Les immortels de la nuit

Réédition du 19/03/2012

Au programme d’aujourd’hui, pas un mais cinq livres chroniqués! C’est le retour des marathons lecture avec une envie, ces derniers jours, chez moi, de canines, de loups et autres créatures fantastiques.

Vous le savez, sans être des fans absolues de Bit-Lit, nous nous laissons parfois tenter, Chi-Chi et moi-même, par le monde obscur et mystérieux des chasseurs de la nuit.

La série de Kresley Cole, Immortals after Dark, compte à ce jour pas loin de douze ouvrages. Il fut un temps pas si lointain où j’aurais trouvé le temps de tous les lire à temps pour ma chronique, or, j’ai fini le cinquième cet après-midi, et j’ai du renoncer au rêve de tout lire ce weekend. Mais ce n’est que partie remise, car sitôt cet article rédigé, je me plonge dans le suivant…

Comme vous êtes toutes dotées d’un sens de la déduction plus que développé, vous aurez conclu du paragraphe précédent que j’aime beaucoup la série. Mais pourquoi ? Et qu’a-t-elle de plus que toutes ces histoires de vampires à la sexualité débridée ? Qu’est ce qui a fait que dans cette série a su sortir du lot ?

Je me suis plongée dès le tome un sur cette question. Et j’ai étudié les suspects habituels :

  • Le style : je mentirais sans doute un peu en vous disant que Kresley Cole est la prochaine Jane Austen. Son style se lit facilement, en VO tout du moins, je ne saurais m’avancer quand à la qualité de la traduction. L’auteur mène son histoire de manière efficace, établit même un petit glossaire à notre intention, ce qui est bien pratique dans une lecture fantastique parfois, mais rien de bien transcendant ici. Pas de hurlement de rire, qui font que j’aime d’amour Julia Quinn ; pas de moments Nutella Kristan Higgins qui me font pousser des petits soupirs de satisfaction ; et pas non plus de gorge qui se serre comme à la lecture de Courtney Milan.

 

  • Le suspense : oui, on se rapproche. Lire du fantastique, si l’auteur sait s’y prendre, c’est se donner l’occasion d’être surprise. Sherrilyn Kenyon avait le don de me surprendre à chaque chapitre lors de la lecture de ses premiers tomes, et puis c’est devenu plus dur à mesure que je me suis acclimatée au style de l’auteur.

 

  • Les personnages : on brûle! Kresley Cole a mis en place tout un système de Panthéon. La série va bien au-delà du vampire de base et du loup garou syndical. Ici, on rencontre des « Valkyries ». Et si, comme moi, vous vous attendiez à de plantureuses créatures blondes qui arrivent sur scène dans des chevauchées épiques de type wagnériennes, attendez-vous à quelques surprises. Pas de macarons blonds sur chaque oreille, point d’accent « chermanique », point de gorge palpitante, mais des êtres à l’allure de petits lutins matinées d’elfes, qui, sous cette apparence fragile et délicate, sont des guerrières sans pitié. J’aime bien les contrastes. J’ai adoré celui-là !

 

  • Le pitch des histoires d’amour : bingo ! Ici, l’amour c’est un peu le mariage arrangé par excellence. Vous vous souvenez de la théorie de Chi-Chi : un mariage arrangé, c’est comme un road trip, on ne découvre les personnes qu’une fois la route prise et il faut bien se débrouiller avec ses compagnons de voyage pour arriver à destination. Ici, c’est exactement cela. Sauf que nos héros ne sont pas mariés de force, c’est encore plus vicieux. Il sont destinés l’un à l’autre par des forces contre lesquels ils ne peuvent rien. Et laissez moi vous dire que c’est n’est pas le pays des petits poneys quand ils se découvrent une destinée commune. Ils auraient plutôt tendance à dire « plutôt mourir » que « youpi, sautons dans un lit et faisons plein de petits bruits! ». L’auteur prend un malin plaisir à mélanger des êtres fantastiques avec une antipathie séculaire l’un pour l’autre. C’est formidable, les Capulet vs. Montaigus, sans l’histoire pourrie d’ados qui veulent mourir au milieu!
    Je m’emballe, passons à quelques synopsis, histoire de vous mettre en canine…

 

warlordThe warlord wants forever, pas traduit à ce jour, ouvre la série des immortels avec une valkyrie et un vampire. Les deux races ennemies… Nicolai Wroth fait pourtant partie d’une race de vampire particulière qui a renoncé à boire du sang à partir de la source, cette pratique étant à l’origine de la folie meurtrière et de la cruauté légendaire de la race par la suite.

Mais ce petit détail, Myst the Coveted (la Convoitée) n’en a pas grand chose à faire. Pas question qu’elle soit la Bride (épouse prédestinée par le destin et qui permet au vampire de récupérer l’usage de son système sanguin, et donc de certaines fonctions masculines) d’un vampire, reformé ou pas ! Qui dit Bride, dit excitation permanente pour le vampire. Il passera cinq ans à lui courir après. Pour enfin la retrouver à la nouvelle Orléans avec un sérieux compte à régler.

morsureA hunger like no other (Morsure secrète en VF) raconte l’histoire de Lachlain MacRieve, roi loup-garou emprisonné pendant des siècles par les vampires et condamné à la torture constante (les vampires étant on le sait, un race pleine d’amour et de gentillesse dans leur cœur), et Emmaline Troy, hybride à moitié Valkyrie, à moitié Vampire (oui, il y a des mélanges étrange qui se font chez les immortels).

Notre histoire s’ouvre à Paris, où dans les profondeurs des souterrains, le roi lycan souffre, quand tout à coup il sent l’odeur de sa « mate » (épouse prédestinée chez les loup-garous qui fait naitre chez eux un sentiment de possessivité et de besoin de protection au-delà de tout entendement). Ses forces décuplées par le choc, il brise ses chaînes et fuit (bien pour lui) et par à la recherche de celle qui l’a libéré : Emmaline (moins bien pour elle). Devenir la compagne über-protégée d’un puissant mâle, ce n’était pas dans son programme. Pas plus que de voir la moitié de son héritage trainé dans la boue… Scènes cocasses et autres mises au point machistes au programme. Un délice.

walkyrieNo rest for the wicked (Valkyrie sans cœur en VF) nous refait le coup du duo valkirye/vampire. Sebastian Worth (frère de…) et Kaderin the Cold-hearted (Sans-cœur) se rencontrent brièvement au début du roman, juste assez pour que la guerrière agite le sang du vampire, ce qui m’a fait craindre un bis du premier tome.

Mais c’était sans compter sur le passif des deux héros qui finissent par nous emmener dans une épopée digne d’Indiana Jones appelée « the Hie » et qui a très modestement lieu tous les 250 ans. C’est une sorte de Survivor/Koh Lanta pour les êtres surnaturels en manque de sensations fortes. Kaderin y participe depuis des siècles, et compte bien remporter encore une fois la récompense. Mais c’est sans compter sur les autres compétiteurs et Sebastian qui se mettent dans ses jambes (en tout bien tout honneur bien entendu).

charmesWicked deeds on a winter’s night (Charmes en VF) se passe lui aussi pendant la « chasse au trésor ». Mais cette fois-ci, nous découvrons la course du point de vue de Bowen MacRieve (cousin de…) et Mariketa the Awaited (l’Attendue), sorcière de son état.

Si je vous dit que dans son passé, Bowen a déjà eu à faire à des sorcières et que ça s’est très mal passé, vous me croyez ? N’ayez crainte, l’histoire est un peu plus complexe que cela. Au-delà du fait qu’il est question d’une « mate » perdue et de réincarnation, se lève aussi le voile sur une prophétie qui lie Bowen et Mariketa, au grand désespoir des deux intéressés.
amedamneeDark needs a dark edge (Ame damnée en VF) est à ce jour celui que j’ai le moins aimé. Il y est question de Conrad Worth (l’auteur aime les histoires de famille), vampire tombé du coté obscure de la force (comprendre, il boit le sang à la source) et que ses frères essayent de sauver à son corps défendant en l’enchaînant à un lit dans une maison désertée.

Ce qu’ils ne savent pas c’est que dans la maison vit Néomi Laress, ancienne ballerine et fantôme de son état, morte il y 80 ans de cela. La culture urbaine voudrait que les fantômes puissent être visible par nous autres mortels, sauf qu’en fait, ici, pas du tout. Néomi vient de passer 80 ans à observer sans jamais être vue ni entendue. Quelle n’est pas sa surprise quand Conrad semble très clairement la percevoir…

J’aime et je conseille quatre sur cinq, c’est un bon début. Je m’en vais de ce pas commencer le sixième.

En attendant la suite, bonne lecture,
Tam-Tam

PS : l’ordre n’est pas capital à la compréhension, juste pour info. J’en veux pour preuve que la traduction n’a pas cru bon de passer par le premier tome…

Edit du 30/05: j’ai tenté de poursuivre…mais finalement, les premiers tomes sont les meilleurs. Il y a la surprise, la mise en place du monde. Les tomes suivants s’essoufflent très rapidement, et ils ont même fini par me lasser!

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Le temps rattrapé

temps rattrapéRéédition du 12/03/2012

J’étais pleine de bonnes intentions. Je vous promets. J’avais fini la relecture de Killing Time (Le temps rattrapé en VF) de Linda Howard lundi dernier, vous parlez d’une avance de folie ! Je comptais m’atteler à la rédaction de l’article jeudi, ou vendredi dernier délai. Après m’être acquittée de toutes les corvées inhérentes à mon retour au royaume : lessive royale, ménage princier et rangement protocolaire.
C’était le plan.

Sauf qu’entre le plan et maintenant, il y a eu l’arrivé d’Alfred Pennyworth, contemporain d’Isidore, et l’achat de la trilogie de Courtney Milan.

Bilan des courses, je me suis couchée ce « matin » à 4 heures après avoir fini le dernier. Et nous sommes dimanche. Et mon article n’est pas près.

Tu parles d’un « Killing time » ! (haha) (Cf. photo de fin d’article)

Mais toute ironie mise à part, cette trilogie, j’ai adoré.

Fermons la parenthèse, et revenons à nos moutons et au livre de Linda Howard.

L’auteur est inégale, mais dans l’ensemble, je passe toujours un bon moment en compagnie de ses héros. Et Killing Time est un Linda Howard très correct. Pas juste moyen, pas inoubliable, entre les deux. Un très bon moment, des héros attachants, et une intrigue toujours un peu thriller, plus ici une touche de science fiction avec du time travel.

Le pitch de l’histoire ?

En 1985, une capsule temporelle contenant plein d’objets supposément représentatifs de l’époque est enterré, sous l’œil intéressé de la presse, du shérif, des journalistes, et d’un petit garçon toujours à l’affut d’information, Knox Davis.

2005, la capsule est déterrée avec 80 ans d’avance. Maintenant chef de la police locale, Knox est chargé de lever le voile sur le mystère de la capsule et de la disparition des objets qu’elle contenait.

D’habitude, les héros howardiens me donne des frissons d’anticipation. Knox, lui, sort un peu du moule « je-suis-un-homme-fort-plein-de-testostérone, je-suis-un-alpha, faible-femme-pouvoir-me-faire-confiance-pour-la-protéger ». Knox, c’est le Lassie chien fidèle du héros howardien. Alors de prime abord, une description pareille, vous allez me dire que c’est rebutant, mais voyez le plus comme une loyauté à toute épreuve, un dévouement indéfectible et un investissement pour votre plaisir à 500%.

Je vais illustrer mon propos, mais pour ce faire, attention spoilers…

Knox a perdu celle qui devait devenir sa femme et, bien que jamais unis par les liens sacrés du mariage, il rend toujours visite à sa belle famille qui ne l’a jamais été. Il n’est pas mort de chagrin, mais il sait ce que le vrai amour représente et a bien conscience que cela n’arrive pas à tous. S’il n’est pas contre refaire sa vie, la probabilité qu’il retrouve l’intimité et la profondeur des sentiments qu’il avait avec feu sa fiancée est  sans doute égale à sa probabilité de gagner au loto… deux fois de suite…

Mais voilà qu’une étrange femme fait son apparition. Nikita dit être un agent du FBI, Knox a ses doutes. Les cadavres s’accumulent. Nikita dit venir du futur, Knox a ses doutes. Des incohérences dans les meurtres les rendent impossible à comprendre. Nikita réitère sa théorie du futur, Knox n’a plus de doutes.

On pourrait croire à une nouvelle histoire de time travel, mais l’action se passant dans le présent, notre présent, l’élément futuristique n’est pas traumatisant dans le sens où il ne fait qu’ajouter une difficulté dans l’élucidation des meurtres…

Parce que Nikita n’amène pas vraiment avec elle les voitures volantes et la conquête de Mars, mais juste une preuve de plus que l’homme peut accomplir de très belle choses, comme voyager dans le temps, tout en restant profondément humain avec des failles, de la violence, une conscience torturée lorsque le bien doit passer avant son bonheur personnel.

killing time

Vous l’avez compris, dans l’histoire, Nikita et Knox vont se trouver des « compatibilités d’humeur ». Mais dans le genre romance bien mal partie d’avance, je vous donne le « pseudo veuf » avec la fille venue du futur pour attraper un meurtrier. Ça s’annonce bien simple ça encore !

N’ayez crainte, Linda sait être suffisamment inspirée pour trouver la solution à toutes les situations, même les plus désespérées. Par contre, mesdames les amatrices de réalisme et de cohérence, je vous préviens, Linda fait parfois dans le peu probable.

Mais vous le savez, lorsqu’on me mentionne « time travel », je mets la partie cartésienne sur « mute », histoire de ne pas entendre les remarques sarcastiques sur les conséquences des modifications temporelles sur le continuum espace temps…

Bonne lecture,
Tam-Tam

La couleur du mensonge

couleur-mensonge

(Réédition du 19/09/15)

La société Arcane, je vous en avais parlé lors de mon étude sur l’auteur à mille facettes qu’est Jayne Ann Krentz… Alias Amanda Quick… Encore connue sous le nom de Jayne Castle.Je vous avais alors raconté que, si tous ces livres ne sont pas inoubliables, il en est certains qui vous restent en tête, qui vous suivent et vers lesquels vous revenez un jour de nostalgie. C’est le cas de « Absolutely, Positively » que j’avais chroniqué à cette occasion, ou « Ravished » qui est le « all time favourite » de Chi-Chi, pour le versant « Amanda Quick » de la personnalité de l’auteur.

De mon côté, en grande fan du fantastique, j’ai une affection particulière pour le secret, l’obscure, le paranormal qui règne dans la série de la société Arcane.

Pour les néophytes, je vais tacher tout d’abord de vous faire un topo rapide sur le concept de « sensibilité paranormale » développé par l’auteur dans ladite série.

Jayne a construit une échelle de mesure de sensibilité paranormale expliquant la facilité naturelle de certaines personnes avec les chiffres, avec l’équilibre des couleurs ou encore cette capacité à savoir au premier regard « qui » est en face de vous.

Vous l’avez compris, sous ce nom assez obscur, se cache en réalité une explication simple de l’intuition que certains semblent avoir en quantité.

Partant de ce postulat, l’auteur a extrapolé, elle a crée une véritable échelle de mesure (youpiiiii !!! une échelle de mesure) pour aboutir à la création de certains êtres qui, non contents de posséder ce talent, l’on en telle quantité qu’il s’apparente plus au super pouvoir qu’à la simple intuition.

Cela étant dit, en fan inconditionnelle de Batman, de Hugh Jackman et d’un certain nombre de super-men, un peu de supers pouvoirs ne me fait pas peur, bien au contraire…

C’est donc avec enjouement que je me suis lancée dans la lecture de la série. Si bien qu’aujourd’hui, j’ai pris sur moi d’aller me replonger dans mon préféré « White Lies », traduit en français par « La couleur du mensonge » pour vous en faire l’apologie aujourd’hui.

On y découvre l’histoire de Clare Lancaster, détecteur de mensonge vivant, notée 10 sur l’échelle Jones, et de Jake Slater, lui aussi noté 10, mais dans un domaine plus primitif. Monsieur est un « hunter ». Si dans le jargon de l’auteur cela veut dire qu’il a un sens du bien et du mal super développé, que ses réflexes sont accrus et qu’il émane de lui une sensualité débridée, perso, je traduis cela par un score très très très élevé sur mon échelle personnelle de la sexytude – mais est-il seulement nécessaire de vous rappeler l’existence de l’échelle de Hugh Jackman ?

Au début de notre histoire, Clare est invitée à une réception donnée par son paternel. L’accueil est froid, la demoiselle n’était pas attendue. Et puis, vous imaginez, la demoiselle est illégitime, alors…

Les raisons de sa venue semblent être des plus obscures, surtout pour Jack qui « lit » en elle l’arrivée de problèmes dans son enquête – pour une société qui donne dans l’obscure, elle sait envelopper les mondanités d’une aura de mystère, c’est le moins que l’on puisse dire.

Car Jack a une mission : déjouer les plans d’une organisation qui s’est infiltré au sein même de l’Arcane et stopper les vilains méchants. Si dans le même temps il arrive à ravir le cœur de ce détecteur de mensonge sur pattes qu’est Clare, qu’à cela ne tienne!

Bon, c’est la version simplifiée, mais toute tentative d’explication de ma part entrainerait un paragraphe entier de spoilers et je m’en voudrais de vous gâcher le plaisir de la découverte. Parce que Jack et Clare, c’est un duo qui fait des étincelles. Deux caractères forts. Deux « talents  paranormaux » atypiques et délicieusement sensuels dans l’abandon. Deux êtres solitaires qui se trouvent enfin… Bref, un très bon moment.Bonne lecture,

Tam-Tam

Heart of the dragon


Réédition 20/01/2011

Je l’ai déjà dit la semaine dernière, je deviens paresseuse dans mes lectures… Je me tourne de plus en plus vers les auteurs que je connais et apprécie, et plus encore, je ne m’aventure plus très souvent dans des genres inhabituels pour moi. Pourtant, une critique dithyrambique peut me convaincre, et heureusement, car cela me donne l’occasion de voir autre chose de temps et temps.

Entre Tam-Tam et moi, c’est elle l’experte en littérature fantastique. Mais depuis quelques mois, j’entendais parler partout de la nouvelle série d’une auteur pourtant pas novice du tout, les Chasseurs de l’ombre de Gena Showalter, dont deux tomes ont été traduits chez Harlequin.

Décidée à ne rien faire comme tout le monde, et dans un élan d’audace, j’ai porté mon choix sur une autre de ses séries… Je dois avouer, chers lecteurs, que je suis un peu lassée des histoires de vampires et autres démons que l’on croise partout, et si je ne rejette pas le principe d’un livre fantastique, je ne voulais pas entendre parler de buveurs de sang! C’est donc la série Atlantis qui a retenu mon attention, son univers n’est pas souvent exploré en romance, et son mythe est l’un de mes préféré depuis toujours, je suis fascinée par les civilisations perdues.

J’ai donc mis la main sur Heart of the dragon, 1er tome de cette série de 5 livres se déroulant entre la mythique Atlantis et notre monde qui la croit perdue depuis des millénaires.

Tout le monde sauf quelques archéologues acharnés qui voudraient bien mettre la main sur toutes ses richesses. La soif de l’or a toujours motivé les explorateurs et Atlantis ici nous est décrit comme un Eldorado exquis, où la beauté et la magie sont partout présentes!

L’histoire commence avec Grace, hôtesse de l’air en mal d’aventures, qui décide de partir au Brésil pour y chercher son frère, archéologue/aventurier/guide touristique, qui a disparu. Avant son départ, Grace a reçu de son frère son journal intime et un médaillon mystérieux. Médaillon qui ouvrira à Grace les portes d’Atlantis…

C’est dans la cité, nichée au coeur de l’Amazonie, et où elle atterrit complètement par accident que Grace rencontre Darius. Leur relation va rencontrer quelques obstacles, à commencer par le fait que Darius, gardien des portes d’Atlantis, a fait le vœu de tuer tout humain qui en franchirait le seuil! Ce qui, vous l’avouerez, peut s’avérer peu propice au happy-end. Darius ne tuera donc pas Grace. Pas tout de suite en tout cas! Comment, pourquoi, je vous laisse le plaisir de le découvrir. Je note tout de même que dès les premières secondes de leur rencontre, l’attirance entre ces deux-là est magnétique et incontrôlable. Pire qu’Ulysse et ses sirènes!!!

A cause de cela, je n’arrivais pas à croire à leur couple, et les premiers chapitres m’ont laissée perplexe. Mais dès que Grace quitte Atlantis, tout change et le rapport de force n’est plus aussi déséquilibré. Finalement, après quelques chapitres, la relation qu’ils entretiennent prend tout son sens, j’ai simplement oublié mes préjugés du début pour apprécier l’histoire que l’on me racontait.

Et cette histoire est bien racontée, avec juste ce qu’il faut de rebondissements pour intéresser le lecteur sans le noyer. Il y est question bien sur d’Alex, le frère de Grace, et de sa mystérieuse disparition, mais aussi d’archéologues peu scrupuleux, de la protection d’Atlantis, du vœu qui lie Darius à sa cité, … Si le coté « n°1 d’une série » est évident dans la construction de l’intrigue de fond, l’auteur ne se perd pas dans mille détails de mise en place de son monde parallèle, les informations y sont distillées au fur et à mesure que le lecteur en a besoin, ainsi le rythme de l’histoire reste régulier, soutenu.

Je ne regrette donc pas ce choix hors de mes romances habituelles, et je vais m’empresser de récupérer la suite (comme si ma PAL n’était pas déjà assez impressionnante)!

En fait, c’est peut-être pour cela que je me limite dans mes tentatives, la culpabilité de ne pas lire tous ces pauvres livres qui se dessèchent dans ma bibliothèque! Surtout n’ayez pas tant de scrupules, et allez vous aussi découvrir cette cité perdue…

Bonne lecture,
Chi-Chi

Sizzle and Burn


Jayne Ann Krentz, cela fait une éternité que je n’ai rien lu de nouveau d’elle.
D’ailleurs, maintenant que j’y pense, je n’ai rien lu d’Amanda Quick (son alter ego historique) depuis la nuit des temps non plus.

C’est simple, après une réflexion intense, les derniers livres que j’ai lu d’elle faisaient tous parties de la série « Société Arcane ». Et si je n’ai rien contre une touche de paranormal dans la romance (il n’y a qu’a voir mon amour des Dark Hunter pour savoir que l’improbable, et l’imaginaire, j’aime), je ne peux qu’en déduire que j’ai fini par me lasser…

Pourtant, après relecture de ma chronique de « La couleur du mensonge » (oui, je relis mes chroniques, parce que j’ai un cerveau auquel je ne fais plus vraiment confiance), cela avait l’air sympathique comme thématique…

Alors j’ai ressorti « Sizzle and burn », le second opus du versant contemporain de la série « société Arcane ».
Le pitch de la série? Les héros ont des capacités sensorielles hors normes. C’est un peu la version AQ-JAK des X-men, pour faire simple. Et un peu comme dans X-men, la société Arcane (les gentils) doit faire face aux magnigances de la société Nightshade (les méchants)(je me demande si la VF a traduit par « l’ombre de la nuit). Tout est noir et blanc, mannichéens, simple à comprendre, vraiment.

Dans cet opus, il est question de Zack Jones qui lorsqu’il touche les objets, ressent les émotions du précédent utilisateur à travers des visions. Par exemple, un crime est commis, si l’arme du crime est retrouvée, Zack peut ressentir le plaisir que le meurtrier a eu lors du coup de grace (trop top comme talent hein?).

Zack est donc envoyée par l’agence de detective du paranormal (j’adore voir à quel point cela sonne cliché quand je l’écris ici, alors que dans le livre ca se veut hyper dark et sérieux) pour se renseigner sur les circonstances de la mort de la tante de notre héroïne, Raine Tallentyre (qui elle entends la voix intérieure des psychopathes lorsqu’ils sont en proie à des émotions intenses)(la encore, trop méga cool comme talent, pas du tout sources de cauchemars).

Pourquoi cette mission? Parce que le père de Raine, en son temps, avait travaillé sur une formule formule chimique légendaire et que Fallon (le marionnettiste de J&J, l’agence de détectives) pense que c’est lié.

Car c’est là tout l’enjeu de la lutte entre Nightshade et Arcane. La fameuse formule de la légende. Une formule capable de booster les capacités paranormales (une sorte de stéroide pour X-men si vous voulez). Mais cette dernière est très instable, et a des conséquences dramatiques pour celui qui en prends (comprendre, la drogue, c’est mal).

Une chose en entrainant une autre…. Raine et Jack se rapproche, et entre deux courses poursuite, c’est feu d’artifice dans la casba, étincelles and co. Bien entendu, tout était lié. Les vilains deviennent barges (genre overdose) mais Nightshade reste toujours aussi mystérieuse (une ombre mystérieuse, je me marre).

Blague à part, j’aime bien le livre. Et à sa relecture (en audiobook) en VO, je déplore même qu’il ne soit traduit. Parce qu’on passe un bon moment.

Après, le paranormal, faut adhérer… C’est peu crédible toutes ces visions et voix que nos héros entendent, mais cela leur permet de connecter à un niveau, que nous autres pauvres mortels, ne pouvons comprendre (en gros, sous les draps, c’est du jamais vu)(la vie est trop injuste, je sais).

Je dois avoir Running Hot quelque part (genre une pirouette me l’aurait prété je crois). Je vais faire des fouilles archéologiques de mes affaires et partir l’écouter. Je vous dirai ce qu’il en est. En attendant, il vous reste celui là à lire!

Bonne lecture,
Tam-Tam

Prédatrice de la nuit

(Réédition du 04/10/10)
Etre latiniste… Lorsque l’on est un petit écolier français, il arrive un moment dans notre scolarité où il nous est demandé de choisir des options…
Souvenez-vous !! Cela commence en 6ème avec le choix de la première langue vivante, puis cela se poursuit en 5ème avec « l’éveil aux langues mortes ». Lors de l’année d’éveil, on découvre avec émerveillement les déclinaisons latines, l’alphabet grec… Tout ceci sensé nous aider à savoir si l’année suivante nous ferons parti des 1) latinistes, 2) hellénistes ou 3) petits chanceux qui auront leur mercredi après midi de libre… Pour ma part, à la fin de cette fameuse année, mes parents ne m’ont pas vraiment laissé le choix, et c’est donc avec entrain que j’ai pris ma carte au club des latinistes…

Pour ceux qui n’ont jamais fait partie de ce club, laissez-moi vous résumer succinctement ce qui composait nos heures. Thème, version et apprentissage des déclinaisons… l’ablatif absolu et la proposition infinitive… Aujourd’hui encore, je me souviens de ces noms (par contre, je serai bien infichue de les détecter dans un texte latin, et encore moins de l’utiliser !).

Mais je vous rassure, le latin ce n’était pas seulement ça, car entre deux traductions et une déclinaison, nous avions droit à l’enseignement de la civilisation. Et ça, mes chères ami(e)s, c’était le pied intégral ! Imaginez, le droit exclusif de se languir devant des statues de dieux tout en dissertant sur leurs petites vies.

Je dois avouer que je n’ai survécu aux rigueurs de l’apprentissage du latin que grâce aux potins de l’Olympe et aux malheurs des habitants de l’empire. Entre traîtrise, drame, amours impossibles, jeux politiques, la vie à cette époque, c’est un peu « Plus belle la vie » en mieux, because des hommes pleins de muscles en jupette, c’est forcément plus vendeur !

Pourquoi vous parler de mon amour des héros de l’antiquité, des dieux romains et péplums en tout genre ?

Tout simplement parce que le livre que je vais vous présenter aujourd’hui rassemble mes deux obsession d’adolescente non boutonneuse (oui, vous pouvez me détester) : Vampires et antiquité romaine…

C’est un roman où sont réunis la sexitude d’un général romain – les muscles, la gravité et l’excellence à l’épée – la vie éternelle au service de l’humanité (qu’on soit bien claires, quand je dis l’humanité, c’est moi d’abord les autres ensuite !) le tout dans un corps magnifique, celui de Valerius Magnus du roman Seize the Night (Prédatrice de la nuit) de Sherrilyn Kenyon.

Contrairement à ses compatriotes des opus précédents, ce Dark Hunter (pour les retardataires, vous trouverez ici pourquoi un DH c’est tellement mieux qu’un vampire standard !) est romain… et là déjà, en bonne latiniste, pour moi, il avait tout juste…

Je sens néanmoins qu’il va vous falloir plus que cette raison seule pour me croire. N’ayez crainte, voici 5 bonnes raisons qui font que si vous ne deviez lire qu’une seule histoire de DH, je vous conseille celle-là :

Raison N°1) Vous me feriez tellement plaisir, je veux dire, c’est tellement cliché de fondre pour Zarek, l’éternel incompris au passé siiiii sombre. Non, Valerius, il est un peu stoïque certes, mais il a appris à vivre avec ses traumas et ne passe pas sa vie à s’en prendre aux autres comme une manière d’afficher son lourd passif à la face du monde. Il est tout en subtilité, tout en mesure, et seule l’énergique Tabitha saura passer au-delà de sa réserve apparente pour découvrir la perle qui se cache derrière son apparente froideur.

Raison n°2) Valerius est loyal. Bon, d’accord, ça fait un peu Lassie chien fidèle dit comme cela, mais selon moi (et je pense parler pour toi ma chère Chi-Chi), la valeur d’un homme passe aussi par sa constance dans la vie… Un homme qui sera là à vos cotés « no matter what  » c’est un peu le fondement de tout non ? Et Valerius, même s’il accorde difficilement sa confiance, une fois son affection donnée, elle est là pour de bon.

Raison n°3) Le juste dosage de possessivité et de confiance dont il fait preuve. C’est d’ailleurs un point qui serait peut-être à approfondir, cet aspect irrésistible qu’ont les hommes à l’attitude un chouilla néanderthalienne dans la romance. Je ne sais pas, cela vient sans doute de la testostérone et de la virilité que cela renvoie, mais une partie rationnelle de ma personne ne peut s’empêcher de se dire qu’un homme qui me dit « tu es à moi, le danger te guette, je vais aller tuer le vilain méchant (et risquer ma vie pour toi par la même occasion), tu m’attends ici sagement au coin du feu en tricotant des bonnets pour nos futurs bébés », cela risque de me faire grincer des dents… Valerius, quand le danger guette, il vous montre juste son stock d’armes (confiance et compréhension, check !), mais prends bien garde de prendre un maximum de coups pour vous pendant le combat (protection et possessivité, check !)…

Raison n°4) Tabitha n’est pas une demoiselle en détresse comme les autres, d’une part elle a un prénom très « sorcière bien-aimée » qui me fait sourire systématiquement, et puis c’est un peu Buffy en mieux! Buffy, elle est l’élue, c’est La tueuse. En gros pour les profanes, son talent au combat n’est pas uniquement le résultat de longues heures d’entrainement… Alors que Tabitha, c’est à la sueur de son front qu’elle est devenue une combattante hors-paire !

Raison n°5) Tabitha parle latin, couramment ! Dans une joute orale avec le digne Valerius, elle lui dame le pion d’une insulte bien sentie… en latin ! Je pense vous avoir déjà fait part de mon amour pour les gens polyglottes… c’est sans doute idiot, ou alors appelez cela le syndrome un poisson nommé Wanda, mais lorsque Valerius et Tabitha conversent en latin, j’en perds le mien…

Raison n°6) La dernière, et c’est sans doute la plus importante… Il est une phrase dite par Tabitha au cours du roman que je trouve parfaitement représentative de leur couple : « I guess I feel like all of us misfits need to hang together. At least that way we don’t swing alone. » – en français dans le texte : Lorsqu’on est mal taillé, on a besoin de rester dans le même sac, de cette manière au moins on se sent moins seul… Je préfère la métaphore du texte anglais avec les habits dans la penderie, mais en français, cela ne rendait vraiment rien… A leur manière, cette réflexion qui rassemble Valerius et Tabitha, peut s’appliquer à tous à un moment ou un autre, rendant d’un seul coup les personnages beaucoup plus proches et réels (vampirisme et immortalité mis de coté bien sûr).

Cela fait donc 6 raisons… Une de plus pour s’empresser de le lire non?
Tam-Tam

Les chasseurs de la nuit

(Réédition du 10/08/10)

Mon addiction à la romance remonte à plus d’une dizaine d’années maintenant. Elle s’est faite progressivement. Ça a commencé avec les Harlequin que l’on s’échangeait à l’internat et qui ne durait que le temps de la soirée. Puis il y a eu la découverte des collections A&P et A&D de J’ai lu aux couvertures si romantiques…
Et puis il y a eu l’Angleterre…

En Angleterre j’avais 1) une bibliothèque municipale au fond littéraire partagé, soit un catalogue de romans « de fille » quasi infini et 2) internet.
La bibliothèque est devenue ma deuxième maison. C’est bien simple, si elles avaient pu, Alice et Fiona, mes bibliothécaires préférées, m’auraient organisé un pot de départ… J’y allais tellement souvent que je connaissais le bilan scolaire de chacun des 4 enfants de Fiona et l’état de santé de Dumpling, le chat d’Alice… Autant dire que le nombre de livres lu cette année là fut record ! Tout comme le nombre de découverte d’auteurs…

Car il faut savoir que je suis influencée par la couverture…beaucoup ! Et disons qu’à une certaine époque, les couvertures J’ai lu rivalisaient de kitch, de coiffures mulets et de couples enlacés dans des positions assez improbables, ce qui pour ma part n’avait pas le don de me faire acheter le livre. Les versions anglaises, sans pour autant nier le caractère romantique du roman, arrivent à rester dans un style plus actuel, moins chargé, plus jeune…bref plus attirant pour mon œil sensible.

Si bien que je me suis très vite mise à lire des auteurs que je me refusais à considérer en France (JD Robb pour ne citer qu’elle). Des sous-genre de romance sous-traduit en France…ou alors mal traduit…

Et puis j’ai découvert des genres dont j’ignorais même jusqu’à l’existence : la romance vampire! Ma culture vampire à l’époque s’arrêtait à Anne Rice, Dracula et les 3 premières saisons de Buffy (sans Angel, je ne voyais plus l’intérêt de suivre la suite).

Mais tout a changé lorsque j’ai découvert Sherrilyn Kenyon.

Avec Sherrilyn, on ne parle pas de vampire d’ailleurs, on parle de Dark Hunter. Et le Dark-Hunter est Miiiiammmmm !!!

Le concept est simple, le Dark Hunter est un soldat de la nuit. Il combat les « Daimons » qui se nourrissent de l’âme de nous autres pauvres mortels pour rester vivant.

Le DH (oui, quand on est trendy, on dit DH…) a dans leur « jeunesse » vendu son âme à Artémis en échange d’une vengeance.

Le DH a un boss super méga appétissant qui porte le doux nom d’Acheron.

Le DH est un superbe spécimen de la gente masculine qui très souvent était un champion militaire de son époque (soit il y a vraiment très très très longtemps !). Il est plein de muscles stratégiquement placés, il manie super bien des armes vachement coupantes, et a un sens de la réplique assez culte…(je pourrais vous en citer une page, mais honnêtement, dans le contexte, elle sont encore mieux !)

Le hic dans l’histoire (il en faut bien un), DH est un boulot assez solitaire. Du coup, ils ont tendance à avoir de sérieux problèmes relationnels, surtout avec la gente féminine qui semble bien souvent être liée de près ou de loin avec leur désir de vengeance originel.

Heureusement, leur douce moitié n’est jamais une petite nymphette idiote et naïve. Les caractères des héroïnes sont variés, mais elles ont toute en commun une adaptabilité qui personnellement me laisse sans voix. Je veux dire, un vampire (oui parce que connaitre l’existence des DH n’est pas donné à tous…donc le premier instinct est d’appeler le truc avec des crocs un vampire…) se retrouve menotté à mon poignet, je pense qu’il va me falloir un peu plus de 5 minutes pour m’en remettre et digérer l’info. Quoiqu’il en soit, il est rare que la mayonnaise ne prenne pas. Et c’est souvent un délice que de voir ces héros plein de testostérone succomber aux charmes de la donzelle.

Mon premier fut l’histoire de Zarek, le second, celle de Julian, puis ce fut Kyrian…Valerius, Wren et Talon. A la lecture de cette phrase, les fans s’écrieront « mais ce n’est pas l’ordre ! » et elles auront raison. Mais le principe de la bibliothèque est que les livres vont de mains en mains…et à l’époque, les livres n’ont pas été disponibles dans l’ordre…

Cela ne m’a empêché de les aimer, de les adorer même pour certains. Et de finir par tous les acheter sur internet, quitte à devoir les ramener en France à la sueur de mon front.

Aujourd’hui, Sherrilyn Kenyon est de ces auteurs dont j’achète les livres les yeux presque fermés. J’aime ses personnages secondaires savoureux comme Simi, le démon d’Acheron. J’aime me dire que peut être un jour je connaitrais l’histoire du dit personnage secondaire. J’aime la communauté de la nouvelle Orléans, avec ces références au français qui me font sourire. J’aime que les héroïnes ne soient pas toutes des élégantes brindilles aux seins hauts placés (cf. Night Play – Jeux Nocturnes). J’aime que l’auteur me plonge dans un monde où les dieux de la Grèce antique évoluent dans le monde moderne.

La saga actuelle comporte un peu plus d’une quinzaine de livres. Je les ai tous lu avec plaisir, mais comme dans toute relation littéraire avec un auteur, on a ses préférés. Voici donc tous les titres de la série :

Fantasy lover (L’homme maudit)
Night pleasures (Les démons de Kyrian)
Night embrace (La fille du shaman)
Dance with the devil (Le loup blanc)
Kiss of the night (La descendante d’Apollon)
Night play (Jeux nocturnes)
Seize the night (Prédatrice de la nuit)
Sins of the night (Péchés nocturnes)
Unleash the night (L’homme-tigre)
Dark side of the moon (Lune noire)
Dream Hunter (Les chasseurs de rêves)
Fear the darkness
Upon the midnight clear (Au-delà de la nuit)
Devil may cry (Le dieu déchu)
Dream chaser (Traqueur de rêves)
Acheron (Acheron)
One silent night (Le silence des ténèbres)
Dream warrior (Le prédateur des rêves)
Bad moon rising (L’astre des ténèbres)
No mercy
Retribution
The guardian
Styxx

Et dans l’ordre voici mon top 5 :

– Seize the night (Prédatrice de la Nuit) – Valerius Magnus et Tabitha Devereaux
– Night Play (Jeux Nocturnes) – Vane Kattalakis et Bride McTierney
– Night Pleasures (Les démons de Kyrian) – Kyrian de Tharce et Amanda Deveraux
– Dance with the Devil (Le loup Blanc) – Zarek et Astrid
– Unleash the night (L’homme-tigre) – Wren Tigarian et Marguerite d’Aubert Goudeau

Si vous lisez l’un de ces 5, il est fort probable que vous tombiez amoureuse de l’atmosphère. N’ayez crainte, d’autres l’ont fait avant vous !

Si vous êtes sage, dans un prochain post, je vous conterai pourquoi ces 5 là…mais pour le moment, je vais laisser votre curiosité naturelle et votre confiance aveugle en ma personne faire le travail.

Bonne Lecture
Tam-Tam

Styxx

… ou comment j’ai perdu foi en l’humanité pendant 800 pages.

Styxx est le 23ème tome de la série du « Cercles des immortels » de Sherrilyn Kenyon. Et fidèles lecteurs de ce cercle, grands amoureux des Dark Hunters et autres héros de Sherrilyn Kenyon, je me dois de vous prévenir: la chronique qui suit est dure et sera sans doute ponctuée de spoilers sur les précédents tomes. Pas beaucoup j’entends, je ne compte pas vous faire un résumé détaillé, mais ne serait-ce que replacer les différents personnages pour vous brosser le tableau global. Je ne peux pas décemment vous faire « c’est l’histoire d’un type… » version princesse. Par contre, je peux décider de vous parler des personnages qui sont présents dans ce tome et que vous et moi avons appris à connaitre au fil des pages. Ça, je peux faire.

Ceci étant dit, c’est donc l’histoire d’un type, qui s’appelle Styxx ,et qui au moment de sa naissance s’est fait avoir (et pas qu’un peu).

Déjà il n’était pas seul. Et dixit les jumeaux que je connais, ce n’est pas tous les jours chatoyance et glamour de devoir partager son « special day ». Néanmoins, au regard de la vie trop géniale top moumoute que notre héros mène, je pense que partager son jour avec Acheron (oui, le chou, le sexy, le mystérieux, le trop viril et alpha Ash), c’est le cadet de ses soucis. Et quand je dis « géniale top moumoute », y lire de l’ironie… beaucoup beaucoup d’ironie, avec des cageots de sarcasme de second degré saupoudré dessus…

Oui, vous avez bien lu. La vie de Styxx n’est pas arc-en-ciel et petites licorne. Et je sais que toi, là bas au fond, la lectrice qui a lu l’histoire d’Acheron (ainsi que les tomes qui précèdent) je te vois qui t’agite et te retiens de crier au scandale? « Comment? Styxx aurait eu un vie complexe? Quel camouflet (oui, j’aime l’amiral Snow a deteint sur moi), c’est un pourri gâté qui jalouse son frère depuis toujours, l’a fait souffrir à mainte reprises et a même tenté de le tuer, alors pardonnez que je ne verse pas une larmichette sur cet abject personnage qui ne mérite même pas de partager le jour de gloire de mon Acheron d’amour! » (avouez, vous l’appelez comme ça en croyant être les seules!).

Je vous entends mes amies, je comprends votre perplexité, mais toute histoire a deux versants. Rappelez vous Zarek et Valerius? Il n’y a pas une seule vérité lorsqu’il s’agit de relater une histoire, il y a les versions (honnêtes) de tous les partis présents, du recul, et la vérité est quelque part au milieu (et peut parfois nécessiter une soirée arrosée pour la percevoir, mais ne soyons pas pinailleuse).

Acheron et Styxx, c’est exactement cela. Une vérité quelque part entre les différentes expériences de ses protagonistes. Et vous aurez besoin d’alcool, ou de chocolat ou du doudou de votre enfance (voire des trois réunis)! Parce que si vous pensiez qu’Acheron (ou Zarek, ou Valerius, ou même tous les DH) avait souffert, Styxx nous donne une nouvelle définition de la chose.

Petits retour sur les faits: Appolymi (mère de Acheronchou) n’ayant que fort peu apprécié la décision de son cher et tendre mari Archon (qui était donc de tuer l’enfant qu’elle portait parce qu’une prophétie annonçait qu’il serait l’instrument de la fin du panthéon atlante et de la fin du monde) a usé de son intelligence et de son instinct de mamounette et a caché le bambin dans le ventre d’une souveraine (déjà enceinte) (c’est fou ce que l’on peut faire avec un peu de magie hein?)…

A la naissance, le roi entre dans une fureur parce que les deux jumeaux ne sont pas identiques, identiques… Acheron, né le premier, possède en effet des yeux particulièrement inoubliables. Il accuse sa femme d’adultère (mais juste sur bébé numéro 1, parce que sinon, ca va devenir compliqué pour l’héritage), et bébé Ash se retrouve seul et abandonné de tous… Sauf de sa soeur Ryssa, qui essaye tant bien que mal de compenser l’injustice dont il est victime.

Jusque là, pas de grande révélation, vous connaissez ce pan de l’histoire (et tout ce qui va suivre après, en bien et mal).

Passons au cas Styxx. On pourrait en effet croire que dans l’histoire il profite allègrement de la situation en chapardant la place d’héritier et bénéficiant de l’affection indivisée de ses parents (au détriment de ce pauvre Acheronchou). Mais en fait pas du tout.

Pourquoi? Parce que mère nature est une truie déjà, et qu’ensuite si les-dits parents avaient été des êtres humains décents, ils n’auraient ni rejeté Ash, ni fait payer à Styxx la situation complexe que son image de jumeau rappelait à eux. Mais comme ses parents sont des grands malades, Styxx va lui aussi être maltraité, de manière plus vicieuse et pernicieuse…

Tout commence par des maux de tête. Le grand roi canard (il a un nom, mais il ne mérite même pas que je m’en souvienne) pense alors que son fils est possédé par le dieu Dionysos et l’envoi se faire « purifier » au temple. Cette purification implique des choses hyper fun telles que l’utilisation répétée de lances chauffées à blanc histoire de faire « sortir » l’esprit du Dieu (de quoi faire passer les barbaresques saignées de la médecine européennes du 16ème siècle pour des massages aux huiles essentielles), de la privation de nourriture (bah oui, faire en sorte que le « patient » puisse se remettre du « traitement » serait trop simple), et globalement de tortures en tout genre…

Dionysos, de son coté, trouve le spectacle plutôt drôle, d’autant qu’il n’a jamais possédé le jeune Styxx et appelle son pote Apollon (vous pensiez détester Artémis, « assoyez » vous mes amies) qui le trouve bien à son gout ce petit et lui propose un marché: « Je te libère de tes souffrances et je fais de toi ma chose » (apollon est moins poétique que moi et beaucoup plus graphique dans la description de ce qu’il compte faire de lui, mais il n’a pas une Chi-Chi qui veille au grain, et c’est un canard lui aussi).

Styxx, s’accroche au peu de dignité qui lui reste et refuse… A ce moment là du livre (on est quelque chose comme page 30/800), toi le lecteur avertie, tu te doutes que 1) la suite du livre va être difficile à lire (je veux dire, Styxx vient de choisir entre la torture et le viol quand même) et que 2) Apollon ne va sans doute ma s’arrêter là.

Et tu auras raison! Parce que s’en suivent plus de 700 pages où Styxx va ne connaitre pratiquement que la souffrance et pour bien mettre les point sur les i, il va se faire « maroufler par de véritables canards » (j’ai confiance en votre intelligence). AU PLURIEL!!!! Et dans l’anonymat le plus total. Personne n’est au courant du tourment dans lequel les circonstances le force à vivre – sa mère ne supporte pas sa vue, sa sœur le méprise, son père déteste que son visage lui rappelle celui de son frère a ses problèmes à lui… C’est la famille du bonheur!

Et contrairement à l’histoire d’Acheron qui se divisait en deux parties, l’une beaucoup plus joyeuse et optimiste, j’ai ici retenu mon souffle jusqu’à la toute fin. Car si Styxx va lui aussi vivre le grand amour, rien ne sera facile! Loin de là!

On pourrait croire à la fin de cette lecture que tout cela fait beaucoup et qu’il y a peut être un peu trop de déballage de violence gratuite (vous n’avez pas fini d’entendre parler de marouflage dans ce livre) mais ce serait sous estimer l’intention de l’auteur qui voulait montrer à quel point la vision d’une histoire peut révéler une vérité différente en fonction des détails qui sont gardés sous silence.

L’histoire de Styxx a eu deux effets sur moi: j’ai apprécié chaque seconde de l’histoire d’amour entre Styxx et Bethany et j’ai adoré que jamais ne soit remis en question la confiance qui existe entre eux. Et enfin j’ai finalement révisé mon jugement sur Artémis qui à côté de son frère jumeau est la personnification de la gentillesse et de la générosité!

Ma chronique se termine, certains d’entre vous croiront sans doute que j’en ai beaucoup révélé… Vous n’êtes pas aux bout de vos surprises et promis, je ne vous ai en rien ruiné le plaisir de la découverte!

Cette histoire est dure, mais formidablement écrite. Je ne peux que vous conseiller de vous armer de courage et de vous plonger dedans sans tarder!

Bonne lecture,
Tam-Tam

Night play – Jeux nocturnes

Après le yummy et ténébreux Zarek la semaine dernière, c’est au tour de Vane d’avoir sa place d’honneur au sein d’un article.

Tome 6 de la série du Cercle des immortels, Vane a cependant une particularité. Il n’est pas à proprement parler un Dark Hunter. C’est un Were Hunter.

Kesako mes amis, kesako ?

Par souci de compréhension, et parce que l’auteur elle-même procède à cette explication dans une préface, petit retour sur ce qu’est au juste un Were-hunter :

A l’origine vivait un roi, marié sans le savoir à une Appolite (cette race issue d’Appolon condamnée à mourir à l’âge canonique de 27 sauf si elle bascule du coté « Daimon » de la force). Le roi Lycaon (mouahaha, que d’humour cette racine loup-garouesque) ne savait pas que sa famille était condamnée à mourir. Et je vous laisse imaginer que le jour où il l’apprit enfin, cela ne lui plu point. Il se trouva alors que le roi était un puissant magicien (vous me direz, avec un nom pareil, cela ne m’étonne plus vraiment).

Puissant monarque + magicien talentueux = ego-trip de folie.

A l’aide de sa magie, Lycaon allia l’essence de vie de plusieurs animaux puissants avec la force vitale de ses fils. Il parvint alors à prolonger leur vie, créant une nouvelle race puissante, dotée de qualités magiques sans précédent. Ainsi furent créés ceux qui devinrent par la suite les were-hunters.

Des millénaires plus tard, les descendants du roi sont divisés en deux factions. Ils se battent et se haïssent à qui mieux mieux !

Et c’est au milieu de cette guerre fratricide que nous retrouvons au début de notre histoire Vane, en compagnie de son frère et qui, comme d’habitude, est en mauvaise posture. Entre deux combats (qui te permettent à toi lecteur de te rendre compte à quel point Vane a une plastique de rêve valorisée par la bataille) et une échappée de justesse à une mort horrible (qui crée de l’empathie chez toi pour notre héros et son frère), Vane rencontre Bride McTierney, une jolie jeune commerçante du quartier de la Nouvelle-Orléans. Bride vient de se faire larguer comme une vieille chaussette par un présentateur arriviste qui souhaitait surtout profiter des connections de la belle, quitte à sortir avec, je cite « un boudin » « une grosse » ou encore « un thon ». Même pas la peine de rayer la mention inutile, Taylor le blaireau les a toutes utilisées. Vous pouvez le haïr à plaisir mes amies !

Vane, en bon were-wolf (loup-garou) exsude la sensualité par tous ses pores. Et il en pince sacrément pour Bride (depuis un moment même). Comme c’est un gentleman, il porte secours à la douce lorsqu’elle subit une dernière fois les tourments de Taylor le blaireau. Une chose en entrainant une autre… Disons qu’il découvre en la personne de Bride autre chose que des courbes appétissantes et un sourire angélique.

Bride est sa « mate ». Comprendre, sa compagne prédestinée, son âme sœur, sa moitié… etc.

Un sale coup des Parques qui ont décidé qu’être poursuivi en permanence n’était pas assez sport, Vane avait besoin d’un peu de piment dans sa vie et une compagne complètement ignorante de son monde et ce qu’il est, ça risque d’être un truc fun, genre balade Club Med.

Je m’arrête là pour les détails croustillants sur l’histoire en elle-même. Mais au-delà de la plastique du héros, son âme chevaleresque, sa bonté, son glamour, sa gentillesse, sa sexytude, sa dévotion, son amour inconditionnel, sa loyauté, Sherrilyn réussit à construire une histoire où il est question d’acceptation de l’autre à plusieurs niveaux.

Car si Vane doit se faire accepter de Bride en tant que loup-garou (et tout ce que cela implique), il est surtout question de l’image que Bride porte à son propre corps, des attentes que les femmes pensent que TOUS les hommes ont sur leurs corps, des conséquences qu’une mauvaise relation peut avoir sur la confiance en soi et j’en passe.

Et ne croyez pas avoir ici la simple histoire d’un homme qui aimerait les femmes en chair, l’auteur est bien trop fine pour cela. Je vous laisse découvrir comment, mais vous serez, j’en suis sûre, charmés par Bride, et en adoration devant sont loup.

Bonne lecture,
Tam-Tam

PS: J’admets, la photo n’est pas très régulière. Mais j’ai relu avec délectation Jeux nocturnes ce weekend, les pieds dans le sable et le bruit des vagues en fond… Je ne vois pas d’autre image désormais pour illustrer cette lecture qui est une escapade en elle-même!
  

Dance with the devil – Le loup blanc

J’ai une théorie.

En vrai, j’ai plein de théories, plein d’échelles, de termes et d’expressions sorties de nulle part, j’admets. Mais c’est toujours dans l’intérêt de mon argumentaire, donc je suis pardonnée ?

J’ai donc une théorie. Une théorie qui fait écho à celle de Chi-Chi à propos des Colin de sa vie. Les héros dont le nom finit en « ek » sont des badass sexy en diable devant lesquels je perds tout contrôle de mes glandes salivaires et une partie de mon QI…

Autres points communs : un passé sombre, un problème de confiance dans la race humaine, une capacité à survivre.

Comment je le sais ?

D’abord parce que Derek…*sigh*……

Et ensuite, parce que Zarek……..

Et Zarek, dans la tribu des DH, c’est sans doute le plus dark du lot (humour pourri post week-end, prise 1 !)

Dance with the Devil (traduit sous Xanax par Le loup blanc) est le tome 4 de la série de Sherrilyn Kenyon. Ce tome date de 2003, autant dire de la préhistoire de la romance paranormale. Mais je suis une early-adopteuse, que voulez-vous !

Donc Zarek, chez les DH, n’est pas vraiment Mister Popularité. Du coup, quand un doute plane sur le bien-fondé de ses actions, Artémis ne se pose pas vraiment de questions et exige sa mort. Elle n’est qu’amour et compréhension, notre déesse. Heureusement, Acheron, le mystérieux boss des DH, voit en Zarek plus que l’homme agressif et violent (la psychologue de comptoir qui sommeille ne moi argue qu’il y voit sans doute une partie de lui, toussa, toussa…). Quoiqu’il en soit, il persuade Astrid, nymphe aveugle de la justice impartiale, de se pencher sur le cas Zarek et de déterminer si oui ou non il mérite d’être sauvé.

Voilà le concept du livre.

Comme Sherrilyn est douée, elle nous plante le décor en Alaska. Nous rappelons à notre aimable lectorat que le DH, c’est un vampire. En mieux, certes, mais les rayons du soleil ne sont pas vraiment bénéfique. Du coup, l’Alaska, si près des pôles, cela crée un certain nombre de problématiques liées à la durée du « jour » et de la « nuit ». Par une machination plus ou moins réussie et l’arrivée subite du blizzard, Zarek se retrouve coincé chez Astrid. Qui va alors avoir le temps de tester « la bête »…

Et comme Sherrilyn aime pimenter les choses, elle a lancé après le couple une série de méchants assoiffés de sang et de vengeance, si bien que le jugement de Zarek ne va pas se dérouler dans la paisible béatitude de la maison d’Astrid.

Mais dans un sens, c’est dans les situations désespérées que l’âme profonde des hommes (et des DH) se révèle. C’est là, j’imagine, le message philosophique de l’auteur (oui, moi, dans les DH, entre deux bastons et trois scènes de découvertes des sens, je vois de la philosophie). Astrid saura voir la véritable nature de notre sombre héros lorsque, dans la tourmente, ce dernier fera passer le bien-être des autres avant le sien.

Il est donc question de trahison, de rédemption, et d’acceptation.

Allez le lire, c’est un ordre.

Avant de rendre l’antenne, juste un mot sur la traduction du titre. Astrid, en bonne nymphe qu’elle est, a un animal/compagnon à la digne mesure de son rang : un loup blanc nommé Sacha, qui est en réalité un « were-hunter » – terme de l’auteur qui désigne un être s’apparentant au loup-garou, en mieux, bien évidemment.

Du coup, je me demande ce qui est passé par la tête de l’éditeur pour qu’il se dise soudainement que « Le loup blanc » était un titre parfaitement crédible pour ce livre dont le titre en VO s’apparente plus à « Danse avec le diable ».

Nan, vraiment, je ne sais pas…

Bonne lecture en tous les cas,
Tam-Tam