Mugs of love

OMG !!! Je suis tellement choquée par ce livre que je suis obligée de partager !!!!

Première impression de moi (yours truly, Tam-Tam au rapport): j’aime la couverture.

Repéré sur un blog, présenté comme une « small town romance » mignonne, avec une pincée de bad-boy (le héros a fait de la prison), je dis oui, et j’avais très envie de lire Mugs of love de Norma Jeanne Karlsson…

Scandale, un héros qui a fait de la prison! On me dit dans l’oreillette qu’un héros de Kristan Higgins avait lui aussi eu ses déboires avec la Loi (avec un grand L, parce qu’L ne pardonne pas) (je suis en verve) (c’est sans doute d’avoir dormi 8h).

Et puis cela commence, il y a des passages vraiment chou, on voit très vite que l’ex d’Emily va poser un problème mais cela fonctionne.

Et puis… Et puis après c’est l’ajout constant d’éléments tous plus improbables les uns que les autres, et les mauvaises surprises s’enchainent.

Des noms! Des détails!!! Balance!!!

Vous ajoutez le président du club de motards local (aka pas un gars gentil – motard étant le nom gentil pour dire une mafia violente, regardez Sons of Anarchy), qui déclare à Emily que s’il n’était pas déjà amoureux, il serait carrément sur les rangs pour la conquérir (5 minutes après leur 1ère rencontre) (et devant sa petite amie, histoire de mettre tout le monde bien à l’aise) (laquelle petite amie entreprend alors de devenir la nouvelle meilleure amie d’Emily)

Alors déjà, Son of Anarchy, non. Parce que j’aime me dire que je souhaite que les 8h de sommeil de la nuit passée se reproduisent. Ensuite, 5 minutes et devant la petite amie (et donc future ex, si je calcule bien). Franchement, c’est plus bad boy là, c’est douchebag ascendant abruti…

Ensuite, vous ajoutez que tout le monde a un passé trouble (le meilleur ami d’Emily se révèle être le fils du précédent président du club de motards) (la nana qui tient la boutique d’à côté est une pouffe qui a couché avec l’ex d’Emily pendant tout le temps où ils étaient ensemble) (le propriétaire de la boutique d’en face a fait de la prison aussi) etc etc

Après le pays des poneys, voici le pays des motards, celui où quand tu nais, tu as déjà fait de la prison…

Ensuite, vous ajoutez la découverte d’un demi-frère surprise pour Garrett (que tout le monde aime instantanément) (et le meilleure pote du petit frère qui tombe instantanément amoureux d’Emily et explique à Garrett qu’il n’a pas intérêt à rater sa chance sinon il se met sur les rangs) (le mec a 16 ans)

On va dire qu’en pincer pour l’héroïne est dans les gènes… Ainsi que l’arrogance de croire que clairement Emily n’a même pas son mot à dire (parce que genre elle pourrait vouloir faire sa vie avec un comptable hein, et qui scandaleusement n’aurait même pas fait de la prison)

Ensuite, vous ajoutez le fait que Garrett a tué non pas une mais plusieurs personnes (mais c’est OK parce que ce n’était pas des gens bien) (et puis c’est Emily qui le dit) (et franchement, tirer une balle dans la tête d’une femme qui vient de s’ouvrir les veines après avoir accidentellement tué son bébé, c’est plus un acte de miséricorde qu’un meurtre) (parce qu’il n’y a pas d’hôpitaux aux États-Unis et que sinon elle serait morte dans d’atroces souffrances)

Garrett, juge et jury. Tout est dit.

Ensuite, il y a le comportement de stalker absolu de Garrett envers Emily : il l’observe à travers la vitre de sa boutique (à se demander comment il fait pour travailler), il la suit, l’observe à travers la fenêtre de son salon (j’aime en particulier le moment où elle sent que quelqu’un la regarde, se sent en danger et pense « cela ne peut pas être Garrett, il ne ferait jamais rien pour me faire peur »), et quand ils sont ensemble, insiste pour savoir où elle est à tout moment (deux options, le moniteur à la cheville ou les menottes, je ne vois que ça)…

Emily, très chère, va falloir que tu t’achètes une personnalité. Demande une extra dose de courage et de libre arbitre, parce que là, tu n’assures pas du tout!

Ensuite, il y a l’ex-petit ami, qui c’est vrai, la harcèle de coups de fils et petits mots sur son pare-brise depuis des mois. Et Garrett et le meilleur ami qui disent à Emily d’aller voir la police et elle qui assure que non non ce n’est rien (mais se met quand même dans un tel état qu’elle ne peut pas aller travailler parce qu’il a laissé un message sur son répondeur) (parce qu’elle est TRISTE de lui avoir fait de la peine, pas parce qu’elle a peur). Et les gars qui lui disent de se méfier mais au lieu de la trainer de force chez les flics, préfèrent se passer le relai pour tabasser l’ex quand il vient sonner à sa porte. En passant, personne ne s’inquiète trop de savoir que le gars finit inconscient sur le tapis de l’entrée, et la première chose qu’il dit en reprenant connaissance, c’est « est-ce que tu veux bien diner avec moi demain ? », et cette gourde dit oui parce que cela protègera les deux c*** qui ont joué les Cro-Magnon et que l’ex comme ça n’ira lui pas voir la police.

Holly Sparkling Unicorn!!!! (oui, c’est ma nouvelle insulte, notez le registre de langue de ouf!)

Et puis ALORS …  l’apothéose… Le demi-frère, son meilleur pote et la petite sœur du meilleur pote sont retrouvés tabassés dans la cave d’une maison, comme ça, gratuitement, sans le moindre indice qui aurait pu nous laisser penser que le livre allait devenir violent, que quelque chose était louche quelque part (en tout cas pas à ce point) (en fait si, rétrospectivement j’aurais pu me douter, mais pas à ce point). Et donc, avec moult détails, Garrett les retrouve, fait appel au club de motards pour lui filer un coup de main (mais on ne préviens pas la police, non non), et plein plein de détails gores plus tard, Emily dit à Garrett de faire « whatever it takes » pour venger cette attaque, et en faisant ça, elle sait très bien qu’elle lui donne carte blanche pour aller tuer les responsables.

Genre jamais elle réagit. #Facepalm

Miss Princesse qui est si douce et parfaite et adorable que tous les êtres humains tombent à ses pieds, qui est si géniale parce qu’elle fait toujours ce qui est bien, qu’elle ne ment pas, qu’elle est délicate et loyale et compréhensive et qu’elle a un sens moral incroyable, Miss Princesse autorise son petit copain (dont elle sait déjà que c’est un meurtrier multirécidiviste) à faire ce qu’il a à faire – avec comme raisonnement que son papa à elle était un sniper et que du coup elle n’a pas le même regard que le commun des mortels sur la vie et la mort, et qu’elle sait que parfois il faut un mal pour un bien et que tuer quelques personnes pour protéger les autres, cela arrive. (oui, évidemment, c’est bien à eux de décider, ce n’est pas comme si l’on avait inventé ce truc génial qui s’appelle un système judiciaire) (et franchement pour qui ils se prennent ???)

Et dans cette histoire, on est supposé fantasmer et rêver sur quoi au juste? Parce qu’Emily me donne des envies de meurtre au crépi (douloureux et défigurant) et Garrett me fait douter dans la capacité de la race humaine à faire le bien…

J’ai arrêté la lecture au moment où Garrett explique qu’il vient de se briser les dents d’un homme avec un marteau pour le faire parler et que c’était bien mérité. C’est sanglant, c’est bien bien détaillé, et j’ai senti que cela n’allait pas en s’améliorant.

Et moi maintenant, je veux mon doudou, du chocolat et un câlin…

Mais mon dieu, que s’est-il passé ? Ce livre veut passer pour une romance qui met en avant le côté protecteur de ses personnages masculins et il en ressort une ambiance hyper malsaine, où tous sont borderline stalkers, se promènent avec des armes planqués dans les chaussettes (j’exagère à peine) et, comme nous avons la chance d’avoir une alternance des points de vue, prennent un plaisir pervers à exercer une violence physique sur ceux qu’ils perçoivent comme indignes… Et leurs « femmes » trouvent toutes cela très bien…

Je ne l’ai pas lu le dernier tiers de l’histoire, je ne sais pas comment cela finit, et franchement je m’en passerai très bien…

Love,

Oui, il va nous en falloir pour se remettre!

Chi-Chi

Et Tam-Tam qui va aller relire ses « Mon petit poney » vintage, parce que là, au moins, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil…

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20 réflexions sur “Mugs of love

    • Disons que tant qu’il y avait des passages chou, je voulais savoir comment l’histoire allait finir, mais à un certain stade, il n’y a pas de rédemption possible!

  1. Heureusement que tu es là pour nous éviter ça! Ce côté justicier malgré lui, mais comme il a raison, c’est pas grave, m’horripile :/

    Mais « douchebag ascendant abruti », arf, arf, arf…

  2. arf arf sorry sorry, je me sens coupable xD je me souviens avoir bien aimé sans plus, mais pas le côté violent (too much)… *pars se cacher* ^^’

    • Ah mais ce n’est pas de ta faute, j’avais vérifié la 4ème de couv’ et quelques reviews GR avant de me lancer, je n’ai rien vu qui aurait pu m’y préparer nulle part! Il y a tromperie sur la marchandise clairement!

      • ♥♥♥ mais je t’avais dis « bonne lecture » dans les coms de mon blog xD
        (moi je me suis faite avoir une fois sur un roman erotica alors que c’était précisé nulle part, la surprise a été spéciale huhu)

  3. Dis donc, c’est flippant ton truc là!!! C’est sûr l’auteure est républicaine et va voter Bush, voire pire si un gars du Tea-party pouvait être choisi!! C’est hallucinant que ce roman ait passé toutes les étapes de la maison d’édition. Je me demande, quand ils l’ont eu en main, quelle cible lectorat ils avaient à l’idée pour ce livre??? En tout cas, je me suis régalée à la lecture de ton billet. C’est avec les pires romans qu’on fait les billets les plus jubilatoires!

  4. Ben voyons, c’est fou fou fouf tout ça! Et moi, les personnages parfaits que tout le monde adooooore, ils m’énervent. Du coup, ça et les folies meurtrières bien méritées… je vais me tenir loin!

    • Au début ce n’était que « un peu pénible », et puis à la rigueur, je préférais qu’elle soit parfaite versus lui qui est juste un monstre en fait!

  5. « parce qu’L ne pardonne pas » ça commence fort ! je retourne à ma lecture

    « Après le pays des poneys, voici le pays des motards, celui où quand tu nais, tu as déjà fait de la prison… » T est en forme !

    « (et puis c’est Emily qui le dit) (et franchement, tirer une balle dans la tête d’une femme qui vient de s’ouvrir les veines après avoir accidentellement tué son bébé, c’est plus un acte de miséricorde qu’un meurtre) (parce qu’il n’y a pas d’hôpitaux aux États-Unis et que sinon elle serait morte dans d’atroces souffrances) » Pitié, dites-moi que c’est une blague?

    « Holly Sparkling Unicorn » j’adore !

    « Garrett explique qu’il vient de se briser les dents d’un homme avec un marteau pour le faire parler et que c’était bien mérité. C’est sanglant, c’est bien bien détaillé, » Euh? c’est une romance ??? Vous êtes sûres …

    Mais mais …. je voulais savoir la fin moi? !!! Non mais c’est vrai? Est-ce qu’il finit par tuer Emily à coup de cures-dents dans d’atroces souffrances, elle le pardonnant et lui donnant son accord? Bon je blague mais j’aurai bien aimé quand même savoir la fin ^^

    Sinon une petite conclusion à ta chronique: Mme Karlsson devrait prendre rendez-vous chez un psy !

  6. Mais que fait la police !!!! (oui elle était facile je vous l’accorde). Bon ben non, clairement non, celui là rentrera pas dans ma kobodamour. Sinon j’ai une question technique. Casser les dents à qqn à coup de marteau, c’est pas un peu gênant pour l’élocution après (avec tous ces S qui deviennent des F) ? Nan, parce que l’idée c’était de le faire parler après si j’ai bien compris.

  7. Pingback: Truth or beard | In need of prince charming

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