La saga des MacGregor – Nora Roberts

Il y a deux semaines, alors que la France s’était subitement retrouvée sous l’ère glacière, le Prince pas si charmant et moi-même avons décidé que la neige, c’était beaucoup trop « mainstream », et avons bravé les éléments pour goûter le temps d’un weekend aux embruns, iodes et autres vents glacés qui fouettent le visage. Entre deux cris de mouettes, j’ai obéi à une tradition millénaire chez les princesses qui veut que, lorsqu’une librairie se présente devant nous, nous y entrions, faibles lectrices que nous sommes, en quête du Saint-Graal littéraire
Entre deux gondoles, quelle ne fût pas ma surprise de tomber sur une réédition de la saga des MacGregor, « Les héritiers ennemis », par notre prolifique Nora Roberts. « Que de souvenirs! », me suis-je exclamée, à un Prince pas si charmant peu ému par ma déclaration.
Car voyez-vous, avant de se quasi-spécialiser dans la trilogie, notre amie Nora s’est essayée à des séries en 4 à 10 tomes. Et les MacGregor rassemblent deux éléments qui me font fondre quasi systématiquement : Famille et Écosse.
 
Histoire de changer un peu du traitement que nous réservons aux séries ici, je vais m’occuper des quatre premiers opus en ce lundi, et c’est Chi-Chi, bless her little heart, qui s’occupera des tomes suivants. Il fallait bien deux princesses pour s’attaquer à Daniel MacGregor. J’admets, point de kilt ici, mais de l’écossais rouquin, oui !
Daniel MacGregor – donc – est un magnat de la finance à qui tout a réussi. Arrivé de son Écosse natale il y a quelques décennies, il a monté son empire, rencontré la femme de sa vie et fait 3 superbes enfants en moins d’une vie… Son projet à présent ? Se mêler de la vie de ses trois chérubins et faire en sorte que Serena, Caine, Alan, etc – le etc. incluant une grande partie de la population célibataire de la Nouvelle-Angleterre, tenons-nous le pour dit – trouvent leur douce moitié et s’appliquent à régler le problème des retraites en croissant et se multipliant. En bref.
Je ne pense pas à avoir à vous réexpliquer pourquoi l’Écosse et ses habitants ont sur ma personne un effet des plus impressionnant : dilatement des pupilles, sourire en coin et gloussement ne sont pas sans être devenus une habitude à la lecture des histoires de nos highlanders préférés. Et ce n’est pas l’aspect contemporain de la série qui m’a freiné, bien au contraire.
Le premier tome (La fierté des MacGregor) s’ouvre sur Serena, qui après de brillantes études a décidé de travailler pendant un an en temps que croupière sur un paquebot de luxe. En sa qualité de fille unique et adorée du patriarche à la crinière de feu, il va sans dire que l’annonce d’une absence d’un an n’a pas été accueillie avec un débordement de joie. Mais Serena est aussi déterminée que son Papounet, et restera sourde à ses désirs de descendance. 26 ans, elle a le temps, elle est large, et n’est pas prête à se laisser dicter sa vie par Dear Daddy !
 
Justin Blade est le propriétaire fortuné de plusieurs casinos, parti en vacances sur l’insistance d’un ami écossais absolument pas bien intentionné qui lui trouvait bien mauvaise mine. C’est avec le plus grand naturel du monde que Justin se trouve attiré par la salle de jeu du paquebot. Son instinct et son sens de l’observation vont reconnaître en Serena le talent dont il a besoin dans ses établissements… et dans sa vie.
Le deuxième tome (Un mariage au château) raconte l’histoire de Caine et de Diana, la sœur de Justin. Leur rencontre, quoique non orchestrée par le MacGregor, n’en porte pas moins sa patte. Flairant l’entente entre son cadet et la jeune sœur de son nouveau gendre, il n’aura de cesse de les pousser dans les bras l’un de l’autre, avec tout le tact et la discrétion d’un éléphant en kilt. 
 
Caine et Diana, tout deux avocats, posent un regard différent sur la vie, sans doute le résultat d’une enfance sans aucune similitude. Diana, comme Justin, n’a pas vraiment eu le soutien et l’amour du clan MacGregor pour grandir, et lorsqu’elle se découvre attirée par le golden boy de Harvard et le juriste à qui tout sourit, elle n’a pas la nonchalance de Caine. Le cadet de la portée MacGregor va devoir apprivoiser la jeune femme, et Diana devra apprendre à s’accepter avant de pouvoir saisir ce que la vie lui propose…
Deux casés, encore un dernier célibataire. Et pas des moindre puisque dans « Les héritiers ennemis », il s’agit de son ainé. L’héritier, Alan, sénateur du Massachussetts. C’est que la famille MacGregor ne produit que de la qualité nec plus ultra. Pas de demi-mesure chez les écossais. Excessifs et volubiles, ils faut les entendre parler des vieilles histoires de famille, comme cette haine ancestrale entre les Campbell et les MacGregor. 
 
Mais pour Shelby Campbell, la haine entre les deux clans, ce n’est pas vraiment ce qui la fait résister au charme du beau politicien. Son père, Robert Campbell, politicien en son temps, a été assassiné alors qu’elle n’était qu’une petite fille. Et une fois n’est pas coutume, elle a décrété que jamais au grand jamais elle ne se lierai avec un politicien. Que ce dernier soit intègre, intelligent, sexy en diable et absolument irrésistible n’y change rien. 
Mais notre ami Daniel n’a pas dit son dernier mot. Et celle qui refusera son fils n’est pas née ! Non non !
Le trio MacGregor nage en plein bliss marital. Daniel pourrait enfin laisser tout ce beau monde vivre en paix, croître et se multiplier. Mais Shelby a un frère, Grant. Et il ne sera pas dit que Daniel, ou même notre chère auteur, laissent un personnage sur le carreau. 
 
Dans « Le secret des MacGregor », Grant vit à la pointe des vents, au bord de l’océan en Nouvelle-Angleterre en quasi-ermite. Chaque personne développe des processus de défense différents face aux évènements traumatisant me direz-vous. 
Et Grant, la mort de son père, c’est comme cela qu’il l’a géré, en se recoupant du monde. Mais à trop vivre isolé, il en est devenu quelque peu ronchon et fort irritable. Appelons-le Schtroumpf Grognon, cela lui va comme un gant.
Par un soir de tempête, Gennie Grandeau atterrit chez notre schtroumpf pour lui demander asile, sa voiture étant tombée en panne. Gennie (cousine éloignée de Diana et Justin, histoire que la boucle soit bouclée) aura bien du travail pour gagner la confiance de Grant, mais Daniel passera par là, n’ayez crainte !
L’intérêt de cette série, au-delà des personnages qui, somme toute, sont assez agréables à voir évoluer, est le personnage central de Daniel, qui représente tout ce que l’on aimerait retrouver chez un chef de clan : bruyant, colérique, expansif, possessif, mauvais perdant, mais profondément aimant.

Après relecture, je n’ai qu’une question : Harlequin a-t-il fait modifier quelque peu la traduction ? Parce que c’est une série avec du « morbleu », du « ma poulette » et de la « vitupération » à l’intérieur, ha ha !
Comme en atteste la photo, j’ai en ma possession une version « vintage » de cette série dont je ne vous ai présenté que la première génération. Accordons à Daniel un peu de répit. Juste ce qu’il faudra à Chi-Chi pour vous présenter la suite et l’histoire de la génération suivante…  
Bonne lecture,
Tam-Tam
  

Pour information, l’ordre de la série est le suivant :

  • La fierté des MacGregor (Playing the odds), Serena et Justin
  • Un mariage au château (Tempting fate), Caine et Diana
  • Les héritiers ennemis (All the possibilities), Alan et Shelby
  • Le secret des MacGregor (One man’s art), Gennie et Grant
  • Les liens du coeur (For now, forever)
  • Trois mariages chez les MacGregor (The MacGregor brides)
  • L’orgueil du clan (The winning hand)
  • Trois fiancées pour les MacGregor (The MacGregor grooms)
  • Le triomphe de la passion (The perfect neighbor)



Deux spin-off historiques : 

  • Serena la rebelle (Rebellion)
  • Contre vents et marées (In from the cold)
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17 réflexions sur “La saga des MacGregor – Nora Roberts

  1. Morbleu, vitupéra la poulette, je ne suis pas une amatrice de la grande Nora mais mon amour de l'Ecossais kiltu pourrait bien me mener sur les chemins escarpés et venteux de la découverte. Be wild. Read romance. :-))

  2. je pourrais, dans mon infinie grandeur d'ame, transporter tous ces beaux livrounets et te les porter la semaine prochaine…Tu verras, la reedition est d'un gout exquis…

  3. oh…c'est bete hein. Moi j'ai gardé ceux de 2003/2004…Du coup je suis trop avant-gardiste avec tous les tomes!! ^^c'est a prendre avec beaucoup d'ironie, parce qu'il y a du télégramme dans ces histoires!!

  4. On revient toujours à ses premières amours, un jour où l'autre! NR, c'est ça pour moi, mes premières amours. J'ai pas lu cette série par contre, mais elle m'a souvent fait de l'oeil!!

  5. J'ai lu l'orgueil du clan que j'ai adoré, et j'ai oublié qu'il faisait partie d'une série !! Merci de ma le rappeler.Mon problème du jour : les lire dans l'ordre ou pas ?

  6. mmmmm….écoute, Daniel perso, je l'aime beaucoup comme personnage. Et puis cette manie de se meler de la vie des personnes qu'il aime, je trouve cela délicieusement charmant (dans la mesure ou je ne suis pas la victime dans l'histoire! ^^)

  7. enfin des "origines écossaises"…mais un patriarches rouquin qui est "bigger than life"!Je suis d'un naturel raisonnable en lecture…tu verras, ca a parfois du bon!

  8. sinon, pour l'ordre…c'est plus lire une génération avant l'autre, sinon ca spoile un peu finalement! mais sinon, je ne suis pas du tout a cheval sur ce genre de chose, donc fait toi plaisir!

  9. ha oui mais le coté moderne me séduit moins… et puis 10 tomes ça fait un peu peur !!Allez je ne note pas cette série… mais c'est bien parce que j'ai commandé Les bridgetons de Julia Quinn ! ;o) On ne peut pas être partout !

  10. 10 tomes certes…mais tu peux très bien te contenter de ne lire que les 3 ou 4 premiers. Les spins-off peuvent se lire de manière indépendante, et la deuxième génération aussi…même si pour cette dernière il est plus drole d'avoir lu l'histoire des "parents"

  11. j'adore nora roberts tous ses livres j'ai la collection d' eve dallas et chaque fois que j'achète le nouveau tome je le lis illico presto et puis j'enrage car il faut attendre 6 mois pour le prochain souvent je relis tous les livres du 1er au 34 ieme quant aux autres series je les aimes toutes .

  12. Pingback: La place de l’autre | In need of prince charming

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