En conclusion…

Et voila, la fin de notre « mois de la guest-star » ! 
Tam-Tam vous l’avait annoncé, ce mois de juillet fut riche en voyages pour toutes les deux… J’aimerais pouvoir vous dire que je rentre avec les valises pleines de nouvelles chroniques, d’idées pour des articles formidables, que j’ai lu 5 douzaines de romances extraordinaires et que je vais m’empresser de toutes vous les faire partager ! Mais ce serait mentir. J’ai ramené beaucoup d’images, de photos et de souvenirs, mais de livres, point… D’ailleurs, vous avez la chance de profiter d’une photo prise par moi-même personnellement…
 
Car ce voyage, si il a été magique, est loin d’avoir été de tout repos, et le retour à la dure réalité de mes obligations de princesse l’est encore moins… Et ce mois de juillet a été un vaste désert en termes de littérature ! Plusieurs raisons à cela : 
1) Je suis allée en visite officielle au pays des pandas, et croyez-le ou pas, mais c’est difficile de lire (même un livre merveilleux) en explorant une foret de bambous.  
 2) N’oublions pas le léger détail de ma royale valise que j’ai du porter seule (vraiment, la galanterie se perd de nos jours) (oui, quand il s’agit de porter quelque chose de lourd, je ne suis pas féministe) (et aussi, les compagnies d’aviation sont un peu pénibles avec le poids… comme si 47 kilos de livres était excessif, franchement !)…
 
 3) Enfin, ce n’est pas que je ne sois pas sensible aux cultures étrangères, mais je ne maitrise pas encore très bien la langue des pandas. Bilan, pas un seul petit livre de rien du tout ramené de mon voyage, je me suis rabattue sur la nourriture !
 4) Regardez juste la photo, qui aurait envie de lire au lieu d’admirer tant de « cutitude » ? Pas moi en tout cas… 
Il va donc falloir dès à présent me mettre au travail, pour pouvoir, dès jeudi prochain, vous écrire un magnifique article sur une romance extraordinaire que vous mourrez d’envie de lire au plus vite.
 
Ceci dit, je ne doute pas que nous vous ayons atrocement manqué, mais espère tout de même que vous avez pu survivre à ce mois passé sans nous et que vous avez apprécié nos invitées. Je constate en tout cas que vous avez été très sages…
Dites-nous ce que vous avez pensé de ce « mois de la guest-star » !
 
Et dès lundi, vous retrouverez Tam-Tam, et notre rythme de publication habituel. J’ai hâte de voir ce qu’elle a ramené dans ses valises, que je sais nettement plus chargées en littérature que les miennes !
 
 
Bonne journée, 
Chi-Chi
 
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Ces couples que je ne saurais voir

Pour conclure notre « mois de la guest-star », notre invitée mystère, la toute première des invitées sur notre blog, j’ai nommé Lady V. Voila déjà un an qu’elle prenait la plume pour vous faire part de ses Conseils à l’intention des novices en romance, nous la retrouvons aujourd’hui pour parler de science de la romance de nouveau!
Il est de ces personnages qui représentent, selon certains « la plus belle histoire d’amour du monde ». Le cinéma nous a donné Jack et Rose, la télévision Ross et Rachel, la bande dessinée Tintin et le capitaine Haddock. La littérature a donné à nos pauvres cœurs de romantiques des couples mythiques qui nous font rêver. Enfin officiellement. Pessimiste (ou réaliste) assumée, je veux vous expliquer pourquoi je déteste certains de ces couples que Hollywood et les éditeurs essayent encore de nous faire passer pour une destinée merveilleuse. Non, parce que j’ai vérifié, en vrai, la petite sirène ne finit pas avec le prince Eric. Nous avons donc :

1) Roméo et Juliette, les amants maudits :

LE couple romantique par excellence. Parce que c’est bien connu, épouser un type rencontré quelques jours plus tôt, à 13 ans, c’est vraiment l’idée du siècle. Surtout à quelques jours de son mariage arrangé. En plus, Roméo tue le cousin de Juliette (histoire d’amorcer une réconciliation avec la belle-famille), doit fuir et revient pour découvrir le cadavre de sa femme. Au lieu de se donner un temps pour se remettre, il se suicide! Juju finit par se réveiller (en fait cela faisait partie d’un plan génial pour s’enfuir avec son mari. Où? Comment? Avec quel argent? Question futile enfin, elle suit son coeuuuuuur) et se tue aussi. Ils ont donc dû passer environ 48h à la suite ensemble et se marient. 

Comment ça finirait en vrai : Après s’être enfuis tous les deux, Roméo se rend compte que Juju, du haut de ses 13 ans, n’est rien d’autre qu’une petite blonde et qu’ils n’ont rien en commun. En plus, la vie dans la forêt, ça va deux minutes, mais il y a une fête chez Benvolio samedi soir. Il quitte sa femme pour sa nourrice, et Juliette n’a plus qu’à faire comme toutes les filles de l’époque ayant péché : direction le couvent.

2) Les hauts de Hurlevent, l’égoïsme à l’état pur :

Alors là, j’avoue, je n’ai pas lu le livre. Le film, le résumé, la bande-annonce, les fiches de lecture m’ont largement suffi. L’histoire? Heathcliff, une brute épaisse maltraitée dans son enfance par son frère adoptif, tombe amoureux de Cathy, sa sœur adoptive (déjà c’est limite incestueux, mais personne ne dit rien), laquelle, pour une raison obscure lui retourne ses sentiments. Mais elle en épouse un autre (qui l’adore malgré le fait qu’elle crève d’amour pour son presque-frère) et Heathcliff jure de se venger, entre autres en épousant la belle-sœur de Cathy, innocente dans l’affaire, et en la maltraitant. Cathy meurt en donnant naissance à sa fille, ce qui n’empêche pas Heathcliff de poursuivre sa revanche sur la fille de Cathy, son propre fils et le fils de son frère adoptif. Ou comment ruiner les générations futures à cause de deux personnes qui s’aiment et se haïssent. J’ai du mal à voir pourquoi cette histoire plait tant.

Comment ça finirait en vrai : Le mari de Cathy a la bonne idée de déménager (parce qu’habiter en face de chez Heathcliff, ça n’aide pas vraiment à tourner la page), cette dernière devient alcoolique, tout comme l’amour de sa vie, qui fait une faveur à tout le monde en allant rencontrer Freud qui, au bout d’une heure de thérapie, trouve en lui l’inspiration pour l’ensemble de son œuvre.

3) Twilight, la possession, une nouvelle forme d’amour :

Plus besoin de raconter l’histoire, Twilight représente 97 000 résultats sur Youtube, 125209 sur Fanfiction.net et 46700000 pages sur Google. Bella et Edward, qui pense qu’espionner une camarade de classe en train de dormir, c’est romantique. Perso, moi j’appelle le 17 et je n’accepte pas sa bague de fiançailles, surtout quand ce qu’il préfère  chez moi, c’est mon odeur et mon sang. Mais c’est une question de goût… Les vampires plus vieux que l’Arc de Triomphe, qui m’interdisent de voir mes amis et dont la famille essaye de me manger comme un BigMac, ça ne me donne pas trop envie de m’effondrer lamentablement et ne plus sortir de ma chambre pendant 5 mois parce qu’il a déménagé sans laisser d’adresse. Heureusement qu’il y a un loup-garou bodybuildé à proximité pour enchainer! Simone de Beauvoir doit s’en retourner dans sa tombe.

Comment ça finirait en vrai : Edward tue Bella pour notre plus grand soulagement, la rédaction de Lire respire à nouveau, et Edward meurt bêtement lors d’une partie de balle au prisonnier avec ses frères (toujours puceau, il s‘agit d‘un livre mormon, rien en dehors du mariage). Au moins Shakespeare savait écrire, lui (oui, Stephenie Meyer s’est paraît-il inspirée de Romeo et Juju pour son chef d’œuvre)!

4) Les quatre filles du docteur March, « mais restons potes, hein? » :

On a toutes lu ce livre, on a toutes craqué pour Laurie (malgré son nom de chanteuse), on a toutes cru qu’il finirait avec Jo, son meilleur pote, son mousquetaire, le Joey de son Chandler (elle était un peu facile celle- là) qui, malgré son nom, est une fille. Mais Louisa May Alcott a brisé bien des cœurs (et reçu bien des lettres de fans en colère dans les années 1860) en casant Laurie avec Amy et Jo avec un prof allemand, après que Jo ait refusé d’épouser Laurie car elle ne l’aimait pas, et qu’elle ne montre aucun signe de jalousie quand il revient avec sa petite sœur à son bras.

Comment ça finirait en vrai : de la même façon, avec deux couples bien assortis, une amitié sauvée et une maison pleine de garçons pour Jo. Ça s’appelle tourner la page avec classe et maturité. 

Il y a bien sûr bien d’autres couples, mais je ne m’occuperais que de ces quatre-là aujourd’hui… J’aurais pu par exemple écrire sur Papa Longues-Jambes, mais ce sera pour une autre fois. En attendant, dites-moi, vous, quelles histoires d’amour vous avez adoré détester ?

PS : Par pitié, fans de Twilight, que je sais animées d’une passion violente et rare, épargnez moi !

Lady V.

Sally, la trilogie, Francine Pascal

Vous connaissez ce sentiment d’avoir subitement envie de lire, mais sans savoir quoi? Alors vous faites les cents pas devant la bibliothèque en espérant qu’un livre va vous appeler et dire « Eh oh ! Lis-moi ! Lis-moi ! ». Mais si les livres nous parlent, ce n’est pas à haute voix (heureusement parce que, personnellement, ça me ficherait la trouille)…
Eh bien, l’histoire de ma rencontre avec le personnage de Sally a commencé comme ça. Mes yeux se sont arrêtés sur ces bonnes vieilles couvertures des années 1980, la première de la trilogie Le Drame nous montre une jeune fille digne des séries américaines, visiblement très inquiète ; sur le deuxième Les Remords Sally (oui, visiblement c’est elle !) porte des lunettes de soleil avec un air grave ; enfin, Le Bonheur, nous dévoile une jeune fille radieuse, souriante ! Donc on a tout compris : au début ça va péter, elle va le regretter, mais finalement tout va aller pour le mieux. Sally poursuit ici le traditionnel parcours initiatique.

Présenté comme ça, vous allez penser que je veux vous dégouter. Mais non ! Malgré l’apparente banalité de la trilogie il n’en est rien et j’ai adoré ! Dès les premières pages, Francine Pascal nous fait comprendre très clairement que son héroïne, Sally, est une véritable peste. C’est la reine du lycée, nouvelle présidente du conseil des étudiants, et elle compte bien le rester. Pour cela, elle n’hésite pas à magouiller et à s’approprier les idées des autres filles, celles-ci ayant trop peur de sortir du groupe pour oser dire quoi que ce soit. A côté de ça, tout en faisant les yeux doux à tous les plus beaux mecs du lycée qui n’ont d’yeux que pour elle, cette chère Sally n’en pince que pour le beau Jed Michaels, tout nouveau arrivé dans leur lycée de Highgate, typiquement le genre de garçon qu’il faut à Sally. Laquelle va tout faire pour qu’il la remarque et craque, lui aussi, comme les autres, ce qui ne va pas marcher aussi facilement…
Même si Sally est une chipie, dès le début on se prend d’affection pour elle, sans vraiment savoir pourquoi. Puis, au fur et à mesure, on commence à comprendre et à lui trouver des circonstances atténuantes. Cette jeune fille n’a plus de parents, est élevée (à distance, elle est en pension) par sa grand-mère, Regina Ryan, une femme très haut placé avec de grandes attentes en ce qui concerne son unique petite fille. Si Sally règne sur la vie de Highgate, Regina Ryan règne sur la vie de Sally. Alors, même si on aimerait dire à Sally de se comporter autrement au lycée, on ne peut s’empêcher d’être de son côté.
Bien sûr, beaucoup de choses se passent dans cette histoire : mensonges, manigances, accidents, rencontres… Sally va tout faire pour conquérir Jed, et parfois s’en mordre les doigts, puis petit à petit  elle va prendre conscience que son comportement est loin d’être idéal…
Mais je ne veux pas tout vous dire (faisant moi-même partie de ceux qui ne lisent même pas le quatrième de couverture…). Toutefois, outre l’histoire en elle-même, j’ai aimé lire les trois livres en français. En règle générale, je préfère toujours les versions originales, que ce soit au cinéma ou dans toute lecture ; mais dans ce cas précis, la traduction était particulièrement bonne. Pas de college qui devient « collège » ni de actually devenant « actuellement » ! Vous allez me dire que c’est la moindre des choses, mais ce n’est pas toujours le cas… La version française peut même laisser penser au lecteur qu’elle est la version originale (!) et que l’auteur écrit bien.
En résumé, avec Sally, vous pourrez lire une histoire très bien écrite, vous attacher à cette jeune starlette et apprécier de la voir grandir auprès du beau Jed… 
 
 
Duchess Virginia

Ensemble c’est tout, Anna Gavalda

Aujourd’hui : lumière sur « Ensemble c’est tout », roman écrit par Anna Gavalda et publié en 2005. Comme vous le savez sûrement, ce bouquin a été adapté au cinéma deux ans plus tard par Claude Berri. Le passage de livre à film est un phénomène récurrent de nos jours qui suscite deux types de réaction : ceux qui apprécient de voir l’histoire prendre vie à l’écran et ceux qui ne jurent que par les livres et condamnent toutes adaptations cinématographiques. 
Personnellement, je n’appartiens à aucun de ces deux groupes. En fait, j’appartiens à un sous-groupe de gens incultes qui va voir les films avant de lire les livres. Ce petit défaut est plus du à mon ignorance qu’à ma paresse puisque, en l’occurrence, je n’avais aucune idée que « Ensemble c’est tout » était adapté d’un roman en allant le voir au cinéma. Or, j’en suis tombée amoureuse – Qui ne craquerait pas pour Guillaume Canet dans la peau de Frank Lestafier, je vous le demande ?- et j’ai donc dévoré le bouquin par la suite. Toujours est-il qu’en procédant dans ce sens, on est rarement déçu. En effet, on redécouvre l’histoire que l’on sait aimer déjà, avec des nouvelles scènes, des détails supplémentaires sur la vie, la personnalité, le passé, la famille de nos protagonistes… Bref que du plaisir !

    Mais je m’égare, l’idée n’est pas de démarrer un débat sur le sujet mais simplement de vous expliquer pourquoi l’histoire m’a tant plu. En fait, l’auteur aborde avec justesse plusieurs thèmes qui me parlent beaucoup, notamment…

… l’amitié. Certes, ce n’est pas foudroyant d’originalité mais il s’agit d’une amitié particulière, une amitié qui se tisse entre des personnes si diamétralement opposées qu’elles ne se seraient jamais intéressé les unes aux autres dans un contexte habituel. Tout sépare nos personnages que ce soit leur personnalité, leur vécu, leurs passions et pourtant ils vont être amenés à vivre ensemble. C’est d’ailleurs le seul lien qu’ils aient, leur situation géographique. C’est comme si on vous plantait avec deux autres personnes totalement inconnues sur une île déserte. Eh bien, vous finissez par faire l’effort de franchir l’immense mur pour les connaître, par accepter vos différences et vous adapter les uns aux autres. Camille est une artiste désillusionnée, Frank un cuisinier un peu rustre, Philibert un aristocrate décalé et maladivement timide. Pourtant, ils vont se découvrir et s’apprivoiser.

… l’espoir. Dit comme cela, c’est certain, cela parait niais ! Mais dans le bouquin, laissez-moi vous dire que c’est renversant de beauté et d’émotion ! ^_^ En fait, les personnages sont tous baignés dans une triste solitude au départ, mais pas pour les mêmes raisons. Camille est hantée par ses actes passés, démoralisée par sa mère, et reste donc cachée sous une carapace de peur et de souffrance que personne ne sait briser. Frank est seul aussi, à cause de son rythme de travail infernal et de la fatigue qui l’accompagne, à cause aussi du souci qu’il se fait pour la santé de sa grand-mère chérie, le seul lien affectif qui lui reste. Quant à Philibert, avec ses tocs et sa grande timidité qui l’inhibent complètement, il se renferme sur lui-même, incapable de sociabiliser. C’est donc quand va se créer cette amitié entre eux, que petit à petit ils vont émerger de cette solitude, lutter contre leurs démons et s’épanouir. Camille qui avait rangé toiles et pinceaux, va se remettre à dessiner. Philibert va surmonter son bégaiement en se rendant à des cours de théâtre. Pas besoin de chercher à rentrer dans le moule de la société, juste à s’ouvrir aux autres pour que la vie soit plus facile.

… les choix. A un moment dans une vie, il faut oser se lancer, prendre des risques. Que ce soit Camille, Philibert ou Frank, tous sont amenés à prendre des décisions importantes tout au long du livre qui vont remettre en cause l’équilibre fragile de leur existence, leur apprendre à assumer des responsabilités et finalement les aider à se relever, à grandir et à s’épanouir.

… et l’amour bien entendu.

En somme, être ensemble c’est tout ce qui fait la différence.

Lady D.
 

Vous avez dit vampire ?

Hello tout le monde ! Je m’appelle Belette et je vais vous parler aujourd’hui des héros à canines (non je ne parle pas de chats…)… J’ai nommé les Vampires !

Quand Chi-Chi et Tam-Tam sont venues me proposer d’écrire un article sur ce sujet,  « toi la spécialiste des Vampires », je me suis dit « whouah », pourquoi pas ? Même si j’avoue que je ne pensais pas être THE spécialiste, mais ça fait toujours plaisir

Du coup, je me suis replongée dans mes souvenirs et ai cherché quel avait été mon tout premier roman avec un vampire. Je vais faire dans le très classique mais c’est l’excellent « Dracula » de Bram Stoker. J’étais toute jeune à l’époque, je dirais une douzaine d’années et je me souviens encore de ce qui m’a le plus marquée à l’époque : le « serviteur » de Dracula, vous savez, celui qui mange des insectes ! Ce livre a d’ailleurs très bien été adapté par Francis Ford Coppola avec l’excellentissime Gary Oldman en Prince des Ténèbres…

Pour une génération plus récente, quand on dit vampire, on pense … Buffy !

Hé oui, pour beaucoup (enfin je l’espère), la série de Joss Whedon est LA référence en matière de vampires. Et comme ça, je peux vous parler de mon chouchou entre tous. Si c’est pas beau ça !

Pour résumer, pour celles et ceux qui auraient hiberné ces dernières années, Buffy est la Tueuse de Vampires de sa génération. Là ou ça va coincer, c’est qu’elle va tomber amoureuse d’un gentil vampire (non, ce n’est pas lui mon préféré !) à qui des bohémiens ont rendu son âme pour le punir d’avoir tué leur fille… S’en suivront de nombreux épisodes de tergiversations et… non je ne vais pas spoiler, regardez la série ! En début de seconde saison arrivera d’ailleurs le personnage que je préfère… SPIKE !

Lui, c’est un vampire bien bien méchant ! Un vrai bad boy qui a déjà deux Tueuses à son actif et qui compte bien ajouter Buffy à son tableau de chasse… Mais les choses sont bien compliquées et, je trouve qu’en sept saisons, il est l’un des personnages qui évoluera le plus. Et puis l’acteur qui joue Spike est plutôt beau garçon, ce qui ne gâche rien !

Pour revenir à la littérature, sachez que Buffy est également une longue série de romans, novélisations d’épisodes ou autres aventures indépendantes. Un tome spécial sur Spike et Drusilla a également été édité, le tout chez Fleuve Noir.

Mais, me direz vous à raison, il n’y a pas vraiment de romance là dedans ? J’y viens justement. Parce que bon, il serait quand même temps de rentrer dans le vif du sujet !

Les vampires dans la romance sont à la mode en ce moment, c’est un fait. Mais alors, comment s’y retrouver parmi tous les auteurs différents ? Eh bien je dirais que, comme certaines personnes aiment leur viande saignante ou même crue, d’autres la préfère à point, et là, c’est pareil… Il y en a pour tous les goûts !

Pour ma part, autant que je me souvienne, tout a commencé avec la série de Sherrilyn Kenyon, les Dark Hunters. Ce groupe de vampires créé par Artemis et chapeauté par le ténébreux Acheron m’a tout de suite plu, et j’ai été entrainée dans son univers. Ah, combien de mois d’attente avant la sortie du tome suivant pour avoir sa dose de frisson?

Pourtant, c’était encore à l’époque un genre de la romance assez confidentiel. Et même si je suis la première à dire que Twilight a plus fait du mal qu’autre chose au mythe des vampires, il faut reconnaitre que, grâce à l’engouement provoqué par ces livres, nous avons pu voir enfin traduits des auteurs que l’on n’espérait plus !

Chez les vampires, les hommes au sang chaud, ce n’est visiblement pas ça qui manque ! Que ce soit chez JR Ward et ses guerriers de la Confrérie de la Dague Noire, chez Charlaine Harris qui passe beaucoup de temps à conter les amours de Sookie dans la moite Louisiane (Ahh… Eric !), ou chez Laurell K. Hamilton et son Anita Blake très… libérée … Bref des livres à ne pas mettre entre toutes les mains et surtout des plus jeunes !

Celles-ci pourront toujours se rabattre sur des auteurs comme Michelle Rowen et MaryJanice Davidson, qui mêlent deux genres que je ne pensais pas lire en même temps un jour, la chick-lit et la romance paranormale !

Enfin, après la vague Twilight, sont arrivées dans les rayons de nombreuses nouvelles séries avec nos amis aux dents pointues. Pour en citer quelques-unes, parmi les plus connues, le « Journal d’un Vampire » de LJ Smith ou « Vampire Academy » de Richelle Mead..

Je vous quitte ici, j’ai justement l’un de nos amis à canines proéminentes qui m’attend !

Belette
 

Une odeur de gingembre, Oswald Wynd

Une odeur de gingembre est un livre qui m’a été offert pour mon anniversaire par ma petite cousine. Ce qui pour moi, est déjà en soi un gage certain de qualité. Car ma cousine est brillante et extrêmement intelligente ; elle lit et comprends des ouvrages qui ne seront jamais à ma portée. Elle est étudiante à l’ENS quoi…
J’avais donc déjà un apriori plutôt positif.

Dans un deuxième temps, j’ai été séduite par la couverture. Oui, le marketing fonctionne sur moi et je suis très sensible au packaging : une peinture d’une femme en kimono fleuri se promenant avec une ombrelle sous le soleil… Un appel au voyage…

Je retourne donc le livre et m’empresse de lire le résumé. Il n’y a plus de doute possible : ce roman va me plaire.

Avant d’aller plus loin dans la présentation, je vais mettre un énorme « WARNING » rouge clignotant.

Mesdames, Mesdemoiselles, ceci n’est pas un livre « sweet  and cute » où les Petits Poneys vivent en paix et harmonie avec les Petits Malins et invitent les Bisounours à prendre le thé. Non.
Mary Mackenzie, l’« héroïne », ne vit pas dans un monde rose à paillette.

Ceux qui veulent une histoire façon Amélie Poulain peuvent donc arrêter la lecture ici…

Attention, SPOILERS!  
L’histoire de Mary Mackenzie se passe au début du 20ème siècle (plus précisément débute le 9 janvier 1903).
Mary a tout juste 20 ans, est écossaise et embarque pour la Chine où elle doit épouser Richard (un attaché militaire britannique qu’elle a rencontré en Ecosse mais qu’elle connait très peu au final). Au travers de son journal et de lettres, elle raconte son long voyage en bateau en compagnie d’un chaperon qu’elle supporte difficilement,  son arrivée en Chine et la vie avec un homme qu’elle ne connait pas et dont elle s’aperçoit qu’il n’est pas aussi « bien » qu’elle le croyait…
A Pékin, Mary est seule. Richard est souvent en mission pendant plusieurs jours –voire plusieurs mois  – elle ne parle pas chinois et n’arrive pas à communiquer avec ses domestiques et se sent donc inutile dans cette maison qu’elle n’a pas choisi et qui n’est pas à son goût. La vie avec les autres femmes de militaires ne l’intéresse pas plus que ça et elle a dû mal à s’intégrer. D’autant plus que Mary est intelligente et fait preuve d’une curiosité d’esprit rapidement désapprouvée par la communauté européenne. Cette partie est vraiment résumée parce que le roman est riche et on m’a dit d’écrire une ou deux pages…
Délaissée par Richard, Mary part en vacances (dans un monastère quelque part en Chine) avec sa seule amie, Marie de Chamonpierre, et le mari de cette dernière, premier secrétaire de la légation française.
Et là, c’est le drame… (petite musique angoissante en fond sonore)
Au milieu de toute cette nature, Mary ne rencontre pas le Petit Prince des collines mais, Kentaro (le prénom est assez sexy d’ailleurs je trouve) un officier Japonais qu’elle a eu l’occasion de rencontrer quelques fois lors de diners.
Et Mary tombe amoureuse de Kentaro et commet l’irréparable… Cette petite aventure extra conjugale aurait pu rester leur petit secret à eux et aux Chamonpierre (ben oui parce qu’ils ne sont pas bêtes les Chamonpierre. Ils ont bien compris le petit manège de Mary qui part toute la journée on ne sait pas trop où alors que le seul voisin à proximité, et ben c’est Kentaro… Un homme + une femme =… Ils ont vite fait le calcul le couple français… )
Bref le problème c’est que Mary tombe enceinte. Et là pour faire passer la pilule à Richard ça va être compliqué parce que :

1-Richard est en mission depuis plusieurs mois au fin fond de la Chine ; donc Mary n’a pas pu être très intime avec lui…

2-Mettons que Richard soit revenu une fois en coup de vent à Pékin quelques jours parce que Mary lui manquait trop et qu’il y ait eu des rapprochements un peu charnels, je vous rappelle juste pour mémoire que Kentaro  n’est pas blond et n’a pas les yeux bleus…

Donc pour résumer la situation, Mary est un peu dans une sale situation…

Forcément Richard l’apprend –enfin façon de parler. Richard rentre de mission et découvre Mary et son ventre proéminent. Il est gentil mais pas con… Donc vite fait bien fait il vire Mary de la maison sans lui laisser le temps de dire au revoir à Jane, sa petite fille d’un an et lui paye un billet de retour pour l’Ecosse.

Mais Mary ne va pas rentrer en Europe parce que Kentaro est un gentleman (enfin à ce stade de l’histoire c’est ce qu’on croit) et il va assumer ses responsabilités en bon Japonais qu’il est. Il fait chercher sa maitresse dans l’hôtel où elle attend avant de prendre le bateau et la fait venir au Japon. Là il l’installe dans une maison avec des domestiques et l’entretien. Elle se fait une raison quant à son statut de maîtresse mais se dit que de toute façon elle n’a rien à perdre vu qu’elle est déjà au bas de l’échelle sociale pour avoir couché avec un Japonais. Mary accouche ; elle est un peu sur un petit nuage et ne voit pas la catastrophe arriver. Son bébé, Tomo, lui est enlevé par Kentaro pour être donné à adopter. Petite explication : Tomo n’a pas l’air occidental et Kentaro appartient à une dynastie haut placée. L’idée est donc de donner son fils à adopter par une famille ayant déjà une fille. Le fils et la fille seront mariés ensemble et ainsi il y aura du sang Kurihama dans la famille. Youpi !

Donc quand elle comprend que c’est son amant qui a kidnappé son fils, Mary s’enfuit.

Je vous laisse donc imaginer à quel point sa vie au Japon ne va pas être facile. C’est une femme occidentale dans un pays largement misogyne, au début du 20ème siècle…

L’histoire ne vire pas au mélodrame. Mary est intelligente et courageuse. Elle va apprendre le japonais, trouver un emploi, et au final va s’avérer être une femme d’affaires brillante.

Ce roman est riche. J’aime que l’histoire de fond soit ancrée dans un contexte historique (la révolte des Boxers en Chine, la première et la seconde Guerre Mondiale). J’aime l’aspect féministe et donc moderne de l’histoire : Mary Mackenzie se prend en main et s’en sort toute seule. C’est une femme forte et moderne qui s’assume et se débrouille seule et ne craint pas le regard des autres.

Une odeur de gingembre n’est pas qu’un simple «  livre de filles », mais un livre qui traite avec finesse de la situation féminine au début du 20ème siècle et présente l’histoire d’une jeune femme qui va gagner son indépendance. Un peu comme un roman de Jane Austen avec une pointe d’exotisme.

Mais le mieux c’est de le lire et de se faire se propre opinion.

 
Arwen
 

Pride and Prejudice, Jane Austen

Qui n’a jamais rêvé de vivre au XIXe siècle, de se rendre à des bals, de rencontrer des gentlemen ? Si tel est votre rêve, plongez-vous dans ce livre ! Son incipit ? « It is a truth universally acknowledged that a single man in possession of a good fortune must be in want of a wife ». L’arrivé d’un tel homme dans la région excite cette chère Mrs Bennet dont le seul intérêt dans la vie est de marier ces cinq filles (Jane, Elizabeth, Mary, Kitty et Lydia). Alors forcément quand Mr. Bingley débarque avec son ami Mr. Darcy, et sachant que Bingley a un revenu à hauteur de 4 000 ou 5 000 £ (voire même plus !) et que Darcy a 10 000 £ par an, c’est juste magnifique ! Bon, le problème c’est que Darcy est profondément hautain et désagréable… Mrs. Bennet jette donc son dévolu sur Mr. Bingley et, la vie étant vraiment trop bien faite au XIXe siècle, Bingley a l’air de s’intéresser à Jane, qui le lui rend bien (mais ne le montre pas vraiment).

Ah, j’allais oublier le pavé dans la mare… Mr. Collins, le pasteur, cousin de la famille, qui va hériter de la propriété des Bennet (oui, parce que dans ce monde profondément sexiste, pas d’héritage pour les filles donc c’est le cousin qui profite étant donné que les Bennet n’ont pas de fils…), débarque et fait comprendre à toute la petite famille qu’il se marierait bien avec l’une des sœurs. Jane est sauvée car Mrs Bennet fait comprendre à Collins qu’il y a quelqu’un dans la place, mais la pauvre Elizabeth plait bien à ce cher Collins… Et croyez-moi, pour vouloir de lui il faut vraiment être désespérée (ou alors une sainte, ou alors les deux) ! Vous en saurez plus en lisant… Il faut également savoir que Collins habite et officie près de la propriété de Lady Catherine de Burgh qui est la tante de Darcy (oui, le monde est très petit au XIXe siècle). Pour le moment on s’en fiche car Darcy, rappelez-vous, est hautain et désagréable, mais Lady Catherine aura son importance… Ah cette chère Catoche, pas facile à vivre !

Donc, vous avez été brièvement introduit à la famille Bennet, Bingley, Darcy, Lady Catherine et Collins. Reste Mr. Wickham, ce charmant jeune officier dont Elizabeth ferait bien son goûter et qui lui raconte à quel point Mr. Darcy est un mauvais, un gros méchant. Grosso modo, ils ont été élevé ensemble et ensuite Darcy a mené la vie dure à Wickham (ahlala ce Mr. Darcy il est vraiment pas cool). Wickham le gentil et Darcy le méchant.

Enfin, mentionnons les Gardener, oncle et tante des sœurs Bennet, sans qui beaucoup de choses n’auraient pu se passer, mais aussi la chère Charlotte, amie très proche d’Elizabeth, le genre de fille dont on dirait aujourd’hui qu’elle est « bien brave » mais c’est comme la fraicheur de Kiss Cool, ce n’est pas grave, d’autant qu’elle va débarrasser Elizabeth d’un énorme boulet…

Après cette brève présentation, vous devez vous demander pourquoi lire ce livre ? On a déjà tout compris, Jane et Bingley vont finir ensemble et puis Elizabeth va séduire Wickham et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant (en effet, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire au XIXe siècle, sauf peut-être la chasse pour ces messieurs et le piano et la danse pour ces dames). Mais ce serait beaucoup trop simple et Jane Austen a beaucoup trop de talent pour s’enfermer dans un roman à l’eau de rose sans aucun intérêt. Bingley va partir et ne plus donner de nouvelles, Wickham va également s’éloigner et va ensuite s’enfuir avec Lydia ! Darcy saura-t-il de son côté évoluer ? Que vont devenir ces sœurs sans fortune ?

Jane Austen laisse le lecteur plonger dans les différents types de relations que peuvent avoir les gens entre eux : l’amitié d’Elizabeth et de Charlotte, les relations entre sœurs qui sont parfois très proches comme Jane et Elizabeth, mais les ainées sont de temps à autres les secondes mères des plus jeunes, notamment de Lydia et Kitty. Les couples sont formés de personnes tout à fait opposées comme les Bennet ou alors de gens proches comme les Gardener qui sont très attachés l’un à l’autre. Il y a aussi les relations mères-filles mais surtout les relations entre les hommes : rivaux (Darcy-Wickham) ou meilleurs amis (Darcy-Bingley).

Jane Austen nous emmène dans ce monde impitoyable où se mêlent séduction, tendresse, infidélité, tromperie, fugue amoureuse, entraide et amitié. Elle nous permet de traverser les plus beaux paysages anglais, notamment en passant par Pemberley. Elle nous conduit, à travers ses personnages, à détester, à adorer, à être peinés et à angoisser. Vous allez aimer vous rendre à ces bals où l’on a l’impression qu’une vie peut se jouer, vous allez rire aux idioties des jeunes Bennet, être exaspérés de leur mère, souffrir pour leur père, être peinés pour les aînés mais surtout vous allez savourez cette histoire passionnante à laquelle, malgré l’époque qui y est dépeinte, nous pouvons tous nous identifier…

Duchess Virginia

Post Scriptum : ce roman a été adapté au cinéma. Si je puis me permettre, ne regardez pas la version courte avec Keira Knightley mais préférez la version longue, BBC, avec Colin Firth et Jennifer Ehle (qui se sont retrouvés 14 ans après dans Le Discours d’un Roi). Pour info, c’est en voyant cette version BBC qu’Helen Fielding a imaginé un des passages de Bridget Jones 2 : l’âge de raison, lorsque Mr… Darcy (joué par Colin Firth !) tombe dans l’eau d’une fontaine…
 

Il était une fois…

…deux princesses, Chi-Chi et Tam-Tam.
Cette phrase, nous l’avons écrite il y a maintenant 364 jours.
Voilà bientôt un an que nous vous régalons de nos chroniques littéraires où le happy-end est de rigueur. Un an de livres, d’auteurs, de débats virulents sur les clichés de la romance.
Un an de belles surprises aussi : le premier commentaire d’une personne inconnue « IRL », le premier référencement dans les blogrolls d’autres blogs, les 100 lecteurs par article, les 100 articles…
Et alors que l’heure de souffler notre première bougie approche, nous avons décidé de vous faire à notre tour une surprise. En ce mois anniversaire, nous déclarons l’ouverture du « mois de la Guest-Star » !
Au programme, un quatuor de charme pour vous régaler : DuchessVirginia, Arwen, Belette et Lady D. (que vous avez déjà pu apercevoir ici et ici).
Nos invités vous ont préparé un mois de juillet…
Un mois de juillet de découvertes, de lectures et de vacances.
De notre côté, deux voyages diplomatiques s’imposent à nous. Loin de nos écrans, nous ne pourrons répondre aux commentaires avec notre ponctualité habituelle. Mais nous ne vous abandonnons pas, nous vous laissons entre de bonnes mains. Et nous serons de retour dès la fin du mois, avec dans nos valises, de nouvelles lectures à vous présenter.
Alors que Chi-Chi s’est déjà envolée vers l’Empire du Milieu, je vous donne rendez-vous demain, pour souffler avec moi notre première bougie. Je partirai à mon tour vers le Royaume de l’Union.
Bonne lecture,
Tam-Tam