Avez-vous déjà vu… un cow-boy sous la neige?

 
Mais un malentendu est si vite arrivé, j’avais adoré Marry me, et j’étais curieuse de savoir si cette réussite avait été un coup de chance de l’auteur, ou si elle allait prendre place parmi les auteurs dont je dois lire l’œuvre complète ! Pourtant, je suis dans une phase où je n’ai envie de lire que du contemporain, et parmi les historiques, je m’aventure de plus en plus rarement hors de la Régence… Alors vous pensez que si j’ai le coup de foudre pour une auteur qui n’a écrit que de la romance historique américaine, c’est qu’elle mérite son succès !

Je constate par ailleurs qu’avec Isidore, une nouveauté s’est installée dans ma vie. Je lis de plus en plus de livres sans connaître la 4ème de couverture, juste sur la foi d’une recommandation ou du nom de l’auteur… 

Et là, vous vous dites « Ooooh la belle couverture que voilà!!! ». J’avoue, je n’avais pas vu la couverture, ma version n’avait pas d’images. Une couverture pareille, cela fait peur. Une couverture pareille, c’est la source de tant de moqueries, exposées par les Smart Bitches. Même pour une lectrice de romance aguerrie, cette couverture est source de traumatisme, mes yeux brûlent et pleurent… Mais Tam-Tam a déjà expliqué qu’il ne fallait pas s’arrêter à la couverture et je suis toujours les bons conseils de Tam-Tam. 

J’ai donc lu More than a touch (Wild sweet ecstasy) de Jo Goodman, tome 1 de sa série consacrée aux cinq sœurs de la famille Dennehy. Et je l’ai lu sans avoir aucune idée de où cela allait bien pouvoir me mener. Cela tombe bien, car ici, l’élément « mystérieux » du livre est très présent, et j’ai été définitivement intriguée, curieuse de savoir ce qui allait se passer, comme nos héros allaient s’en sortir et pourquoi ils agissaient de cette façon.

En 1875, Mary Michael Dennehy, dite Michael, est reporter pour le New York Chronicle. Elle travaille dur pour faire sa place dans ce monde d’hommes, et à accepté, avec plusieurs collègues, de faire partie d’une expédition dans l’Ouest, encore assez sauvage, pour une série de reportages. Tout irait comme sur des roulettes, si une bande de hors-la-loi n’avait pas décidé d’attaquer leur train.

Une bande de hors-la-loi qui n’aime pas du tout, mais alors pas du tout, les journalistes, et qui décide tout simplement de s’en débarrasser le plus vite possible. Mais qui irait soupçonner une femme d’être journaliste ? Personne, si Michael n’avait pas la bonne idée de révéler son identité… ou de tenter de révéler son identité !

Michael n’a la vie sauve que grâce à l’un des voleurs, Ethan, qui décide de la faire passer pour… sa femme ! Comment, pourquoi ?? Excellente question… Enlevée, coincée dans une petite ville au milieu de nulle part, où elle n’a aucun espoir de faire entendre son histoire ou que quiconque y croit à son histoire, Michael est contrainte d’apprendre à faire confiance à Ethan et d’espérer que les choses tourneront au mieux le plus rapidement possible. Surveillée de toutes parts, ses quelques tentatives d’évasion ne sont pas vraiment couronnées de succès. Mais les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être, et chaque personnage joue un double rôle…

Voilà pour le pitch… Disons-le carrément, si j’avais lu la 4ème avant de commencer ce livre, je ne m’y serais jamais risqué (eh oui, encore une fois). Et j’aurais eu tort ! (encore) (c’est vilain les préjugés)

J’ai retrouvé ici les éléments que j’avais aimé dans Marry me : d’abord, une qualité d’écriture que je commence à croire être caractéristique de Jo Goodman, que ce soit pour le niveau de langue, qui est assez soutenu, ou pour la méthode narrative qui ne se perd pas en détails inutiles. Ensuite, une histoire originale et finement menée. On pourrait croire que l’amour entre une journaliste de bonne famille et un voleur qui l’a enlevé est complètement pervers, que le syndrome de Stockholm a frappé et que cette relation n’aura ni queue ni tête. Mais entre les secrets, les faux-semblants et les doubles jeux, le problème entre Ethan et Michael est à la fois bien plus complexe et bien plus simple. J’ai été convaincue par l’évolution des choses, et les motivations derrière les actions de chacun apportent assez d’éclaircissements pour que l’histoire soit crédible sans tomber dans l’incohérence ou la perversion (oui, c’est pervers, de tomber amoureuse de son ravisseur).

Ne croyez pas qu’après cela, je vais me précipiter sur d’autres romances du même genre, non… Mais je vais lire d’autres livres de Jo Goodman, à commencer par la suite de la série des sœurs Dennehy ! (avec une petite réserve pour le tome 2… il s’agit de retrouvailles et je ne suis pas sure d’avoir assez confiance dans les personnages, aperçus dans le tome 1, pour m’y risquer)

Si vous avez les mêmes a priori que moi (c’est mal!), je ne peux donc que vous recommander d’en faire abstraction et de surmonter ce désamour de la romance américaine, pour aller découvrir une superbe auteur !

Et puis, cette histoire se déroule en plein hiver, dans la neige des Rocheuses… Je ne sais pas vous, mais je suis en manque de neige en ce moment. Voila un bon compromis, pas besoin de se salir les bottes pour aujourd’hui ! 
 
Bonne lecture,
Chi-Chi
 

Quand Père Noël fait sa tournée…

…Mère Noëlle lit un Sherrilyn Kenyon. 
Et pas n’importe lesquels, non, elle se fait un marathon de la « crème de la crème » des chasseurs de la nuits.
Parce que ce n’est pas le tout de partager ses jours avec un bonhomme généreux et barbu, mais cela finit par être dur à supporter. Déjà, le pôle Nord n’est pas connu pour être l’endroit le plus chaleureux de la terre. Niveau météo, même à Dunkerque ils n’ont pas des conditions pareilles. Et puis, sorti des derniers potins sur les scandaleuses aventures des lutins à la saison creuse, Mère-Noëlle tourne un peu en rond.

Du coup, quand le gros barbu part en tournée, elle compense en se plongeant dans des histoires qui vont la changer de la routine jouets/Rudolf/gingerbread.

La série des Dark Hunter, c’est une mine d’or pour elle. Et étant une lectrice assidue de notre blog, elle m’a réclamé il y a peu la chronique de son chouchou, Kyrian – et  pour celles qui pensaient que ce serait Zarek avec son passif en Alaska, M-No (oui, je l’appelle comme ça la Mère Noëlle, on est trop copines) a un message pour vous : « Vous fantasmez peut-être sur le beau brun coincé entre deux congères de glace, mais moi, j’ai envie de la moiteur de la Nouvelle-Orléans ! ».

Nous voilà donc à la Nouvelle-Orléans où notre livre s’ouvre sur Amanda, notre héroïne.

Amanda, membre pragmatique de la famille Deveraux, a un problème. Cette fois-ci ce n’est ni sa sœur grande prêtresse vaudou qui est responsable, ni celle qui lit les tarots dans le Carré, ni même sa jumelle qui passe ses nuits à chasser les vampires dans les rues de la ville. Non, aujourd’hui, Amanda a un problème d’un bon mètre 90 je dirais. Son problème est d’ailleurs magnifiquement bâti, sexy en diable, et…. et…. menotté à elle. 

En découvrant que son problème n’était pas une blague fomentée par la tribu Deveraux pour mettre fin à son célibat, d’autres auraient paniqué, mais Amanda, non. Elle est trop pragmatique pour cela !

Ce qui arrange bien Kyrian de Tharce, qui a trop à penser pour s’occuper d’une « femelle hystérique » (ses mots, pas les miens hein !). La misogynie mise à part, il n’a pas tout à fait tort notre héros. Parce quiconque les a attaché ensemble (avec des menottes forgées par Héphaïstos, rien que ça) ne voulait pas leur bien. Et Amanda, pragmatique devant l’éternel, lui passe cet écart, pour cette fois, et décide de travailler avec lui pour rester en vie (pragmatisme quand tu nous tiens).

Et que se passe-t-il lorsque l’on menotte deux personnes ensemble ? En plus de faire galérer les héros pour tenter de rester en vie je veux dire ?

Et bah elles apprennent à se connaître en AC-CÉ-LÉ-RÉ !

Parce que revenons à nos deux personnages. Ce n’est pas comme qui dirait, « a match made in heaven ». Rien n’est évident chez Amanda et Kyrian. Sauf peut être cette alchimie…

Prenez Amanda. Son rêve à elle, c’est de se trouver un comptable loyal et aimant pour lui faire une ribambelle de petits enfants. On a déjà vu mieux comme fantasme – notez que lorsqu’on apprend à connaître la famille de la demoiselle, cela prend tout son sens. Tout ça pour dire que Kyrian et son aura de mystère, son immortalité, son physique de statue grecque… cela ne rentre vraiment pas dans ses plans, ni dans ceux de Kyrian.

Petit rappel, lui a vendu son âme à Artémis il y a des lustres pour se venger d’une trahison. Depuis, il officie comme gardien de la nuit. Il protège les humains des daimons et autres créatures dont nous n’avons pas conscience (qu’il est bon de nager dans l’ignorance la plus totale). Il est à tomber par terre, possède une fortune colossale, un humour acide, mais est littéralement marié à son travail. Dark-Hunter est un métier à haut risque qui ne permet pas vraiment le développement d’une relation (tout cela s’ajoute bien sûr à la mystérieuse trahison qui aura bien entendu laissé des traces).

Mais la vie en décide parfois autrement. Mère nature a des envies de distraction. Se mêler de la vie des gens, c’est un peu sa version de la télé-réalité. Kyrian et Amanda attachés ensemble, c’est son Kho-Lanta à elle. C’est de l’aventure, des épreuves difficiles, du suspense, le tout saupoudré de la sensualité inhérente au physique ouffissime des DH.

Je ne vous en révèle pas plus sur l’histoire, mais M-No me fait dire que Kyrian et Amanda, c’est un peu l’histoire du mec à tomber par terre et de la girl next door. C’est rafraichissant, parce qu’elle lui apporte une perspective sur la vie qu’il avait oublié. Et c’est un livre au potentiel élevé de papillons dans le ventre puisque Kyrian marie la noblesse (Môssieur est prince de Tharce), la sexytude (je ne reviendrai pas dessus) et le petit côté bad boy qui rend le mélange détonnant !

Pour digérer les chocolats et finir le foie gras, offrez vous un DH, vous ne le regretterez pas !

Bonne lecture,
Tam-Tam
 
Dark Hunter, 11 Commentaires

Cross my heart

Pfiouh, j’ai eu chaud ! Après les déceptions de ces derniers livres, j’étais un peu en peine de lecture… Je suis comme ça, un mauvais bouquin et je ne veux plus rien toucher sans avoir l’assurance de ne pas être déçue !

Mais comme Kristan Higgins et Julia Quinn ne sortent pas de nouveauté tous les mois, (oui je radote et vous reparle toujours des mêmes auteurs finalement…) et qu’Eloisa James a déjà prévu d’arriver chez moi dans la hotte du bonhomme en rouge, j’ai un peu tâtonné… La semaine dernière je vous ai parlé d’un livre bien plus vieux, mais cela ne pouvait pas durer, vous êtes d’accord !

Et j’ai fini par prendre, un peu au hasard, et parce qu’il n’étais pas cher dans la boutique Kindle, Cross my heart d’Abigail Strom.

Voilà, c’était mon cadeau de Noël en avance…

C’est un petit livre court, un Silhouette Harlequin, qui ne paie pas de mine, mais il est bien écrit, très agréable et, indice non négligeable, drôlement bien classé à l’échelle de mes papillons dans l’estomac !

Je vous fait un petit topo : Michael est chirurgien, pas désagréable à regarder, et entièrement dévoué à son travail. Sauf quand sa fille de 14 ans vient lui rendre visite, 2 semaines par an. Le souci, c’est qu’il a aussi la fâcheuse réputation (méritée) d’être un peu froid et distant et que Claire étant une ado dans toute sa splendeur, Michael, comme tout père célibataire qui se respecte, n’a pas l’ombre du début d’une idée de comment s’y prendre avec elle !

Michael, c’est donc Dr McDreamy avec une fille adolescente.

Et Michael a aussi une très jolie nouvelle voisine, qui répond au doux nom de Jenna. Et qui, sa fille fraîchement débarquée s’empresse de le lui annoncer, est aussi une ancienne star du rock. Pas star genre U2, avec émeutes et fans hystériques, mais tout même relativement connue.

Jenna est assez compliquée de son coté, elle est en pleine reconversion professionnelle après la séparation de son groupe et a prévu de ne passer que quelques mois dans cette ville où elle a grandi. Plus que tout, elle est attachée à sa liberté, et souhaite continuer à vivre pour son art, lequel devrait l’emmener de l’autre coté du pays bientôt. L’amour n’est donc pas au programme pour elle, surtout avec un voisin, père de famille et bien sous tout rapport, qui va vouloir quelque chose de plus stable qu’une histoire d’un soir. L’alchimie qui se développe entre eux n’arrange donc pas du tout ses affaires.

Entre ces trois-là, l’alchimie est pourtant certaine et immédiate, Jenna n’ayant pas son pareil pour arrondir les angles entre le père et sa fille, qui tombent tous deux sous son charme. La situation entre Claire et son père, faite de non-dits, est également plus compliquée qu’il n’y parait au premier abord…

J’avoue que, même moi qui aime sincèrement la romance, j’ai des préjugés sur certains livres. Et notamment, j’ai souvent tendance à considérer que les nouvelles Harlequin sont trop simplistes pour mon goût, parce que trop courtes, et souvent écrites à la va-vite. Et vous savez ce qui arrive avec les livres écrits trop vite. Souvent, je ne les regarde même pas… Voilà un parfait exemple qui m’a donné tort, puisque j’ai été impressionnée par la capacité de l’auteur à me plonger dans son histoire en peu de mots, et à me garder intéressée tout du long. Quand apprendrais-je enfin qu’il ne faut se fier à aucun signe extérieur de présentation en matière de romance??!

C’est un livre simple, c’est un Harlequin, et pourtant, il n’y a, à mon humble avis, pas de fausses notes dans cette histoire, qui est charmante, douce et sexy à la fois, avec juste ce qu’il faut de complications pour être intéressante, et juste assez peu pour ne pas tomber dans la caricature.

Hélas, information tragique, maintenant que je vous ai bien appâté, ce livre n’existe qu’en e-book… Mais il existe deux autres livres de cette auteur en version papier et je vais me pencher sur la question dans les semaines qui suivent ! Je crois bien que l’un d’entre eux raconte l’histoire de la sœur de Jenna d’ailleurs… Un autre cadeau à me faire peut-être?

Je vous souhaite une bonne lecture, et, pour ceux qui ont cette chance, des bonnes vacances de Noël et plein de livres au pied du sapin (que des romances, bien entendu) !

  
A la semaine prochaine donc, bonne lecture et bonnes fêtes !
Chi-Chi
Landry, 6 Commentaires

Leçon de séduction

Vaste programme, n’est-il pas ? Mais c’est bien souvent un thème clé dans la romance. Que cette séduction soit instantanée, innée, féminine, inconsciente ou scandaleuse ; peu importe vraiment, du moment que l’individu mâle tombe sous le charme par la séduction de l’individu femelle (et inversement).
Dans le roman de ce lundi, la séduction est le maitre mot. C’est bien simple, elle est dans le titre. « With seduction in mind » de Laura Lee Guhrke est mon deuxième essai pour l’auteur. Pas refroidie pour deux sous par l’histoire un peu décevante de la semaine dernière, je me suis lancée dans sa suite…

Miss Daisy a un problème. Elle n’arrive pas à garder un poste plus de 3 semaines. Heureusement qu’elle a une grande sœur bien responsable qui s’occupe de garder un toit au dessus de la tête de notre jeune héroïne. Mais Daisy possède un très bon fond, et elle vit assez mal de décevoir encore et encore Lucy (la grande sœur donc)…

D’autant qu’elle n’est pas de mauvaise volonté notre Daisy, elle a tout essayé : dactylo, secrétaire, gouvernante… Mais systématiquement, elle finit par dire ou faire exactement ce qu’il ne faut pas.
Cependant, en plus d’être maladroite, Daisy est une optimiste dans l’âme. Ainsi, au début de notre histoire, la demoiselle pousse, sur une impulsion, la porte de la maison d’édition Marlowe (elle vit un peu au pays des bisounours, mais on l’aime quand même), surtout qu’elle en ressort avec une mission : faire la critique de la nouvelle pièce du scandaleux et brillant Sebastian Grant, Lord of Avenmore. Alors pour faire simple, Sebastian est magnifique, majestueux, à tomber par terre, brillant, un soupçon arrogant et………. un rake!
Et laissez moi vous dire que la « critique », le grand et magnifique dramaturge, il ne va pas du tout aimer, et va bien sûr prendre sur lui d’aller se plaindre à son éditeur qui n’est autre que… tadaaaa…  Marlowe!!!

Long story short, Daisy se retrouve dans une situation quelque peu épineuse. Sa critique nuit aux intérêts de l’auteur, et de ce fait, de son éditeur… C’est d’autant plus ennuyeux que notre jolie fleur veut elle aussi devenir une auteur de renom. Alors il n’est pas vraiment dans son intérêt de se mettre à dos un grand nom de l’édition, ou son scandaleux auteur star.

Mais loin de la mettre à la porte, Marlowe lui confie un nouveau travail. Remettre Grant sur le chemin de la création et l’aider à écrire son nouveau roman, le tout pour une somme tout à fait correcte qui lui permettrait enfin de se concentrer sur son écriture, sans mourir de culpabilité parce qu’elle laisse sa grande sœur se débrouiller toute seule avec les factures!

Chose bien plus compliquée dans les faits que sur le papier, parce que Sebastian n’a absolument pas l’intention d’écrire. « Jamais plus » a-t-il dit.
Ha. Ha. Ha. Quel amateur !!! Il ne sait pas qu’il ne faut jamais dire jamais !

Laisser-moi vous dire qu’à partir du moment où Daisy accepte le poste, c’est un pur délice de lecture. Sebastian et Daisy, c’est une leçon de séduction dans les règles de l’art.
Daisy veut que son idole recommence à écrire. L’auteur veut se débarrasser de cette jeune fille insignifiante que son éditeur lui impose. Il la croit naïve et malléable. Il va tomber dans les filets de la séduction inconsciente… Et notre chère Daisy qui se croit invulnérable aux charmes d’un Sebastian dont elle aurait percé les intentions va immanquablement tomber dans les bras du séduisant et irrésistible Lord… Ahhhh, mon cœur soupire encore!

Leur relation est dynamique, il n’y a pas de temps mort dans l’histoire. C’est bien agréable après les incohérences du précédent. Big up aussi sur le fait que les deux personnages vont apprendre l’un de l’autre. C’est une leçon de séduction, mais aussi une rédemption pour notre couple. Chacun des deux porte les stigmates de blessures plus ou moins évidentes que l’auteur sait délier avec finesse.

Un très bon moment de lecture qui me fait dire que Laura Lee Guhrke a réussi à me séduire… Et après les désirs pas si secrets des gentlemen, c’est rassurant!

Bonne lecture,
Tam-Tam
 

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Duc, mauvaise réputation, cherche fiancée

Aujourd’hui, je reviens à mes premières amours pour vous parler de mon genre favori… la régence ! Cela fait un moment, je suis sûre que cela vous avait manqué !

Au programme d’aujourd’hui, At the bride hunt ball, d’Olivia Parker.

Madelyn Haywood est de petite noblesse, incroyablement maladroite (à ce stade, elle a le mauvais œil, je ne vois que ça…), et pourvue d’une belle-mère américaine ambitieuse, qui n’hésiterai pas à la compromettre si cela pouvait permettre de la marier plus vite à un homme riche et titré (ne soyons pas regardante sur l’âge ou le caractère, quelques milliers de livres de rente suffiront à compenser).

Autant dire donc que Madelyn est mal partie, surtout que s’achève bientôt sa 4ème saison sans succès.

Quand Gabriel Devine, Duc de Wolverest, organise une « chasse à la fiancée » pour son frère, Madelyn n’a pas du tout, mais alors pas du tout envie d’être invitée à y participer. Car notre héroïne, bien que plutôt mal lotie, trouve le procédé parfaitement scandaleux et abusif, comparable au marché aux esclaves…

Inviter 8 jeunes filles bien sous tout rapport dans la propriété familiale pour que Tristan Devine puisse faire son choix en toute tranquillité, cela me rappelle étrangement A lady most likely. Ou inversement d’ailleurs, puisque At the bride hunt ball a été publié deux ans avant A lady most likely…

Mais peu importe finalement, car ce qui compte, c’est que Madelyn se retrouve participant contre son gré à cette aventure (le pouvoir redoutable de la belle-mère et du chantage affectif). Et en matière d’aventure, elle va trouver de quoi s’occuper face à Gabriel, notre Duc qui n’est, de son coté, pas du tout décidé à se trouver une fiancée. La chasse à la fiancée qu’il organise, c’est à l’intention de son petit frere, héritier présumé, Gabriel n’ayant pas l’intention de se reproduire un jour !

Lors de leur première rencontre, Madelyn commence par s’étaler de tout son long en trébuchant dans le jardin, ce qui est très « un-lady like », vous l’avouerez, et Gabriel vient la ramasser comme tout preux chevalier qui se respecte. Seulement, il fait noir, Madelyn prend peur et envoie un citron qui traînait sur un arbre à proximité en plein dans la tête de notre héros.

Le ton de l’histoire est donnée, Madelyn passant son temps à se retrouver dans des situations pas possibles, très drôles le plus souvent, même si je me dis que ce n’est pas humainement possible d’être poisseuse à ce point ! Gabriel de son coté, est comme il se doit, un parfait prototype de Duc comme il faut, rien d’aussi extrême que mon cher Wulfric, mais sacrément à cheval sur les conventions sociales et l’étiquette. Enfin tant que l’on n’essaye pas de les lui appliquer, puisque cette bienséance ne va pas jusqu’à le convaincre qu’il devrait arreter de se comporter comme un rake et s’occuper d’assurer la postérité du titre…

Sauf que Madelyn le fait rire, et cela n’a pas de prix ! Comme quoi, le rire est décidément l’un des principaux moteurs d’un couple qui marche.

Voilà comment, au cours de cette chasse à la fiancée, Gabriel et Madelyn vont faire connaissance, se découvrir, bien évidemment tomber amoureux, et essayer de trouver le moyen d’intégrer Madelyn dans la haute société. Car, bien que noble, notre héroïne n’est pas du tout du même niveau que Gabriel, et sa maladresse légendaire (et son boulet de belle-mère) ne font rien pour arranger les choses

Madelyn est touchante, manquant parfois de confiance en elle, ce qu’elle dissimule derrière une attitude ouverte et franche, à la limite de l’inconvenance. Gabriel est charmant sous toutes les coutures… Si si, toutes, j’ai bien vérifié !

Une lecture très sweet et cute, parfaite pour les fans du genre !

Olivia Parker écrit des romances tout à fait dans l’esprit de Julia Quinn, et je vous recommande de lire également les deux suites, avec pour héroïnes la meilleure amie de Madelyn (To wed a wicked earl) et la sœur de Gabriel (Guarding a notorious lady).

 
Bonne lecture,
Chi-Chi
  

Les désirs secrets d’un gentleman

Mes chers sujets,

Cette semaine marque deux évènements : d’une part, la Saint Nicolas est passée, donc je suis entrée en mode « écoute de chants de noël en continu », et c’est la période tant redoutée des « nocturnes » au travail, en conséquence de quoi il m’a été assez difficile de finir un livre à temps pour la chronique du lundi, les chants de Noël ayant pris la place des audiobooks et mes soirées étant prises elles aussi par de vastes réjouissances bien loin des happy-end de rigueur ici.

C’est donc avec une grande fierté que je vous annonce que j’ai fini pour vous ce matin un livre qui prenait la poussière depuis des lustres dans ma PAL : « The secret desires of a gentleman » de Laura Lee Guhrke.

Titre prometteur ma foi, qui fleurent bon la sensualité débordante de l’homme dont on aperçoit le haut du dos sur la couverture.

Voyons le synopsis ensemble, il est question de Maria Martingale, sur le point de s’enfuir avec le petit frère du Marquis de Kayne. Le-dit Marquis ne saurait voir la réputation de sa famille et la vie de son frère ruinées par une telle mésalliance et décide de soudoyer la demoiselle…

Petite ellipse temporelle, et voilà Maria qui est sur le point d’ouvrir sa pâtisserie chic dans un coin à la mode de Picadilly. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle découvre que son voisin n’est autre que le Marquis de Kayne. Ce dernier va tenter à nouveau de se débarrasser de la présence inopportune de notre héroïne, mais celle-ci n’est plus la jeune fille influençable qu’elle était bien des années plus tôt, et elle décide de tenir tête…

En théorie, cet historique avait tout pour me plaire. Une héroïne qui ne se laisse pas faire, qui a la tête bien sur les épaules et la volonté de s’en sortir. Un héros qui, bien que coincé dans ce que la société attend de lui, semble irrémédiablement attiré par Maria. Le contexte d’une pâtisserie avec donc mention de nombreuses et alléchantes douceurs et la promesse dialogues acérés, pour bien épicer le tout.

En théorie…
Mais dans le contexte, ça reste un peu plat.
Déjà, il y a cette vague histoire de retrouvailles sans en être. J’admets, ce n’est pas le bon frère, mais j’ai trouvé que Maria prenait cela avec beaucoup de nonchalance… Lawrence, petit frère de son état ne semble pas gêné plus que ça par sa défection passée, et Maria, bonne pâte, a mis toute cette histoire derrière elle. Genre, on ne lui avait pas brisé le cœur avant de l’humilier en bonne et due forme… Naaaannnn !!!
Ensuite, il y a cette attirance très « tu es insupportable, mais mes hormones sont en feu ». Si cela fonctionne bien au début, cela dure un peu trop longtemps, cette histoire, et sans trop vouloir vous spoiler la suite, disons que cela dure presque jusqu’à l’avant-dernier chapitre…
Enfin, il y a ce fameux avant-dernier chapitre, où, là, magiquement, tous les quiproquos sont résolus. Trois petits paragraphes et puis s’en vont enfin nos héros vers un bliss majestueux d’amour assumé – j’ai promis de donner une semaine de libre aux poneys, donc ils resteront chez eux cette fois-ci.

Une histoire qui se lit bien, mais très oubliable, très clichée, et sans le petit truc qui ferait que le final grandiloquent serait justifié !

Fort heureusement, il semble que d’autres livres de l’auteur soient à la hauteur de leur synopsis. J’ai commencé dans la foulée « With seduction in mind », et ce que j’en ai lu me plait beaucoup. Je vous laisse donc pour aller finir l’ouvrage.

 
Bonne lecture,
Tam-Tam
  
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The next always

Nora Roberts, c’est un peu la papesse de la romance contemporaine. Non pas qu’elle écrive forcément ce qui se fait de mieux (vous savez déjà que je ne jure que par Julia Quinn pour l’historique et Susan Elisabeth Phillips ou Kristan Higgins pour le contemporain), mais parce que c’est incontestablement celle qui écrit le plus. Et également parce que, rendons à César ce qui est à Nora, elle a largement contribué à faire évoluer le genre de la romance old-school à ce que nous connaissons aujourd’hui.

Et puis, c’est un peu avec Nora que j’ai exploré la romance durant mes folles années d’adolescente, aussi, quand je vois qu’elle a sorti un nouveau titre, c’est un réflexe un peu pavlovien, il faut que je vois de quoi il s’agit, et notamment s’il saura me rappeler pourquoi, à l’époque d’Une femme dans la tourmente et de La fortune des Sullivan, cette auteur était pour moi incontournable.

Hélas, il y a eu plusieurs déceptions, et je vous confirme à présent que Nora n’est pas une auteur vers laquelle on peut se diriger en toute confiance. Il n’y a qu’a voir la différence entre la Trilogie irlandaise, les MacKade et le quartet des Wedding-planners.

Et comme vous ne pouvez pas vous précipiter aveuglément sur le dernier Nora, je me suis empressée de le lire pour vous donner mon avis ! Pour l’occasion, j’ai (re)fait lecture commune avec Pimpi. Avant, à l’époque où je n’avais pas de blog, je faisais lecture commune avec Tam-Tam… Maintenant cela ne fonctionne plus, nous essayons de lire des choses différentes pour mieux vous en parler ! Mais, je disais donc, j’ai lu The next always en même temps que Pimpi…

Alors alors…

Eh bien voilà une trilogie qui débute dans la droite ligne de la série précédente… Et de toutes ses autres séries en fait ! Le schéma de la série chez Nora est toujours très classique…

Trois frères décident de rénover, avec l’aide de leur mère, un Bed and Breakfast de la petite ville de Boonsboro, Maine. Pour la petite anecdote, Boonsboro est la ville où Nora habite depuis plus de 30 ans et la plupart des boutiques, noms de rues et autres lieux notables, sont fidèles à la réalité.

Le B&B donc, approche de la fin des travaux, le gros œuvre est fait, on en est à poser les parquets et à choisir le mobilier… Beckett, l’architecte du trio supervise tout cela avec une grande efficacité, tout en continuant de bosser sur quelques petits projets à coté et en mettant la main à la pâte dans l’atelier de menuiserie hérité de son père Entre deux journées de 18h, il trouve le temps de partager une pizza avec sa mère, boire des bières avec ses frères, et aller soupirer après Clare, qu’il aime depuis l’adolescence sans jamais le lui avoir dit, dans la librairie qu’elle tient…

Voilà un homme occupé, à qui il ne manque qu’une femme pour être heureux. Et Clare, veuve et maman de trois garçons, ne va pas avoir beaucoup de travail à faire pour attirer son attention !

Maintenant que le décor est planté, je vais vous dire ce que j’ai aimé :

  • J’ai aimé que Clare ne soit pas une veuve éplorée. Six ans après la mort de son mari, elle a fait son deuil et est prête à refaire sa vie si un homme bien se présente.
  • J’ai aimé qu’elle soit présenté profondément et avant tout comme une maman, avec une routine à un train d’enfer que j’ai reconnu.
  • J’ai aimé Avery, la meilleure amie de Clare, qui change de couleur de cheveux au gré de ses humeurs et prépare des pizzas fort appétissantes.
  • J’ai aimé que l’esquisse des tomes suivants soit suffisamment légère pour que je m’interroge un moment sur le « qui finira avec qui ».
Malheureusement, il y a plus de choses que je n’ai pas aimé :
  • Je n’ai pas aimé retrouver encore une fois ces descriptions à n’en plus finir de chaque détail de chaque pièce du B&B, qui me font penser que Nora cherche surtout à remplir ses pages et non pas à approfondir son histoire. Surtout qu’il s’agit des gouts décoratifs typiquement américains, et que je ne suis souvent que moyennement convaincue. Encore plus quand on m’évoque les merveilles de toilettes qui font bidet en même temps, comme summum du luxe… et du glamour?
  • Je n’ai pas aimé la perfection parfaite de ce monde idyllique où tous les gentils sont super gentils et il n’y a qu’un ou deux méchants histoire de remplir les quotas, un monde en noir et blanc, sans zone intermédiaire.
  • Je n’ai pas aimé que Beckett n’ait jamais une minute pour souffler, se reposer, se concentrer et réfléchir à ce qu’il faisait. Vivre à ce train d’enfer, ce n’est pas une vie ! Et personne ne peut tenir avec 4h de sommeil pendant aussi longtemps.
  • Je n’ai pas aimé le manque cruel de scènes entre Clare et Beckett, me frustrant d’assister au développement de leur relation. Bien que l’on nous dise qu’ils ont passé du temps ensembles, le lecteur n’a pas le privilège d’y assister Là encore, j’ai l’impression que Nora cherche à remplir sans trop se fatiguer.
  • Je n’ai pas aimé le conflit entre nos héros, tellement léger au début qu’il n’est qu’un détail anodin, avant de prendre des proportions énormes – dont les conséquences sont expédiées en 5 lignes top chrono. 
  • Je n’ai pas aimé les descriptions de scènes « sexy » qui sont si ampoulées et fleuries que l’on frise le ridicule sans provoquer la moindre émotion.
  • Je n’ai pas aimé la présence incongrue de Lizzie le fantôme, qui m’a parue superflue, avant que je ne me rende compte qu’elle n’était qu’un prétexte pour faciliter le déroulement de l’histoire – sans avoir à penser à autre chose !
Pour conclure, je vous dirait que, même si j’ai passé un bon moment, et que j’ai lu The next always sans déplaisir, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit là d’un livre écrit certes agréablement, mais trop vite et sans profondeur.

Nora elle même dit qu’il lui faut en moyenne 45 jours pour écrire un livre. Hélas, avec les années, cela se ressent de plus en plus et je me lasse d’être déçue.

Sans aller jusqu’à dire que l’on ne m’y reprendra plus, je ne suis pas particulièrement sûre d’avoir envie de lire la suite de cette série et, vous l’aurez compris, je ne vous recommande pas ce livre, trop superficiel et facile…

Chi-Chi

The Night Jasmine dies another day

J’ai enfin fini les 4 maudites heures qui m’ont empêché de vous faire un article au pied levé alors que sa majesté Chi-Chi était on ne sait où (bon, en vrai, je le sais bien, mais j’aime bien faire monter le suspense).
Et d’ailleurs puisque l’on parle de suspense, je suis en plein débat avec ma conscience. Et que ce soit moi ou ma voix intérieure (avec laquelle j’ai des conversations très intéressantes, merci de vous inquiéter), nous ne savons pas jusqu’à quel point vous révéler des choses sur le livre de Lauren Willig fini pas plus tard que vendredi.

Parce que c’est bien simple, il s’ouvre par une révélation, que dis-je une révélation, une bombe atomique sur le couple fil rouge. Pour ceux qui n’auraient pas appris leur leçon, le couple fil rouge, c’est Éloïse et Colin (Colin…*soupir*), dont l’auteur ne nous donne que 6 chapitres à chaque livre à dévorer, histoire de bien nous faire mariner.

Et même si dès le tome 1, on se doute bien qu’il y a une baleine sous le gravillon de la romance, une partie de moi ne veut pas vous gâcher la surprise. Disons donc que pour ceux qui sont tombés amoureux de ce couple, « The temptation of the Night Jasmine » est LE tome à lire, le tome des révélations et des découvertes.

Voilà, ma voix intérieure semble satisfaite, passons à l’autre histoire : Charlotte et Robert.

Petite fiche d’identité, histoire de bien situer qui est qui. Charlotte, c’est l’une des BFF d’Henrietta. Cette jeune demoiselle bien sous tous rapports vit depuis le décès de ses parents chez sa grand-mère (un peu folle-dingue). Feu son papounet n’était autre que le Duc de Dovedale. Sauf que, règle de la transmission des biens et titres oblige, ce dernier étant mort sans héritier mâle, le duché est passé au « cousin Robert ».

Robert, cousin de son état, n’a pas vraiment supporté le poids des responsabilités d’un duché et les trois calèches de culpabilité qui allaient de paire avec la certitude qu’il n’était qu’un usurpateur et que ce duché « n’aurait jamais du lui revenir »… Bla, bla bla… Robert était jeune, il était perdu, et là où d’autres auraient noyé leur désarroi dans la bouteille de cognac la plus proche, il a choisi la fuite, aux Indes (histoire de bien mettre des kilomètres entre lui et le duché de la culpabilité).

Or, le voilà de retour bien des années plus tard, avec en tête, la vengeance !  Pourquoi, on ne sait pas vraiment, mais ce que l’on sait, c’est que cela va l’amener à revoir Charlotte, ce qui est plutôt une bonne nouvelle… Enfin, c’est ce que je pensais au début.

Imaginez la scène :
Charlotte assiste à un bal, Robert aperçoit Charlotte, Charlotte tombe sous le charme, Robert est sans voix – à base de « qu’est ce qu’elle a grandi ma parole ». Charlotte et Robert se rappellent leurs chasses aux licornes et les appâts de tartes à la confiture (enfance de folie !), Robert fond devant la jeune fille, oubliant culpabilité et scrupules…

Et là, je me suis dit, bingo, c’est un livre où nous avons deux individus intelligents qui savent reconnaître leurs sentiments, prennent leurs responsabilités, et vont de l’avant.

Sauf que, pas tout à fait. Alors que Charlotte est appelée au service de la Reine (une obligation/honneur que doivent remplir les femmes de la famille Dovedale depuis des générations), Robert se retrouve de plus en plus englué dans sa vengeance.

C’est que la vengeance est une bête compliquée, qui entraine les hommes sur des chemins que l’on n’aurait jamais pu soupçonner. Par exemple, elle peut entrainer un individu lambda, appelons-le Robert, sur la piste d’un complot contre le trône fomenté par des traitres. Et comme c’est vicieux une vengeance, cela peut soudainement mettre en danger une autre personne, appelons-la Charlotte, qui n’avait au départ aucun lien avec les motifs originels de cette vengeance.

Une machination complexe, des ramifications inattendues et une fin royale pour un couple qui m’aura inquiété quelques instants… Mais pas plus.

Bonne lecture,
Tam-Tam
  

Portée disparue…

Avis à population, toute personne ayant aperçu une princesse répondant au nom de Chi-Chi serait bien mignonne de me le faire savoir.
Parce que bon, ce n’est pas le tout de s’évader vers des horizons pleins de liberté, mais elle part comme ça sans même me laisser un petit livre pour me consoler et vous tenir compagnie par la même occasion!
J’ai envoyé une équipe de fins limiers à sa recherche, les premiers rapports semblent assez optimistes. Il semblerait que l’oiseau profite de quelques moments de répit professionnel pour goûter les joies du repos bien mérité. Le « downside » pour nous, l’accès à la modernité et aux moyens de communications sont quelque peu restreint, ce qui explique une désertion pour ce jeudi.
Et puis comme je suis un peu en dessous de tout, je n’ai pas écouté tout mon livre, encore 4 heures d’écoute me seront nécessaires pour savoir ce qu’il va advenir de Charlotte et Robert dans ce nouvel opus de Lauren Willig… Ahhh, vous n’imaginez pas, je trépigne, car je me suis arrêtée à un moment clé, je devais en apprendre plus sur Colin, le beau Colin, le mystérieux Colin, le sexy Colin, et puis il a été question d’une ombre dans un encadrement de porte…
Bref, le suspense est à son comble (pour vous aussi, qui devriez mourir à présent d’envie d’en savoir plus lundi prochain, je suis machiavélique), et je m’en vais de ce pas découvrir dans quel pétrin Eloïse a pu bien se fourrer une fois de plus!
En attendant, je compte sur vous pour faire savoir à sa royale majesté Chi-Chi que vous aussi, vous comptiez sur elle pour vous appâter avec un livre ce jeudi. Un conseil, jouez sur la culpabilité, ça fonctionne assez bien! ^^
Bonne lecture, 
Tam-Tam
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