Follow my lead

Je suis une princesse influençable… avec plus ou moins de réussite.

A 7 ans, je voulais un blouson rose fluo, choix que j’ai été amené à regretter amèrement par la suite, enfin pas autant que mon auguste frère qui s’est vu refiler le-dit manteau pour les « jours de jeu » (niark niark, qu’il est bon d’être l’ainée).

Je suis une princesse un tantinet obstinée… avec plus ou moins de réussite.

A 2 ans, j’ai voulu une souris rouge (pas verte), un poney rouge et une chambre rouge, choix de couleur dont je n’ai jamais varié si l’on en juge le canapé, la pédicure et la souris (toujours là) qui trônent dans mon appartement (la liste étant bien entendue non exhaustive).

On pourrait croire que je suis une princesse impossible, mais j’aime me dire que je suis un compromis… une sorte de princesse flexible.

Quand Pimpi m’a proposé une nouvelle lecture commune, je me suis dis pourquoi pas. Ceci dit, j’avais envie de changer de registre, de passer au contemporain pour changer de ces dernières semaines où je vis régence, je mange régence et je dors régence…

Mais elle m’a parlé de Kate Noble, rapport au fait que Lauren Willig aurait recommandé un certain opus sur son blog à elle. Du coup, je me suis laissé influencer, rapport au fait que la dernière fois que j’ai écouté Pimpi, j’ai découvert une collection d’espions qui me donnent des vapeurs, et la dernière fois que j’ai écouté Lauren, j’ai découvert Nathaniel et des références à Jamie (*hurlement à la lune*).

Du coup j’ai suivi son exemple, j’ai attrapé Alfred Pennyworth, l’ai ouvert avec décision et me suis plongée avec délectation dans « Follow my lead » de Kate Noble.

Le roman s’ouvre sur un échange de lettres entre Jason Cummings, Duc de Rayne et sa sœur. Cette dernière l’invite à attendre qu’elle soit disponible pour l’accompagner pendant la saison afin qu’il puisse faire le meilleur choix d’épouse possible et qu’il évite les pièges tendus par les jeunes filles à marier aux dents longues et leur ambitieuses mamans…

En quoi cet échange est important? Parce qu’il nous en apprend beaucoup sur notre héros:  1) Jason est un Duc, 2) il a beaucoup d’humour (et sa sœur et moi pourrions être les meilleures amies du monde), 3) il cherche une femme, 4) il aime les listes ET 5) il est ROUX !!!!!

Il va sans dire que notre Duc pense ne pas avoir besoin de sa chère grande sœur, mais ô combien va-t-il se mordre les doigts d’avoir balayé d’un revers négligeant de la main la sagesse sororale ! Heureusement, une certaine Sarah Forrester saura l’aider à se sortir du pétrin dans lequel il se retrouve bien évidemment dès son premier bal. Après ce fiasco, notre héros reconnait la supériorité incontestable des grandes sœurs de par le monde (et je m’inclue dans le lot, toute modeste que je suis), plie bagage et rentre dans ses quartiers d’été…

Saison suivante, sa sœur est disponible, les voilà de retour sur Londres. Jason est plus décidé que jamais à trouver sa future épouse. Mais voilà, c’est compliqué de savoir faire la part des choses entre les minauderies de ces petites dindes et le franc intérêt. C’est que Jason est jeune, titré, plutôt bel homme, sans vice apparent. Du pain béni pour toutes les débutantes qui déferlent sur le marché du mariage chaque Saison.

Heureusement, le hasard fait bien les choses, le hasard remet sur sa route la jeune Sarah qui se trouve être la fille d’un éminent intellectuel et membre de la « Société Historique » dont Jason est un membre actif. Qu’à cela ne tienne, une cour discrète se met en place et bientôt, Jason sollicite un rendez vous avec le papounet pour lui faire sa demande officiel…

Sauf que… Sauf que… Ce dernier empêche notre héros à la crinière de feu d’exposer le but de sa venue mais lui demande un service.

Il a besoin d’une escorte pour aider Winnifred Crane, qui se fait appeler Winn, historienne aspirante à devenir un membre de la société. Winn doit en effet prouver que la réputation qu’elle prétend avoir sous un pseudonyme est véritablement la sienne et s’est engagée à authentifier une peinture d’Adam et Eve, au grand dam d’un certain George qui ne voit pas d’un très bon œil que celle qu’il prévoit de prendre pour femme soit plus brillante que lui…

Le rôle de Jason dans cette histoire, accompagner la jeune fille jusqu’à Douvres, où l’attend une escorte qui l’amènera en Suisse, où elle doit trouver des preuves pour étayer son argumentaire.

Nous avons donc Sarah, Jason, Winn et George… Cela fait beaucoup de monde avec plein de jolis plans!

Mais rien ne se passe comme prévu mes chers sujets. Par une machination du destin et un concours de circonstances dont seuls les auteurs de romance ont le secret, Winn prend le mauvais bateau, Jason la suit et tout deux se retrouvent séparés de George, qui comptait tirer parti de la traversée pour persuader Winn de rentrer au pays.

Jason est un gentleman qui n’envisage pas un moment laisser Winn sans la protection d’une escorte. Et au lieu de rentrer directement pour Londres, où l’attendait Sarah et son cher papa, le voilà qui part en road trip improvisé avec une jeune femme à l’esprit brillant mais au sens pratique… qui l’est bien moins. Appelez cela l’effet road trip, mais notre duo apprend à se connaître, à s’apprécier et à se faire confiance.

Bien sûr, rien n’est simple car à mesure que le temps passe et que Jason et Winn se découvrent, une question se fait de plus en plus pressante dans nos esprits : et Sarah ? Et George ?

Ces questions, c’est sans doute ce qui fait que ce livre, malgré une histoire entre les deux héros qui se construit avec finesse et dont la relation est tout à fait crédible, laisse une amertume glisser sur le couple que forment Jason et Winn. Car si George est facile à détester, Sarah, elle semble n’avoir rien fait.

Que les détracteurs du triangle amoureux se rassurent, jamais il n’est question de sentiments qui se tiraillent mais plus d’un timing mal ajusté et d’une fenêtre d’opportunités qui aurait pu être mieux calculée.

L’auteur a cependant su m’accrocher. Le livre est à présent refermé, Jason a gagné ses lettres de noblesse en déclaration de la mort qui tue (je dis cela, je ne dis rien) mais je veux désormais connaître l’histoire de Jane, qui m’a tant fait rire dans ce livre, et je veux savoir ce qu’il adviendra de Sarah…

On me dit dans l’oreillette qu’il s’agit d’une série. Qu’à cela ne tienne, je vais reconsidérer mon envie de contemporain et me recentrer sur la régence. On ne lit jamais assez de régence non ?

Bonne lecture,
Tam-Tam

Note : j’anticipe vos questions, pour celles et ceux qui s’interrogent, Alfred est mon BatKindle, et oui, le prince pas si charmant n’est autre que Batman !

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17 réflexions sur “Follow my lead

  1. Mmmh, ça a l'air compliqué cette histoire. Ou peut-être que je suis en mode *blonde ON* :)Bon alors, tu conseilles (vraiment) ou pas ?Car bon, tous les roux ne sont pas Jamie hein… 🙂

  2. Hiiiiiiiiiiiiiii, j'ai adoré!Par contre, je ne sais pas trop trop si je te la conseille, Cess. Je dirai que oui, quand même. Mais là, je parle pour moi, pas pour Tam-Tam!!

  3. Moi, rien que pour le road trip en mode régence ça me donne envie. Si en plus on a une sœur ainée pleine d'humour, donnez moi un stylo et dites moi où je dois signer !

  4. Ce livre a l'air géniale cependant je l'aurais reposé dès le moment ou on apprend que le duc est roux =P Non je plaisante, ça à l'air d'être une super lecture mais comme d'habitude pour moi les barrières de la langue sont présentes.

  5. Je suis en overdose romanesque. Je me dis que si je le croise, je céderais (forcément) mais bon, c'est si je le croise. Enfin, j'ai quand même quatre livres en précommande sur amazon et c'est pas sur les théories darwinesques. La romance a encore de beaux jours chez moi 😉 Il y a pas beaucoup de roux…. Je les imagine toujours bruns, je me rends compte. Est ce mon imagination ou il y a beaucoup de bruns ?

  6. Une overdose? Est-ce possible? ;-)Mais tu as raison, les bruns sont légions, le cliché du héros ténébreux a encore de beaux jours devant lui! Les roux et les blonds sont rares, et c'est un détail sur lequel les lectrices bloquent souvent!

  7. pfffiouuuu…je rentre juste de voyage diplomatique. Donc pour résumer, ce livre est bien, la lecture est vraiment sympa….mais ce n'est pas le genre de livre pour lequel je vais vous menacer de retenir ma respiration jusqu'à ce que vous le lisez…En revanche, l'auteur montre un beau potentiel…je suis sur l'affaire d'ailleurs…

  8. hihi…moi j'ai beaucoup aimé, mais je ne le classe pas dans les incontournables. Il y a quand même cette histoire de sarah qui me chagrine. Mais je suis dans "the summer of you", et pour l'instant, je fond littéralement…

  9. haha…Les road trip, c'est l'assurance de passer de bons moment. mais là j'avoue, je rentre d'une road trip diplomatique, je suis un chouilla fatiguée.ca tombe bien, un autre Kate Noble m'attend!

  10. Si je réfléchis intensément à la question, je dois admettre que quand j'imagine le héros, je l'imagine bien souvent brun…même quand l'auteur stipule qu'il est blond! allez comprendre!

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