Le Prince Captif, Tome 1, L’esclave

2015-05-08 01.44.16

Tout a commencé avant le Salon du livre de Paris. J’ai reçu par la poste une clé m’invitant à venir délivrer le prince sur le salon. Je n’étais pas disponible et la clé est tomber dans la jelly épaisse qui constitue le tréfonds de mon cerveau végétatif.

Pour faire court, j’ai retrouvé la clé en tentant de retrouver Ariel en nageoire, voilà pourquoi ni vous, ni Chi-Chi n’en n’avez jamais entendu parler en ces murs.

Euh je proteste, j’ai un souvenir très net de T. me parlant de la clé en question en février/mars dernier. Bieeeen avant qu’elle ne m’avoue qu’elle avait égaré notre Ariel aquatique (oui, Ariel était perdue, mais comme nous en avons plusieurs exemplaires, l’honneur est sauf – et depuis elle a été retrouvée, point d’inquiétude)!

Quelques semaines plus tard, je recevais une enveloppe avec un livre saucissonné dedans. Le Prince captif, tome 1 de la trilogie de C. S. Pacat. Et saucissonné est le bon mot, photo à l’appui! J’en parle à Chi-Chi, je lui lis le synopsis en jurant que non, jamais… Bon, en vrai, je n’ai pas du dire jamais, mais ça fait plus théâtral.

J’avoue que j’ai admiré le travail de saucissonnage quand même!

On ricane, je pose le livre sur ma table de nuit. Et mon cerveau entre à nouveau en mode végétatif.

Et puis il y a ce voyage à Londres qui est planifié. Chi-Chi qui me dit d’amener Le prince captif, qu’on le lira ensemble. Je lui réponds qu’il va nous falloir de l’aide. Elle me rétorque que le rouquin sera là. Je dis Banco.

Le rouquin??? Kesako??? (et sinon, on vend la caravane? – une médaille en chocolat pour ceux qui comprennent la référence)

Je pars à Londres.
J’arrive à Londres (en perdant quelque chose comme 10 degrés).

GRAVE. Pays de sauvages…

On « délivre » le prince, et débute alors la lecture. On abandonne page 50, mais c’est parce que le rouquin nous avait posé un lapin. On remballe le prince, je promets que je tacherai de le lire histoire de compléter notre étude approfondie de la problématique vocabulaire. Et on passe à autre chose, à la sexytude de Michel Sardou, au compte Instagram d’Ariel et Eric, à la propagation internationale du concept du poney à paillettes, bref… On avait du pain sur la planche!

Elle est bien T., elle nous vous mentionne pas les explosions de papillons, le linge de lit à flamants roses et la sangria londonienne, si réputée! OK, T., TU REVIENS QUAND???

Je rentre en France.
Je récupère mes 10 degrés de plus, mon petit prince et son père. Tout est beau dans le meilleur des mondes.
Sauf que dès le lendemain, il pleut.

C’est la punition divine pour m’avoir abandonnée (et fait lever à 7h du mat un samedi pour prendre l’avion)…

Du coup, je me suis dit que c’était un signe pour que je glande sur le canapé à finir Le Prince captif afin de pouvoir vous révéler que si certaines critiques sur la toiles sont dithyrambiques (on parle d’un level licorne arc-ciel minimum!), moi, non, vraiment bof.

Déjà, il y a eu cette mention du marbre 6 ou 7 fois dans les 50 premières pages. Non, mais j’ai un peu envie de dire que pendant que le prince se fait trahir par son demi frère, la qualité du marbre des colonnes du palais, comment vous dire…
Le sol est en marbre, les colonnes, la vasque dans laquelle on trempe l’éponge qui le nettoie sont en marbre, les murs sont en marbres, etc, etc. Après, j’avoue il y a de la nuance de couleur hein. Noir, blanc, crème, péridot, bleu… On en trouve de toutes les couleurs du marbre. Mais quand on en est arrivé au stade où le personnage avait la peau blanche comme le marbre et que la personne qui lui faisait face « restait de marbre », j’avais envie de crier « du marbre saumon, mon préféré! ».

J’espère que vous avez tous bien en tête la pub Apéricube, parce que c’est exactement le ton qu’elle a pris pour commenter ce passage, en sous-titrage de ma lecture à voix haute! Comment vouliez-vous que l’on prenne le prince machin (j’ai oublié son nom) et ses soucis au sérieux?

Et clairement, quand j’entre en mode « humour et référence bidons », c’est que l’heure est grave. Mais j’ai continué, je me suis dit que l’histoire pouvait décoller, que les éloges sur la tension sexuelle latente entre les deux protagonistes étaient fondés, qu’il fallait que je m’accroche.

Ainsi, le livre présente l’histoire de Damen, qui est trahi par son frère et offert en cadeau comme esclave sexuel à Laurent, prince de Veretia, le royaume ennemi d’Akileos. Le livre montre bien que Laurent est manipulateur ascendant sadique, que les intrigues de la cours vérétienne sont complexes et que s’il veut un jour reconquérir son royaume, notre prince va devoir se donner (dans tous les sens du terme).

Simple le pitch. Mais efficace en théorie. En même temps, pour tenir 3 volumes, il fallait de la ressource…

Toutefois, le livre ne m’a pas fait ressentir cette tension sexuelle de malade entre les deux. Il y a  une recherche des deux pour savoir qui est l’autre, ce qu’il souhaite, comment il peut servir (oui, parce que Laurent a un oncle et que sa position à la cour n’est pas aussi détente qu’on pourrait le croire). Mais de galipettes consentantes ou non, il n’y a point (par contre la mention d’une peau marmoréenne, ça oui, il y a eu p 142).

Et marmoréen, pour nous, ce sera forever and ever associé à Twilight et à Edward et à sa peau scintillante comme… le marbre!!! Forcément, quand on connait notre amour de Twilight, Damen perd en sexytude… et en sérieux!

Mon explication (oui, parce que j’ai réfléchi sur la question): ce livre est trop lent. Il ne se passe pas grand chose, si l’on met de coté la trahison du début. On découvre les personnages, on apprend au fur et à mesure les histoires qui lient les uns aux autres, mais d’action, de suspense, de tension (oui, parce qu’on m’avait vendu de la tension haletante), que nenni.

Ce tome n’existe vraiment que comme prologue à la suite. Ce qui est le fond du problème. Un premier tome c’est une alchimie délicate. Si l’auteur n’en dit pas assez sur les prémices de l’arc qu’il ou elle va développer sur plusieurs tomes, sa série va être bancale, et certaines conclusions/réponses/dénouements vont faire téléporter et tomber à plat. En revanche, si on en dit trop, on obtient le livre que j’ai lu: de très bonnes bases, mais zéro envie de savoir ce qui se passe après, parce que le premier tome nous a fait bailler.

J’avoue, rien à dire, passé les 50 premières pages, j’ai refilé le bébé à T. Certes, elle n’est pas hyper branchée contemporain, pas plus fan que moi de M/M, mais elle a le cœur bien mieux accroché, et les histoires d’esclaves, cela me retourne l’estomac. Elle m’a lu Acheron, elle a vaincu Styxx, elle était la princesse de la situation! La preuve : elle a fini le livre…

Alors voilà. Le Prince captif restera en captivité encore un peu plus, parce que chez moi, j’ai du parquet, et que je me retrouverai bête avec un prince dépité de ne pas trouver ses 13 sortes de marbres une fois délivré.

Tam-Tam

LOL!

Non mais LOL la conclusion quoi!!!!

Chi-Chi

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40 réflexions sur “Le Prince Captif, Tome 1, L’esclave

  1. J’ai du parquet aussi (encore que j’ai 2 vasques en pierre noire, ça pourrait lui rappeler le marbre !) et si je restais à l’écoute des différents avis, le tien m’a sacrément refroidit !

  2. Mouahahah, avec Cindy nous l’avons délivré au SDL j’ai arrêté je crois au bout de 10 pages, j’ai survolé le reste et j’ai dit non, ce n’est pas la peine ! ^^ Tu es forte et courageuse T !

  3. Ne vous inquiétez pas pour moi, je ne suis pas tentée du tout! Mais plus important : vous avez retrouvé Ariel 1?

    • oui!!!!!!
      et memem que je lui ai fait un copain!!!! Paillette le poney, parce que comme ça, mon expression pourrie possède sa personnification duveteuse et lainée…

  4. Même avis que Chi-Chi sur la conclusion. 😀
    Ca donnerait presque envie de le lire pour trouver toutes les références architecturales. Presque, parce que quand même, il faut pas pousser mémé dans la carrière. (je sors…).
    Un bon M/M ne me gêne pas, mais là je passe.
    En tout cas, merci pour la critique à deux plumes bien rigolote. 😀

    • la tu vois, le M/M, j’ai essayé plusieurs sous genre, j’ai suivi des recommandations goodreads, et clairement, à moins de tomber sur un excellent…. je suis en mode « mouais »… ce qui est dommage en fait.

    • tu vois, c’est la que je réalise que quand je dis « banco », je le dis exactement comme valérie, et que je ne me rends meme plus compte que je fais la référence à la cité de la peur!

  5. Je dois connaitre les dialogues du film par coeur. Je suis tellement un inconditionnelle du film que le prince pas très charmant a longtemps hésité à faire sa demande en mariage car il avait peur que je lui impose la chanson et la chorégraphie de la carioca pour notre première danse… le lâche…

  6. Pingback: Le charme des Magpie | In need of prince charming

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