The Goal (Off-campus 4)

Pssst, vous savez quoi ?

J’ai lu The Goal, le nouveau (dernier) Elle Kennedy.

Déjà, en passant, c’est juste moi ou vous aussi vous confondez tout le temps cette série avec celle de Sarina Bowen ?

Du New Adult, des joueurs de hockey, une université en Nouvelle-Angleterre, et des auteurs qui ont travaillé ensembles et ont fait un cross-over entre leurs séries (je crois).

Bref, j’aime cette série, c’est un bon doudou pour moi, c’est choupi, c’est sexy, souvent assez drôle, moderne et avec des personnages pas crédibles du tout mais qui sont souvent intelligents du genre, bons à mettre en évidence les notions de consentement, de sexe protégé, tout ça, ce sont des bons points dans mes romances à moi.

J’ai donc lu The Goal d’Elle Kennedy, tome 4 de la série Off-campus.

Je vous le dit tout net, grosse déception.

On connaît Tucker depuis le tome 1, c’est le coloc de Garrett, c’est un saint avec ses amis, il est patient, il est bien élevé, il sait faire la cuisine, il est sérieux, il joue au hockey mais n’est pas obsédé par le sport parce qu’il ne veut pas particulièrement en faire une carrière, bref, c’est le gendre idéal.

Et Tucker un jour aperçoit Sabrina au coin d’un bar.

Sabrina, c’est un peu la bitch de service, en tout cas c’est ce que l’on a vu d’elle dans le tome précédent, celui de Dean. Parce que Dean et Sabrina ont couché ensemble un soir alcoolisé, et parce que Sabrina considère Dean comme un type arrogant et trop gâté par la vie pour lequel elle n’a aucun respect, et qu’en général, elle n’a pas une très haute opinion des hommes, en dehors de leurs qualités au lit.

Tucker aperçoit donc Sabrina, et il a aime bien ce qu’il voit. Et vice versa.

Cela se termine dans la voiture de Tuck, sur le parking du bar.

Comme Sabrina a une règle de « jamais deux fois avec le même gars », les choses devraient en rester là.

Sauf que, vous vous en doutez bien, Tuck est intéressé. Il veut la revoir, dans un vrai lit cette fois, et plus si affinités…

Et comme notre héroïne n’est pas trop trop partante, eh bien cela va prendre du temps.

Jusque là, de mon coté tout va bien.

C’est chou, c’est sexy, c’est intéressant, je vois bien les obstacles qu’il va falloir surmonter.

Et puis malheureusement, à force d’être parfait, eh bien Tuck devient un peu transparent.

Entre eux, c’est un mauvais cha-cha-cha : un pas en avant, quatre pas en arrière.

Il est parfait cet homme, compréhensif. Il est très perceptif aussi. Il comprend vite les problèmes de sa dulcinée. Il refuse de lui mettre la pression. Il ne fait jamais la gueule parce qu’elle a (encore) bloqué son numéro de téléphone, ne pipe mot quand elle reste 3 semaines sans lui donner signe de vie. Pas un reproche, pas un commentaire. Pas un seul « moi aussi j’ai des sentiments et ça serait gentil de ne pas toujours t’essuyer les pieds dessus ».

A la décharge de Sabrina, elle est bien consciente de ce qu’elle fait vivre à Tuck, et se débat avec ses problèmes pour arranger les choses. Mais elle n’est pas franchement des plus logiques en la matière, et c’est fatiguant. Et je ne spoile rien en disant ça, comme par hasaaaaard, elle tombe enceinte par accident du premier coup alors qu’elle prend la pilule (par contre on ne parlera jamais du risque de MST, pas sexy). Évidemment il fallait que ça arrive à la fille qui a le moins de chance sur terre. Ça a un vieux relent de morale bien-pensante tout cela. Je ne pense pas que c’était le but mais je l’ai ressenti comme cela…

Et une fois madame enceinte, l’histoire se traîne, parce qu’ils ne se parlent pas, parce que Tuck encaisse tout sans broncher, parce que Sabrina s’enferme dans ses problèmes. Parce qu’en théorie, il se passe beaucoup de choses dans ce livre. Des rebondissements dans tous les sens, des surprises, des personnages secondaires que l’on aime, forcément, on les connaît pour la plupart et ceux que l’on ne connaît pas sont chouettes.

Mais non, rien à faire.

Je suis déçue, je me suis ennuyée (parfois un peu agacée aussi).

C’est un livre qui a mérité deux petites étoiles sur Goodreads parce que je l’ai lu sans déplaisir, sans avoir envie de me taper la tête contre un mur. Mais c’est un livre que je ne vous conseille pas, sauf si vous êtes des fans hardcore de la série et que vous voulez absolument revoir vos personnages préférés…

Love,

Chi-Chi

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With a twist – Bad Habits #1


Force est de constater que je n’ai pas réussi à finir ma PAL estivale. La responsabilité de cet échec pèse entièrement sur les épaules du petit prince qui s’est dit que l’été était la période rêvée pour faire une poussée de croissance de ouf, prendre une taille de fringue et de chaussures, se réveiller tous les matins autour de 5h et courir sans interruption jusqu’au coucher du soleil (le pire, c’est que je n’exagère pas) (demandez à Chi-Chi, elle est témoin).

Je confirme, mes vacances chez Tam-Tam ont été pour le moins… énergiques!

Deuxième constatation, nous ne sommes plus vraiment en été. J’ai changé de garde-robe et rangé mes orteils, les nuages se sont installés et la pluie se fait régulière (pour ne pas dire omniprésente, j’aime être optimiste). Ainsi, je n’ai plus vraiment l’envie de me plonger dans une booklist que je voulais « estivale ». Je me devais donc de me pencher sur mes lectures de l’automne et de créer une PAL appropriée.

Tu parles, tu parles. Ici, l’automne dure depuis le mois de juin… Et pourtant je lis des livres d’été. Des excuses tout ça!

Je me suis même sentie pleine d’ambition et de courage car j’ai composée cette PAL sans l’aide de Chi-Chi, juste en explorant notre ami Goodreads et en me laissant tenter par des titres et des couvertures, dans cet ordre. Je ne suis pas non plus suicidaire, j’ai vérifié succinctement que le synopsis présentait quelque chose qui me fasse envie, mais quoiqu’il en soit, j’ai cette sensation de m’être créé une liste « à l’aveugle ».

Premier titre de cette liste (que je ne vous dévoile pas, je vous laisse vous aussi dans le noir, et toc!) : With a twist de Staci Hart qui nous conte l’histoire de Lily et son meilleur ami West. Sur le papier ça avait l’air plutôt pas mal.

Lily est danseuse classique, et au moment où notre histoire commence, sa vie est parfaite. Elle vient d’être promue danseuse étoile et va endosser le rôle d’Odette dans le lac des cygnes, tandis que Blane, danseur dans sa compagnie, sur lequel elle fantasme depuis toujours, vient de se séparer de sa copine. Blane, bien évidemment s’avère être un abruti fini et Lily réalise alors que West est fait pour elle. HEA, the end.

Et West alors, c’est aussi un danseur? Non parce que le coté athlète/artiste, on pourrait s’entendre, c’est pas mal!

Mais voilà, les ingrédients avaient l’air sympa, le mix est paillettement décevant. Spoilers à suivre (mais bon, je ne vous souhaite même pas de le lire, alors on ne va pas s’arrêter à quelques spoilers!) :

Déjà, je proteste sur un sous-entendu mensonger du synopsis. Je croyais que j’aurais affaire à une romance « BFF qui tombent amoureux », et pas un satané triangle avec le pire mufle qui soit. Oui, parce que Lily et Blane, c’est une petite affaire qui va durer les deux tiers du roman. Deux tiers!!!

Et pendant ces deux tiers, on a d’un côté Lily qui se lamente parce que Blane est nul au lit (mais comme il est méga BG avec un galbe du popotin qui fait chanter les anges, faut lui laisser sa chance au pauvre chéri) et West, qui est méga vénère parce que Blane ne lui revient pas en peinture (pensez vous, il n’est pas ému par le galbe du popotin lui) et qu’il comprends pas que Lily ne le voit pas.

Et deux tiers plus tard, West a une révélation, en fait, il aime Lily, du coup c’est vachement dur de la voir continuer à tenter de mettre de la qualité dans les galipettes. Et c’est d’autant plus dur qu’il surprend Blane en train de faire des galipettes dans les toilettes du bar avec une fille qui n’est pas Lily. Il réagit avec sa testostérone, refait le nez de Blane. Lily est hors d’elle, en essayant de se justifier il dévoile ses sentiments, fin du chapitre.

S’en suis alors une crise identitaire chez Lily, le tout arrosé d’alcool à profusion. Trois pages, une pizza et une gueule de bois plus tard, eurêka, en fait elle est amoureuse elle aussi! Elle lui écrit un poème (oui, vous avez bien lu, un poème) pour lui déclarer sa flamme, ils tombent dans les bras l’un de l’autre, les petits cœurs virevoltent autour d’eux, les galipettes font trembler les fondations de l’amour lui-même, le lecteur n’en peut plus de rouler des yeux, et le mot fin arrive enfin.

Je veux bien la pizza. Le reste par contre, non merci… Et un seul homme à le droit de me dire des poèmes, c’est Drew! (seule fois de ma vie où j’ai trouvé cela bien amené dans l’histoire…)

Notez donc que la révélation se fait magiquement… à non, pardon… alocooliquement en l’espace de 2h (soit 1 chapitre et demi) alors qu’on vient de se faire les deux tiers du bouquin à tourner en rond pour rien. Et puis ce poème, non mais le poème!!! Elle est en pleine gueule de bois!!!!! Et genre elle a pris un ibuprofène et abracadabra, un sonnet. Je ne sais pas ce qu’il y a dedans, mais rien que de rimer sur 4 vers serait à peu près aussi simple que de la physique nucléaire après une soirée aussi arrosée que la sienne. Mais je vous jure, le poème est long!!!

Vous ne me croyez pas? attendez, le voilà :

My friend, my firend you’ll always be

and from the very start

you were as steadfast as the sea

and i gave you my heart

for we could be no mare

and so we vowed until the end

there’d be no more in store.

and all this time i’ve gladly spent

my days and nights with you

my friend, my friend, without a hint

of love, without a clue

that you were meant for me, my love

and i was meant for you.

Attendez, je pars prendre des anti nauséeux et je reviens finir cette chronique.

*inspire* *expire*

OK. Cette romance m’a rappelé ce que je déteste dans le mauvais NA/YA (à ce stade, il ne devrait même pas y avoir de A tout court). Ça dégouline de bon sentiments, les personnages sont sans matière, leur problèmes sont résolus magiquement et n’étaient là que parce qu’ils n’étaient pas fichus de faire fonctionner leur cerveau. Seul point positif de cette romance, elle n’est pas longue. Le calvaire n’aura au moins pas été interminable et j’ai pu depuis couiner sur autre chose!

A très bientôt,

Tam-Tam

Et surtout, pas bonne lecture!

Chi-Chi

Him

Qu’est-ce que j’ai hésité à lire ce livre !

Déjà des retrouvailles… J’essaye de ne pas être fermée à la possibilité, mais cela reste un ressort scénaristique qui me laisse un peu froide. Et puis du NA. Et puis encore une histoire de couple gay, je suis un peu en overdose de ça en ce moment.

Mais j’ai adoré les Elle Kennedy, et les Sarina Bowen, chacun de leur côté, et des copines me harcelaient en me disant que c’était trop top génial de la mort qui tue (traduction littérale puisque cette conversation a eu lieu en anglais et que mes copines ne parlent pas comme une ado hystérique – je me réserve ce privilège).

Tu parles, moi je peux parler comme une ado hystérique parfois (surtout pour tous les gloussements).
Oui, je suis là même si je n’ai pas lu le livre. Mais je me suis dit que comme je venais de relire « The deal » et « The mistake », j’avais mon mot à dire!

Un peu poussée donc, vous rajoutez dans l’équation un dimanche morose de retour de vacances, avec la météo anglais qui s’en même (je suis emballée dans une couverture et ma coloc m’a dit ce matin qu’elle hésitait à allumer le chauffage ce soir parce que la lessive ne sèche pas depuis 3 jours) (love London, vraiment), bref, tous les ingrédients pour que je regarde ma PAL et me dise que j’allais donner sa chance à Him – fruit de la collaboration entre les deux auteurs susmentionnés.

N’empêche, je ne sais encore rien de l’histoire et mon côté monomaniaque se dit qu’il va falloir que je l’ajoute à ma PAL de fin d’été…

Que vous dire de cette histoire ?

Oui, parle nous sexytude, abdos dessinés, et sourire canaille!!! Please, please!

Wes est une superstar du hockey pour son équipe universitaire. L’an prochain, un avenir radieux s’offre à lui, une carrière professionnelle lui tend les bras. Wes a tout pour être heureux. Mais Wes est aussi ouvertement homosexuel, ce qui, dans le monde du sport de haut niveau, n’est pas toujours simple. Il est donc discret, sans se cacher, et compte bien faire profil bas en attendant d’avoir solidement établi sa carrière.

Cela ressemble à un plan murement réfléchi si vous voulez mon avis !

Wes a un regret cependant. Un terrible regret, une erreur de jugement, une culpabilité atroce qu’il traine, tel un boulet, depuis des années. C’est que Wes, adolescent, était amoureux de son meilleur ami. Lequel n’était pas spécialement gay. Rajoutez dans la balance un épisode malheureux, vers 18 ans, et pouf, voilà 4 ans que Wes n’a pas parlé à Jamie.

Il s’appelle Jamie??? OMG!!! OMG!!! OMG!!!! Genre Jamie pour de vrai? Si tu me dis qu’il a des ancêtres écossais et qu’il est roux, je ne réponds pas de moi!!!
Alors, l’ado hystérique, crédible ou bien?

Sauf que, évidemment, il en est toujours amoureux. Et bien embarrassé de ne pas savoir que faire de ces sentiments. Et voilà que le hasard remet Wes et Jamie en contact…

Hasard, vous êtes cool sur ce coup là. Par contre, si vous pouviez glisser à Hugh Jackman que des vacances en Tam-Tamland c’est le comble de la détente, ce serait cool…
Hey! On peut rêver non?

Je vous raconte la suite ou je vous laisse imaginer ?

Eh bien je vais vous laisser imaginer en fait, car j’ai adoré Wes et Jamie ensemble. Ils sont juste trop choux ces deux-là, drôles, sexy, ils communiquent. J’ai adoré ressentir le fait que, par-dessus tout, ils sont amis. Ils se connaissent depuis longtemps et les années séparées n’ont pas altéré leur complicité. Jamie est tout ce que Wes n’est pas, et cela fonctionne de A à Z.

*Bruit de chaise qui tombe*

Les chapitres sont à point de vue alternés, Wes puis Jamie, mais pour moi, c’est vraiment Wes le héros. Jamie est tout aussi charmant, un california boy dans toute sa splendeur. Il a une famille au top du top, je veux la même ! Son homosexualité, ou plutôt bisexualité, est traitée un peu rapidement mais finement et même la traditionnelle « crise » vers la fin du livre, qui a pour seul objectif d’obliger nos héros à sortir de leur zone de confort, est intelligemment traitée et ne bascule pas dans le ridicule.

*Farfouille dans son sac pour trouver son kindle*

Bref, j’ai lu ce livre d’une traite, et j’y ai trouvé le meilleur des deux auteurs, vous connaissez la suite !

*soupirs de satisfaction*

Bonne lecture,

Chi-Chi

*Vous avez perdu Tam-Tam, mais vous vous en étiez rendu compte je crois*

De l’art de finir une série en beauté – Asa (Marked Men #6)

asa_jay_crownover

Aujourd’hui, deux couvertures pour le prix d’une, pour une fois, je les ai trouvé toutes les deux aussi réussies et je n’ai pas eu envie de choisir!

Et je vous raconte l’histoire du livre qu’il aurait été dommage de ne pas lire.

Tout le monde ici se souvient de mon crush sur Rule de Jay Crownover. Crush qui m’a conduite à lire tous les tomes suivants de la série et à trépigner d’impatience en attendant chaque sortie. Tous ? Non en fait, pas tout à fait.

On récapitule. Dans la série Marked Men de Jay Crownover, il y a eu :

  1. Rule
  2. Jet
  3. Rome
  4. Nash
  5. Rowdy

et maintenant, last but not least, Asa…

Et de Rule à Rowdy, un intérêt décroissant de ma part. L’auteur s’est empêtrée dans ses histoires, devenues trop compliquées, trop clichées, ses héros toujours plus bad boy, toujours plus tatoués, toujours plus percés (aie mes pauvres yeux quand j’ai été faire des recherches…) (et puis là pour le coup, je vous préviens tout de suite, y’en a pas) (et tant mieux, je frôlais l’overdose).

Bref, c’est l’histoire d’une série que j’ai failli abandonner plus d’une fois.

Mais le souvenir de Rule… C’est quand même le livre qui m’a fait découvrir le genre. Donc je suis prête à être très patiente pour l’auteure.

Mais c’est aussi l’histoire d’une série que je lisais en duo avec La Petite Lady (une de nos guest-stars récurrentes pour ceux qui n’étaient pas là et donc mon binôme pour la lecture du jour) (tout le monde, dites bonjour La Petite Lady!), et quand elle m’a glissé, au coin d’un petit texto, qu’elle avait prévu de commencer à lire le tome 6, Asa donc, sorti en avril dernier, je me suis dit que je n’avais rien de mieux à faire ce soir-là (surtout pas mon ménage).

Quand je commence une série  ou une saga de livres que j’aime globalement bien, je n’abandonne jamais le train en route… Et à vrai dire, il n’y a que 2 ou 3 livres que j’ai commencé sans les terminer, malgré certains beaux navets que je me suis imposé. Pardon Mes Yeux, je sais que parfois c’est dur.

Dimanche, 18h30, 7%, premier message « Non mais c’est quoi cette pity party de la part de l’héroïne là ??? Je sens qu’elle va m’énerver… »

Disons qu’elle a tout de même quelques circonstances atténuantes : son partenaire professionnel qui est également son meilleur ami a été blessé très gravement alors qu’il était en mission et qu’elle devait assurer ses arrières. Donc elle s’en veut personnellement (bien que ce ne soit pas de sa faute). Elle s’en veut en mode « début d’autodestruction car c’est tout ce que je mérite et ce petit southy m’a l’air tout à fait appétissant ».

Dimanche, 22h, 35%, deuxième message « Bon en fait ça va, c’est pas mal »

Effectivement Royal n’est pas du genre à se complaire dans son malheur donc elle se rend compte assez rapidement qu’elle doit reprendre sa vie en main ! Lucky us ! Mais ça n’exclut pas inclure Asa dans sa vie malgré tout. Lucky him.

Lundi, 15h, 51%, troisième message « en fait je l’aime bien cette fille, elle est smart, elle ne se laisse pas faire, elle est bien équilibrée, ça fait plaisir une héroïne réussie. Lui y va un peu lourdement dans la méga culpabilité mais il a de quoi, ils marchent bien ensemble »

Ouais il a de QUOI. Mais on lui pardonne, parce qu’il a vraiment changé. Et c’est assez heureux que lui mette du temps tout de même à se pardonner… Disons que la première fois qu’il a fait un acte non egoïste dans sa vie c’est peut-être dans le tome Rome, ce qui en dit long sur sa vie d’avant.

Lundi, 21h, 63% « je kiffe de plus en plus, l’auteur n’a pas la main trop lourde sur le drama. Je vais dormir, on en reparle demain »

Et puis mardi, 0h52 « en fait j’ai fini, c’était super »

Là les mauvaises langues vont dire que les LC avec moi ce n’est pas drôle, mais je jure que je ne le fais pas exprès !!!

Alors pour résumer… Asa, c’est le méchant dans Jet, et puis, je ne vais pas vous refaire l’histoire mais vous prenez son tome 3 ans plus tard, il a bien changé, cela fait 3 livres que nous le voyons reconstruire sa vie un gravillon à la fois, pas facile facile mais il essaye.

Depuis Nash, on sent bien qu’il y a baleine sous gravillon avec Royal, la très très jolie voisine de Saint (cherchez pas, les prénoms dans cette série…).

Dinosaure sous grain de sable ! Cachalot sous goutte d’eau. NEZ AU MILIEU DE LA FIGURE.

Et puis, je ne veux pas vous raconter leur histoire, mais simplement vous en dire deux-trois choses :

1. Je commence par le négatif : j’en ai tellement MARRE des auteurs (et accessoirement des personnages dans le livre du coup) qui trouvent que c’est normal et sexy de ne pas porter de sous-vêtements ! Une fois, nue sous le manteau pour surprendre ton mec, ok. Mais systématiquement, non ! Et lui, qui en fait une religion, non non jamais, même s’il trouve que le métal de sa braguette lui donne bien froid en hiver et qu’il ne serait pas contre un peu de protection supplémentaire. Ben alors, les boxers c’est pour les faibles c’est ça ??? Cela me dépasse.

Beurk beurk beurk beurk. Chacun fait ce qu’il veut certes mais un peu d’hygiène svp.

2. Ce tome est moins riche en drama que les autres et cela me convenait parfaitement. Oui il y a un conflit, et oui, on peut ne pas être 100% d’accord avec la manière dont ils vont le régler, mais j’ai trouvé intéressant que justement, cela ne se finisse pas d’une manière toute rose et parfaite, avec tous les problèmes nettement réglés et rangés dans des petites boites. Cela m’a surprise mais j’ai trouvé cela étrangement réaliste !

Effectivement le drama est intéressement géré… Ca change, même si effectivement cela surprends… Voir frustre un peu.  Vous nous direz ce que vous en pensez (voilà maintenant obligé de le lire).

3. J’ai vraiment aimé Royal. C’est une héroïne intelligente, et cela se voit dans son comportement. Elle ne se laisse pas faire mais n’en devient pas hystérique, elle est fine et parvient à ne pas se laisser manipuler, elle a du caractère et sait ce qu’elle veut dans la vie et est prête à se donner du mal pour l’obtenir. Rien que pour elle, cela vaut le coup de lire le livre.

En exclusivité notre grand top des héroïnes les plus stylées par ordre de préférence 1. Royal (voilà maintenant obligé de le lire) 2. Shaw (cool mais gnangan) 3. Ayden (cool mais s’invente des problèmes) 4. Cora (méga chouette mais pas crédible de A à Z) 5. Salem (une dure à cuire mais pas notre style) 6. Sainte (gentille mais trop mauviette)

4. Asa est un bad boy blond avec l’accent du sud. Et moi j’ai rêvé pendant tout le livre qu’il ressemblant à Wade dans Hart of Dixie. Si vous ne connaissez pas Wade, vous avez perdu quelque chose, précipitez-vous… (petit GIF pour la route)

wade

Oh la menteuuuuuuse. C’est ce dont J’AI rêvé et dans ma grande bonté, je t’ai fait partager mon kiffe. Le côté bad boy, bartender tout ça tout ça… SI TU M’ENTENDS WADE, I LOVE YOU.

Pour conclure, je crois qu’Asa est mon tome préféré de la série, ex aequo avec Rule ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire,

Bonne lecture,

Chi-Chi

Et comme l’a très bien Lorde :
And we’ll never be royals (royals).
It don’t run in our blood,
That kind of luxe just ain’t for us.
We crave a different kind of buzz.
Let me be your ruler (ruler),
You can call me Petite Lady
And baby I’ll rule, I’ll rule, I’ll rule, I’ll rule.
Let me live that fantasy.

(désolée mais j’ai eu la chanson en tête pendant toute la lecture. En même temps, comme l’a dit Chi-Chi : C’est QUOI CES PRÉNOMS)

Soyons claires, « non » c’est « non ».

2015-05-31 19.01.34

Avant de commencer notre programme, nous avons le plaisir de vous rappeler qu’Ariel et Eric sont désormais sur Instagram, et que vous pouvez venir suivre leurs aventures @modern.princesses

xx

Chi-Chi & Tam-Tam

Les enfants, j’ai lutté pour écrire cet article, vous n’imaginez même pas…

D’abord, je dois vous dire que j’ai attendu un peu, parce que j’étais remontée comme un coucou suisse et que cela n’aide pas à rassembler ses idées.

Alors j’irai même jusqu’à dire que Chi-Chi était en mode cocotte minute sur le point de te forcer à faire fonctionner ton assurance habitation…
T (oui, je suis là, vous êtes heureux hein?)

Ensuite, je dois vous dire que j’ai hésité pas mal, parce que le débat que je veux lancer n’est pas sans rappeler celui du miel et des abeilles, que j’ai déjà évoqué ici.

Et comme je suis flemmarde, je vais même m’auto-citer (oui, je sais, c’est un faux-pas épouvantable, cela ne se fait pas, mais si mon prof de droit de 1ère année pouvait le faire, eh bien moi aussi – le premier qui fait remarquer que je ne suis pas prof de droit m’écrira une dissert de 2500 mots sur « l’intérêt du cheval cabré sur la couverture d’une romance »).

Non mais chiche en fait. Tu me connais, je saurais te faire remonter aux origines mythologiques du cheval, à ses différentes représentations historiques et aux diverses ramification du sens de sa présence dans l’art. 
Je pourrais être lyrique, expliquer le concept de la licorne, m’appesantir sur ses homologues de mer et de rivière, fantasmer sur le lien entre le cheval et le désir… citer Freud!!!
Oh sweet lord, oui!!! 2500 mots!

Je disais donc :
« Il n’y aurait pas une responsabilité de l’auteur de ne pas écrire des âneries pareilles ? »

A l’époque je parlais préservatif, et cette fois je veux parler consentement.

Oui, parce que pour tous les hommes en besoin d’éducation sentimentale qui se seraient perdu ici: non, ce n’est pas une ramification de oui, ou de peut-être, c’est juste non, merci au revoir et à bientôt.

J’ai lu plusieurs livres récemment où la notion de consentement est très très floue, et plusieurs autres où au contraire, il y a une vraie discussion autour du concept.

D’un côté, le nouveau Penny Reid « Attraction », 1ère partie de sa série Elements of chemistry, et un consentement, de la part de la jeune fille, pour le moins douteux. Comprendre, elle lui dit « Ne t’approche pas » et il se déshabille pour venir se coller contre elle et glisser la main dans son short. Après qu’elle se soit réveillée pour le trouver assis sur son lit – ne me demandez pas comment il est entré dans l’appart sans en avoir la clé, IL EST RICHE CELA JUSTIFIE TOUT.

Ahhhh… mais c’est pour ça que je ne suis pas riche, j’ai trop de respect pour moi même en fait… Je m’étais toujours posé la question.

De l’autre côté, une auteur dont on n’a pas encore parlé mais qui vaut carrément le détour, Sarina Bowen, avec « The year we fell down », où le héros prend le temps d’écouter ce que lui dit son héroïne, même dans le feu de l’action et de vérifier avant de prendre certaines libertés « Is this ok? ».

Ce à quoi la jeune fille a sans doute répondu « oui, c’est parfaitement ok, ne t’arrête pas en si bon chemin voyons mon chou ».
Ceci n’est bien entendu qu’un spoil issu de mon cerveau fécond, je n’ai pas lu le livre.
Notez que mon cerveau fécond m’avait proposé des blagues douteuses à base de concombre au menu, de baguette magique et compagnie. Appréciez donc ma retenue…

Là où il y a un réel problème pour moi, c’est que ce sont dans les deux cas des new adult. Donc des personnages jeunes, qui s’adressent à des lecteurs aussi un peu plus jeunes. Je n’évoque même pas le domaine de la fantasy ou du BDSM, là ce sont des contemporains, des livres qui parlent de vos voisins, de situations qui pourraient vous arriver. Alors un livre qui laisse entendre que c’est normal que l’on ne vous écoute pas lorsque vous refusez un attouchement? Un livre qui ne prends pas la peine de montrer qu’un tel comportement à des conséquences, parfois graves?

THIS IS NOT OK!

Rrhhooo, tu es sûre? C’est si bon les concombre en salade… Bon après, il y a certaines personnes qui trouvent ça difficile à digérer… Mais je m’égare. Le consentement… oui, le consentement c’est quoi déjà? Ah, c’est quand les protagonistes sont tous les deux d’accord… voilà.

Dans le même temps à circulé sur les réseaux sociaux cette vidéo que je vous remets ici, et qui m’a particulièrement parlé.

J’hésite presque à vous dire que de la regarder, j’ai des envies de café… Allez comprendre pourquoi…

On parle aussi beaucoup en ce moment de harcèlement de rue, de sexisme ordinaire, des sujets importants et qui me touchent. De cette violence insidieuse que subissent les femmes, si vous savez, cet espèce d’instinct qui fait que quand vous rentrez chez vous le soir et que vous entendez des pas dans la rue derrière vous, vous êtes sur vos gardes. Cet instinct qui fait que quand on vous colle de trop près dans une soirée, vous cherchez du regard où sont passés vos amis. Et pourtant cela ne devrait pas être la responsabilité de la femme de faire attention à ne pas se faire agresser, et c’est réduire les hommes au rang de bêtes que de croire qu’ils ne seraient pas capables de contrôler leurs instincts et que c’est à nous de ne pas les « provoquer ». Alors où placer le juste milieu, et surtout, comment ne pas fausser le jeu en présentant une image de relation respectueuse et consensuelle?

Je ne veux pas trop rentrer dans ce débat, il y aurait trop à en dire et ce n’est pas le lieu pour cela, mais tout de même. J’en reviens à ce que je disais dans cet autre article : la romance est supposée être une littérature féministe.

Pour moi, c’est aussi un type de formation. C’est la romance qui m’a appris l’importance de la communication dans un couple. C’est la romance qui m’a appris que la personne en face ne devine pas ce que l’on pense et ne saura JAMAIS interpréter les « signes subtiles » supposément « évidents ». C’est la romance qui m’a appris qu’il existe plein de formes de sexualités et que l’intimité et le partage sont finalement ce qu’il y a de mieux sur le long terme. C’est la romance qui me réconforte par son optimiste et cette vision qui donne de la puissance aux femmes. 

Des livres écrits par des femmes pour parler des femmes. Ce qui rend d’autant plus tragique le fait que ce soient des femmes elles-mêmes qui véhiculent ce cliché sexiste qui veut qu’une femme qui dit « non » pense quand même un peu « oui » si elle en retire du plaisir. Consentement et attraction sont deux notions différentes, et une femme peut avoir mille raisons pour choisir de dire « non », et personne, je dis bien PERSONNE n’est en droit de porter le moindre jugement sur sa décision, ni de la remettre en cause.

Résultat des courses ?

Outre une phase d’énervement assez sensible qui a bien duré quelques jours (semaines), et un livre abandonné sans espoir de reprise, cette interrogation qui revient : la littérature a-t-elle une valeur éducative ? Et si oui, alors, où se place la responsabilité de l’auteur ?

Bah tu vois, je t’ai devancé. Pour moi la valeur éducative est indissociable de la littérature dans son intégralité. Je veux dire, si je me suis ennuyée à perrrrrriiiiirrr en lisant le débat intérieur du protagoniste de Flaubert dans L’éducation sentimentale, en ayant envie de le secouer et d’envoyer son profil dans du crépi alors qu’il s’interrogeait sur pas loin de 5 pages s’il devait embrasser l’héroïne de manière convenable sur son gant ou viser l’espace entre le gant et la robe, touchant de manière « scandaleuse » la peau de la dame, je n’en ai pas oublié que notre cher Flaubert n’était pas un demeuré et que son livre a tout de même un titre très pertinent! 
Au delà de l’anecdote, la valeur éducation peut se décliner en termes d’orthographe, de grammaire, de style, d’histoire, de construction des phrases et de l’intrigue, ou même aller au fond de ce qu’un texte transmet. Mais l’écrit, c’est un message qui passe. Toujours.
Après, la responsabilité… Je ne nie pas avoir maudit Flaubert à plus d’une reprise… 

Une copine auteur avec qui j’ai discuté de ce problème m’a rappelé ce détail : la romance, c’est aussi un fantasme, à ne pas prendre au 1er degré.

C’est vrai. Et malgré tout, ce que je peux en dire, c’est que je n’ai plus envie de lire ce genre de choses dans un livre, et que ma patience est de plus en plus limitée !

Alors à votre avis, c’est grave ou pas?

Grave non… Problématique pour toi, sans doute.
Passe à l’historique! Au moins, l’absence de protection de ton introduction est moins choquante!

Love,

Chi-Chi

The Mistake (Off-Campus 2)

Chi-Chi : Puisque The Deal était la grande exception qui avait convaincu T. de lire du contemporain (enfin !!!), il était bien évident que nous allions lire The mistake, le tome 2. Et je vous l’annonce tout de suite, il y aura un tome 3 (et probablement un tome 4).

Guest : O joie dans les chaumières. (Je suis le grand dragon de pierre)

Chi-Chi : Et pour l’occasion, on s’est un peu enflammées et on a décidé de réinviter l’une de nos guests (qui se font trop rares ces derniers temps je trouve). Welcome donc à la Petite Lady !

Guest qui s’est crue incognito : (Est-ce que je vous ai dit que j’étais le grand dragon de pierre ? Oui bon ok, j’ai menti : ici la Petite Lady)

La Petite Lady fait une fixette sur Mushu et Mulan, il ne faut pas lui en vouloir ! (C’est T.)

Chi-Chi : Revenons à nos moutons. Logan (le héros) est le BFF de Garrett (tome 1 donc), et il a un problème. Ce problème s’appelle Hannah.

Eh oui, fini le bon temps où les BFF étaient jaloux parce que la nouvelle copine occupait trop l’emploi du temps du héros. Souvenez-vous, dans l’épisode précédent (cela se lit vraiment dans la continuité de l’autre), Logan n’est pas triste parce qu’il a perdu son wingman, le Goose de son Maverick (vous gagnez un chocolat si vous avez la référence), non non il est tout malheureux parce qu’il a un crush atroce sur la nouvelle copine en question.

Bref.

Logan est amoureux d’Hannah, il dépérit, il ne mange plus, il ne dort plus, et surtout, il ne joue plus au hockey. Non je plaisante.

Petite Lady : Oui clairement Chi-Chi exagère. Disons qu’avoir un big crush sur la copine de ton meilleur pote,  ce n’est jamais agréable. D’autant que ce n’est pas comme si les 2 en questions n’étaient pas en mode tourtereaux à gogo. Donc, Logan se fait violence pour essayer d’oublier Hannah, mais finalement à part les éviter en tête-à-tête, il n’a pas trouvé grand-chose de bien utile.

Tam-Tam : Si voyons, d’enchainer les conquêtes, de se noyer un tantinet dans l’alcool et de prétendre à qui voudra l’entendre que Tout. Va. Bien. La technique de l’autruche qui se transmet entre mâles depuis des millénaires.

Chi-Chi : Mais Logan n’est pas au top de sa forme, et si l’on rajoute à l’équation quelques histoires de famille de derrière les fagots, avec un frère (que je ne trouvais pas des plus sympathiques au début mais en fait il est plutôt pas mal, il n’a juste pas la vie facile facile) et surtout un père qui lui demandent beaucoup (trop) d’attention, on comprend qu’il cherche à se changer les idées.

Petite Lady : Je pense que l’auteur a un faible pour les pères qui ne concourent pas dans la catégorie meilleur papa de l’année… Entre Garrett et lui, ils ne sont pas gâtés.

Tam-Tam : Notez que les mère ne sont pas non plus hyper présentes. C’est à croire que les mec sexy et yummy, ça pousse tout seul !

Chi-Chi : Grace (l’héroïne donc) de son coté, est top comme distraction. Et, attendez, tenez-vous à votre clavier, vous n’allez pas en revenir, Grace kiffe les films d’action !

Petite Lady : Je trouve ça un raccourci un peu réducteur (comme la couverture vous me direz…mais ça Chi-Chi nous en parle plus tard) : Avant d’être une distraction pour Logan, Grace est surtout une fille qui est bien décidée à profiter de sa vie d’étudiante, à prendre plus de risques …Bref à kiffer la vibe. Ils sont mutuellement des distractions l’un pour l’autre. Le bât blesse quand Logan dit le mot « distraction » de façon explicite… Ca pique un peu les oreilles en même de s’entendre dire ça, on peut comprendre que Grâce n’y ait pas vu un compliment.

Chi-Chi : En vrai je trouve ça super cool. Mais cela m’agace !

Petite Lady : Et oui il s’avère que Logan et Grace se retrouvent devant un film d’action qui leur donne envie de faire tous pleins d’actions eux-mêmes.

Et oui, il est vrai que Logan est trop charmé par le fait que Grâce aime les films d’actions… Mais je pense que cela vient du fait que Logan ne fréquente pas la gente féminine d’ordinaire, Logan flirte avec la gente féminine, grosse nuance. (Et encore je suis polie). Donc à mon avis, il ne connait jamais suffisamment bien une demoiselle pour connaître son film préféré…

Tam-Tam : Note pour les prétendants de la Petite Lady : le sien, c’est MULAN ! Pour charmer la belle, apprendre les répliques par cœur et promettre fidélité à Mushu.

Chi-Chi : Attendez, sérieusement, dans quel monde vivent les auteurs de romances américaines, pour croire qu’une fille qui aime les films d’action soit aussi rare qu’un mouton à cinq pattes ? Ou c’est juste moi et mes quatre frères qui ait été bien éduquée ? En tout cas, je peux vous dire que cela ne m’a jamais rendu irrésistiblement séduisante aux yeux du sexe opposé, ce gout bizarre que j’ai pour Bruce Willis. Mais passons.

Petite Lady : Oui moi non plus. Ni ma passion pour les Disney vous me direz.

Tam-Tam : Alors…
1) Bruce power ❤ et 2) Disney Forever ❤

Chi-Chi : J’ai deux choses importantes à vous dire sur ce livre :

D’abord, la 4ème de couverture est complètement fausse. Mais genre, vraiment, elle a été écrite par un stagiaire de 15 ans qui n’avais pas lu le livre et s’est pris pour Shakespeare. Ce n’est pas du tout ça !

Petite Lady : CLAIREMENT. Et encore je me demande comment on peut en ayant lu le livre écrire un tel 4ème de couverture. Je vous propose des variantes (tout aussi réaliste) spoiler free mais 100% véridique.

Logan est amoureux de Hannah. Or Hannah est la copine de son meilleur pote et ils filent le parfait amour. Si Logan était une femme (attirée par les hommes), il épouserait Garrett sur le champ, c’est vous dire son amour pour son meilleur pote. Va-t-il leur proposer de faire ménage à 3 ?

Ou encore : Grâce rencontre Logan dans une soirée alors que ce dernier sortait des toilettes. Elle se teint en blonde. Va-t-il la reconnaître alors qu’il fait un jogging ?

Ou encore : Grâce n’y connaît rien en hockey alors lorsqu’elle tombe sous le charme de Logan. Ce dernier va-t-il réussir à lui faire aimer ce sport de glisse ?

Bref vous l’aurez compris, le résumé n’est vraiment pas à l’image du livre.

Tam-Tam : J’ai une hypothèse à émettre (je me sens l’âme d’un chevalier venu sauver le stagiaire en détresse) : peut être que la 4ème a été écrite avant la conclusion du livre ? Peut être que l’auteur s’est amusé à réécrire 4 fois son opus sur Logan pour qu’il fonctionne bien ?

Après, je suis optimiste aujourd’hui, j’ai mangé ma bouillie de riz qui sourit !

Chi-Chi : Je ne vous en dis pas plus, mais faites-moi confiance. Ce n’est pas un triangle amoureux (Cess angoissait à mort sur le sujet et elle a fini par reconnaitre qu’effectivement non), et ce ne sont pas non plus des retrouvailles (et là vous savez que c’est moi que cela fait fuir).

Et par ailleurs, si j’ai aimé ce livre, que je l’ai lu en une nuit (blanche) et que je l’ai trouvé mignon et tout et tout, j’exprime une petite pointe de déception car, contrairement à ce qui avait rendu le tome 1 si exceptionnel, l’auteur se perd un peu dans du drama adolescent inutile, sur deux ou trois moments. Et c’est dommage. Mais pas du tout assez dommage pour ne pas donner à The Mistake 4 étoiles bien franches au classement.

Petite Lady : Mmmh je réfute les accusations faites. Je trouve qu’au contraire dans The Deal c’est le coup classique d’un  élément extérieur suivi d’un manque de communication entre eux qui les sépare et non pas le fait qu’il doute de leur sentiment alors que dans The Mistake les péripéties sont dues à leurs propres décisions et leurs propres réflexions… Du coup je trouve ça plus réaliste…et surtout moins « facile » pour l’auteur à traiter. Parce que dans The Deal la fin reste quand même un peu facile à mon goût. («  Ah mais tu aurais dû me le dire en fait parce que TADAAAA je t’aurai dit que TADAAAAA on est sauvé »). Enfin The Mistake a aussi son lot de résolutions de problèmes un peu faciles, mais vous verrez par vous-même puisque vous allez lire le livre !

Thèse, antithèse… Tam-Tam à la synthèse alors ?

J’ai lové certains détails de celui là (j’aime les listes)(comprendront les initiés). J’ai beaucoup ri de certains dialogues.
J’ai aimé. Je suis moins fan de Grace que je ne l’étais de Hannah. Et j’ai préféré le 1 au 2.

Chi-Chi : Sur ces bonnes paroles, bonne lecture !

Petite Lady : PS : non mais faut quand même dire que Grâce elle rock ! Et que Logan est attendrissant finalement.  Et que je plussoie les 4 étoiles. Et vivement le tome 3, ça va envoyer des étincelles ! Raaaouu…

The Deal (Off-Campus 1)

Je n’avais pas envie de lire du New Adult. Mais on m’a mis ce livre dans les mains début mars en me disant qu’il était super. Je l’ai lu. Et la semaine d’après, j’ai commencé à voir des articles fleurir partout sur la toile !

Damned, j’étais avant-gardiste, et j’ai manqué une occasion de le faire savoir au monde entier… Qu’à cela ne tienne, j’ai obligé T. à lire le livre, en lui expliquant par A + B que ce serait parfait pour 1) lui faire lire du contemporain et 2) faire une chronique à 4 mains. Oui, encore.

Je ne m’en remets pas de vos réactions super positives à cette formule de chroniques. A croire qu’on a mis presque 5 ans de blog pour se rendre compte que l’intérêt d’être 2, cela pouvait aussi être ça…

Bref, j’ai forcé T. à lire The Deal d’Elle Kennedy, parce que c’est une super romance, super choupi et parce que j’avais envie. Na.

Entrée de T., qui n’a dormi que 4h…
*Bâillements*
*Soupirs de bonheur* au moment d’avaler la première gorgée de ce qui est officiellement ma 4ème tasse de café (j’essaie de n’en boire que 2 par jour, vous n’en avez rien à faire, mais depuis la naissance de l’empereur, 2 par jour, c’est le minimum requis et un maximum exigeant…)
*montée de la caféine*
*activation des fonctions vitales et allumage du système central de l’intelligence articulée* (ou comment passer du mode ours au mode princesse)

BONUS !

Les petits mots d’amour de T. qu’après je retrouve le matin sur mon téléphone…

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Très chers vous tous…
Je suis en mesure aujourd’hui de vous annoncer un séisme dans le monde de l’aristocratie de la romance.

J’ai lu un NA contemporain. Je ne vous raconte pas.

C’est un peu l’équivalent de la crise du crétacé-tertiaire dans mon monde à moi (où il n’y a évidemment, que des poneys à paillettes).C’est la disparition des dinosaures, la chute de l’astéroïde et la fête volcanique sur terre!

J’ai lu un NA contemporain… et j’ai adoré, genre « j’ai oublié que mon réveil vivant sonnait vers 5h, que je devais assurer une journée de boulot par dessus et je n’ai pas vu l’heure tourner ». Tout à coup le mot fin est arrivé, et il était 00h50 (on n’oublie pas le décalage horaire entre C. et moi). 

Commençons par le commencement et l’info importante avant de commencer. L’héroïne a été violée. Je ne spoile rien, c’est dit dans la 1ère page. A savoir, je déteste les histoires de viol. C’est un sujet qui me touche particulièrement et souvent, je n’aime pas le traitement qu’il reçoit dans les romances. Et là, après quelques pages d’inquiétude, je suis bien forcée d’admettre que le sujet est intelligemment traité. Comprendre, l’héroïne a réagi intelligemment. Porté plainte, vu un psy, ce n’est pas parfait mais elle avance et refuse de se laisser définir par ça. J’applaudis des deux mains, j’aime, j’aime.

Quand j’ai lu ça, moi aussi j’ai eu très très peur. Je n’aime pas vraiment la littérature YA et NA parce que c’est toujours plein de sentiments beaucoup plus exacerbés et le drama qui baigne naturellement cette période de la vie ne me fait pas rêver (mais alors pas. du. tout.). J’aurais plutôt envie de secouer tout ce beau monde et je pourrai facilement me mettre à hyperventiler au bout de quelques chapitres à force d’essayer de garder mon calme. Alors ajouter le viol dans l’équation, j’ai craint le pire (et j’ai failli me gameler avec l’élégance de la fille qui lit en marchant) (je vis dangereusement).

Ensuite, l’héroïne (Hannah au passage) a un énorme crush sur un joueur de football américain. Et elle est intelligente. Comprendre, là aussi, elle agit de façon intelligente (et donc aussi un peu bête parce que quand on a 20 ans et un crush sur le beau gosse du coin…). En fait,  simplifions les choses. J’aime beaucoup Hannah, je la trouve hyper-cohérente de A à Z !

En prime, ce qui ne gâche rien, elle vit en leggings, bottes et grand pull. Mon fantasme absolu. Oui, j’ai des principes, oui, je refuse d’être vue en public portant des leggings, mais qui ne rêverai pas du confort absolu qui va avec ? Elle peut s’asseoir en tailleur sur un lit sans se couper la circulation des cuisses, moi je vous le dit, cela n’a pas de prix !!!

Je love Hannah. Je ne compte pas le nombre de fois ou j’ai pouffé de rire sur l’une de ses reparties! Bon après, je n’ai pas cet enthousiasme pour les leggings. 
Par contre, je valide à mort son amour honteux des OneD. Ma chère C., je te laisse imaginer la chanson qui me trotte dans la tête depuis la première mention du groupe anglais dans le livre!

BONUS BIS !

Chanson culte dans la mythologie de Chi-Chi et Tam-Tam

Quand à Garrett, il est plutôt pas mal réussi aussi. Durant le premier quart du bouquin, j’ai trouvé que son comportement lourdement insistant était borderline stalker, mais il se rattrape bien par la suite, et c’est pour la bonne cause (pour la romance donc). Et il est sexy… Oui, soyons honnêtes, cela à son importance.

Tiens, moi j’ai pas du tout eu cette impression de « gros relou ». Surtout que il ne la harcelait pas pour avoir un rendez-vous en mode « si tu dis non, cela doit vouloir dire oui, alors j’insiste ». C’était plus, « je suis désespéré, j’ai besoin d’aide pour pas me prendre une caisse monumentale au partiel, aide moi!! ».

Je valide le sexy, à mort. Il fait des référence Princesse Bride!!! Par contre je lui enlève des points pour l’histoire des sous-vêtements (oui, encore un) Je ne sais pas si c’est une histoire d’embargo aux USA sur le sous-vêtement masculin, ou alors une inflation de ouf sur le produit, mais clairement, c’est la pénurie, je ne vois que cela comme explication!

Pas envie de m’étendre sur les rebondissements de l’histoire, pour cela vous avez la 4ème de couverture, et puis ce qui compte, c’est de savoir que c’est une histoire mignonne, avec ses passages comiques (les colocs !), ses passages moins comiques (les parents !), pas de mélodrame à l’excès, juste ce qu’il faut d’intensité et d’émotion, et à la fin, une très jolie réussite !

Tome 1 d’une série, je garde l’œil ouvert pour la suite…

Limite moi j’ai envie de tester les autres séries de l’auteur… Elle en a fait non? Il y a des gens ici qui ont testé?

Bonne lecture,

Chi-Chi

Et Tam-Tam

Trade me

Trade me, le dernier Courtney Milan.

Son premier contemporain. Le premier tome d’une nouvelle série… Et globalement, une déception.

Avant d’aller plus loin, vous devez savoir 2 choses:

Premièrement, je suis dans une ère « historique ». Je ne peux décemment plus appeler cela une phase, cela fait 3 ans que je suis dedans. Je dois lire 1 contemporain pour 19 historiques. Je pourrai faire un bilan plus détaillé, mais globalement, j’ai 3 Julie James de retard, 2 Kristan Higgins (la honte, je sais). Je n’ai pas lu de nouvel auteur contemporain depuis 3 ans, et j’applaudis à l’idée de relire du Lisa Kleypas historique!

Et deux, dites bonjour à Chi-Chi qui va nous accompagner aujourd’hui (2 princesses pour le prix d’une, encore, on vous gâte!!). Elle me tient à l’œil.

Salut tout le monde! Je me présente, moi c’est Chi-Chi! En fait vous ne le savez pas, mais je suis là sur tous les articles de T. (et vice versa) – là on essaye un nouveau truc pour vous faire partager et que ce soit plus fun!  Pour l’ère historique, cela tombe bien car pour moi c’est l’exact contraire, je ne lis presque plus que du contemporain – nos listes Goodreads en témoignent! On s’assortit bien finalement… Et aussi, je crois pouvoir affirmer que j’ai plus aimé le livre que T. même si j’avoue qu’il est loin d’être parfait.

Passons maintenant au vif du sujet car notre amie Tina ne saurait attendre plus longtemps. Elle n’aime pas attendre Tina. Elle n’a qu’une hâte, en avoir fini avec l’université et avoir un boulot. Un boulot qui payerait bien. Un boulot qui lui permettrait enfin de sortir ses parents de l’abysse financier dans lequel ils semblent tomber tous les mois.

Moi je préfère essayer de me trouver un riche mari, c’est moins de boulot sur le long terme, surtout s’il n’est pas trop jeune! Mon objectif dans la vie étant de devenir une femme entretenue avec un dressing digne de Victoria Beckham, mais nous avons déjà établi que je n’avais pas le potentiel pour devenir une héroïne de romance…

Et si il y a une chose pour laquelle elle n’a pas le temps, c’est Blake Reynold, héritier milliardaire de Cyclone Technology. Vous ne connaissez pas Cyclone Technology? C’est Apple, Microsoft et Google, le tout mixé avec force dans le shaker à cocktail de la haute technologie.

Blake, de son côté, a tout du lover boy a qui la vie a tout donné. Il est brillant, blindé et absolument charmant. Et lorsqu’il propose à Tina d’échanger sa vie pour la sienne, elle croit à une blague.

Mais attention hein, si vous croyez que Blake est un gosse de riche à la cervelle vide, un prince charmant bon à aligner les conquètes (comme Tina et ses préjugés donc), vous allez être surpris.

Elle tourne et retourne le contrat (parce que oui, il y a contrat, et pas ce genre de contrat) pour trouver la faille, le piège et finit par accepter. Elle échangera donc sa vie contre la sienne. Et par cela, elle vivra dans son appart, percevra son salaire, utilisera sa voiture et en échange, il devra vivre dans le trou à rat qu’elle appelle « maison », devra faire les journées de 18h de travail en quasi-continu qu’elle enchaine, et devra aider sa famille à boucler les fins de mois.

Là où cela devient fun, c’est que Tina galère comme une dingue, tandis que Blake survole les difficultés. Même sans argent, son charisme et son aura surhumaine l’aident en toutes circonstances! Cela me fend le cœur de le dire, mais (on a oublié de préciser, c’est un New Adult) Courtney a fait de son héros un cliché ambulant…

Pourquoi un tel deal? Quelle peut bien être la folie qui a saisi notre héros pour que soudainement la vie de Tina soit paradisiaque à côté de la sienne…

Forcément, il y a anguille sous roche, hippopotame sous caillou, baleine sous gravillon…

Astéroïde sous goutte d’eau, ça marche?

Alors je pourrais spoiler. Je pourrais vous dire de quoi il retourne. Mais non, à la place je vais vous expliquer pourquoi je n’ai pas aimé, au delà du fait que ce n’est pas un  historique…

Le rythme :
On passe les deux tiers de la romance à mettre en place tout le bazar autour du deal. Et juste le deal. Pas d’interactions plus approfondies entre les personnages, qui ils sont, d’où ils viennent et le pourquoi du comment de leurs sentiments profonds…

Là je suis d’accord. C’est long à démarrer et après 14253 péripéties dans le dernier tiers. Et beaucoup beaucoup trop de détails technologiques à mon gout. Et beaucoup trop de détails sur le travail de Tina, qui sans aucune formation, intègre la boite de Blake (de son coté à lui, il devient serveur, challenge nettement moins challenging je trouve!) 

L’alchimie :
J’ai fini le livre, j’ai digéré le livre, et je ne crois toujours pas vraiment à leur histoire.
C’est triste, mais bon… Le golden boy avec un trust-fund et la jeune boursière, 1ere génération d’immigrants chinois. J’ai même pas rougi au moment du « rapprochement culturel ». Il faisait froid, j’aurais bien aimé!

Oui, c’est vrai que leur relation n’a pas beaucoup de sens, mais ils ont leurs moments mignons. Bizarrement, là où Courtney excelle d’habitude, ses scènes sexy tombent un peu à plat. Mais il y a une belle déclaration d’amour. Et la relation entre Blake et son père est très touchante aussi. Comment ça on s’en fiche, ce n’est pas l’histoire d’amour qui nous intéresse? C’est quand même de l’amour moi je dis! 

Les passifs :
Don’t even get me started!
Vous pensiez que certains héros de l’auteur étaient sombres et torturés? Vous pensiez que certains des héros de l’auteur avaient des passifs de folie? Préparez vous! Vous aurez droit à du complexe, de l’intense, et du psychologiquement avancé à un point tel que cela pénalise l’histoire. Ou alors je ne voulais pas de quelque chose d’aussi intense et rude.

Marrant, de mon coté, je ne l’ai pas trouvé si gratiné que ça, le passif de Blake? Oui, il a un trauma, Tina aussi traine quelques casseroles, mais pas plus ou moins que dans 90% des livres qui sortent en ce moment. C’est aussi probablement là que se fait la différence entre T. et moi, les histoires de Blake sont crédibles et j’ai même trouvé que c’était original comme problème – un peu sous-traité mais abordé intelligemment!

Bilan :
Je n’ai qu’une hâte, que Courtney repasse à l’historique!

Tam-Tam

Ben bilan pour moi, j’ai bien aimé, et si vous êtes fan de NA, et fans de Courtney Milan, je pense que vous passerez un bon moment en lisant Trade me (qui au passage promet d’être le premier tome d’une série – attendons de voir ce que nous réserve la suite)!

Bonne lecture de mon coté,

Chi-Chi

 

Fangirl

A l’instant où vous lirez ces lignes, j’aurais fini mon déménagement, et je serais passée outre-manche… Les commentaires et mon investissement ici risquent d’être perturbés pendant quelques semaines mais je suis certaine que T. va bien veiller sur vous, et je vous ai préparé quelques articles d’avance.

Pour aujourd’hui, il me parait important de vous faire découvrir Simon Snow.

Simon Snow, c’est un genre de mix entre Harry Potter, Eragon, Hunger games, Percy Jackson, Les chevaliers d’Émeraude, et toute autre série parlant d’adolescence en termes de saga. Surtout beaucoup d’Harry Potter je pense.

Et tout le monde connait Simon Snow. Surtout Cath, notre héroïne…

Parce que Cath est spéciale, c’est une spécialiste de Simon Snow, c’est une auteur de fanfiction qui tient en haleine des dizaines de milliers de lecteurs avec les aventures de Simon et son histoire d’amour avec son ennemi/coloc Baz…

Si seulement elle pouvait passer sa vie immergée dans ce monde imaginaire, tout irait bien. Mais voilà, Cath a 18 ans, elle va rentrer à l’université, et tout est en train de changer autour d’elle.

Vous vous demandez de quoi je parle ?

De Fangirl, mon dernier coup de cœur…

Qui ne connait pas encore Rainbow Rowell ici ?

Son Attachement a été l’évènement des sorties Milady l’an dernier, et en ce qui me concerne, un des meilleurs livres que compte la collection encore à ce jour…  (d’ailleurs la publication VF de Fangirl est prévue pour février prochain, excellente idée si vous voulez mon avis) (et même si vous ne le voulez pas)

Mais depuis, je n’avais plus rien lu d’elle, j’étais distraite, le temps a passé, les résumés ne m’inspiraient pas. Et puis une copine m’a envoyé un message impératif pour m’ordonner de lire Fangirl.

Je ne prends pas très bien les ordres, en général. Sauf ceux de T. et encore c’est parce qu’elle ne m’en donne pas ! Et puis Fangirl, c’est du Young adult, et moi, les angoisses existentielles des ados, très peu, merci…

Pourtant, je me suis laissé convaincre, et vous devriez en faire autant !

C’est donc l’histoire de Cath, qui commence sa vie adulte. Mais aussi, l’histoire de Wren, sa jumelle. Cath, de son vrai nom Cather, et Wren. Mis bout à bout, CatherWren. Prononcé à voix haute, avec un accent anglais, Catherine.

Deux jumelles qui sont supposées être tellement une seule et même personne que leur mère a divisé un même prénom en deux pour les nommer… Jumelles qui sont en réalité bien différentes, surtout lorsque Wren annonce à sa sœur qu’elle ne veut pas partager sa chambre sur le campus avec elle, qu’il est temps pour elles de vivre chacune de leur côté. L’équivalent fraternel de la pause amoureuse, et tout aussi dévastateur pour celui qui ne l’a pas choisi !

Cath subit donc ce changement de vie avec tout l’enthousiasme que l’on peut attendre d’une ado timide et pas très bien dans sa peau. Et pourtant, ici, il n’est pas question des noires angoisses existentielles adolescentes.

C’est avec une finesse extraordinaire que Rainbow Rowell nous parle de cette année d’université, des cours, d’écriture, de la solitude qui n’est pas toujours là où on l’imagine, des amitiés étranges qui se nouent parfois. Et, vous vous en doutez, des premières amours aussi…

Je refuse de vous en dire un mot de plus, je pense qu’il faut plonger dans Fangirl en en sachant le moins possible, se laisser surprendre par la douceur qui émane de Cath, sa force aussi, les relations qu’elle a avec ceux qui l’entourent, son père, sa mère, sa sœur, sa coloc, ses camarades de classe, ses fans, ses professeurs, Simon et Baz. Et son premier amour. Qui m’a donné envie d’avoir de nouveau 18 ans pour pouvoir vivre moi aussi cette histoire adorable d’amour et de tendresse. Cette histoire qui a ému mon petit cœur de pierre et a fait qu’aussitôt refermé le livre, je l’ai rouvert pour relire certains passages, et profiter un peu plus longtemps de ces papillons délicieux.

Vos devoirs pour la prochaine fois, lire Fangirl de Rainbow Rowell !

Bonne lecture,
Chi-Chi

PS : N’oublions pas les choses importantes, même si je n’ai pas pris le temps de faire une belle carte à paillettes, aujourd’hui, c’est l’anniversaire de T. alors tous en chœur avec moi, on chante Joyeux anniversaire et on admire la jolie chanson que j’ai dégotté pour l’occasion…

(aucun commentaire sur mes gouts pourris en matière musicale ne sera toléré)

(T., vraiment de rien, je sais que tu adores)

(et que ça ne va pas du tout te rester dans la tête toute la journée)

BON ANNIVERSAIRE! ^_^

Jet, enfin!!!

Comme quoi, il suffisait de demander! Voyez-vous, La Petite Lady devait nous écrire un article, c’est chose faite, et elle est en forme!

(Juste, pardon les gars mais c’est QUOI cette couverture trop moche d’un type qui fait peur là? C’est supposé me faire rêver?? Raté… pas vous?) Enfin bon, passons, on sait déjà que la couverture de romance est un art mystérieux que personne ne maitrise et que ce n’est certainement pas ça qui va me faire acheter un livre! (surtout vu le regard halluciné du jeune homme qui me fixe, vaguement vitreux. Je ne veux pas savoir ce qu’il a pris pour ressembler à ça!)

Enfin bon, c’est les vacances (c’est l’été en tout cas), installez-vous confortablement, prenez un verre bien frais, et venez lire son (long) article à pleurer de rire avec de la science de la romance dedans… 


Chi-Chi

Bonjour, je prendrais bien un Jet (27).

Si jamais je n’avais pas peur du courroux de Chi-Chi, je pense que je m’arrêterai là parce qu’en soit ça résume bien mon sentiment général post-lecture.

Hihihi #paillettes #groupie #lovetatooboys
(non je ne suis pas sur Tweeter mais je gazouille quand même si je veux !)

Mais j’ai bien trop de respect pour Chi-Chi pour lui infliger cet affront, d’autant qu’elle attend relativement patiemment (le fait que je sois en Outre-Mer aide peut-être) cet article depuis une semaine (note de Chi-Chi: UNE SEMAINE??!!! Dis plutôt un mois!). A ma décharge, je dirais que j’ai voulu faire les choses bien: j’ai relu le livre plusieurs fois afin d’en faire la critique la plus juste et la plus fidèle (et récolter quelques citations sympathiques pour agrémenter le tout).

Tout d’abord, braves gens, damoiselles et damoiseaux (rayez la mention inutile), laissez-moi vous faire une confession: je suis une novice totale en matière de romance, mes lectures de prédilections étant plutôt dans le thème polar/héroiquo-fantastique avec histoire d’amour en arrière-plan. J’ai bien lu quelques romances dites classiques (Marc Darcy si tu m’entends), mais avec Rule, je lisais ma première romance directement approuvée/conseillée/validée par les princesses. Fraichement armée d’un Kindle (avec lequel je vous annonce mes fiançailles sous peu, on passe notre vie ensemble faut dire), j’ai décidé de me laisser tenter par Rule (petit prix mais maxi plaisir). Ayant beaucoup aimé Rule, j’ai décidé de continuer sur ma lancée avec Jet.

FAUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUX, pour éviter de mettre Kholer en colère (comment ça elle n’est pas inédite cette blague !?)

Je dois vous avouer: Rule n’était pas ma première romance. Chi-Chi m’avait prêté il y a quelques années le premier tome de la Confrérie de la Dague Noir un jour que je lui vantais en long en large et en travers les mérites de Damon et autres vampires de série (je précise que c’est une des rares fois où j’ai prêté quelque chose que je n’avais pas aimé, mais je n’avais rien d’autre sous la main – C.). J’ai donc lu L’amant Ténébreux et en français s’il vous plait… Je trhemble enchore devant le thalck pour bhébhé, c’est vous dire.
NB: désolée pour les fans de J.R. Ward et pour celles qui ne comprennent pas la blague, mais la confrérie et moi on a clairement pas accroché.

Bref, tout ça pour dire que j’ai lu Jet. (Format ebook / anglais facile) et que je le conseillerai à toutes celles qui ont aimé Rule. Nul besoin d’avoir lu Rule pour lire et comprendre Jet, mais c’est tout bonus pour mieux y apprécier l’histoire sachant que ça se passe après.

Basiquement, c’est un peu le même schéma que Rule et Shaw (le bad-boy et la perfect girl): vous prenez un beau tatoué aux pantalons hyper-slim qui fait de la musique, une belle fille intelligente avec bottes de cow-boys au passé un peu mystérieux qui veut toujours être maitresse de son destin, vous rajoutez des parents totalement honteux qui vous font perdre foi en l’Amour, un frère beau en faire damner un saint voire des seins (jeu de mot honteux mais totalement adapté selon le contexte). Vous saupoudrez le tout d’une attraction physique tellement palpable que nos deux protagonistes sont bien les derniers à se rendre compte qu’ils veulent être naked together” (ce n’est pas moi qui le dit, c’est Ruuuule). Vous rajoutez des bagues et un drame avec un grand D et hop ça fait une Love Story.

Globalement Ayden m’a un peu saoulé mais heureusement Jet était là pour relever le niveau  Donc je plussoie l’alternance des points de vue!


Ce que j’avais envie de dire à Ayden pour la secouer et la sortir de sa torpeur:
  • Quand Ayden dit “There were too many boys for too many bad reasons” a.k.a “J’ai honte de mon passé parce que j’ai fait pleins de galipettes pour de mauvaises raisons, mais surtout pour aider mon frère en fait”, et qu’elle pense que ça justifie le fait qu’elle doive s’éloigner de Jet. Alloooooo, tu parles de JET, le mec qui a enchainé les conquêtes d’un soir pendant des années …Qui est-t-il pour te juger là-dessus non mais sérieusement !!! T’es un peu crétine de croire que ça va changer quoi que ce soit, ça va peut-être lui éviter de croire que tu es une petite fleur innocente (cf. la suite), ce qui t’énerve.
  • Quand Ayden a ses pseudo-crises de culpabilités à base de « bouhou si mes amis savaient qui j’étais avant, ils me mépriseraient, bouhou il faut donc que je continue à leur mentir ». Allooooo mais apprends ce que ça veut dire le mot AMI. Et puis tu ne parles pas de Mr et Mme Parfaitsoustouteslescoutures, tu parles quand même d’un groupe de hard rock, de tatoueurs professionnels avec un passé… Alors si eux te tournent le dos quand ce ne sont clairement pas des enfants de cœur, ça sera PAS pour ton passé.
  • Et je m’arrêterai là pour éviter les spoilers… mais je peux vous dire que j’ai eu de nombreuses fois un monologue avec Ayden pour qu’elle arrête de se prendre pour ce qu’elle n’est pas. Non Ayden, tu n ‘est pas indigne de l’amour des gens et ce n’est pas parce que tu n’as pas été un ange dans ton adolescence que toute ta vie les gens vont te tourner le dos!
Jet, Jet, je n’ai pas grand-chose à te dire… Tu es un personnage attachant, assez cohérent de bout en bout et cela malgré des parents complétement indignes !

Puisque ce sont bientôt les résultats du bac de Français (enfin ça l’était quand l’article a été écrit la semaine dernière – C.), je me propose de vous démontrer par a+b pourquoi lire des romances est bénéfique pour la culture stylistique et des champs sémantiques. Cela peut toujours servir si vous arrivez à bout d’argument sur les bienfaits de la lecture de romance… Mais je doute que vous y arrivez un jour.

DE L’ART DES FIGURES DE STYLE AVEC JAY CROWNOVER:

« He tasted like whiskey and the sweetest kind of temptation there was. »
Il avait le goût du whiskey et de la plus douce des tentations qu’il puisse exister.
« She tasted like wine and invitation. »
Elle sentait le vin et le parfum enivrant d’une invitation. (Et c’est comme ça que les drames traductionnels commencent)

Ceci sont de magnifiques zeugmas : le zeugma est une figure de style qui consiste à lier syntaxiquement deux termes à un verbe (ou adjectif). Ces deux termes sont quant à eux incompatibles et entretiennent un rapport différent avec le dit terme-lien.

Application : poésie réussie avec Jay Crownover.
Grand manitou du genre : feu Pierre Desproges !

« I couldn’t forget that he thought I was just some innocent little flower who shouldn’t be touched by dirty hands. »
Je ne pouvais oublier qu’il pensait que je n’étais qu’une innocente petite fleur qui ne devait pas être touchée par des mains moins innocentes.
Ceci est un parfait exemple de la très célèbre figure de style qu’est la métaphore, une figure de style qui associe quelque chose (ici Ayden) à un autre champ sémantique (ici la fleur) afin de traduire/d’illustrer une idée/un sentiment (ici quelque chose de beau, pure et naturel qui ne demande qu’à être protégé).

Quoi que je me questionne encore sur le choix du terme fleur avec l’adjectif innocente, serait-ce un oxymore ironique dissimulé pour véhiculer une toute autre idée, bien moins pure ?


Notons l’euphémisme dans ma traduction.

« This was a kiss that was filled with promise, filled with all the things that had been hot and heavy between us for so long. »
C’était un baiser qui était rempli de promesses, remplies avec toutes les choses qui avaient été brulantes et étouffantes entre nous pendant si longtemps.
Ceci est une métaphore filée. La même chose qu’une métaphore mais avec encore plus de mots des champs sémantiques imagés.

On remplit rarement un baiser avec quelque chose de concret. Certes, une fois j’ai rempli ma bouche avec des pâtes, beaucoup de pâtes, vraiment beaucoup de pâtes (Lady D. peut en témoigner) mais m’est avis que personne n’aurait voulu remplir avec moi un baiser. (On ferait beaucoup de choses pour gagner un concours, même ressembler à un hamster).

« You really think I’m about to let you guys roam around this city unsupervised? The female population of Denver would never survive it. »
Tu pensais vraiment que j’allais vous laisser parcourir la ville sans surveillance? La population féminine de Denver n’y survivrait jamais.
Nous avons là une hyperbole, figure de style qui met en relief une idée au moyen d’une expression exagérée. Les filles de Denver y survivraient mais leurs nuits seraient surement très occupées.

« Look, I don’t know about love but I am infatuated with him. He makes me smile just being in the same room… [18 lignes] I might be in love with him, but I can’t be. »
Écoute, je ne sais pas ce qu’est l’Amour mais je suis sous le charme. Il me fait sourire juste en étant dans la même pièce [AydenesttropamoureusedeJet] Il se pourrait peut-être que je sois amoureuse de lui mais je n’ai pas le droit.
Nous avons là un bon gros mensonge de Ayden. (cf. ce que j’ai dit plus haut) et accessoirement une petite litote (bien qu’elle veuille nous faire croire le contraire) car on sait tous que dans le fond elle veut juste dire: Je suis complétement raide dingue folle amoureuse de lui et je ne peux imaginer ma vie sans lui, mais non elle se contente de dire “Il se pourrait que je sois amoureuse”.

La litote est effet une figure de style qui en dit quelque chose sous une forme atténuée pour finalement en dire plus.

Ayden nous a juste fait la version moderne du célèbre “Va, je ne te hais point”.
NB: Si on poussait plus loin l’analyse, on pourrait presque dire qu’Ayden utilise une sorte de prétérition, figure de style qui consiste à dire que l’on passe sous silence quelque chose alors que finalement on ne fait qu’en parler. Ayden veut nous faire croire qu’elle ignore tout de l’amour… Alors pourquoi nous en donne-t-elle une définition de 18 lignes ? Mais bon, je pousserai Mémé dans les orties en disant ça.

Et c’est loin d’être fini, il y a tout plein de jolies figures de styles utilisées dans la romance. (On me dit dans l’oreillette qu’il y a aussi des moins poétiques, notamment chez J.R. Ward mais ce sont les aléas du style, Hit or Miss), mais c’est tout pour le moment (Lady D. c’est pour toi  aussi).


Je dois avouer que j’aime beaucoup le zeugma et la prétérition. J’aime jouer sur les mots avec le zeugma et ne pas parler des choses tout en parlant avec la prétérition.

Et vous quelle est votre figure de style préférée avec exemple à l’appui tiré d’une romance ?

Dernier point qui m’a un peu chiffonnée… Les descriptions de Jay Crownover sont parfois un peu trop facile à base de :

  • N’importe quel garçon avec des cheveux roses comme les siens aurait l’air ridicule, mais non Rule était magnifique.
  • N’importe quel garçon portant des pantalons si slim aurait l’air ridicule, mais non Jet était SO sexy.
C’est un peu facile, moi aussi je peux le faire :
  • N’importe quelle table avec une telle nappe aurait eu l’air de mauvais goût, mais non, le jaune caca d’oie donnait à cette table un côté irrésistible!
Pour finir, je dirais que nos deux tourtereaux ont souffert non pas des situations complexes dans lesquelles ils ont été amenés à vivre (cambriolage, hospitalisation, tribunal, rupture familiale etc.), mais plutôt d’un manque de quelque chose entre eux… un truc qui commence par un grand C majuscule.

Je parle évidement de Communication !!!

J’ai vraiment l’impression qu’ils se seraient évité pas mal d’ennuis et de rebondissements si Ayden avait été plus honnête … (ouais franchement je trouve que c’est “tout de sa faute”, mais ne vous méprenez pas hein, je l’aime bien dans le fond Ayden, elle a ce côté dure-à-cuire je-veux-régler-mes-problèmes-toute-seule  que je comprends même si souvent ça ne lui réussit pas)

Donc les ami(e)s, bien que Ursula (la vilaine pieuvre qui torture Ariel, aka moi donc – .C) nous ait dit de pas sous-estimer l’importance du langage du coooorps (ce que nos deux tourtereaux n’ont pas sous-estimé croyez-moi), il faut encore moins sous-estimer importance du langage tout court dans les romances mais dans la vie aussi… C’est la MORALE de notre histoire.

Comme quoi tout est bon à prendre dans cette romance!

A VENIR L’HISTOIRE ENTRE LA DELICIEUSE CORA ET LE NON MOINS DELICIEUX ROME (schéma inversé cette fois, youpi, la bad girl et l’ex-soldat)
#tattoenformedecoeur
  

  
La Petite Lady