Le théorème de Cupidon

(Réédition du 28/03/2011)
… ou comment le Salon du livre est mauvais pour le budget lecture.Le weekend dernier, j’ai fait ma valise, empilé tous les livres de Chi-Chi qui traînassaient dans ma bibliothèque, donné un dernier baiser à mon prince pas si charmant et j’ai quitté mon royaume le temps d’un weekend pour rejoindre les lumières de la ville et arpenter les couloirs du Salon du livre.Mon programme du samedi organisé à la demie-heure près, j’avais listé mes dédicaces, les conférences auxquelles je voulais assister et les auteurs que je voulais apercevoir.

Et puis, des circonstances exceptionnelles m’ont obligé à changer mon jour de visite…
Me voilà donc le dimanche, avec dans mon programme 4 heures de libres (puisqu’au final, les conférences du dimanche me faisaient moins envie). 4 longues heures à déambuler dans les allées du Salon. 4 heures interminables avec tous pleins de beaux livres à portée de main (et de portefeuille).Ma volonté a tenu 2h.
Elle a craqué lorsque je suis arrivée sur le stand Calmann-Levy où j’ai rencontré Agnès Abécassis et son éditrice.
L’auteure dédicaçait son dernier ouvrage « Le théorème de Cupidon ». Et la quatrième de couverture combinée à la gentillesse du duo a eu raison de mes derniers doutes.
Sitôt acheté, j’ai trouvé un coin tranquille dans la grande halle du Salon et me suis installée contre un pilier avec un café pour commencer ma lecture.

Si ce n’était pour les deux dernières dédicaces qui m’attendaient, j’aurais sans doute fini le livre dans l’après-midi. Mais ce n’était que partie remise car depuis, j’ai eu tout le temps nécessaire pour finir l’histoire d’Adelaïde et de Philéas.

L’histoire se passe à Paris. Je n’ai aucun mal à imaginer Adelaïde passant son badge Navigo sur la borne pour attraper son métro. J’imagine Philéas sur un scooter naviguant entre les voitures à l’heure de pointe ou passant au Franprix le soir pour acheter de quoi manger. J’imagine Adélaide et ses filles au marché le dimanche matin à Bastille… Légère et agréable à lire, j’ai aimé cette histoire où pour une fois toutes les références me sont familières.

Mais pourquoi le Théorème de Cupidon ? La définition de l’auteure: deux lignes parallèles ne se croisent jamais. Sauf si elles sont faites l’une pour l’autre.

Soit. Mais en pratique, cela donne quoi ?

Cela donne une histoire où les héros semblent se rater en permanence, où la tension monte, et où l’on attend avec impatience LE moment où enfin ils vont se rendre compte qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Parce que nous, lecteurs, au fur et à mesure des chapitres, nous en avons la certitude. Adélaïde et Philéas sont les fameuses lignes droites dont l’auteur parle !

Si vous ne connaissez pas cette auteure, je vous invite à vous procurer un de ces livres. Vous aimerez son humour et ses dialogues acérés. Et enfin un livre où l’on peut crier « Cocorico ! »

Mais, car il faut toujours un « mais », si je n’ai qu’un regret à déplorer (pour l’intérêt de l’argument, quelques révélations sur le livre vont suivre)…

J’aurais aimé que l’histoire aille plus loin. J’ai l’impression d’être restée sur ma faim.

Que se passe-t-il après LA fameuse rencontre ! Une histoire d’amour ne peut se résumer à la rencontre entre deux individus, qu’ils soient faits l’un pour l’autre ou non…

J’ai donc refermé ce livre quelque peu frustrée. Ce qui était sans doute l’intention de l’auteure. Mais je grogne, je grogne… et me demande ce que font Philéas et Adélaïde en ce moment même…

Bonne lecture,
Tam-Tam

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