Fever, la saga

Avant de commencer, une mini-annonce pour vous dire que nous avons modifié la page « A l’attention des novices en romance« , n’hésitez pas à aller y faire un tour…


Puis revenons au sujet qui nous intéresse cette semaine. Maintenant que le suspens a bien eu le temps de monter depuis jeudi dernier, je peux vous avouer la vérité. 

Je n’ai pas seulement lu Dark Fever. J’ai lu Dark Fever, puis  j’ai enchaîné avec Blood Fever, Fae Fever, je me suis précipitée sur Dream Fever, et enfin, j’ai dévoré Shadow Fever… La totale donc !

Le tout en très exactement 8 jours de temps, puisque j’ai commencé un mardi pour finir le mercredi suivant. Un marathon de lecture pareil, voila longtemps que cela ne m’était pas arrivé ! 

Et là, vous vous dites, dans votre grande innocence, qu’une telle vitesse de lecture ne peut que vouloir dire que j’ai adoré la saga, de tout mon cœur et sans réserve. 

Faux. Ne nous emballons pas et reprenons les choses dans l’ordre. 

Pour celles qui aurait vécu dans une grotte ces 5 dernières années (oui, n’ayons pas peur des mots… je vivais moi-même dans une grotte jusqu’à il y a quelques semaines), Fever rassemble 5 tomes, de la plume de Karen Marie Moning (responsable de quelques highlanders plutôt sympathiques). 

Ce n’est pas à proprement parler une romance, même si il y a une histoire d’amour quelque part, c’est une saga d’urban fantasy. Il n’y a dans Fever qu’une héroïne, et pas de héros. Alors que fait cet article ici ? Eh bien j’ai décidé d’user arbitrairement de mon royal pouvoir pour déclarer que Fever était une fausse romance, et que puisque la saga était écrite par une auteur de romance notoire (qui reconnait elle-même que ce n’est pas une romance), j’avais le droit de faire ce que je voulais. Surtout après avoir consacré toutes ces heures à la lecture des cinq tomes ! Mais je m’égare… 

Dans Fever, il est donc question de Mac, southern belle dans toute sa splendeur qui se laisse vivre paisiblement entre son job de barmaid et ses parties de volley entre amis sur la plage. Mac dont la vie bascule le jour où elle apprend l’assassinat de sa sœur, dans une ruelle sombre de Dublin. Qui a tué Alina, pourquoi ? Et pourquoi la police s’empresse-t-elle de classer l’affaire ? Mac, bien décidée à obtenir justice, saute dans un avion et débarque en Irlande, n’imaginant pas une seconde ce dans quoi elle vient de mettre les pieds. 

A Dublin, notre héroïne est assaillie de visions toutes plus incroyables les unes que les autres… Des visions… ou autre chose ? Elle se découvre un talent particulier, celui de voir les faes (les fées quoi…). Et ce talent la met en danger un nombre incalculable de fois, manquant de la tuer, d’abord par ignorance, puis par imprudence, enfin par vengeance (ce n’est pas beau, toutes ces rimes ?). 

Mais tout ceci n’est évidemment que le début, il faut bien occuper les lecteurs pendant cinq tomes ! Mac se retrouve prise dans un engrenage terrible où elle apprendra le poids des responsabilités (et je vous laisse imaginer ce que cela peut donner, quand la responsabilité en question n’est rien de moins que le sort du monde tel que nous le connaissons). 

Voila pour la mise en place du décor. Autour de Mac, une ribambelle de personnages, à commencer par l’énigmatique Barrons, celui qui déclenche l’hystérie collective partout où il passe, le male alpha dans toute sa sombre splendeur. Mais également V’lane, le prince fae, Dany, la petite sœur d’adoption, Rowena, Ryodan, le fantôme d’Alina, Darroc, Mallucé, Fiona, les MacKeltar (pauvre Christian), Kat et Jo, l’inspecteur Jayne, les parents de Mac, et j’en oublie certainement plein d’autres !  

Et histoire de compléter le tableau, je vous propose un petit j’aime/j’aime pas, instrument choc de la bloggeuse en peine de rédaction…

J’aime pas…

  • L’enthousiasme collectif autour de cette saga. C’est bête mais moi ca me fait fuir… En plus du fait que c’est une saga of course. 
  • L’enigmatisme de Barrons, le personnage masculin. Tout ce silence, tous ces secrets… Il est utile de se parler dans la vie, ça évite de faire des bêtises. Et là, Mac et Barrons nous en offrent quelques beaux exemples. Barrons exige de Mac sa confiance sans rien lui donner en retour. La lectrice que je suis n’a pas trouvé ça sexy, juste horripilant.  
  • La noirceur dans l’ambiance générale. Ca tombe mal, c’est bien plus de l’urban fantasy que de la romance, et ce n’est pas un genre particulièrement réputé pour ses petits poneys roses à tous les coins de rue. Ici, ça serait plutôt des monstres gluants à tous les coins de rue. 
  • La fin épouvantable du tome 3. Traumatisée je suis. 


J’aime…

  • La complexité incroyable de l’univers créé par KMM, des détails cachés partout, des twists surprenants et un final grandiose qui m’a tenue en haleine pendant 200 pages…
  • L’évolution du personnage de Mac, même si j’ai détesté la voir souffrir autant. De Mac 1.0 à Mac 5.0, comme elle le dit si bien elle-même, chaque tome correspond à une étape de son évolution. Et pour ceux qui sont agacés par son coté poupée Barbie du début, point d’inquiétude, cela ne dure pas ! 
  • Le personnage de Barrons une fois qu’il se révèle. (à partir du tome 4 donc.) Parce que là… Pfiouh !!! Il fait un peu chaud ici, non ? Non ? Si si, je vous assure… Il aura fallu le temps mais je reconnais qu’il en valait la peine. 
  • Retrouver mes highlanders, même si ce fut bref. Savoir ce qui se cache derrière chacun d’eux et espérer lire un jour l’histoire de Christian. Et de Ryo. Et de Dani. Ca tombe bien, c’est prévu…



Bon, 4 partout… Mais avec des « J’aime » plus forts que les « J’aime pas », ça tombe bien non ? J’ai aimé la saga car elle m’a tenue en haleine pendant une semaine (heureusement que tous les tomes étaient sortis, je compatis avec les lectrices qui ont du patienter, surtout après le 3 et le 4…). Mais un petit quelque chose m’a empêchée d’adorer car, au fond de moi, je reste une princesse qui recherche dans ses lectures des petits cœurs et des arcs-en-ciel, et que ce n’est définitivement pas ce que j’ai trouvé ici. 

Je ne regrette pas du tout ma lecture, et mieux, je vous la recommande. Parce que c’est une histoire très bien menée, extrêmement prenante et passionnante, et que Mac, la seule et unique héroïne, vaut le détour. Parce que les personnages secondaires qui gravitent autour d’elle sont remarquables et parce que jusqu’à la fin, KMM arrive à nous surprendre. Et parce que, tout de même, Mac et Barrons ensembles (un peu d’amour dans ce monde de brutes) m’ont donné des palpitations quand, enfin, ils se rejoignent (et on passe plus de 4 tomes à attendre, je vous laisse imaginer l’anticipation) !

Alors pour résumer : 
J’ai lu Fever. C’est une saga, mais c’est bien quand même. C’est plus noir que rose mais cela vaut le détour. Vraiment. Lisez-le si ce n’est pas déjà fait. 

Et sur ces bonnes paroles, je vais commencer un livre avec un feu d’artifice de paillettes roses et dorées, pour me remettre de mes émotions ! 

Bonne lecture, 
Chi-Chi
Publicités

18 réflexions sur “Fever, la saga

  1. HIhiiiHihiiiHIiiiHIiiii !!!! Je suis désolée, j'ai essayé de me retenir mais j'y arrive pas ! Je fais partie des groupies (des premières, na !!) et je sais comme ça peut être énervant ! Le bon point pour moi, c'est que c'est la fin du tome 3 qui m'a poussé à lire en vo… hé oui, après une telle fin, je ne pouvais décemment pas attendre la traduction du tome 4 ! Je me suis donc lancé avec mon petit niveau 6ème et il m'a fallu 1 mois pour le lire ! Mais j'avais mis le pied dedans !! Du coup cette série aura toujours un petit truc en plus pour moi !Et c'est vrai qu'il faut être patiente… mais franchement ça vaut le détour nan !?!! Et moi, j'aime la Mac dure !! Celle qui est en noir, qui détruit tout, qui sait ce qu'elle veut !! Une vraie héroïne qui a souffert, qui a appris et qui ne se laisse pas écraser !!!

  2. J'ai lu le un, je n'ai pas aimé. Mais dans un élan de "peut-être la suite sera-t-elle meilleure" j'ai les tomes suivants qui m'attendent en ebook. Pour un jour de grosse pluie, abandonnée par le Breton et sans ma bibli sous la main peut-être !

  3. Tu me donne envie de le lire, alors que comme toi, quan l'hystérie collective est trop bien lancée autour d'un livre et d'une saga, je fuis!!!Mais la fin du 3, je sais pas si je m'en remettrais de le lire! Même si cela ne me dérange pas autant que toi de voir les héros en baver!

  4. Ouiiii Pimpi m'a dit que c'était toi une des premières responsables! 🙂 Et je suis RA-VIE de savoir que KMM t'a poussé à la VO (qu'est-ce que tu as du galérer, j'admire)! En fait j'aime les héroines dures comme Mac, mais pas quand je dois voir leurs épreuves. Je préfère jeter un voile pudique sur ces étapes là! 😉

  5. Dis donc ça en fait des conditions!!! Cela me fait penser à ce sketch de Florence Foresti où son mec ne peut la voir que le lundi soir de 9h à 9h30 quand il pleut! ;)J'espère que tu lui redonnera sa chance un jour, mais je comprends ta réticence!

  6. Tsss, tu oses me dire ça alors que tu me reproches de ne pas vouloir lire Outlander? 😉 Ceci dit, si j'ai pu me remettre de ce passage, je pense que tu peux en faire autant, ça sera moins difficile pour toi que pour moi!

  7. Moi aussi j'ai horreur des scènes comme la fin du tome 3 mais KMM reste "pudique", c'est pas le bon mot mais enfin bref, on survit ! Je crois que dans toute la série, c'est le début du tome 5 qui a été le plus dur à lire… les 100 premières pages m'ont brisé le coeur !! Heureusement, après ça allait mieux !! ;o)

  8. C'est clair que j'ai galéré !!! Un mois !!! Fallait bien Mac et Barrons pour que je m'accroche !!Ensuite, je me suis entraîné avec de la YA, c'était plus facile ! Et j'ai vu la différence pour le tome 5 en VO : 1 semaine !! Yeaahh !

  9. Tu connais déjà mon avis mais tant pis (merci pour ne pas avoir spoiler..) Je viens de finir le tome 2 et je pense que c'est vraiment une saga qui se révèle dans le dernier tome (je suppose donc) parce que je ne peux pas dire que les deux premiers tomes et Barrons me laissent pour l'instant un peu froide et je suis d'accord le fait que Barrons ne dise jamais rien ça m'agace prodigieusement ^^Voila Voila Voila, je m'en retourne à ma lecture!

  10. Je dirais que ma sensibilité à cette scène est très personnelle, et puis je SAVAIS que le début du tome 5 était une illusion, donc mon regard était un peu biaisé dans les deux cas! 😉

  11. Je dirais que la saga se révèle au milieu du tome 4, quand le puzzle commence à se mettre en place et que tout bascule… Barrons me laissait de glace aussi, je reconnais qu'il se rattrape bien, mais si je n'avais pas eu les copines pour me jurer que ça ne durerait pas, d'enervement, j'aurais probablement tout laissé en plan à la fin du tome 1! J'ai hate que tu ais fini pour que l'on en discute en tout cas!

  12. Ahem, aucune idée… Une folle hystérique qui n'a pas de vie et qui, d'après Cess, pourrait bien briguer le titre convoité de blogueuse influente? 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s