Retrouvailles imprévues

Dans mon jeune temps, comme disent les vieux, je croyais que l’Irlande était un pays de lutins et de farfadets. Et puis un jour j’ai lu Les dames à la licorne de René Barjavel et je suis tombée amoureuse de ce pays à la météo capricieuse et aux paysages à la violente majesté.

Dans la romance contemporaine, l’Irlande est, avec l’Ecosse, un lieu exotique de prédilection pour les auteurs américaines. C’est bien souvent que les héros de leurs livres s’y rendent en vacances/retraite/convalescence et rencontrent l’amour. Si ce n’est pas le cas, leur famille y a de profondes racines et l’on peu encore entendre l’accent de Galway ou de Inverness dans le discours de la génération supérieure.

Je pense notamment à de nombreux romans de Nora Roberts, Emily Richards, Jill Mansell, Susan Mallery…

Retrouvailles Imprévues (Fly Away Home) de Kimberly Cates n’y fait pas exception. Ce livre, lu il y a quelques années en français dans la collection Amour et Destin raconte l’histoire de Eve Danaher et de Michael Halloran.

Petite chose un peu abimée par la vie, Eve a perdu la garde de sa fille il y a une quinzaine d’année et n’a jamais pu réussir à la revoir, pas même pour un weekend. Lors de la remise de diplôme de la jeune fille, elle tente un rapprochement…un échec.

Pour se changer les idées et essayer de « tourner la page », elle décide de partir en vacances en Irlande. Elle trouve un château à louer à une adorable petite mamie un peu excentrique qui lui assure que l’Irlande va la remettre sur pied.

Ancien cavalier professionnel ayant quitté le circuit à la suite d’un accident, Michael s’est reconverti en moniteur de centre de rééducation pour les enfants ayant subi de traumatismes divers. La méthode employée : le contact avec les animaux et la saine vie au grand air…

Au centre, il y a Rory, un jeune garçon farouche et méfiant et Innisfree, un cheval indomptable et violent. Le centre est la dernière étape avant la maison de redressement pour Rory et la boucherie pour Innisfree.

Emue par le jeune garçon, Eve fait de son mieux pour lui apporter son aide, trouvant en lui une manière de compenser l’absence de sa fille.

Le cliché est là, présent entre les lignes. Mais l’histoire est bien tournée. C’est un peu comme une promenade en forêt, au détour du chemin, le promeneur SAIT qu’il y aura des arbres, mais il n’en apprécie pas moins la balade.

On soupçonne que Eve et Victoria (sa fille) n’en ont pas fini. On sourit lorsque l’on découvre la jeune fille en Irlande elle aussi pour un stage de cheval.

Mais il se dégage une atmosphère particulière qui fait que l’alchimie irlandaise fonctionne. On s’émeut sur le jeune Rory. On craint pour l’étalon Innisfree. On espère pour Eve et Michael. C’est voyage dans la vie des personnages et lorsque la promenade se termine, un petit sourire flotte encore sur nos lèvres.

Retrouvailles imprévues fait partie de ces livres qui sans avoir révolutionné le monde de la romance et ma façon de percevoir le monde, se rappellent à mon souvenir régulièrement comme une bouffée d’optimisme un peu naïf au happy-end réconfortant.

Car si en Irlande lutins et farfadets tombent rarement amoureux, il n’est pas rare de se laisser prendre au piège de la gentillesse et la joie de vivre des habitants de la verte Erin.

Tam-Tam

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11 réflexions sur “Retrouvailles imprévues

  1. ho mon dieu je veux !!! Des clichés, l’Irlande, un chateau, des chevaux, un ancien cavalier pro reconverti, un centre pour handicapés… ça me fait penser à Palomino et de toute façon, je suis sure d’aimer ! La grande question… où vais-je trouver cette petite perle !? ^^

      • Merci, merci ! Je l’ai trouvé d’occasion sur ama*** et pour une fois, à un prix tout à fait correct (même en rajoutant les frais de port… qui sont en fait, plus élevés que le bouquin lui-même !). Il a déjà été expédié, donc je prévois de le lire semaine prochaine !! Gniack gniack !

      • C’est clair !! Je l’ai récupéré chez ma mère il y a plusieurs mois, et j’ai vraiment envie de le relire ! Même si je le connais par coeur !! ^^

  2. J’aime beaucoup les histoires basées en Irlande, surtout écrites par des auteurs irlandais. Il s’en dégage une amblance toute particulière, plus réaliste et terre à terre que celle du fantasme irlandais américain. Les romans mosaïques ou féminins irlandais réflètent bien l’actualité de ce pays qui a connu un énorme essor il y a 15 ans, puis une crise financière très dure depuis le crash de 2009… Je pense notamment à la très regrettée Maeve Binchy, ou à Cathy Kelly, qui écrit des romans féminins, du Chicklit pour les quadras, et dont je viens de finir un livre.

    Sinon Retrouvailles Imprévues a l’air de contenir plusieurs éléments que j’aime bien. La magie irlandaise, les personnages autour avec chacun ses soucis et ses joies, l’idée que quel que soit le problème, il existe une solution. Ton résumé me plaît bien!

    Sauf que j’en ai assez que ma fille me rabat les oreilles avec les cheveux toute la journée, donc dans les livres aussi, à part Grand Galop et Chestnut Hill, je ne sais pas si ça ne va pas faire trop 😀

    • J’ai essayé Maeve a 1 ou 2 reprises je crois …. sans réel succès….
      Mais j’ai du mal avec les « romans feminins » en fait je pense. je trouve souvent ca trop lent.

  3. Roh ce livre remplie de clichés me tente énormément je vais aller faire un tour sur Am***. L’Irlande (terre de mes ancêtres :D), des chevaux (ma passion), et une romance so cute … je pense que je vais me régaler ….

  4. Pingback: Le Top 15 de Chi-Chi – édition 2011 | In need of prince charming

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