Lieutenant Eve Dallas, la série


(Réédition du 25/10/10)
Lorsqu’on parle de classique en littérature, on fait souvent référence à des auteurs dont la qualité et le mérite font l’unanimité. On parle de Victor Hugo, James Joyce, Shakespeare, Cervantès ou Goethe… On parle d’auteurs qui sont (ou seront) au programme du Baccalauréat…

De mon côté, j’ai toujours trouvé cela assez réducteur de ma définition personnelle du classique de bibliothèque :
Dans ma bibliothèque, un classique est un livre que j’ai lu, relu, re-relu… offert, conseillé… C’est le livre vers lequel ma main est attirée les jours où ma PAL ne me tente pas.
C’est mon remède contre la morosité un jour de grisaille, ou mon fixe de bonne humeur…
La chose étrange avec mes classiques, c’est que non contents d’évoluer au cours du temps, c’est une liste qui peut contenir des titres surprenant… J’ai relu hier Naked in Death (Lieutenant Eve Dallas) de J.D. Robb et j’ai regoûté les plaisirs d’une enquête en compagnie d’Eve Dallas. Pourtant, ma relation avec notre lieutenant préférée n’était pas gagnée, loin de là !
Mais je sens votre perplexité, aussi vais-je tout vous expliquer…
La première fois que je suis tombée sur un Nora Roberts Eve Dallas, ce dernier était dans une collection J’ai Lu des plus rose Barbie et le synopsis en 4ème de couverture situait l’action dans le futur, ce qui a eu le don de me faire reposer l’ouvrage, au profit de ma première nuit blanche dont je vous ai déjà parlé… Dans mon esprit, Nora Roberts est restée pendant longtemps associée avec cette série futuriste de thrillers.
Il a fallu l’arrivée de la première trilogie irlandaise chez J’ai Lu pour réhabiliter cette auteur prolifique, sans parler du fabuleux Three Fates – La fortune des Sullivan dont nous parlerons un jour… Mais alors même que je me jetais sur tous les ouvrages de Madame Roberts, je ne pouvais me résoudre à essayer la série de Mademoiselle Robb.
Jusqu’à un lundi pluvieux de Cornouailles (ouhhh la belle redondance ^^), où ma bibliothécaire me glisse en aparté qu’elle a lu un livre magique pendant le weekend qui lui a fait oublier que son chat a des problèmes de goutte (là encore, je vous ai déjà parlé d’Alice).
Je m’enquiers du titre de la merveille… et là, stupeur, il s’agit de Naked In Death de J. D. Robb. Alice, ma chère Chi-Chi, c’était un peu toi, mais en version fleurie à l’anglaise, avec de petites lunettes et un cardigan grenat couvert de poils de chat qu’elle portait systématiquement sur ces frêles épaules par temps pluvieux (i.e. en permanence). Et tout comme je suis les conseils de Chi-Chi les yeux fermés, j’ai fait fi de mes réserves, j’ai emprunté le livre, et je suis rentrée chez moi… sous la pluie…
Par pur esprit de contradiction, je n’ai pas sauté sur le livre pour le lire… loin de là. Je m’y suis résolue le dimanche, n’ayant plus que cela à ma disposition…
Et ce fut la révélation !
J’ai découvert une ambiance bien particulière. J’avais fait la grimace à l’idée de lire une histoire se situant dans le futur, ce détail a finalement participé à me faire entrer dans l’histoire.
Nous découvrons avec délices dans ce premier tome Eve, lieutenant de la police de New York sur une enquête de meurtres en série de prostituées. Au détour de ses investigations, elle tombe sur le millionnaire Roarke. D’interrogatoires en alibis, des liens se tissent (à son esprit défendant, Ltd. Dallas n’est pas du genre à donner dans le sentiment !).
Par-delà l’enquête, qui au demeurant est bien menée, c’est la découverte de l’héroïne de la série et du couple mythique qu’elle va former avec Roarke qui m’a intriguée.
Eve est un personnage « mille feuilles », quand on a enlevé une couche, on en découvre une nouvelle. Elle est complexe, même pour les narrateurs omniscients que nous sommes. Et le premier livre de cette série nous titille juste ce qu’il faut de curiosité pour nous donner l’envie de la découvrir un peu plus dans chaque livre. On y découvre une femme qui se veut forte, qui pour se sentir maître de sa vie, tient les gens à distance. On y découvre une femme qui, en dépit de la prudence dont elle fait preuve, se retrouve « envoutée » par le charismatique Roarke.
Roarke… Comment ne pas tomber sous le charme ? Il est comme Cher ou Madonna, il est Roarke et rien d’autre. D’origine irlandaise, il s’est construit une fortune et un nom. Et croyez-moi, sur l’échelle Hugh Jackman, il se place définitivement en bonne position (même si la traduction le rétrograde quelque peu en l’appelant Connor, irk…) :
Il est beau, il est grand, il est musclé… coté corps de rêve, nous sommes parées.
Pour le côté mystérieux, la rumeur dit qu’il aurait acquis sa fortune de manière pas tout à fait légale. Mais qu’importe, chez Nora Roberts, les voleurs sont toujours des gentlemen, c’est bien connu.
Nous aurons bien des tomes en leur compagnie pour découvrir les différentes facettes des ces deux personnages et de leur comparses. Car c’est sans doute là tout le talent de l’auteur, de très bons personnages secondaires. Le capitaine Feeney (la figure paternelle de la série), le docteur Mira (la figure maternelle), la sympathique et musicale Mavis (on a toujours besoin d’une meilleure amie), et sans oublier le très coincé/antipathique/efficace Summerset, envers lequel j’ai une affection particulière – ce qui doit être un truc de maître d’hôtel, car déjà à l’époque de Batman, je fondais littéralement pour les « Master Bruce » d’Alfred…
Si le suspense version 2050 vous tente, Eve Dallas saura vous séduire !
Bonne Lecture
Tam-Tam
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14 réflexions sur “Lieutenant Eve Dallas, la série

  1. Waouh ! que c’est vieux ! J’ai lu les premiers tomes et je me suis arrêtée je ne sais plus quand. Je n’aime pas qu’une série s’éternise. Ça me donne envie de les relire ! Je me souviens de la douche hyper sophistiquée…
    Bons souvenirs.

    • j’avais pas commencé par le premier a l’époque…. le hasard des emprunts de bibliothèque….
      peut etre que ca a joué un role!
      mais dans tous les cas, avec la quantité de supers livres qui existent, faut pas se forcer hihi!

  2. Oh, how I agree with you! Some long time readers–this series has been going on for nigh 20 years, after all–hare grown weary of how often Roarke is available to help Eve, and/or how easy it is for him to do…well, everything and to do it well, etc. As far as I’m concerned, though, Eve’s character and her evolution as a person is the main draw. She’s a fantastic heroine.

    • I need to read those I haven’t read… i am so late on my reading…
      but , you know, so many books, so little time!

    • J’avoue avoir laché prise… mais régulièrement je me dis que je devrais m’y remettre… c’est bon d’avoir des valeurs sures….

  3. Eve Dallas was in fact my introduction to Nora Roberts/J.D. Robb–and arguably one of the first things that got me reading romance. It helped that the In Death series is futuristic, and every so often, it actually pulls off being science fiction, too. (The Born in Death one coming to mind here, where she got into some real interesting questions about cloning.)

    I’m reminded I haven’t read the recent releases. I need to fix that–I do very much like that the supporting cast have developed considerably, even though I do agree that it’s a rut and a problem that Roarke makes Eve’s investigations WAY easier.

    • Roarke is soooo wouah, isn’t he?
      he was the only « pirate » I could find in the contemporary romance world (with the Julie James hacker)….

      • Roarke is very, _very_ wouah. 😀 (It doesn’t suck that I keep imagining him played in my brain by Pierce Brosnan, either. Which, given Nora Roberts’ age, I would be willing to bet is _entirely intentional_. She does like her some Irish heroes.)

  4. Je suis pour ma part une grande fan de la série, un « comfort-read ». Selon ta définition d’un classique, cette série en est clairement un pour moi. 🙂
    Et pourtant ce n’était pas gagné. Je n’aime pas du tout le premier tome. L’enquête est un peu trop « ick » pour moi, et j’ai eu l’impression en lisant le livre que c’était voulu pour bien se démarquer des romances « Nora Roberts ». J’ai malgré tout tenté le second tome et j’ai accroché. J’ai eu un coup de mou au bout de quelques tomes, quand j’en ai eu marre que Roarke intervienne dans toutes les enquêtes (je n’avais pas envisagé la série sous cet angle), et puis j’en ai pris mon parti. Tous les tomes ne se valent pas, certaines enquêtes sont plus ou moins intéressantes, mais JD Robb a su créer tout un groupe de personnages autour du couple principal auxquels nous sommes aussi attachés qu’à Eve et Roarke. J’ai donc tous les tomes dans mes étagères, et je les relis régulièrement. Comfort read !! 🙂
    Et je ne peux pas les lire en français. Connor ?????? 😦

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