Any duchess will do

Tessa Dare et moi, c’est une histoire compliquée. On m’en a dit du bien, je ne l’ai pas aimée, je lui ai redonné sa chance, je l’ai mieux aimée mais toujours pas vraiment adoptée, puis je l’ai laissée de côté.

Ensuite, il s’est passé plein de choses, sur ce blog et ailleurs, et je n’ai plus lu d’historiques. Je ne suis même pas à jour de mes Courtney Milan, ni de mes Elizabeth Hoyt, Teresa Medeiros, Julia Quinn ou Eloisa James (l’horreur donc), c’est vous dire !!! Je n’avais envie que de contemporains, de manière compulsive et parfois à mes dépends.

Et puis il y a eu ce livre, paru au printemps et encensé par la critique… Et avec un pitch qui me plaisait vraiment cette fois !

Griffin, duc très comme il faut sur le papier mais pas du tout respectable dans la vie (il joue même un semi-bad guy dans A week to be wicked) (oui j’ai oublié de vous dire que c’est le tome 4 – 6 si on compte les nouvelles – de la série Les demoiselles de Spindle Cove, dont le tome 1 vient de paraitre chez J’ai Lu) (et le tome 2, A week to be wicked donc, sort en VF en mars), ne veut pas se marier. Il ne veut pas d’enfants, il se fiche de transmettre le titre, bref, vous avez compris, Griff est la caricature du rake de romance.

Seulement voilà, depuis un an, Griff n’est plus le même… Il ne sort plus, il ne boit plus, il ne court plus les jupons des courtisanes et surtout, il se morfond.

Pourquoi ? Mystère et boule de gomme.

Mais sa maman chérie, frustrée de ne pas avoir de petits enfants, décide de kidnapper son fils rebelle pour l’emmener à Spindle Cove. La petite ville a en effet gagné une certaine réputation depuis le 1er tome, et Madame la duchesse douairière est persuadée que le problème de Griff c’est qu’il a l’embarras du choix. Un bref séjour dans ce minuscule village côtier où l’on trouve une concentration exceptionnelle de vieilles filles de bonne famille lui parait être la réponse à toutes ses prières.

Il suffira qu’il choisisse une candidate, n’importe laquelle, et avec un peu d’entrainement, elle ne pourra que faire une duchesse tout à fait respectable, quelle qu’elle soit.

C’est bien évidemment sans compter sur le fait que Griff ne veut pas se marier. En résulte un pari avec sa folle de mère (qui l’a quand même drogué pour le fourrer dans une calèche direction Spindle Cove !!!). Si celle-ci parvient à transformer la femme choisie par Griff en duchesse en une semaine, il l’épousera. Sinon, elle abandonnera à jamais toute idée de le marier.

Et histoire de mettre toutes les chances de son côté Griff décide donc de choisir Pauline. Pauline qui serait une candidate tout à faire crédible, si ce n ‘était pas la servante de la taverne du village. Même pas une jeune lady pauvre obligée de travailler pour survivre, non non, une vraie paysanne, fille de fermier, assortie d’un accent rural et de mains calleuses.

Amis qui lisez ce livre, abandonnez tout de suite la moindre étincelle d’espoir de l’ombre d’un début de vraisemblance. Sans même vous dire un mot de plus, vous vous doutez bien que rien ne sera crédible dans cette histoire !

Entre le duc et la servante métamorphosée avec plus de talent qu’une Cendrillon en l’espace d’une semaine, vous allez rouler les yeux à vous les faire sortir de la tête.

Mais aussi, vous allez rire !

Parce que Pauline, toute servante qu’elle soit, rêve d’élever sa condition dans la vie, et que sans croire une seconde que le duc va l’épouser, elle va profiter de la situation. Parce que Griff va lui proposer un pont d’or (enfin question de point de vue, mais de l’argent), pour être aussi catastrophique que possible et distraire la duchesse sa mère pendant une semaine, histoire qu’il y gagne au moins quelques jours de paix. Parce que la duchesse n’est dupe de personne et qu’elle s’est mise au tricot (ne me demandez pas pourquoi, il parait que c’est important). Parce que bien sûr, il va y avoir quelques scènes d’anthologie, pour une fois que nous n’avons pas une jeune fille de bonne famille innocente ou une vieille fille plus ou moins respectable. Parce que Pauline est à mourir de rire et qu’elle a un sens de la répartie acide et terrifiant et que le plus souvent, ses confrontations avec la duchesse sont hilarantes.

Ce livre m’a amusée pendant que je le lisais, c’est un divertissement parfait, je lui ai même donné 4 étoiles sur Goodreads, meilleure note jamais attribuée à cette auteur pour moi. Mais il ne faut surtout pas l’aborder en essayant de l’analyser, de comprendre ou de chercher une quelconque logique dans l’histoire ou une consistance dans les personnages, vous ne feriez que ruiner toute l’illusion !

Alors, oui, la fin est un peu trop longue, l’histoire complètement tirée par les cheveux. Mais ce livre, c’est un soufflé qui tient le temps d’une lecture. Une lecture où vous pouvez apprécier l’humour et les piques que les personnages s’envoient en permanence et qui sont surprenantes d’audace souvent !

En bonus, je peux vous dire que les scènes sexy sont plus intenses que ce que l’on a l’habitude de voir dans ce genre de publication, à la limite de l’erotica par moments…  Une tendance de plus en plus marquée dans les historiques, souvenez-vous de ce qu’en disait T. il y a déjà un certain temps !

A noter donc comme une régence fluffy et ridicule, mais drôle !

Bonne lecture,

Chi-Chi

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14 réflexions sur “Any duchess will do

  1. Ah ben justement je l’avais lu suite à ta bonne note sur Goodreads et je me suis régalée. J’en ai lu d’autres de la série qui sont bien aussi. En ce moment je réalise que l’humour et la capacité à faire rire sont assez déterminants dans la qualité d’une romance 🙂

    • Disons que tous les livres de l’auteur ne sont pas aussi réussis, mais l’humour est effectivement un élément important!

      • Siiii j’ai lu le 2! Mauvaise langue!
        Mélanie, tu peux lire ceux que tu veux, et en desordre, au pire on perd quelques détails et subtilités dans les relations avec les anciens héros, mais tu comprendras l’histoire dans souci! 🙂

  2. La fameuse auteur que j’aime bien mais donc je suis incapable de me souvenir des histoires (la preuve l’autre jour), je pense que la métaphore du soufflé est parfaite, délicieux pendant la lecture mais qu’on oublie bien vite, en tout cas, après le premier tome, je vais ire la suite, rendez-vous en mars avec Mr Colin 😉

  3. « For once in her life, she wouldn’t be failing at success. She’d be succeeding at failure. »
    Tessa Dare a l’art de la formule, non? En tout cas, pour moi, elle a fait mouche ! Ce tome a clos la série avec une touche de légèreté juste parfaite ! La comparaison avec un soufflé au chocolat est bien trouvée ! Saupoudré de sucre glace… je me suispourléchée les babines ! Merci pour votre avis !

  4. Pingback: 27 questions à Courtney Milan, l’interview fleuve | In need of prince charming

  5. Pingback: The Duke’s disaster | In need of prince charming

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