If you only knew

C’était obligatoire, Kristan Higgins a sorti un nouveau livre et il fallait que je le lise !

Enfin, j’étais un peu hésitante, parce que l’on nous annonçait que Kristan passait de la romance à la «women’s fiction», comprendre le roman féminin, ce qui voulait dire pour moi beaucoup moins de temps passé à swooner sur le héros.
Mais après discussion avec des amies lectrices, j’ai été sommée de lire ce livre séance tenante.

Et comme la météo anglaise (vous apprendrez que quand on vit dans ce pays, la météo est le sujet d’à peu près 25% de toutes les conversations que vous pouvez avoir, avec qui que ce soit), je disais donc, la météo anglaise ayant été coopérative avec mes envies de lectures, plutôt qu’avec les projets de balade en campagne par 13 degrés sous une pluie battante, j’ai lu le dernier Kristan Higgins hier.

Et parce que, contrairement à beaucoup de lecteurs que je connais, je déteste être spoilée, je n’avais même pas été vérifier le résumé avant de commencer.

Bon.

Jenny a 36 ans, designer de robes de mariées, sans enfants mais rêvant d’en avoir, et elle est fraichement divorcée d’Owen, l’ex parfait et plein de sollicitude qui est désolé de lui avoir brisé le cœur et avec qui elle est restée amie. Et pour faire bonne mesure, elle est aussi devenue amie avec Ana-Sofia, la nouvelle femme d’Owen. Et elle pousse même le vice jusqu’à aider la ô-combien-parfaite Ana-Sofia à accoucher lorsque leur bébé surprise se présente avec un peu d’avance.

Vous l’aurez compris, Jenny n’a pas encore vraiment tourné la page de son mariage et même si tout ce beau monde est charmant et poli, elle a besoin d’air. D’où la décision de déménager, pour retourner dans la région de son enfance, se rapprocher de sa famille et ouvrir sa boutique de robe de mariées.

Ce sera le coup de départ de notre histoire.

De l’autre côté, nous avons Rachel, la grande sœur de Jenny, presque 40 ans, formant un couple parfait avec Adam et mère au foyer de triplettes de 3 ans et demi qui sont adorables mais épuisantes. Enfin, couple parfait, jusqu’à ce que la petite graine de doute vienne germer dans leur mariage…

Autour des deux sœurs, on retrouve, comme toujours chez Kristan Higgins, une galerie de personnages secondaires délicieux. La mère – veuve professionnelle, les amis, les voisins. Sans oublier l’assistant gay qui écrit une romance porno gay BDSM parce que qui ne tente pas de devenir le nouveau E.L. James, je vous le demande ?

Quant à l’histoire ? Eh bien Jenny voudrait se remarier et avoir des enfants. Rachel voudrait savoir ce qu’elle doit faire de son couple. Toutes les deux aimeraient réussi à canaliser l’énergie négative de leur mère, et en général, être heureuses tout simplement.

Je me suis couchée à 4h du matin pour finir ce livre. Je suis tombée dedans comme toujours avec Kristan. Et si j’ai regretté que plus de temps ne soit pas accordé à la romance (Léo <3), j’ai apprécié  Jenny (un peu plus que Rachel qui représente pourtant la moitié de l’histoire, j’avoue), que j’ai trouvée très réussie, la tête sur les épaules, touchante et charmante, prenant sa vie en main. J’ai aimé le héros romantique (le petit cœur était un indice), l’absence de grande scène de mélodrame à la fin pour justifier une crise puis réunion des héros.

Et puis surtout, j’ai adoré les références à la téléréalité américaine, et la présence, même éphémère de Tim Gunn, qui ne parlera pas aux francophones…  Allez, je vous explique. Tim Gunn est un des piliers de l’émission de téléréalité d’Heidi Klum (la top model), Project Runway (émission concentrée autour d’une compétition de design de mode, ce qui veut dire plein de couture et de belles robes à chaque épisode). C’est une star aux US, il a même fait des apparitions en guest-star dans des séries – la plus notable pour moi étant celle du tailleur de Barney dans How I Met Your Mother. C’est un peu le Jiminy Cricket du show, la voix de la sagesse, la mamie gâteau bienveillante, dans le corps d’un américain aux airs d’anglais distingué toujours tiré à 4 épingles. Je suis fan de l’émission depuis sa 1ère saison, nous en sommes à la 14, je suis toujours fan de Tim Gunn et Jenny l’a rencontré. Plusieurs fois. Et même qu’il se souvient de son nom. C’est ça la gloire les enfants !

Et pour faire bonne mesure, on fait aussi référence à Say yes to the dress, autre émission de téléréalité nettement moins distinguée, où des futures mariées essayent des robes toutes plus atroces les unes que les autres pour trouver « la bonne ».

C’est qu’on ne plaisante pas avec une robe de mariée !

Pour conclure, on dit que ce livre n’est pas une romance, mais pour moi, elle y est tout aussi présente que dans un livre comme Catch of the day. C’est à dire légère mais pas non plus absente. Certes ce n’est pas une romance mais il y a de la romance, c’est une vraie réussite pour Kristan Higgins qui met son talent au service d’un nouveau genre, et une fois n’est pas coutume, je crois que je vais la suivre sur ce coup !

Bonne lecture,

Chi-Chi

Publicités

16 réflexions sur “If you only knew

  1. Moi d’abord, je ne veut pas etre la prochaine EL James!
    Et puis pour « say yes to the dress », je ne peux que me rappeler ce moment en 2013 avec toi a la maison, un paquet de fraises tagada (que j’arrivais même pas a manger!) et le programme sur l’ordi!!!

    • Attends, tu ne veux pas être EL James mais tu veux bien sa fortune!
      SYTTD ça date de bien avant 2013, c’est mon premier séjour chez toi même. Je ne me souviens pas des tagadas…

  2. Je l’ai acheté en ebook, car le paperback était hors de prix, et j’attends un moment où personne ne m’interrompera pour m’y mettre. Comme le roman féminin est mon genre préféré, je ne crains rien, mais ton approbation me donne encore plus envie de le lire vite!

  3. J’étais dedans la semaine dernière et ça a été une très agréable surprise. Je me suis lancée dedans en attendant la romance pétillante habituelle et j’ai finalement beaucoup aimé l’ancrage plus réaliste et centré sur l’évolution des personnages. De la légèreté mais pas trop, de la romance sans que ça en soit une obsession, nan vraiment un très chouette équilibre.

    • Entièrement d’accord, j’ai trouvé l’ensemble bien dosé et fin. J’aurais juste préféré plus de temps pour Jenny et moins pour Rachel en fait, dont l’histoire me touche moins (sérieusement, combien de fois va-t-elle avaler la meme couleuvre??!).

      • J’avoue, par moment j’aurais bien eu envie de la secouer un peu Rachel. Même si son histoire a fait bobo à mon petit coeur, elle est quand même sacrément gourdasse sur les bords ou bien décidé à lui trouver toutes les excuses.

  4. Ahhh j’ai eu peur au début parce que j’aime tellement l’humour et l’amour présents dans les romans de Kristan Higgins mais je suis rassurée par ta chronique.

    Et sinon il n’y a plus très longtemps je suis tombée sur Say yes to the dress sur je ne sais plus quelle chaîne et au secours … (bon j’avoue j’ai quand même rigolé ^^)

    et sinon Project Runway ça passait pas sur Teva en France? il me semble que c’était Projet haute couture (non je n’ai (presque) pas honte de connaître ce genre d’émission mais il fallait bien s’occuper en bossant le concours ^^

    • Alors moi je n’ai pas honte du tout d’aimer project runway, ce n’est pas (trop) trash et c’est une vraie compétition! Je ne connais pas le nom de français par contre…

      • Entre temps j’ai regardé et c’est Projet haute couture (oui ça me perturbait de ne pas retrouver le titre ^^)

  5. C’est noté pour moi ! « Couchée à 4h du matin » est un indice fort !
    Et si les Anglais parlent à 25% pour de la météo, en France, on ne parle que de bouffe (particulièrement à table justement !)… chacun ses intérêts ! ^^

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s