A gentleman never tells

Tout d’abord, petit point couverture. Vous connaissez mon amour du kitch de la romance, et mon affection pour ces couvertures vintages. Mais là, clairement, je proteste. Vous avez ci-dessus la couverture de l’édition UK, avec cette dominante du violet. Le choix de cette couleur (même si je n’aime pas beaucoup la couleur) est rationnel, notre héroïne, Lizzie, est veuve et porte ses habits de deuil (noir) et de demi-deuil (lavande et violet) avec diligence et application. Mais cet éventail? Je ne vois pas. Franchement, il n’y a aucune référence de faite à un quelconque éventail dans ce livre. Et pour cause, tout l’action a lieu dans les quelques jours précédents une « house party ». Il n’est aucunement question de bal ou de soirée.

Du coup, comme je suis du genre pit-bull quand j’ai un os à ronger, j’ai été regarder du côté de la couverture US (ci dessous). Et là, je soupire de soulagement! On a la pièce d’une demeure cossue, le héros avec les yeux bleu et un début de torse fort appétissant.

Ainsi, j’ai une question à l’intention de l’équipe décisionnaire UK : What the hell? C’était obligé l’éventail? Vous pouviez pas mettre un maillet de croquet???? (vachement plus approprié, laissez moi vous le dire…)


*respire, respire, respire*

J’arrête de m’agacer sur la couverture, et j’en reviens à l’histoire, et bonne nouvelle, c’est du bon!!! Heureusement que l’on peut compter sur Eloisa pour nous livrer de la qualité! L’histoire entre Lizzie et Oliver est efficace (il le faut avec une novella) et couinante juste ce qu’il faut.

Lizzie est veuve, feu son mari était un douchebag de première. Le genre qui épouse pour la dot, ne consomme jamais le mariage, habite et MEURT chez sa maîtresse.

Oliver a bien mûri depuis l’époque où avec Darlington ils aimaient à se moquer des jeunes filles de bonne famille et à leur donner des surnoms ridicules, en faisant ainsi la risée de la bonne société londonienne.

Les voilà réuni chez Cat et Joshua (les doués qui retiennent les noms auront reconnus les noms des héros d’une série de notre chère Eloisa)…

Je garde volontairement le reste sous silence, mais vous savez pourquoi (genre c’est une novella, si je commence à vous en parler, il n’y aura plus rien à lire!), et je vous invite à aller vous même découvrir ce qui se passe. Retenez juste que c’est top, et que j’ai passé un excellent moment!

Bonne lecture,

T.

Breakfast at Darcy’s

Ouf, j’ai enfin réussi à taper ce titre sans faire l’erreur la plus évidente qui soit, changer le « Darcy’s » par « Tiffany’s ». Avouez que prendre le petit déjeuner avec Audrey Hepburn aurait été du meilleur goût en ce lundi. (NDLA – Breakfast at Tiffany’s porte le titre français de Diamants sur canapé). Mais il faudra aujourd’hui se contenter du dernier né de l’auteur Ali McNamara, cette britannique qui avait su enchanter la fin de mon séjour pluvieux en perfide Albion en juillet.

Son premier opus m’avait beaucoup plu avec toutes les références cinématographiques parsemées ça et là au fil des pages. Comme si, en lisant un livre, l’auteur jouait au Petit Pouçet et vous guidait vers une salle remplie d’allusions romantiques, de « meet-cute », de dénouements sous la pluie et autres déclarations d’amour éternel.

En découvrant la sortie de son deuxième livre, et son titre, j’ai pensé « Chic, cette fois-ci, les références seront littéraires »! Cela n’a pas manqué, même si ces dernières sont beaucoup moins nombreuses que les allusions cinématographique du premier.

Après une intense interrogation avec ma conscience, j’ai décidé de vous en révéler trois. Les trois qui m’ont sauté au visage lorsque j’ai reçu le livre, les trois que j’ai cherché à retrouver à travers les lignes d’Ali, les trois qui m’ont fait lire ce livre, et les trois qui j’espère sauront atteindre votre cœur de jeune fille romantique (celui qui est caché sous une épaisse couche d’indépendance et de pragmatisme) :

Breakfast at Tiffany’s tout d’abord. J’en ai mentionné l’adaptation ciné plus haut, mais c’est originellement une œuvre de Truman Capote qui raconte l’histoire de Holly et ses prétendants (je prends quelques libertés de simplification ici, afin de ne pas vous faire un article en 3 actes). Holly est belle, charmante, et très mystérieuse. Un passé voilé et jamais tout à fait dévoilé. Comment ne pas retrouver sous ses traits, Darcy au début de ce livre ?

Pride and Prejudice ensuite. Puisque l’héroïne s’appelle Darcy. Il m’a d’ailleurs été difficile de ne pas bondir de joie à l’idée de retrouver un héros à la hauteur du ténébreux, orgueilleux et si correctement chevaleresque Mister Darcy. Mais que les fans invétérés de P&P ne se précipitent pas tout de suite sur l’ouvrage. Car si la dynamique entre Darcy, Dermott et Connor n’est pas sans rappeler celle qui fut mise en place par Jane Austen entre George Wickham, Mister Darcy et Elisabeth Bennet, on peut très difficilement arriver à la cheville d’un tel ouvrage.

Autant en emporte le vent, enfin. Le roman d’Ali McNamara se déroule sur une île nommée Tara. Cette île, tout d’abord vue comme un simple héritage, finit par prendre une importance capitale dans l’évolution des personnages, leurs attentes et leur évolution. Si, au début du livre, j’ai vaguement pensé que j’avais bien trop d’imagination et que je prêtais à l’auteur des intentions et des sous-entendus qui n’existent que dans mon esprit, je n’ai pu me retenir de penser que Tara, nom de la plantation de Scarlett, est au cœur du roman de Margaret Mitchell, tout comme cette île est au cœur du roman de notre auteur. Et puis, si Darcy n’est pas aussi butée que Scarlett elle-même, Autant en emporte le vent est encore une fois une histoire de triangle amoureux.

Un triangle… amoureux… arrgggg !

Le fameux triangle amoureux qui était devant mon nez depuis le début, me direz vous. Depuis le titre et ses références, au synopsis de la 4ème de couverture qui nous explique que suite à la mort de sa tante Molly, Darcy a quitté sa vie londonienne de journaliste pour aller s’installer sur Tara où, afin d’exécuter les derniers vœux de sa cher tante, elle doit construire un village et créer une communauté. Au passage elle rencontre Dermott, raisonnable et entêté ; et Connor, charmeur et confiant.

2 hommes, un choix…
Le livre en lui même est agréable, mais ce triangle amoureux fut assez décevant.

Pourquoi ? Parce qu’un triangle amoureux est aussi compliqué à rendre crédible que des retrouvailles. J’en entends au loin certaines qui s’insurgent. Que je puisse dire qu’un livre où l’héroïne « a le choix » ne soit pas crédible, c’est aberrant étant donné que dans la vraie vie, parfois, la femme a des choix compliqués à faire. Entre la raison et le cœur, entre deux hommes, entre une paire de talons et une paire de ballerines, entre un fruit et une décadente mousse au chocolat… Des choix clés. Des choix cornéliens presque, j’en ai bien conscience. C’est là d’ailleurs l’ironie de la situation. Il doit se produire une réaction chimique mystérieuse qui fait que les triangles amoureux ne satisfont pas ma soif de romance.

A croire qu’ils suivent tous le même schéma.

Le livre s’ouvre sur l’héroïne, puis on découvre les deux prétendants. Là, deux options s’ouvrent à notre jeune demoiselle :

  • Soit elle attend tout le livre pour peser lentement le pour et le contre avant de choisir celui qui saura la rendre heureuse. Prétendant que nous avons bien sur identifié dès les premières pages. Je veux dire, comment a-t-elle pu avoir ne serait-ce qu’un doute sur l’issue de la situation ?
  • Soit elle se laisse séduire par l’un des deux, alors que bien évidemment c’est l’autre qui est tellement mieux qu’on se retient avec peine de lui hurler que les signes sont là, il faut juste qu’elle arrête de faire sa grosse gourdasse et qu’elle choisisse le bon.

J’ai d’ailleurs l’exemple parfait pour illustrer mon propos : Twilight. Y-a-t-il seulement une femme qui ait douté que Bella choisisse quelqu’un d’autre qu’Edward (même si cela n’a aucun sens)?

Dans les deux cas, le choix n’en est pas un. Nous autres lectrices averties, nous SAVONS, et cette hésitation chez l’héroïne fait ressortir le Hulk qui est en nous, ce qui n’est pas bon pour notre teint !

Ultime hypothèse : nous ne savons pas (je cherche encore l’auteur talentueuse qui arrivera à me faire douter) et là, quelque chose va bien évidemment nous retenir de nous prendre d’affection pour l’un des deux héros, puisque nous SAVONS que l’un des deux n’est pas le bon. C’est le cercle vicieux par excellence !

Personnellement, je finis systématiquement en colère contre l’héroïne qui hérite alors du titre de cruchaude du mois (position peu enviable, croyez moi). Les seules histoires avec des triangles amoureux qui fonctionnent chez mois sont celles qui ne tablent pas toute l’histoire sur le-dit triangle, comme P&P, ou Autant en emporte le vent.

Le roman de Ali McNamara, malgré toutes ses qualités, ne rentre pas dans cette catégorie.
Néanmoins, si vous aimez les triangles amoureux, n’hésitez pas une seconde, la lecture sera un plaisir pour vous !

Bonne lecture…ou pas,
Tam-Tam

Un pianiste ou rien


Du contemporain (je sais, c’est toujours surprenant de ma part) et en plus traduit (miraculeux) en ce mardi de juillet. Il n’y a pas à dire, je suis aventureuse! J’ai acheté un livre que ni Charlotte ni Chi-Chi n’ont lu, que personne autour de moi ne m’a recommandé et j’ai aimé.

Oui, parce que mes dernières tentatives se sont souvent conclues sur des échecs cuisants. Bon après, vous me direz, c’est important d’essayer, sinon on ne découvre plus rien, et il faut que je remplisse mon rôle de chroniqueuse aventureuse!

Et donc voilà, aujourd’hui, « Un pianiste sinon rien » de Kat French (que j’ai lu sous le titre « The Piano Project ») qui était exactement ce dont j’avais besoin quand je l’ai lu. Je l’avoue, ce livre à quelques défauts, mais l’auteur fait preuve de talent quand elle nous embarque dans l’histoire de Honey qui vient elle même de se faire embarquer par ses copines Tash et Nell dans le « Projet Pianiste ».

La problématique : Honey semble n’être tombée que sur des incompétents et n’a jamais goûté au 7eme étage du plaisir des sens au grand dam de ses amies qui en concluent que Honey a besoin d’un pianiste.

Leur théorie est simple puisqu’elle est fondée sur l’assertion suivante : pour entrer au 7eme étage, il faut quelqu’un de doué de ses mains et de sensible. Un pianiste, de part sa formation, est doué de ses 10 doigts. De plus, sa formation musicale fait de lui un être artistique en phase avec la sensibilité de ses sentiments. Ergo, Honey a besoin d’un pianiste.

Voilà, vous connaissez le pitch de base. Mais soyons clair, ce n’est absolument pas ça qui m’a poussé à acheter. Ce qui m’a poussé à acheter et lire ce lire, c’est la mention du voisin bourru, sexy et aveugle, Hal.

Et si le projet pianiste apparaît en fil rouge dans le roman, c’est clairement la construction de la relation entre les deux voisins qui était au centre de tout. Et force est de constater que l’auteur veut une relation aux fondations solides et prend le temps d’établir la backstory du héros et de construire prudemment leurs échanges. Car vous ne vous trompez pas, derrière « bourru, sexy et aveugle » se cache un passif bien complexe à démêler avec délicatesse et application. Et là où d’autres auraient usé de raccourcis (qui m’auraient rendue dingue), l’auteur a pris le parti de faire les choses avec panache.

Petit bémol néanmoins (oui, il en faut), si l’auteur a pris son temps tout au long du roman, j’ai trouvé le dénouement un peu rapide. De plus quelques éléments en amont m’ont fait tiquer :

-Nos héros sont voisins, et j’ai trouvé certains moments un peu statistiquement improbables. C’est à dire que je me suis mise dans la peau de l’héroïne pendant 1/4 de seconde, et je me suis dit que non, juste non, même pas en rêve je fais ça avec mes voisins.

– Cette histoire de whisky (et pour ne pas spoiler, je n’en dis pas plus, mais toi qui a déjà lu, tu vois de quoi je parles)…

Mais c’est finalement facile de se dire, bon, OK, j’arrête de tiquer sur ça et je me laisse porter par l’histoire pour en profiter à mort!

Donc une histoire parfaite pour les esprits fatigués par l’année, à déguster sur la plage, au soleil, avec un « sex on the beach » (virgin ou pas).

Bonne lecture,

T.

Mariés par devoir, amants pour toujours – Les frères Malory, Tome 10

Cet article pourrait s’appeler « Le théorème du Biactol », mais comme une preuve de retenue sans borne de ma part, et parce que je souhaite que tout le monde sache bien de quel livre je parle aujourd’hui, je me suis abstenue.Le titre reste donc le tome 10 des frères Malory.
Sur le papier ça donne quoi ? Ça donne une famille qui me plait bien à l’origine. Une série que je suis en audiobook depuis quelques années maintenant. Je ne suis pas à la pointe de chaque sortie, mais je me tiens au courant. J’ai mes favoris, mais je reste ouverte d’esprit lorsqu’un nouveau tome m’est présenté.

Cet opus, Chi-Chi me l’a offert pour mon anniversaire. J’étais d’ailleurs ravie. Vous pensez, un tome qui m’avait échappé ET un « classique » qui devait me plaire presque à coup sûr…

Un Johanna Lindsey. Cette auteur est à l’origine d’un des pirates que je chéris, portant le doux nom de James Malory. Je me le garde pour le jour où les marins d’eau douce seront mis à l’honneur dans une chronique spéciale, sachez néanmoins que Johanna a le chic pour créer des hommes virils, un brin caractériels, qui savent bien mieux régler leurs problèmes à coup de poings qu’à coup d’arguments. Des héros comme je les aime. Grands, forts et musclés de partout…Revenons d’ailleurs à notre tome 10, puisqu’il est le sujet de ce lundi. En l’ouvrant, je me suis dit « Chic » ! Un héros Malory. En plus, il s’appelle Richard. Un Richard, on est d’accord, ce n’est pas le potentiel de sexytude d’un Colin, mais parfois, un Richard, ça suffit pour nous accrocher à une série fleurie !

Sauf que…
Beware, spoilers à suivre…

Bah Richard, ce n’est pas un Malory, pour commencer ! Je n’ai rien contre les « valeurs ajoutées » aux familles des séries que nous aimons d’amour. Mais là, en plus de ne pas être un Malory, il a des vues sur la femme d’un Malory. Genre, le crime absolu !

Le Malory, vous l’aurez compris, est légèrement borné. Ils ont tous décrété, dans leur stupidité partagée, qu’ils ne se marieraient JAMAIS. Et bien sûr, un livre après l’autre, ils se sont tous fait avoir un par un. Ce qui fait qu’ils sont tous un brin possessif maintenant qu’ils ont trouvé LA perle. Vous imaginez donc comment un homme qui a des vues sur leur chère et tendre peut leur faire voir rouge…

En plus, ce canaillou de Richard, il est marié! Avec Julia Miller, notre héroïne.

Un pacte a été signé entre leurs deux familles alors que les deux héros n’étaient que des enfants. Ce n’est pas un simple contrat que l’un des deux époux pourrait faire annuler une fois l’âge légal atteint. Non, c’est un pacte qui ne peut être dissout qui si les deux familles l’ayant contracté sont d’accord. Pourquoi cela a son importance ? Parce que le père de Richard tient absolument à ce que ce mariage ait lieu.

Et c’est ainsi que Julia et Richard vont grandir en se vouant une haine féroce. Une antipathie telle, qu’ils vont en venir aux mains, se bagarrer comme des chiffonniers. Elle va lui briser le nez. Il va la faire tomber dans un lac gelé… Et je vous en passe et des meilleures.

Ils passeront leur enfance et leur adolescence entière à se détester avec toute la hargne dont sont capables les jeunes à cet âge. Il va se moquer de sa silhouette maigrichonne, elle va ricaner à chaque fois qu’elle est meilleure que lui dans quelque domaine que ce soit. Ils ne trouveront jamais de terrain d’entente. Richard prendra la fuite pour échapper au mariage mais il deviendra pour Julia celui qui représente tout ce qui n’allait pas dans sa vie pendant son adolescence.

Vous savez que les mariages arrangés peuvent donner lieu à de très belles histoires, mais à cette histoire s’ajoute des retrouvailles, et pas des moindres.

Imaginez qu’on vous ait marié au berceau avec celui qui s’est fichu de votre absence de poitrine à l’âge de 15 ans. Celui qui a fait que vous pleuriez intérieurement lorsque le cours de sport arrivait parce qu’il hurlait « hey, gras du bide !».

Imaginez que vos parents aient signé pour vous un contrat qui vous oblige à passer le reste de vos jours aux côtés de celui qui fait ressortir chez vous une partie primaire de votre personne. Cette partie que je nomme la partie Hulk et qui se manifeste chez moi par une envie de violence incontrôlée envers les automobilistes qui ne mettent pas leur s***** de clignotant sur un rond point ou qui déboitent à 40km/h sur une autoroute. Je voue encore une haine féroce à tous mes tourmenteurs (imaginés ou réels) de l’adolescence, j’appelle cela le théorème du Biactol (j’ai un nom pour tout, ou presque).Donc imaginez…
Vous pourrez alors peut-être commencer à entre-apercevoir ce qui a pu animer nos deux héros toutes ces années et pourquoi, malgré les péripéties que l’auteur a placé sur leur route pour les rapprocher, je n’ai jamais pu croire en leur amour. Non. Désolé. Trop de choses à surmonter.

Je vous dirai bien bonne lecture, mais ce serait mentir.

A défaut, bonne semaine…
Tam-Tam

Une orchidée pour un parvenu


Tam-Tam is back!!!

Houurrrrraaaaaaaa!!!!! Après un mois passé en sous-marin de labeur, je reviens. Ça c’est la bonne nouvelle.

La mauvaise est que je n’ai rien lu (ou presque), et qu’avec la saison estivale qui arrive (accompagnée de ses voyages diplomatiques divers et variés), je ne suis pas sure d’être très très productive, littérairement parlant. Alors oui, vous pourriez me répondre que justement, les vacances sont la période idyllique pour lire, et je vous répondrais que sa majesté le petit prince, du haut de ses 2 ans et demi est très très chronophage (en plus d’être hyper mobile) (le temps où je pouvais le poser à un endroit et lire deux chapitres est révolu….Hell yeah!).

En même temps, ce temps a duré 2 mois… Des excuses!!!

Du coup, pas de saga de l’été en perspective (alors que je vous promets j’avais un super idée!), mais des livres. Et aujourd’hui, quel livre!!!!

Le second opus de la nouvelle série historique de Lisa Kleypas, Les Ravenel et un focus sur Mister Rhys Winterborne et Helen Ravenel : Marrying Winterborne, Une orchidée pour un parvenu en français (qui sort en octobre). Et Sweet lord que j’ai couiné!!!!

J’ai pas trop envie de vous spoiler, ce serait mal.

Oui, surtout que moi je n’ai toujours pas lu le tome 1 de la série. Je me demande si je relirai de l’historique un jour…

Je pourrais vous la faire: héros rencontre héroïne – héros et héroïne se découvrent une attirance de ouf – péripéties et communication à travailler – happy end. Mais j’avoue c’est light. Alors je vais tâcher de vous persuader autrement!

Dans ce livre vous :

  • allez gravement améliorer votre niveau de Gallois, et réaliser que le Gallois ne met pas de voyelle dans le sexe de la femme (ou comment briller en société, je vous le dit)
  • imaginerez ce qu’une robe arc-en-ciel et des chaussures licornes pourraient donner à un mariage (moi j’étais colorée, mais quand même pas autant que ca!) (OMG ça va faire 5 ans!)

Euh non mais surtout, méga référence à Peau d’âne, non?

  • réaffirmerez que la meilleur arme de la femme est sa langue (avec TOUT ce que cela peut sous entendre)
  • comprendrez que lancer des cailloux sur un arbre est un bon moyen d’exprimer ses sentiments pour l’homme local (peut être que celui de Montauban diffère un tantinet, mais j’ai la sensation que ce moyen d’expression est finalement très universel) (ou alors je suis mariée à un Gallois sans le savoir)
  • découvrirez que Helen Ravenel a de très bonne références littéraires et phantasme sur des héros plutôt canons (Darcy, Heathcliff, Romeo, Lancelot, Rochester) (je ne les valide pas tous, mais bon…)

Le premier qui défend Heathcliff comme héros romantique perd des points…

  • rêverez avec l’héroïne de Mister Winterborne qui vous embrasse, vous déshabille et vous murmure bien des choses en Gallois (oui, je suis une gourgandine!)
  • ricanerez devant des envies d’amandes salées (moi j’ai vraiment jamais eu d’envie chelou. Ça existe vraiment?)

Tu es en train de nous spoiler qu’il y a un bébé on the way là non?

Alors oui, pauvres de vous qui lisez en VF, il va falloir attendre l’automne. Mais je vous promets, ça vaut le coup! C’est simple, Winterborne m’a rappelé Derek. Et c’est MA référence Kleypasienne, car si mon échelle de la sexytude va de zéro à Hugh Jackman, chez Kleypas, c’est de zéro à Derek Craven.

Bonne lecture,

T.

Et C.

Le duc de fer (Iron seas 1)

Je vous ai déjà dit que j’aimais la régence. Si si, ne faites pas semblant, vous savez bien que j’aime les choses simples. Un héros, de préférence sombre et inaccessible, une héroïne, de préférence avec une colonne vertébrale, une rencontre, un mariage forcé et ils vécurent heureux, etc, etc.Simple donc !

Et parfois, un coup de folie. Un moment d’inattention. Une erreur dans ma commande de livres ? Même pas ! L’envie de voir un peu autre chose…

C’est comme cela que je me suis retrouvée en train de lire The iron duke (Le duc de fer en VF chez J’ai Lu pour elle) de Meljean Brook. Une romance steampunk post-apocalyptique. Ou juste steampunk ? Je ne suis pas sûre… Je fuis tout ce qui est post-apo en général, mais je n’avais pas bien compris en lisant le résumé.

Commençons par le début… Steampunk, merci Wiki, cela peut se définir comme ça :
« Genre de la littérature de science-fiction né à la fin du XIXe siècle, dont l’action se déroule dans l’atmosphère de la société industrielle du XIXe siècle. »

Ce qui signifie que les récits steampunk se déroulent dans un présent uchronique alternatif qui empreinte ses références à l’Angleterre de la révolution industrielle et victorienne. L’esthétique de ce monde se comprend par le fait que les hommes n’auraient pas inventé le moteur à combustion interne (attention, ça devient technique) et donc, auraient continué à utiliser les machines à vapeur. Qui dit machine à vapeur dit charbon ou gaz et non pétrole. Pas de pétrole, pas de plastique, pas d’électricité (ou très peu), mais l’usage d’éléments anachroniques comme les manipulations génétiques ou des systèmes automatisés miniatures proches de l’informatique. Si vous avez vu Le château dans le ciel, d’Hayao Miyazaki, cela y ressemble beaucoup pour l’aspect visuel.

C’est donc dans cette atmosphère résolument steampunk que se déroule notre histoire. Dans une époque indéterminé, la Grande-Bretagne se remet à peine d’une révolution qui a renversé plus de 200 ans d’esclavage, sous l’autorité d’une race asiatique, nommée la « Horde », qui contrôlait le pays par l’implantation de nano-robots dans le corps de tous. Grâce à sa technologie, par le simple pouvoir d’un signal radio, la Horde pouvait figer un homme, le forcer à commettre toutes sortes d’actes, du meurtre au viol en passant par les tâches domestiques les plus communes. Autrement dit, un peuple entier qui a vécu 200 ans avec le sentiment de n’être jamais maître de leur corps (leur esprit restant conscient en tout temps).

Je ne sais pas pour vous mais moi je trouve ça assez terrifiant comme idée ! Déjà que je ne me suis jamais remise de Big brother et de 1984…

Heureusement, The Iron Duke, c’est aussi le nom du héros de la révolution, celui qui a tout déclenché en détruisant la tour radio de la Horde, Rhys Trahearn, un pirate devenu Duc d’Anglesey et adulé par les foules.

Steampunk et monde à reconstruire, voilà la base de notre histoire, qui commence lorsque Mina, détective inspecteur de la police de Londres, est appelée sur les lieux d’un crime. Un homme a été jeté d’un bateau (oui, les bateaux volent dans cette histoire) dans le jardin de notre Duc. Qui protège farouchement son intimité et n’aime pas trop l’attention que tout cela attire. Et qui est prêt à jeter notre détective hors de chez lui, tant pis pour la loi. Mais Mina est redoutablement efficace et elle ne se laisse pas impressionner. Entre son métier et son visage, elle a plus d’une raison de savoir se défendre ! Car Mina est le fruit d’un viol de sa mère par un dignitaire de la Horde, ses origines asiatiques sont flagrantes et ne lui attirent pas franchement la sympathie de la population. Difficile de passer inaperçu quand on ressemble au peuple qui vous a réduit en esclavage…

Revenons à notre cadavre, c’est donc sur fond d’enquête que nos deux héros vont apprendre à se connaître. Dès le premier instant, le Duc est fasciné par Mina, il veut la posséder. Dans le sens le plus littéral du terme. Il est même prêt à payer pour cela. Comme il le dit si bien, tout le monde à un prix. Qu’il s’agisse d’argent ou d’autre chose, il suffit de le trouver. Rhys est bien décidé à découvrir qui se permet de jeter des cadavres chez lui, ce qui n’est pas du tout raccord avec la déco, et quel est le prix à payer pour Mina. J’aime les hommes qui se fixent des buts comme ça dans la vie, au lieu de se reposer sur les lauriers de leur gloire révolutionnaire.

Je vais être honnêtes avec vous, chers lecteurs, j’ai eu du mal à lire ce livre, jusqu’au deuxième tiers. J’ai même failli abandonner. Heureusement, passé le chapitre 10, tout a été plus facile…

Je m’explique : je ne suis pas du tout familiarisée avec les romances SF et, comme je le disais tout à l’heure, j’aime les choses simples. Cette histoire est tout sauf simple.

Déjà, il faut mettre en place l’univers. Un univers qui est tellement différent du nôtre, et si complexe, que chaque détail compte. Impossible de lire vite donc, il faut prendre le temps pour s’efforcer de visualiser chaque élément qui nous est décrit.

Ensuite, le vocabulaire utilisé est d’un niveau supérieur à celui de la romance moyenne. Je déconseille la lecture à des débutants en VO, ils seraient découragés en 3 pages !

Enfin, l’intrigue de l’histoire en elle-même est assez complexe. Les twists sont fréquents, et renvoient souvent à des éléments qui paraissaient anodins auparavant, et m’ont parfois obligée à revenir en arrière pour vérifier des détails. Du coup, je peux vous dire que l’auteur a bien arrangé son affaire, car tout est cohérent !

Mais passé la (longue) phase d’adaptation, j’ai aimé la relation entre Rhys et Mina. Ils n’ont pas la même expérience. Rhys a fui l’Angleterre enfant, il a échappé à la Horde assez tôt et est devenu pirate pour reprendre sa liberté. Mina au contraire vit dans la terreur du souvenir de ce qu’elle a vécu jusqu’à l’âge adulte. L’amour entre eux paraît impossible tant ils sont durs (comme tous les autres personnages secondaires d’ailleurs), et je ne pouvais imaginer qu’ils se laissent aller à une émotion aussi… sentimentale ! Dans un contexte aussi difficile, qui songe à l’amour ? Et pourtant…

Pourtant, j’ai été fascinée par leur évolution, par la construction de leur couple et leur manière de fonctionner ensembles. Pas d’arc-en-ciel ou de petits poneys roses, romance post-apo oblige, mais une véritable lutte pour obtenir le droit de rester ensembles. Mina est sans conteste le personnage principal, elle est forte et déterminée, tient tête au Duc sans hésitation, lui sauve la vie à plusieurs reprises et montre un grand talent dans son travail.

Ce n’est pas une romance légère, mais pas non plus une romance angoisée. C’est un genre hybride, un peu inclassable, et une expérience en soi ! The Iron Duke est le tome 1 d’une série, Iron seas, dont je lirais la suite assez rapidement je pense. Je crois que tout est dit, ce roman a tout pour vous plaire : une belle écriture, un univers riche et original, une intrigue menée de main de maître et une histoire d’amour fascinante.

Bonne lecture,
Chi-Chi

The All-Star antes up (Wager of Hearts 2)

Hello friends! Chi-Chi here…

Je ne sais pas vous mais moi j’ai un peu le moral dans les chaussettes en ce  moment. Pour ceux qui ne le savent pas, je suis française et je vis à Londres depuis trois ans. Autant vous dire que ce fichu Brexit nous met la tête à l’envers et l’ambiance n’est pas vraiment pas rose… Raison de plus pour essayer de trouver le réconfort dans des jolies  romances !

Du coup j’ai pris ce livre un peu par hasard. J’avais lu mon premier Nancy Herkness, un peu par hasard aussi, et sans grande conviction. Juste assez pour me dire qu’il y avait là un bon potentiel. C’était mignon, pas completement mal écrit, bien trop rapide mais assez bon pour que je ne me transforme pas en mégère sur la fin, avec une grande tirade énervée de la nana frustrée a qui on a volé son happy-end/ses paillettes/son prince charmant/son quota de lecture frivole. Ne rayez aucune mention.

Te transformer en mégère, tu veux dire comme ca?

Je suis d’humour potache héhé!

C’est que si je vais perdre mon temps à lire (ahem) (c’est bien connu, la lecture, plus grosse perte de temps depuis l’invention de la roue) (attendez, je pleure de rire!) (ça se voit que je suis championne de Questions pour une championne?) (question pour une princesse tu veux dire… Tiens d’ailleurs c’est un jeu avec du potentiel non?) si je vais donc perdre mon temps à lire, mon temps précieux, alors je veux en avoir pour mon argent. Raisonnement bassement consommateur de la lectrice qui pleure pour trouver 5 minutes de lectures dans sa journée, et qui a BESOIN que le livre soit bon, sinon elle pleure et les 5 minutes se transforment en 12 secondes, parce que de rage le livre fait un vol plané à travers la pièce (je me controle dans le métro) (par contre le kindle je ne vous raconte pas le drame) (je ne vis pas dans une cellule capitonnée). Du coup, c’est beaucoup de pression pour l’auteur, je ne vous le cache pas.

Comme je te comprends, je ne lis plus rien depuis un mois exactement pour cette raison. J’ai fait une seule entorse (le dernier Kleypas), mais je ne risquais pas grand chose, faut admettre!

Donc, Nancy Herkness. Dont j’avais lu le tome 1 de la série Wager of Hearts (Le pari des coeurs, en français). Que j’avais trouvé sympa mais sans plus. Mais assez sympa pour que quand le tome 2 est sorti, je me dise que j’allais lui donner sa chance.

Tu es une fille sympa toi. Je suis devenue vachement plus vilaine. Tu crois que je deviens aigri de la romance? Oh mon dieu?? Tu crois que je suis blasée????

Allons droit au but. C’était chouette. Toujours pas inoubliable. Mais vraiment chouette.

Miranda et Luke sont choupinous, ascendant sexy (attendez, Monsieur est superstar de football américain, fichu comme un dieu grec, et en plus, il lui fait le coup du fantasme du cowboy texan, chapeau Stetson, bottes et torse nu à l’apui, que demande le peuple???). Ils sont plutot smarts, ils sont plutot marrants, ils ont des soucis mais pas de drama pénible – juste la moyenne de casserole tolérable pour une histoire qui va aussi vite.

Sur l’échelle des Chicago Stars, on est où niveau sexytude??? Moi je veux du concret là. Parce que il y a sexy et Seeeexy *Tam-Tam cligne des yeux et remue les sourcils dans un effet peu concluant, mais comme vous êtes gentil, vous voyez ce qu’elle veut dire*.

Ben oui, que voulez-vous, autant dans la vie en vraie, je n’aime pas quand les choses trainent (l’angoisse existentielle de l’effeuillage de marguerites à base de « il m’aime », « il ne m’aime pas »…) autant dans les livres, je veux que les choses prennent leur temps. Parce que les livres et la réalité, c’est bien connu, cela ne fonctionne pas pareil, et dans mes livres, je veux VOIR les sentiments se developper.

Traduction, Chi-Chi est une vilaine sadique qui veut bien que les héros souffrent dans l’angoisse et l’incertitude, mais elle veut elle-même sauter cette étape et passer directement aux promesses gravées dans le marbre (saumon, obviously).

Résultat des courses? Eh bien cela m’a changé les idées le temps de la  lecture,ce qui est déjà pas mal, et je vais attendre la sortie du tome 3. Parce que si Nancy continue à s’améliorer, elle est chaque fois plus proche de me donner mon livre parfait qui justifie que je sacrifie 10 minutes de sommeil pour en savoir plus… Et que donc, ce livre était choupinou et que le seul reproche que je lui fait, c’est qu’il va trop vite. C’est un défaut avec lequel je peux vivre, et je pense que vous aussi.😉

Mouuais…. Je reste perplexe. Mais je suis une perpétuelle perplexe. Surtout sur la romance contemporaine…

En attendant, bonne lecture!

Chi-Chi

Et T. en mode pénible…

L’homme le plus sexy

Alors que vous lisez tranquillement ces lignes, vous ne savez pas qu’un drame a presque eu lieu la veille au soir. En effet, dans un accès de bonté et de serviabilité, le prince pas si charmant a décidé hier que mon ordinateur faisait un peu de bruit (comprendre, il soufflait comme un fumeur de cigarillos asthmatique qui aurait décidé de faire un hammam) et qu’il devait donc être temps pour lui d’être défragmenté.
Vous me direz, ce n’est pas bien grave une défragmentation… c’est juste un peu long.
C’est justement là que le drame patientait sagement avant d’éclater. A l’heure où je vous écris, la défragmentation n’est toujours pas finie, le prince pas si charmant n’a pas l’air optimiste et mon article est dû pour le lendemain (aujourd’hui, maintenant tout de suite, pour ceux qui ont du mal avec les dates). Dans votre innocence, vous pensez sans doute que je prépare scrupuleusement mes articles pendant la semaine, que ces derniers sont pré-postés 4 à 5 jours en amont… I wish…
Je vais vous révéler un secret (de polichinelle). La procrastination et moi, on a pris un appart’ et on vit ensemble dans une relation « je t’aime, moi non plus » depuis cette réalisation funeste en CM1, au rendu de mon auto-dictée de la semaine : que j’apprenne dès le lundi ou que j’attende le jeudi soir au goûter, ma note était sensiblement la même…
Ayant hurlé à la lune mon besoin viscéral de ne pas laisser tomber mes lecteurs et de pouvoir partager avec eux le roman « L’homme le plus sexy » de Julie James (Just the sexiest man alive en VO), le prince pas si charmant a mis son costume de Batman (celui de McGyver étant pris) et m’a installé devant le vidéo projecteur, un clavier à la main. J’aime les challenges, j’aime les défis, et le clavier fonctionne. Que demander de plus?
Bah puisque vous le demandez si gentiment, je reprendrais bien une dose de Jason Andrews, le héros de ce roman. Pas de publicité mensongère ici, Jason, c’est Hugh Jackman et Bradley Cooper qui auraient fait un enfant. Et histoire de nous faire baver pour l’éternité, cet enfant, il a trois marraines: Gerard B., Alexander S. et Colin F. Une explosion de l’échelle de sexytude, un charisme et un charme qui en font l’acteur chouchou d’Hollywood. Julie James, en terme de héros de roman, met la barre haut, c’est le moins que l’on puisse dire.
Et entre deux crises de salivation extrême, j’ai tout de même réussi à connecter mes neurones pour comprendre l’histoire.Taylor Donovan est avocate. A Los Angeles pour quelques mois, elle travaille d’arrache-pied à la préparation d’un procès qui s’annonce juteux pour sa boite et avantageux pour sa carrière. Taylor, c’est la femme forte et volontaire que l’on rêve toutes d’être quelques fois. C’est la bucheuse que l’on enviait à l’université alors que l’on courait après le retard pris en procrastination toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait « bien sûr » que pure coïncidence. C’est la femme qui vous monte un meuble ikéa en 3 minutes, sans lire la notice. C’est celle qui n’oublie jamais que le mardi, la bibliothèque est fermée et qui peut vous faire la vidange de votre voiture au besoin.

Taylor, si elle n’avait pas un ex-fiancé n’avait pas brisé son cœur (et sa foi dans la gente masculine) je crois que je vous autoriserais à la détester. Mais cette version 2.0. de nous toutes, est bien plus qu’une énième femme parfaite. Elle a des failles, tout comme notre héros.

Oui, parce que sous des airs de perfection humaine, Jason c’est quand même un acteur talentueux qui peut se montrer quelque peu imbu de sa propre célébrité. Môssieur est une star, on ne lui refuse jamais rien.

Et quand môssieur veut qu’on l’aide à se mettre dans la peau d’un personnage pour un nouveau film, le cabinet d’avocats qui s’occupe de ses petites affaires se plie en quatre pour lui trouver un associé/bonne poire pour lui cirer les pompes et répondre à ses moindres demandes.

Mais là où d’autres auraient rongé leur frein et encaissé les attitudes de diva de l’acteur, Taylor prend un malin plaisir à le remettre à sa place, ce qui, ironiquement, intrigue le monsieur, à qui l’on n’a plus osé dire ses 4 vérités depuis qu’il a joué dans son premier blockbuster.

Pour nous autres lecteurs, c’est un pur délice à lire. Les dialogues sont comme un jeu d’échec, où les joueurs parent les coups un par un. C’est un ballet acrobatique où la moindre victoire est durement arrachée à l’adversaire. C’est un match de boxe, une joute verbale, un spectacle de marionnettes (euhh…je m’emballe un peu là).

*respire, respire, respire*

Jason et Taylor ne se laissent ni l’un ni l’autre intimider et finisse par commettre l’erreur qu’ils s’étaient promis de ne pas commettre : ils se dévoilent! Le voile se lève, les personnages prennent de la profondeur, les traits parfaits montrent quelques imperfections…

Je pourrais vous en conter encore bien plus sur cette romance qui m’a fait glousser comme une lycéenne, mais je ne gâcherai pas votre plaisir. Du Julie James, ça se déguste comme du chocolat : on commence un instant, celui d’après, la boite et vide et on en veut encore!

Bonne lecture,
Tam-Tam

Who’s that girl?

Je continue mon intérim sur le blog. Chi-Chi étant ma dealeuse officielle, je fais comme T. et je surveille ses recommandations Goodreads. Enfin, le peu qu’il y en a ! :p

Oui, Chi-Chi est une bonne source goodreadesque. Parce qu’elle ne mets pas 4 étoiles à un livre moyen. Je veux dire, c’est quoi ce délire de mettre 3 étoiles à un livre qu’on a pas aimé 4 à un moyen et 5 à un bon. Alors après ça argumente que ça préside 5*+++ ou « méga coup de coeur » quand le livre est vraiment vraiment bon. Mais mince, ça fausse tout le calcul. Les gens, 1 et 2 étoiles ce sont des notes à utiliser! Et la note « moyenne », c’est 2,5!!!!!!! 

L’avantage c’est qu’on est d’accord à 99%, cela à l’avantage que je suis rarement déçue.

En attendant, moi je suis vénère parce que je n’arrive pas à lire un « bon livre » à moins de me farcir la lecture de 10 trucs nuls.

Hello, Chi-Chi here, venue rétablir quelques vérités! T. my dear, tu n’as qu’à te remettre au contemporain, cela irait beaucoup mieux pour toi… Après moi, ce que j’en dis… ;) 

Mais du coup je risque de spoiler un peu le début (juste le début, c’est promis), évitez le rose si jamais vous êtes allergiques…

C’est comme ça que je me suis retrouvée à lire Who’s that girl de Mhairi McFarlane.

Il vient de sortir en anglais mais je suis certaine que la traduction n’est pas loin, vu le succès de ses premiers livres (je suis aussi à peu près certaine qu’il y en a eu 2 chroniqués déjà ici mais j’ai eu la flemme de chercher) (vous me direz, ce n’est pas compliqué, il y a un moteur de recherche) (mais tant pis, je vous laisse faire !)

Et comme mon ordi est mort et que je fais tout sur tablette (et que donc c’est franchement le bazar) ce n’est pas moi qui irais vous les chercher. Mais nous favorisons ainsi vos capacités d’autonomie (vous le sentez que j’ai un enfant en bas age hein?).

Et moi, si je vous dis que je n’aime pas utiliser le touchpad de mon portable et que la souris est planquée au fond d’une boite depuis mon déménagement il y a 6 mois, ça me fait une excuse aussi?

Who’s that girl c’est l’histoire d’Eddie, qui atteint l’âge canonique de 35 ans toujours célibataire. Il faut dire qu’être amoureuse de son collègue de travail depuis 3 ans ne l’aide pas beaucoup ! Et comme Eddie aime faire les choses simplement, elle ne s’épargne rien. Pas même d’assister au mariage dudit collègue. Qui ne trouve rien de mieux à faire entre le cocktail et le diner, que de lui rouler une pelle. Spectacle auquel assiste malencontreusement la toute nouvelle mariée qui, il faut bien le reconnaitre, n’est pas très contente de la tournure prise par les évènements.

Et donc elle fait quoi quand il lui roule une pelle. Elle reste passive comme la vache qui regarde les trains passer ou elle entre dans le feu de l’action (comme… comme… Non, je n’ai pas de métaphore animalière là)

Noooon, elle le repousse, juste pas assez vite! C’est une fille bien Eddie! (mais un peu lente j’avoue)

S’en suit une véritable cabale médiatique, où Facebook, Twitter, Instagram, et tous les réseaux sociaux que vous pouvez imaginer sont mis à profit pour faire de la vie d’Eddie un enfer (merci la témoin de la mariée, horrible virago hargneuse qui a un sens très relatif de la mesure).

Et, elle atterit sur les réseaux sociaux comment??? Genre il a fait ça devant TOUT le monde? Ou la mariée à eu le temps de sortir son téléphone pour faire une petite vidéo???

Pas besoin qu’il y ait eu une vidéo ou une photo pour démarrer une campagne sur les réseaux sociaux! Et la mariée pas trop contente n’a pas vraiment choisi de traiter le problème dans la discrétion!

Pauvre Eddie, qui subit les conséquences de ses actes mais franchement j’avais de la peine pour elle, aucun être humain ne devrait avoir à subir un tel harcèlement, quels que soient ses fautes. Pauvre Eddie donc, fuit la ville, Londres et son boulot, pour se retrouver à Nottingham, chez son père, où elle va passer quelques mois à écrire la biographie d’un acteur célèbre, en attendant que les choses se calment un peu.

Il est shérif son papa?

OK, je sors…

Rentrer chez son père c’est évidemment se retrouver face à son passé, et à toute son histoire familiale (sujet qu’il était sacrément temps de traiter).

Ce livre était super. Drôle, très chouchou par moments, une pure chick-lit mais vraiment bien faite et bien écrite, avec des personnages pas trop caricaturaux (à part la sœur d’Eddie que j’ai trouvée insupportable). Bizarrement, il y a plein d’éléments qui m’auraient agacée si l’on me les avait juste décrits, mais qui dans le contexte fonctionnent bien. La preuve s’il en faut que l’auteur sait écrire et accrocher son lecteur, pari réussi.

Mais.

Les gars, ça pue…

Il y a un énorme mais.

Je crains le pire…

Ce livre a soit deux chapitres de trop à la fin, soit il lui manque 100 pages !

Il se termine sur une queue de poisson complètement ridicule et inutile à mon sens. Qui m’a passablement énervée, du coup j’ai du mal à vous parler d‘autre chose. Et pourtant j’ai vraiment aimé, je l’ai lu très vite, je vous le recommande et je pense que vous aimerez aussi.

Juste, soyez prévenus. La fin… Frustration…

Non mais là, c’est toi qui est frustrante! Genre c’est quoi le jus de boudin. Diiiissss nouuuusssss!!!! (Parce qu’avec une conclusion pareille, tu ne crois quand même pas que je (et plein d’autres avec moi) vais aller le lire ce bouquin! Si c’est pour balancer mon Kindle quand le mot fin arrivera, merci bien!

Ah ah ah ah! Ce teasing de folie! Allez T. je suis sympa, je t’explique : il y a un moment à deux chapitres de la fin où juste, l’histoire aurait pu se terminer, et c’était parfait. Sauf que non, l’auteur nous jete un petit rebondissement de dernière minute, et qu’après elle ne se laisse pas le temps de le résoudre correctement. Mais happy-end il y a bien. Tu penses que je n’aurais pas laissé Charlotte vous en parler sinon!

Bonne lecture,

Non mais ou pas!!

Charlotte

et T. qui proteste vigoureusement!

Et C. qui passait par là pour éviter la crise cardiaque à T. !😀

La princesse au petit pois (Il était une fois – 3)

The Duke is mine, le nouveau Eloisa James, tout beau, tout neuf, tout frais sorti de l’imprimeur le 27 décembre était dans mes souliers le matin de Noël ! (enfin presque… un bon pour… tout pareil !)Pour l’occasion, j’ai refait lecture commune avec Pimpi (dont vous trouverez l’article ici), bien décidées que nous étions à ne pas rester sur nos deux précédentes mauvaises expériences ! Et en prime, l’article de Fashion, qui l’a lu en même temps que nous…

The Duke is mine est donc le 3ème opus de la série d’Eloisa sur les contes de fées (et comme je ne recule devant aucun sacrifice, je vous ai déjà parlé des tomes Un et Deux), et il s’articule avec une nouvelle parue en e-book, Winning the wallflower. Et comme j’aime faire les choses dans l’ordre (et parce que je m’impatientais) j’ai lu la nouvelle le mois dernier, en préparation du roman.

Alors voilà, pour la nouvelle, c’était super sympa, mais terriblement trop court. Une jeune fille fiancée par convenance à un homme qu’elle connait à peine, un héritage bienvenu (pour elle) qui lui permettent de rompre lesdites fiançailles et un fiancé pas du tout décidé à se laisser quitter. La mise en place de la relation entre héros et héroïne est charmante, l’idée me plait (devoir reconquérir ce que l’on pensait acquis est un bon ressort de romance) mais tout s’accélère trop vite, et l’héroïne accepte d’épouser le héros après quelques jours à peine. Trop rapide, pour moi. Mais c’est une nouvelle, donc c’est normal. Je n’adore pas les nouvelles pour ça, même quand je les aime, je suis frustrée.

De toute façon, Winning the wallflower n’existe qu’en e-book alors je ne voudrais pas éveiller la frustration chez certaines. Sachez simplement que l’héroïne est la meilleure amie d’Olivia, que nous retrouvons dans The Duke is mine…

Et pour cette romance, je suis perplexe.

Eloisa a choisi comme thème La princesse au petit pois… Je ne vous rappelle pas l’histoire, une princesse qui prouve qu’elle est vraiment une princesse en étant capable de sentir un petit pois à travers l’épaisseur de cinq, vingt ou cent matelas (selon les versions). Ce n’est pas mon conte préféré, loin de là… Je n’ai jamais bien compris où était l’élément magique de l’histoire, et la préciosité de la princesse à la peau si fragile m’a toujours parue terriblement superficielle. De plus, j’avoue avoir eu du mal à imaginer comment Eloisa pourrait le transposer. Je vous rassure, c’est chose faite. Avec le talent habituel d’Eloisa, avec humour et d’une manière originale. A deux reprises. Donc, pas de souci de ce coté-là, le quota conte de fée est bien respecté !

Olivia a été élevée dans un seul objectif : devenir une Duchesse parfaite pour son fiancé de toujours, le jeune Rupert. Mais ce futur Duc, qui a cinq ans de moins qu’elle, est aussi un peu naïf. Ce qui est un euphémisme. Il est naïf comme le serait un enfant de dix ans, ou comme le serait un bébé qui ne respirait pas à la naissance et que l’on a cru mort. Et Rupert s’est récemment mis en tête que, pour la gloire de son nom, il devait partir combattre cet affreux Napoléon sur le continent (oui, dans une romance régence, il y a toujours de vilains français à aller combattre). Ce qui ne risque pas d’arranger les affaires d’Olivia, éternelle fiancée approchant de l’âge canonique de vingt-trois ans.

Olivia a aussi une sœur jumelle Georgiana, qui a subi le même programme de « duchessification » qu’elle. Mais si cette éducation particulière était une bonne idée pour Olivia, déjà assurée d’être une Duchesse (encore que le succès de l’opération n’ait pas été le même sur les deux sœurs), les effets sont beaucoup moins heureux pour Georgie. La famille est de petite noblesse et la « duchessification » a plutôt tendance à faire fuir les prétendants de ce niveau. Georgie, trop posée, trop raffinée, trop cultivée, fait donc tapisserie dans les soirées chics, tandis qu’Olivia profite de sa relative liberté de fiancée pour divertir la galerie de bons mots osés.

Mais quand l’opportunité de rencontrer le Duc de Sconce, Tarquin (Quin de son petit nom) se présente, Georgie est extatique. Un vrai Duc, non marié, qui saura apprécier les multiples talents que l’on lui a inculqué? Et en prime, le spécimen rare a chargé sa mère de lui choisir une nouvelle épouse, n’est-ce pas merveilleux?

Voilà donc Olivia et Georgie en visite chez le Duc, avec en guest-star la future belle-mère qui a écrit un livre culte sur les bonnes manières chez les jeunes filles (je vous laisse imaginer la pression), le neveu original (qui répond au doux nom de Sir Justin Fievbre) et une dénommée Lucy qui ne manque pas d’attirer l’attention de tous. Et, of course, un héros absolument dreamy, swoonesque, chevaleresque… Les mots me manquent !

Et, comme dans tout conte de fée, ce qui devait arriver arriva… ou pas.

Le conte déraille un peu, les surprises apparaissent et rien n’est à sa place, pour le plus grand bonheur du lecteur ! Encore une fois, Eloisa réussit son coup. The Duke is mine est une romance magnifique, pleine d’obstacles entre nos amoureux (et pas des moindres), et surtout des références à n’en plus finir. Comme ne pas adorer une romance qui réussit à combiner Le mouron rouge et la Bieber fever ?

Vous ne comprenez pas ce que je veux dire ? Une seule solution, lisez The Duke is mine !

(oui, on dirait une pub… Juré, je ne suis pas payée pour dire ça ! )

Bonne lecture,

Chi-Chi