouver à la nouvelle Orléans avec un sérieux compte à régler.

morsureA hunger like no other (Morsure secrète en VF) raconte l’histoire de Lachlain MacRieve, roi loup-garou emprisonné pendant des siècles par les vampires et condamné à la torture constante (les vampires étant on le sait, un race pleine d’amour et de gentillesse dans leur cœur), et Emmaline Troy, hybride à moitié Valkyrie, à moitié Vampire (oui, il y a des mélanges étrange qui se font chez les immortels).

Notre histoire s’ouvre à Paris, où dans les profondeurs des souterrains, le roi lycan souffre, quand tout à coup il sent l’odeur de sa « mate » (épouse prédestinée chez les loup-garous qui fait naitre chez eux un sentiment de possessivité et de besoin de protection au-delà de tout entendement). Ses forces décuplées par le choc, il brise ses chaînes et fuit (bien pour lui) et par à la recherche de celle qui l’a libéré : Emmaline (moins bien pour elle). Devenir la compagne über-protégée d’un puissant mâle, ce n’était pas dans son programme. Pas plus que de voir la moitié de son héritage trainé dans la boue… Scènes cocasses et autres mises au point machistes au programme. Un délice.

walkyrieNo rest for the wicked (Valkyrie sans cœur en VF) nous refait le coup du duo valkirye/vampire. Sebastian Worth (frère de…) et Kaderin the Cold-hearted (Sans-cœur) se rencontrent brièvement au début du roman, juste assez pour que la guerrière agite le sang du vampire, ce qui m’a fait craindre un bis du premier tome.

Mais c’était sans compter sur le passif des deux héros qui finissent par nous emmener dans une épopée digne d’Indiana Jones appelée « the Hie » et qui a très modestement lieu tous les 250 ans. C’est une sorte de Survivor/Koh Lanta pour les êtres surnaturels en manque de sensations fortes. Kaderin y participe depuis des siècles, et compte bien remporter encore une fois la récompense. Mais c’est sans compter sur les autres compétiteurs et Sebastian qui se mettent dans ses jambes (en tout bien tout honneur bien entendu).

charmesWicked deeds on a winter’s night (Charmes en VF) se passe lui aussi pendant la « chasse au trésor ». Mais cette fois-ci, nous découvrons la course du point de vue de Bowen MacRieve (cousin de…) et Mariketa the Awaited (l’Attendue), sorcière de son état.

Si je vous dit que dans son passé, Bowen a déjà eu à faire à des sorcières et que ça s’est très mal passé, vous me croyez ? N’ayez crainte, l’histoire est un peu plus complexe que cela. Au-delà du fait qu’il est question d’une « mate » perdue et de réincarnation, se lève aussi le voile sur une prophétie qui lie Bowen et Mariketa, au grand désespoir des deux intéressés.
amedamneeDark needs a dark edge (Ame damnée en VF) est à ce jour celui que j’ai le moins aimé. Il y est question de Conrad Worth (l’auteur aime les histoires de famille), vampire tombé du coté obscure de la force (comprendre, il boit le sang à la source) et que ses frères essayent de sauver à son corps défendant en l’enchaînant à un lit dans une maison désertée.

Ce qu’ils ne savent pas c’est que dans la maison vit Néomi Laress, ancienne ballerine et fantôme de son état, morte il y 80 ans de cela. La culture urbaine voudrait que les fantômes puissent être visible par nous autres mortels, sauf qu’en fait, ici, pas du tout. Néomi vient de passer 80 ans à observer sans jamais être vue ni entendue. Quelle n’est pas sa surprise quand Conrad semble très clairement la percevoir…

J’aime et je conseille quatre sur cinq, c’est un bon début. Je m’en vais de ce pas commencer le sixième.

En attendant la suite, bonne lecture,
Tam-Tam

PS : l’ordre n’est pas capital à la compréhension, juste pour info. J’en veux pour preuve que la traduction n’a pas cru bon de passer par le premier tome…

Edit du 30/05: j’ai tenté de poursuivre…mais finalement, les premiers tomes sont les meilleurs. Il y a la surprise, la mise en place du monde. Les tomes suivants s’essoufflent très rapidement, et ils ont même fini par me lasser!

Finding Audrey

finding-audrey

Une ola de remerciement guimauve à la reine Pirouette qui a répondu à mon appel de détresse de la semaine passée. Grâce à elle j’ai pu lire ET finir le dernier Sophie Kinsella « Finding Audrey » en temps et heure pour l’article d’aujourd’hui.

Et cerise sur le chou à la crème, il était franchement bien. Alors oui, c’est du YA, et oui, il y a un peu de ce drama si caractéristique de Sophie Kinsella, mais non, nous ne tomberons pas dans le cliché total.

C’est que notre amie Audrey souffre d’un cas assez sévère d’anxiété sociale en mode Choc Post Traumatique. Comprendre, elle porte en H24 des lunettes de soleil, qu’elle ne sort de chez elle que pour aller chez sa thérapeute et elle ne parle que l’idée de parler à des inconnus la plonge dans une crise de panique. Dans un cas pareil, il y a deux options:

– héroïne trouve amour et soudainement va mieux et guérit/lectrice voit surgir en elle des pulsions de destruction de livre
-héroïne travaille sur elle, galère, trouve la force, rechute un peu, et éventuellement en chemin (ou carrément après) rencontre quelqu’un/lectrice soupire de satisfaction

Sophie, dans sa grande sagesse, ne nous a pas cuisiné la recette « chevalier qui vient sauver la damoiselle en détresse ». Non.
Il y a bien une histoire de charmant garçon. D’ailleurs, il s’appelle Linus, ce qui chez moi a eu le mauvais effet de me faire visualiser le personnage des Peanuts au nom éponyme.
Mais il y a surtout Audrey et sa famille, et nous, lecteur, qui assistons tandis que le drama familiale se déroule. Étrangement, c’est au cœur de ce drama que tout se joue.

J’ai choisi d’y croire et me suis laissée porter. L’audiobook était de très très bonne qualité ce qui n’enlève rien.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture!

T.

My darling Caroline

mydarlingcaroline

(Réédition du 15/03/2012)

Avant de commencer, je prends quelques lignes pour vous signaler une nouveauté sur ce blog : un index de tous les livres lus et évoqués en ces lieux. Vous le trouverez dans le petit onglet juste sous notre bannière adorée, n’hésitez pas à aller y faire un tour !

Après cette page d’informations, parlons aujourd’hui d’un livre que je l’ai lu non pas une, mais deux fois. Pas volontairement d’ailleurs, mais parce que j’avais tout simplement oublié ma première lecture de My darling Caroline, d’Adèle Ashworth. Ayant plutôt une mémoire tendance éléphantesque, je suis très vexée de devoir avouer une chose pareille devant vous !

La dénommée Caroline n’a qu’une passion dans la vie, la botanique, passion pour laquelle elle fait preuve d’un talent hors du commun. Elle fait des croisements, expérimente et manipule les boutures, sa plus grande réussite étant une rose lavande et violette, et rêve de partir étudier à New York auprès d’un grand professeur. Le souci, évidemment, c’est que nous sommes à Londres en 1815, et que Caroline, brillante scientifique, est coincée dans le rôle assigné aux femmes par la société de son époque. Pas besoin de vous faire un dessin, vous voyez de quoi je parle !

Ayant passé les 25 ans en célibataire un peu originale, ses sœurs étant toutes mariées, son père décide de reprendre les choses en main, la plaisanterie ayant assez duré, et d’arranger son mariage avec Brent, Earl de Weymerth. Lequel n’est pas ravi de l’arrangement en question mais n’a pas plus le choix que notre héroïne pour d’obscures raisons financières et d’héritage.

La trame de l’histoire est donc très classique, il s’agit d’un mariage de raison où les héros vont apprendre à vivre ensembles, et éventuellement à s’aimer.

Cela tombe bien, j’aime les mariages arrangés. J’aime que les personnages soient obligés d’apprendre à se connaître, qu’ils ne puissent pas s’enfuir à la première difficulté. Comme les road-trips. Coincés, débrouillez-vous avec ça !

Evidemment, j’ai commencé cette histoire en toute innocence, pour réaliser après 3 pages que j’avais déjà lu le livre ! Tout m’est revenu à la mémoire, j’aurais pu le reposer, mais finalement, non… Pour mieux vous en parler bien sûr, chers lecteurs !

Tous les détails me sont revenus : l’obsession de Caroline pour sa serre, ses plantes et ses recherches, l’obsession de Brent pour son domaine, sa détermination à avoir un héritier et sa manière que j’avais trouvé profondément agaçante de penser que l’attirance qu’il éprouve pour sa femme peut tout régler. A croire qu’il sait que l’on se trouve dans une romance !

Pour le reste, Caroline est vraiment scientifique jusqu’au bout des ongles, Brent joue son rôle de héros blessé et mystérieux avec plus au moins de succès. Le personnage le plus intéressant est sans conteste notre héroïne, qui, par son esprit mathématique, ne correspond vraiment pas aux standards de son époque. Son projet de tout quitter pour émigrer en Amérique, pour la simple raison que là-bas ils autorisent les femmes à se tenir devant les portes des amphithéâtres pour écouter les cours, est déjà assez originale en elle-même.

J’ai un doute sur la cohérence historique de ce projet… 1815, c’est terriblement tôt pour l’ouverture des universités aux femmes, non ? Une historienne pourrait-elle éclairer ma lanterne, je n’ai pas trouvé d’informations précises…

Brent est à mes yeux bien moins « réussi » que son épouse, il parle sans réfléchir, se laisse guider par son instinct en tout temps, et reproche à Caroline des choses sur lesquelles elle n’avait aucun contrôle.

Il n’y a pas dans cette histoire de rebondissements alambiqués, tout repose sur le caractère des héros. Hélas, si, comme moi, vous avez le malheur de ne pas trouver Caroline ou Brent particulièrement sympathiques, alors, ce livre ne sera pas un grand moment de lecture. Je n’ai pas réussi à mettre le doigt sur ce qui m’a gêné exactement, mais il est certain que si j’ai effacé l’histoire de ma mémoire, ce n’est pas sans raison…

J’avais pourtant, avant d’acheter mon exemplaire, lu un peu partout des avis dithyrambiques… Après la première publication en 1998, My Darling Caroline s’est d’ailleurs vendu des fortunes sur certains sites de vente en ligne, c’était un ouvrage rare et demandé…

Je note tout de même, qu’Adèle Ashword, malgré une tendance à la prose fleurie et ampoulée que certains croient devoir attacher à toute romance, a un certain talent pour camper ses personnages sans trop tomber dans les clichés ou les stéréotypes et, My Darling Caroline étant son coup d’essai, je suis curieuse de savoir ce qu’elle aura réussi à faire par la suite et si elle aura réussi à corriger cette tendance !

Bonne lecture,
Chi-Chi

Wanted – Audiobooks

Mes chers sujets,

Aujourd’hui est un jour grave. Aujourd’hui est un jour de deuil. Je n’ai plus le temps de lire… Et par lire, comprendre « prendre ma liseuse et lire avec mes yeux ». Alors oui, je vous ai déjà fait le coup du « j’ai pas le temps, du coup j’ai demandé de l’aide ». Le problème étant que le temps que je n’avais pas en mai, je ne l’ai toujours pas… et le prévisionnel est mauvais (en terme de temps libre pour lire).

Du coup, je me suis tournée à nouveau vers mon « plan B », c’est à dire les audiobooks. So far, je suis en mode relecture, mon cerveau étant cuit lorsque vient le temps de se glisser au lit. Du coup, petite booklist aujourd’hui sur mes relecture et reflexion intense sur les « lecteurs » des-dits audiobooks:

White lies de Jayne Ann Krentz: l’alternance des deux voix fonctionne super bien. L’homme a la voix un soupçon velouté, un soupçon en mode « je suis un alpha, beware », un soupcon chocolatée, mais sans le petit truc qui me fait fondre (comme celle de Richard Armitage ou celle de Tom Hiddleston), la femme a une voix modulable (elle fait bien les voix différentes, c’est agréable à l’écoute), sans aigus fatiguant (vous savez, le genre de voix qui peut faire éclater les vitres!). Et globalement, ça aide beaucoup à rendre le livre super chouette à écouter.

10 things I love about you de Julia Quinn: J’adore ce livre, je n’aime pas beaucoup l’audiobook. La lectrice a une voix trop guidée, trop snob dans certaines inflexions… et puis son rendu des voix d’hommes… comment vous dire, c’est pas swoonant pour deux sous. C’est dommage parce que par moment, on sent que la lectrice a du talent (dans la narration notament), mais elle a dû avoir des consignes d’execution, et chez moi, ça marche pas…

-Mackensie’s pleasure de Linda Howard: parce que je sais que cette série est lu par un homme à la voix grave, et que je suis une gourgandine et les voix graves me font vibrer. D’ailleurs je m’étonne de ne pas vous avoir parler plus en détails de cette série un chouilla vintage, mais qui se laisse lire sans mal (pour peu qu’on ait des envies de male alpha howardien dans toute sa slendeur)

-Wicked widow d’Amanda Quick, un vieux AQ qui date de sa série sur la société Vanza… toute ma jeunesse (oui, laissez moi dans mon moment émotion) (première édition en 2000, en fait je suis jeeeeeeuuuunnnne). Bref, un début de Vintage qui me laisse un gout ambivalent. J’ai aimé, mais je ne suis pas emballée par la lectrice…

Malheureusement, les relectures ne durent qu’un temps, et j’ai des envies de nouveauté. J’en suis au stade ou j’hésite à acheter l’audiobook du dernier MacLean (alors que le livre m’attend dans ma liseuse… mais je ne suis pas sure de la voix… ahhhhh choix corneliennnnn…. C’est qu’à mesure que passe les audiobooks, je réalise à quel point mon appréciation du travail de l’auteur sera grandement affecté par la performance auditive, et je procrastine, je procrastine…

Bref, si vous avez des recommandations, je suis preneuse!

Bonne semaine,

T

Les Kowalski

kowalskiRéédition du 08/03/2012

Allez pour une fois, je ne suis pas avant-gardiste… (ah ah, parce que d’habitude si… quelle blague ! non ne croyez pas que j’ai pris la grosse tête mais il fallait bien trouver un moyen d’introduire le sujet…)

La série dont il est question aujourd’hui était dans ma PAL  depuis un moment, mais c’est l’avis de Fashion qui m’a finalement décidée… Et à cause d’elle, à l’insu de mon plein gré, j’ai fait une entorse à ma règle de lire les séries dans l’ordre. Après les Turner, et les Bedwyn, cela commence à faire beaucoup. Je crois que ce n’est plus une règle en fait. Un genre de principe fait pour être ignoré peut-être ? C’est tragique, je crois que je suis en train de perdre toute crédibilité à vos yeux, toute légitimité à vous faire la morale en disant que non non non lire les séries dans le désordre c’est très mal !

Bon, je maintiens, pour la plupart des séries, cela reste vrai !

Enfin, pour les Kowalski, j’ai fait très fort. J’ai donc lu le tome 3 en 1er. Puis j’ai pris le suivant au hasard, il était tard, j’avais la flemme de rallumer l’ordi pour vérifier l’ordre… Manque de chance, je me suis trompée, c’était le tome 2. J’ai donc lu cette série scrupuleusement à l’envers, avouez que c’est un exploit pour une psychorigide comme moi ! Nous avons donc, dans l’ordre, Exclusively yours, Undeniably yours et Yours to keep…

Revenons à nos moutons, et parlons maintenant de Shannon Stacey, l’auteur. Ce n’est pas une petite nouvelle, elle a commencé en écrivant d’autres livres qui ne m’inspiraient pas. J’ai vu passer son nom plusieurs fois, pour des erotica, pour des westerns historiques, pour des nouvelles de Noël, pour des justiciers/soldats/enquêteurs/je ne sais trop quoi réunis en ligue, à chaque fois, bof, je passais mon tour.

Et puis une série contemporaine. Depuis mes premiers Nora Roberts, je garde une affection particulière pour les séries contemporaines soft. Malheureusement, les auteurs ont senti le filon et se sont mises à faire des séries à rallonge. Shame… On se fatigue des meilleures séries après un moment ! Et Nora n’est plus ce qu’elle était, ou j’ai trop changé… Je suis donc en permanence à la recherche de substituts pour cette catégorie de romance que j’aime particulièrement.

Et voila comment, après avoir découvert avec enthousiasme Abigail Strom (et lu et aimé, depuis cet article, tous ses autres livres), j’ai lu le tome 3 des Kowalski. Et cette semaine, le 2, puis le 1. Et comme j’ai aimé, j’ai pensé qu’il était de mon devoir de vous en parler !

Le tome 1, autour de Joe et Keri, aborde le sujet tant redouté des retrouvailles. J’ai aimé, rien à dire. Comme Kristan Higgins, Shannon Stacey en fait un sujet crédible, où le lecteur comprend les motivations derrière la rupture, et où les protagonistes agissent de manière adulte quand ils se retrouvent. Le tome 2 met en avant Kevin, frère de Joe, et le tome 3, Sean, leur cousin. Voila des résumés alléchants, n’est-ce pas ? Je n’ai pas envie de vous en dire plus pour ne pas spoiler l’histoire…

Shannon Stacey nous offre donc trois romances bien faites, divertissantes, des contemporains très réussis, où (mon dieu que c’est reposant) les personnages ne passent pas les trois quarts du livre à se mentir à eux-mêmes et à s’aveugler sur leurs sentiments. Particulièrement les hommes d’ailleurs. J’ai adoré voir tous ces hommes Kowalski à l’œuvre, sachant souvent très vite qu’ils ont rencontré une femme avec laquelle ils veulent construire quelque chose. J’ai aimé que leurs épreuves passés qui n’en aient pas fait des hommes brisés (si si, comme les héros de Courtney Milan – je crois que je suis vraiment fatiguée des héros torturés en ce moment, point d’inquiétude, cela reviendra).

Et si chaque tome a bien son couple star, il se penche aussi sur la vie des autres membres de la famille. Puisque c’est une série, nous avons la chance de voir évoluer les couples formés dans les tomes précédents, ainsi que ceux formés avant le début du tome 1. Si l’amour et la formation d’un nouveau couple sont bien sur des sujets abordés, il est aussi question de couples mariés depuis longtemps, de leurs difficultés à maintenir leur mariage, de l’élevage d’enfants (oui oui, l’élevage, parfaitement).

J’ai une tendresse particulière pour cette famille nombreuse, unie comme les doigts de la main, bruyante et compliquée. Comme tant de familles en littérature (et je ne vous ferais pas l’affront de toutes les citer), ils représentent tout ce que j’aimerais que ma propre famille soit, quand nous avons fini de nous disputer le 25 décembre au soir pour savoir qui allait faire la vaisselle (vous remarquerez que dans les livres, ils ne se battent jamais pour la vaisselle, elle se fait magiquement toute seule) !

Petit détail pour la route, l’auteur a le don pour donner à chacun de ses personnages une petite touche, une manie ou un détail, qui les rendent particulièrement vivants à mes yeux. Une habitude de danser dans la cuisine, des baisers sur des serviettes en papier, des post-it laissés un peu partout… Les traces quotidiennes de l’amour en un mot !
Bonne lecture,
Chi-Chi

The scoundrel and I

The+Scoundrel+and+I

Mi-aout, alors que j’étais en vacances sous le soleil des tropiques du bassin d’Arcachon, je me suis plongée avec délice dans cette petite Novella de Katharine Ashe. Et quand je dis « plongée », je parle presque au littéral, puisque c’est entre deux ploufs en compagnie des princes (héritier et pas si charmant, son vénéré père) que j’ai découvert les malheurs de Gabrielle, employée de l’imprimerie qui publie les pamphlets de Lady Justice (une féministe dont l’objectif de vie est de dénoncer et protester les injustices) (elle a du taf, on est bien d’accord) et Anthony Masinter, capitaine de la Royale Navy, héro de guerre et supposément un Scoundrel.

Pour une raison que je ne vous révèlerai pas (parce que c’est une novella et que moins je vous en dit, mieux c’est), notre romance s’articule autour d’un ehéros en mode « sauvons la demoiselle en détresse » et d’une héroine en mode « je ne dois compter que sur moi-même ».

Et je dois admettre, au delà du fait que l’histoire décolle un peu trop doucement pour moi, elle prend bien de la vitesse à mesure que l’auteur use avec talent les ressors de ce genre de schéma.

L’alchimie marche (cela me change des duos improbables qui ne me font aucun effet), les héros se parlent (et on entend un Halleluia dans le fond??), et on frisonne un peu avec eux…

Et je pourrais partir dans des envolées lyriques, mais non, je m’en remets à votre jugement.

Bonne lecture,

T.

PS: petit bonus de cette novella, elle est une excellente mise en bouche de « The Earl » qui sort à l’automne (et il me tarde).

 

Le temps rattrapé

temps rattrapéRéédition du 12/03/2012

J’étais pleine de bonnes intentions. Je vous promets. J’avais fini la relecture de Killing Time (Le temps rattrapé en VF) de Linda Howard lundi dernier, vous parlez d’une avance de folie ! Je comptais m’atteler à la rédaction de l’article jeudi, ou vendredi dernier délai. Après m’être acquittée de toutes les corvées inhérentes à mon retour au royaume : lessive royale, ménage princier et rangement protocolaire.
C’était le plan.

Sauf qu’entre le plan et maintenant, il y a eu l’arrivé d’Alfred Pennyworth, contemporain d’Isidore, et l’achat de la trilogie de Courtney Milan.

Bilan des courses, je me suis couchée ce « matin » à 4 heures après avoir fini le dernier. Et nous sommes dimanche. Et mon article n’est pas près.

Tu parles d’un « Killing time » ! (haha) (Cf. photo de fin d’article)

Mais toute ironie mise à part, cette trilogie, j’ai adoré.

Fermons la parenthèse, et revenons à nos moutons et au livre de Linda Howard.

L’auteur est inégale, mais dans l’ensemble, je passe toujours un bon moment en compagnie de ses héros. Et Killing Time est un Linda Howard très correct. Pas juste moyen, pas inoubliable, entre les deux. Un très bon moment, des héros attachants, et une intrigue toujours un peu thriller, plus ici une touche de science fiction avec du time travel.

Le pitch de l’histoire ?

En 1985, une capsule temporelle contenant plein d’objets supposément représentatifs de l’époque est enterré, sous l’œil intéressé de la presse, du shérif, des journalistes, et d’un petit garçon toujours à l’affut d’information, Knox Davis.

2005, la capsule est déterrée avec 80 ans d’avance. Maintenant chef de la police locale, Knox est chargé de lever le voile sur le mystère de la capsule et de la disparition des objets qu’elle contenait.

D’habitude, les héros howardiens me donne des frissons d’anticipation. Knox, lui, sort un peu du moule « je-suis-un-homme-fort-plein-de-testostérone, je-suis-un-alpha, faible-femme-pouvoir-me-faire-confiance-pour-la-protéger ». Knox, c’est le Lassie chien fidèle du héros howardien. Alors de prime abord, une description pareille, vous allez me dire que c’est rebutant, mais voyez le plus comme une loyauté à toute épreuve, un dévouement indéfectible et un investissement pour votre plaisir à 500%.

Je vais illustrer mon propos, mais pour ce faire, attention spoilers…

Knox a perdu celle qui devait devenir sa femme et, bien que jamais unis par les liens sacrés du mariage, il rend toujours visite à sa belle famille qui ne l’a jamais été. Il n’est pas mort de chagrin, mais il sait ce que le vrai amour représente et a bien conscience que cela n’arrive pas à tous. S’il n’est pas contre refaire sa vie, la probabilité qu’il retrouve l’intimité et la profondeur des sentiments qu’il avait avec feu sa fiancée est  sans doute égale à sa probabilité de gagner au loto… deux fois de suite…

Mais voilà qu’une étrange femme fait son apparition. Nikita dit être un agent du FBI, Knox a ses doutes. Les cadavres s’accumulent. Nikita dit venir du futur, Knox a ses doutes. Des incohérences dans les meurtres les rendent impossible à comprendre. Nikita réitère sa théorie du futur, Knox n’a plus de doutes.

On pourrait croire à une nouvelle histoire de time travel, mais l’action se passant dans le présent, notre présent, l’élément futuristique n’est pas traumatisant dans le sens où il ne fait qu’ajouter une difficulté dans l’élucidation des meurtres…

Parce que Nikita n’amène pas vraiment avec elle les voitures volantes et la conquête de Mars, mais juste une preuve de plus que l’homme peut accomplir de très belle choses, comme voyager dans le temps, tout en restant profondément humain avec des failles, de la violence, une conscience torturée lorsque le bien doit passer avant son bonheur personnel.

killing time

Vous l’avez compris, dans l’histoire, Nikita et Knox vont se trouver des « compatibilités d’humeur ». Mais dans le genre romance bien mal partie d’avance, je vous donne le « pseudo veuf » avec la fille venue du futur pour attraper un meurtrier. Ça s’annonce bien simple ça encore !

N’ayez crainte, Linda sait être suffisamment inspirée pour trouver la solution à toutes les situations, même les plus désespérées. Par contre, mesdames les amatrices de réalisme et de cohérence, je vous préviens, Linda fait parfois dans le peu probable.

Mais vous le savez, lorsqu’on me mentionne « time travel », je mets la partie cartésienne sur « mute », histoire de ne pas entendre les remarques sarcastiques sur les conséquences des modifications temporelles sur le continuum espace temps…

Bonne lecture,
Tam-Tam

First star I see tonight (Chigaco Stars – 8)

Comme toujours avec Susan Elizabeth Phillips, j’attendais ce livre comme le messie. Il faut dire que l’auteur n’écrit pas vite, 18 mois au minimum entre deux livres. Bien assez de temps pour faire monter les espoirs du lecteur fébrile !

Et ce nouveau livre s’annonçant comme le tome 8 de la série des Chicago Stars que j’avais tellement adoré que nous en avions fait le casting pour la série télé, je ne pouvais pas passer à coté de First star I see tonight.

Alors, magie au rendez-vous, promesse tenue ou pas ?

Eh bien oui et non. Ce fut une jolie lecture, mais pas un coup de cœur.

Et voici pourquoi :

Déjà, je dois dire que j’ai aimé que SEP ne profite pas de l’occasion pour nous inonder de l’intégralité de tous les couples de la série. On en voit certains, il y a des liens, mais c’est bien dosé à mon humble avis (je déteste avoir l’impression de l’auteur a fait du remplissage avec ses couples déjà formés pour ne pas avoir trop d’efforts à faire pour nous raconter une histoire).

Ensuite…

Ensuite, l’auteur est toujours aussi drôle. La dynamique entre Piper, la détective dure à cuire et Cooper, Coop pour les intimes, ex-superstar du football tout juste retraité, est hilarante. Ils se chamaillent, s’envoient des piques, se challengent mutuellement et arrivent malgré tout à se surprendre l’un l’autre, et à surprendre le lecteur. Piper est droite comme un i, honnête jusqu’au bout des ongles, avec un coté efficace en toutes circonstances que j’ai adoré. Coop est un « overacheiver », qui tient plus que tout à son indépendance, et ne veut surtout surtout pas à aucun prix devenir une star vieillissante qui n’existe plus que par la gloire de sa carrière passée.

Pour vous résumer le début, Piper est embauchée pour suivre Coop, qui la repère assez vite et n’apprécie pas. Piper se fait donc passer pour la stalker de Coop, se disant que c’est mieux que de voir sa couverture percée à jour. La ruse ne fonctionnant pas, Piper perd son job et Coop finit par l’embaucher pour gérer quelques autres problèmes qu’il a avec la boite de nuit qu’il vient d’ouvrir. Sans oublier que la personnalité étonnante de la demoiselle lui plaît bien.

Et je vous dirait bien que la suite appartient à l’histoire, mais ce serait mentir.

Car si j’ai un reproche à faire à ce livre, c’est qu’il y a trop d’histoire. Trop de rebondissements, trop d’éléments perturbateurs. Enfin pas exactement. Tous ces éléments se justifient devant le fait que Piper mène l’enquête, et que donc, elle trouve sur son chemin moult fausses pistes, qui l’induisent en erreur autant que nous, pauvres lecteurs.

A l’inverse de ce qui touche à la relation entre Piper et Coop, SEP a l’air de ne pas très bien savoir où elle veut nous emmener. A moins que ce n’ait justement été son intention, auquel cas, c’est réussi. Je me suis sentie un peu ballottée entre tous ces fils narratifs, tous ces suspects, ces rebondissements qui prenaient beaucoup de place et me faisaient croire que nous allions dans un certain sens, pour arriver dans une impasse.

Je ne peux vraiment pas vous en dire plus sans spoilers. Simplement, SEP n’est pas Linda Howard (oui je suis assez limitée dans ma connaissance des romances policières, mais j’en sais assez pour trouver que cela aurait pu être mené plus efficacement).

Je me retrouve donc à la dernière page du livre, ayant adoré tout ce qui touche à Coop et Piper, leur relation, leurs interactions, leur entourage, et leur personnalité, et ayant bien moins adoré tout ce qui touche à l’enquête elle même..

Un livre qui se finit pour moi en demi-teinte, avec le sentiment que si l’auteur avait simplifié son histoire, celle-ci en serait ressortie bien plus réussie. Une demi-teinte positive tout de même, un livre qui m’aura donné plus d’un fou-rire est forcément à sa place dans la liste des livres à recommander !

Bonne lecture,

Chi-Chi

La place de l’autre

La-Place-de-lautre

(Réédition du 05/03/2012)

Comme certaines d’entre vous l’ont peut-être appris, tant leur capacité de déduction est accrue, mes déplacements princiers m’ont permis une visite protocolaire dans le château de Chi-Chi. Si ce séjour a permis la rédaction de l’article sur nos outils bloguesques, il aura eu deux autres effets :

Premièrement, mes malles se sont vues alourdies de 25 livres égarés. Je vois d’ici Chi-Chi protestant devant son écran et criant à l’outrage, mes livres n’avaient jamais été perdu, je les lui avais prêté en bonne et due forme. Mais ils auraient tout aussi bien pu être perdus, tant l’existence même de certains d’entre eux m’était complètement sortie de l’esprit.
La malédiction du poisson rouge. Sans Chi-Chi je ne saurai que très difficilement nommer les livres que j’ai lu par leur titre. Mais cela peut étrangement avoir un avantage.
Car deuxièmement, j’ai récupéré 25 livres. 25 livres sans chronique à leur nom, 25 livres à relire, redécouvrir et à décortiquer pour notre plus grand plaisir.

Une fois n’est pas coutume, je me suis précipitée sur la tâche et mon innocente main a sélectionné « The Switch » (La place de l’autre) de Sandra Brown, que je vous présente aujourd’hui. Pourquoi celui-là? Sans doute parce que la couverture était toute dorée et qu’à en écouter un rake de la télévision américaine, les femmes sont toutes attirées par les objets brillants (NDA – Je parle bien évidemment du legen… wait for it… dary Barney Stinston).

En relisant l’ouvrage, je ne savais pas que je tomberais sur une histoire mêlant deux thèmes chers à la romance : les jumeaux et les héros d’origine indienne (dont vous avez pu découvrir certains spécimens et ).

Ces thèmes, que certains détracteurs appellent clichés, font partie de ces éléments qui me font plus sourire que prendre mes jambes à mon cou. Mais je n’en reste pas moins réaliste, et « La place de l’autre », sous un synopsis qui a tout pour plaire, m’a fait froncer les sourcils à de multiples reprises, ce qui n’arrange pas la naissance de cette ride du lion entre mes deux yeux.

Gillian et Mélina sont jumelles. Gillian a décidé de devenir mère et d’avoir recours à l’insémination artificielle. Alors qu’elle dévoile la nouvelle à sa sœur et qu’elle lui fait part de l’angoisse de l’attente du résultat, Mélina lui propose de se détendre en échangeant le temps d’une soirée leur place respective.

Et c’est dans la peau de Mélina que Gillian rencontre le Colonel « Chief » Hart de la NASA, astronaute, sexy, un regard perçant et des ancêtres comanches/iroquois ou quelque chose du genre… Le temps d’une soirée, les deux personnages établissent une « connexion » (je vous laisse libre d’interpréter cela comme bon vous semble).

Le lendemain, la terrible nouvelle tombe. Gillian a été assassinée dans son appartement. Mélina est sous le choc, une enquête est ouverte, les autorités reconstituent l’emploi du temps de la victime et mettent à jour des incohérences…

Le « switch » (échange en français), bien que sans conséquences sur la vie de Mélina, est mis à jour, incluant notre indien des étoiles dans la liste des suspects… Chief et Mélina sont a présent décidés à mettre au clair toutes les facettes du dossier et à faire éclater la vérité…

Vous avez envie d’en savoir plus hein ? (Dans l’intérêt de mon argumentaire, la suite risque de contenir un certain nombre de spoilers…). Moi j’étais à fond. Au taquet. Super excitée par l’idée du changement de jumelle et du double-jeu que l’utilisation de jumeaux peut permettre.

Mais que l’intrigue ait été menée avec trop peu de subtilité par l’auteur ou que le nœud de l’histoire ait été un brin trop capillotracté, je ne saurai le dire. Il n’en reste pas moins que j’ai flairé dès le début que cet échange sans conséquences apparentes était trop simplement placé dans l’histoire. Les deux jumelles échangeaient leur place, Gillian passait une bonne soirée avec un magnifique spécimen de la NASA (et plus si affinités), Mélina se décontractait dans la quiétude de l’appartement de sa jumelle. Au petit matin, chacun réintégrait sa vie et un vil assassin venait mettre fin à la vie de Gillian dans la foulée… Emballé c’est pesé, too bad pour la « connexion » pleine de sexytude, il faudra repasser dans une autre vie. En attendant, pour tenter de se blanchir, Chief s’allie avec Mélina et se découvre une connexion avec la sœur…

Oops, I did it again, comme le dirait une grande icône de la pop.

Cousu de fil blanc. Mélina était en réalité Gillian. Elles n’avaient jamais repris leur place. Et Gillian, dans la douleur de l’annonce de la mort de sa sœur, avait instinctivement senti que sa vie était suffisamment en danger pour qu’elle dissimule être restée en vie. Mais. Bien. Sûr.

Bon, je pourrais aussi vous expliquer comment la machination du psychopathe responsable de la mort de Mélina ne m’a convaincue qu’à moitié, mais j’hésite. Peut-être que certaines d’entre vous veulent encore se laisser tenter par le livre et j’ai déjà suffisamment spoilé. Mais je suis bien décidée à vous épargner une dépense inutile (tant de bons livres vous attendent, il serait bête de perdre du temps sur celui-ci).
Vous rappelez-vous que Gillian avait pris au début de notre livre une décision d’importance pour sa vie et était dans l’attente d’un résultat d’insémination artificielle ? Et bien, cette FIV est au cœur d’une machination mis en place par un barge de la pire espèce (en est-il vraiment d’autre sorte?) qui est à la tête d’une sorte de secte et qui insémine les femmes qu’il considère suffisamment pures…

J’admets, je simplifie la chose, Sandra Brown est assez douée pour établir un scénario complexe qui se lit agréablement, si bien que d’habitude je me plonge dans ses livres avec plaisir. Mais ce roman, réunissant pourtant des éléments que j’aime, n’a fait que m’agacer à mesure que les pages s’enchainaient.

switch

J’espère que mon argumentaire aura suffit. Pour les septiques, mon exemplaire est à votre disposition. En attendant, je vais aller relire pour la 50ème fois du weekend « Tu ne dors pas,  petit ours? ». Que ne ferait-on pas pour les mini-princesses en devenir !?

Tam-Tam

Love Handles – Oakland Hills #1

lovehandles

Aujourd’hui est un jour de gloire pour votre porte monnaie, car « Love Handles », premier opus de la série « Oakland Hills » de Gretchen Hills était décevant, mais vraiment.

Mais bon, promis, il y a une argumentation derrière cette déclaration.

Déjà, parlons du pitch.

Gretchen Galway nous y conte l’histoire de Bererly Lewis  et Liam Johnson.

Ce qu’il faut savoir sur Beverly:

-elle vient d’hériter de son grand-père une entreprise de vêtements pour sport/fitness
-elle n’avait pas parlé/vu son grand-père depuis sa petite enfance (d’où une certaine surprise lors de la lecture du testament)
-elle déteste le sport. Mais genre, elle en fait un principe un peu borné d’ailleurs. Ceux qui font du sport le font parce qu’ils n’ont pas d’autres domaines plus « intellectuels » à exploiter. Une snob.
-elle a un corps « féminin ». Comprendre, en plus d’être une snob, cette garce prend du gras juste sur le cul, les hanches et la poitrine…
-elle vient de se faire virer de son boulot de maitresse de maternelle parce que la responsable de l’équipe considère qu’elle n’est pas assez détachée émotionnellement pour gérer les enfants (j’ai pas réussi a savoir si c’était du sarcasme de l’auteur, où une qualité… dans tous les cas, elle se fait avoir, que ce soit fondé ou pas)

Ce qu’il faut savoir sur Liam:

-il est BGS (Beau, Grand, Sexy). En sa qualité d’ancien champion olympique de natation, c’est pas trop dur en fait…
-il est le vice président exécutif de la boite, et était le petit fils que le grand-père de Beverly n’avait jamais eu.
-il aime les filles sportives d’ordinaire, mais de manière excessivement surprenante Beverly lui fait « des choses » (genre).
-il veut diriger l’entreprise. Et dans l’histoire, ça l’arrange que Beverly ne revende pas à sa harpie de tante.

Ce qu’il faut savoir sur Liam et Beverly ensemble:

On est dans un cas classique de « on est différents, mais on irait tellement bien ensemble ». sauf que là, l’alchimie devait être en vacances à Punta Cana, parce que je n’en ai pas vu le début du commencement. Dans l’histoire, il n’y a pas de réélle découverte de l’autre, de révélation des personnages, de rapprochement et de la création cette intimité qui crée le couple dans la romance.

Et sans alchimie, leur histoire, on y croit pas du tout. Je me suis même demandé à plusieurs reprises comment on allait légitimement « passer sous la couette ». Bah c’était facile hein, c’était pas légitime et sans transition.

Pas étonnant qu’avec des personnages en carton pâte, l’histoire s’essoufle, reste bancale et peine à vendre quoique ce soit. Le seul interet ici, c’est que pour une fois, vous n’aurez pas de livre à acheter!

Bonne semaine,

T.