Episode 2 : L’habit ne fait pas l’homme

De retour pour mon épisode 2…

Que mes mésaventures puissent servir la planète romance me fait plaisir en un sens. Je vous évite des déconvenues, et je me décharge de ce trop plein de frustration accumulé après une série noire.

Pour les retardataires, petit rappel des faits :
Acte 1, Scène 1, intérieur librairie. Vous n’avez plus rien à lire – comprendre les 35 livres qui vous attendent sur votre table de nuit ne sont pas à votre goût en ce samedi après-midi ensoleillé (oui, je rêve que la météo soit en adéquation avec la date), alors vous avez attrapé votre sac à main, mis vos lunettes de soleil sur le bout de votre nez (toujours dans cet espoir de faire sortir le soleil) et vous êtes à présent entre deux rayonnages, à chercher LA perle qui saura éclairer votre soirée… 
Lors de la sélection d’un livre, votre œil averti commencera théoriquement par la couverture – même pour ces dames dont l’habitude d’achat a changé avec l’arrivé de la liseuse puisque  sur le site de votre revendeur préféré, une couverture vous sera présentée.

La sagesse vous fera souvent oublier certains éléments de la couverture (sous peine parfois de devenir aveugle), et votre regard s’attardera sur la 4ème. Sur le résumé de ce livre qui déteint peut-être la clé d’une soirée réussie.

Mais l’art du synopsis est maitrisé par les éditeurs, et à l’instar de la publicité, les 4ème nous vendent parfois des livres à 2000 lieues de l’histoire qu’ils contiennent. La semaine dernière, je vous montrais un premier exemple tiré de « Billionaire prince, pregnant mistress », et cette semaine, je vous en remets une couche avec « Nerd in shining armor »  (L’habit ne fait pas l’homme) de Vicki Lewis Thomson (littéralement « Le nerd en armure étincelante », en référence aux princes des contes de fées)
Une fois n’est pas coutume ce n’est pas le titre qui a motivé mon choix. C’est Chi-Chi (et là, vous poussez un cri d’effroi) Comment? Chi-Chi m’aurait recommandé un livre qui n’aurait su trouver grâce à mes yeux? Neige-t-il sur le Sahara?

Dans un soucis de transparence, il me faut vous raconter les circonstances de ce conseil :

Je prévois d’écrire ma désormais traditionnelle « Saga de l’été » sur les pirates. Après le passé/présent et les espions, je me suis dis que c’était un thème porteur, glamour et qui était suffisamment traditionnel en romance pour mériter une série d’articles sur le sujet. 

Et parce que je suis un tantinet obsessionnelle sur les bords, à chaque saga que je vous concocte, je me plonge à corps perdue dans TOUTES les romances qui traitent de près ou de loin du sujet. Avant de m’arrêter sur une sélection pertinente. 

Comme je ne suis pas très « douée en noms » (comprendre, le prénom du prince, j’ai eu du mal à le retenir), j’ai heureusement une coéquipière bien plus douée que moi. Et c’est elle qui retrouve les titres et les auteurs. 

Elle a bien du mérite, parce que trouver un titre relève du talent pur quand on sait que mes descriptions ressemblent à ça : c’est une histoire d’espion historique, le héros a une mèche blanche, il cherche sa sœur. Avouez que c’est impressionnant!

Et donc dans le cadre de mon projet « Pirates », j’avais des idées pour des pirates historiques, mais je faisais chou-blanc sur les pirates contemporains (oui, parce que les pirates sénégalais, ça ne vend pas du rêve). J’ai donc envoyé un SOS à Chi-Chi, nous avons brainstormé avec assiduité, pour finir par s’accorder que c’était hard-core comme thème à appliquer sur du contemporain; que oui, Roarke (héros futuriste de Nora Roberts) pourrait éventuellement passer pour un pirate informatique (même si le canon le placerait plus dans les voleurs) et que j’étais pas sortie de l’auberge.

Et puis elle a eu un souvenir d’une lecture faite il y a longtemps (dans les années 90) (la préhistoire, donc) où il était question d’un nerd. D’un nerd au pirate informatique, il n’y a qu’un pas. J’ai donc embrassé virtuellement Chi-Chi (distance oblige) et me suis plongée dans le bien nommé « Nerd in shining armor » dont voici le synopsis :


Pour Genevieve Terrence, cela avait tout du rêve devenu réalité, un week-end seule sur Maui avec son boss sexy, Nick Brogan. Mais ce qu’elle ne savait pas c’est que Nick avait des rêves bien à lui : un infâme plan qui entraina notre héroine à échapper de peu à la mort lors d’un vol au dessus du Pacifique. Heureusement pour elle, Jack Farley, brillant programmeur informatique, était lui aussi à bord et son esprit vif les sauve de justesse de la catastrophe.
Désormais, Jack est son seul compagnon sur une île déserte avec rien d’autre pour compagnie que des arbres à goyave et des requins. 
 
Qui aurait cru que ce génie timide et aux antipodes du mâle alpha tel qu’elle le connait, pourrait devenir l’étalon sans inhibition de ses rêves les plus fous? En sauvant la vie de Genevieve, Jack est devenu un héros aux yeux de la femme qu’il convoite depuis des mois. Maintenant qu’ils sont réunis dans un paradis tropical, ils peuvent laisser libre cours à leur sensualité.
 
Mais lorsqu’ils sont menacé à nouveau par une sombre affaire, Gen apprendra qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’un ex-nerd parfaitement éveillé qui remuera ciel et terre pour protéger la femme qu’il aime.
J’aime bien quand on me vend du mâle bêta bien cute, un héros qui bien souvent dans le livre se révèle est encore plus extraordinaire que tous les alphas que l’on a pu rencontré sur son passage et qui, petit bonus, font beaucoup plus réels.

Oui, parce que rencontrer un ex-commando marine expert en prise d’otages c’est bien, c’est sexy à souhait et ça fait marché la machine à fantasmes à plein tubes, mais les gros traumatismes qui se cachent derrière ce physique de rêve en font de ces héros dont on raffole dans les livres, tout en sachant qu’à la maison, on préfère (et de loin) notre comptable à la normalité désarmante, mais qui nous accueille à l’occasion avec la vaisselle faite et un sourire canaille.

Sauf que dans ce livre, il y a un truc bancal dès le début. Pour mettre au clair mes idées, j’ai décidé de faire une liste des choses qui m’avaient fait froncer les sourcils (n’arrangeant pas au passage mon capital rides) :

  • un méchant vulgaire. Vraiment, à se demander comment une héroïne bien sous tout rapport à pu ne serait-ce qu’envisager de passer plus de trois minutes en sa compagnie.
  • une héroïne qui a mis « l’apparence », comprendre le profil que sa vie renvoie, à un tel niveau d’importance, mais qui change d’épaule en 30 secondes. Je trouve difficile qu’on puisse tourner la page sur un conditionnement d’une dizaine d’années. Je m’explique, c’est un peu comme si du jour au lendemain, je déclarai que la romance c’est du fumier (tu as vu Chi-Chi comme j’évite de tomber dans le vulgaire, tu es fière hein?). Vous auriez beaucoup de mal à y croire et vous remettriez en doute ma parole (et vous auriez raison, la romance, c’est le bien!). Et bien notre douce, après avoir passé les dix dernière années à s’appliquer à ressembler à une adulte responsable et sophistiqué, en 30 secondes, elle redevient Eve, trouve que l’épilation c’est vraiment une perte de temps et que rouler dans le sable pour faire des galipettes (et croyez moi, dans le livre pas de métaphores, on « s’envoie en l*** » allègrement) c’est le summum du chic.
  • un nerd timide et sans saveur qui soudainement deviendrait une bête de sexe. C’est bien simple, il suffit de lire certaines scènes où il est question d’une énorme micro (c’est de la citation, je décline toute responsabilité quant aux exclamations d’effroi) qui se trouverai sur le chemin d’une… enfin bref, vous visualisez. A la lecture de cette scène, j’avais des impressions de vieux films X, pas de romance sexy sur un nerd. Vous parlez d’un décalage pas cohérent!

Tout cela pour dire, moi qui cherchait un pirate des temps modernes, je repasserai! Point de romance ou l’héroine découvre l’atrai d’un homme sensible et gentil. Non, c’est gogo-gadget-au-P***** et tout va bien dans le meilleur des mondes. 
 

Sauf pour Tam-Tam, qui cherche toujours un pirate informatique… Et qui finit par croire qu’elle a sans doute plus de chance de tomber sur une histoire entre un pirate somalien et une touriste en vacances…

Bon lundi,
Tam-Tam 
  

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14 réflexions sur “Episode 2 : L’habit ne fait pas l’homme

  1. Huhu, j'aime lire tes déceptions ! C'st quand même bien drôle ! J'aime beaucoup ta conclusion !Et puis bravo à ChiChi pour la mémoire… je deviens de plus en plus comme toi question mémoire, alors je m'incline bien bas !

  2. que c'est dur la vie parfois, on subit de terrible déception qui nous marque pour toujours alors qu'on espérait un agréable moment ^^ (mais bon je veux pas dire mais la couv faisait déjà penser au pire …)Sinon pour un pirate informatique j'allais te proposer About that night de Julie James mais après un petit détour par 'lindex je vois qu'il a déjà été lu, c'est la seule idée qui me soit venu à l'esprit !Mais comme dit Krapokouk (qui m'a bien fait rire) il te reste toujours Tipiak ! 😀

  3. oui hein, sur le papier comme ca, ca faisait envie…mais la différence pre crash et post crash est plus difficile à avaler que l'homme alpha qui serait une biche avec son ame soeur…

  4. Hahaha j'adore ta chronique :DJ'allais aussi justement dire qu'en matière de pirates informatiques Kyle Rhodes est pas mal 😉 Et Attachments on le compte comme un stalker ou un pirate?

  5. Je te rassure il est dans la liste, mais nous espérions en trouver un autre, qui aurait fait du piratage sa carrière et pas juste un moment d'égarement! 🙂

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