A place called home

Bien, souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps, je vous contais les merveilleuses aventures de Sirena la pirate et de son imbécile de mari, Regan. Et pendant que je subissais cette « chose », je lisais également un autre livre (car oui, je lis plusieurs livres en même temps, j’aime varier les plaisirs), bien plus agréable et charmant, qui m’a permis de ne pas sortir trop déprimée de Passions captives (enfin pas trop, c’est relatif, Tam-Tam m’a tout de même interdit de lire la 1ère partie d’Acheron… les expertes comprendront, et les autres signeront la pétition pour que Tam-Tam continue plus que jamais ses chroniques sur les DH…). 

Le livre en question, donc, A place called home de Jo Goodman. Jo qui s’est montrée à la hauteur à chaque fois, alors même qu’il s’agissait de synopsis qui, a priori, ne m’attiraient pas spécialement. Souvenez-vous de Marry me, avec ses cowboys et de Wild sweet ecstasy, avec euh… tout? (à commencer par sa couverture…)

Donc, Jo, qui avait fait ses preuves, et une fois de plus, une super critique sur je ne sais plus que site anglophone, pour un contemporain. Exactement ce qu’il me fallait pour contrebalancer la plume de Fern Michaels ! 

J’ai commencé et recommencé cet article 27 fois. Car pour vous parler de Thea et Mitch, il faudrait encore que j’arrive a mettre des mots sur ce que j’ai aimé, ce que j’ai ressenti, et il faudrait que j’arrive a le dire assez bien pour que vous vouliez vous aussi lire ce livre et découvrir cette auteur, enfin ! 

Je pourrais vous parler de Thea qui travaille comme une dingue dans l’agence de pub familiale, fiancée à un homme de 30 ans son ainé et qui n’envisage pas une vie de famille traditionnelle. Thea qui un jour, en rentrant de vacances dans un lieu si reculé qu’elle était injoignable depuis un mois, apprends la mort de Gabe, son meilleur ami, et celle de sa femme Kathy, dans un accident de voiture. Accident qui remonte déjà à quelques semaines, la seule personne au monde sachant comment la joindre étant aussi celle qui se trouvait dans la voiture. 

Thea donc, dont le monde vacille, et Thea qui devrait en théorie être nommée par un juge cotuteur des trois enfants de Gabe et Kathy, avec Mitch. 

Je pourrais donc vous parler de Mitch, le meilleur ami de Kathy. Mitch qui s’occupe des enfants depuis la mort de leurs parents, mais qui s’attends à ce que Thea prenne la relève. Un peu parce que c’est une fille et un peu parce qu’il n’imagine pas qu’elle ne le demandera pas. 

Je pourrais surtout vous parler de Thea et Mitch, qui se connaissent depuis le mariage de leurs meilleurs amis, même si le courant ne passait pas très bien entre eux. Ou trop bien. Difficile de savoir quand ils s’arrangeaient pour ne se croiser que dans les circonstances absolument exceptionnelles. 

Je devrais probablement revenir à Thea, qui n’était pas réellement en vacances, mais en cure de désintoxication pour son addiction aux médicaments. Thea donc, qui ne se demande donc même pas si elle veut la garde des enfants, puisqu’elle est persuadée qu’aucun juge ne la lui accordera jamais. 

Et je devrais bien évidemment vous dire qu’il n’y a pas dans ce livre d’enquête palpitante, de pirates, de poursuites en bateaux, d’enfants cachés ou de tournantes. En un mot, pas de rebondissements épiques, mais pas non plus de malentendus ridicules, pas de préjugés sans fin, et beaucoup de douceur. L’histoire est centrée à la fois autour du deuil, pour les amis mais aussi pour les enfants, de la guérison pour Thea et au-delà de la construction du couple, sur celle de la famille. 

Je vous préviendrais aussi que le livre est long à démarrer. Si j’ai un peu peiné sur les 3-4 premiers chapitres, exclusivement consacrés à la mise en place des différentes relations, cela valait la peine d’attendre pour voir Thea et Mitch trouver leur rythme, s’adapter aux enfants, passer un peu plus de temps ensembles. 

Je m’attarderais sur le fait que Mitch est un héros charmant, qui a toujours eu un petit faible pour Thea et qui va réellement faire beaucoup d’efforts pour aller vers elle. Sa façon franche et directe de parler, son sourire charmeur et sa grande patience m’ont enchantée… 

Enfin, je ne manquerais pas de mentionner que, comme toujours avec Jo Goodman, l’écriture est soignée, fluide, le rythme de narration nous entraine sans heurts et c’est un bonheur à lire ! 

Voila, ce que je devrais absolument vous dire, si je voulais parler correctement de ce livre, qui ne fait que confirmer la présence d’une nouvelle valeur sure dans ma PAL ! 


Bonne lecture, 
Chi-Chi
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Une minute de gloire à Vera Cruz

Parfois, on discute avec nos auteurs chéris sur FB… Et parfois, ces auteurs nous répondent…
Et parfois (souvent), Tam-Tam a des éclairs de génie… 
Et parfois donc, Kristan Higgins aime Hugh Jackman et voudrait bien utiliser l’échelle inventée par Tam-Tam dans un de ses livres… 
Moi, je suis drôlement fière de ma comparse, avouez qu’elle a du talent et le sens de la formule qui tue! 
;-) (oui, je mets des smileys, ce blog part à vau l’eau)
Voila, c’est tout pour aujourd’hui, bonne journée!
Chi-Chi
 
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Dance with the devil – Le loup blanc

J’ai une théorie.

En vrai, j’ai plein de théories, plein d’échelles, de termes et d’expressions sorties de nulle part, j’admets. Mais c’est toujours dans l’intérêt de mon argumentaire, donc je suis pardonnée ?

J’ai donc une théorie. Une théorie qui fait écho à celle de Chi-Chi à propos des Colin de sa vie. Les héros dont le nom finit en « ek » sont des badass sexy en diable devant lesquels je perds tout contrôle de mes glandes salivaires et une partie de mon QI…

Autres points communs : un passé sombre, un problème de confiance dans la race humaine, une capacité à survivre.

Comment je le sais ?

D’abord parce que Derek…*sigh*……

Et ensuite, parce que Zarek……..

Et Zarek, dans la tribu des DH, c’est sans doute le plus dark du lot (humour pourri post week-end, prise 1 !)

Dance with the Devil (traduit sous Xanax par Le loup blanc) est le tome 4 de la série de Sherrilyn Kenyon. Ce tome date de 2003, autant dire de la préhistoire de la romance paranormale. Mais je suis une early-adopteuse, que voulez-vous !

Donc Zarek, chez les DH, n’est pas vraiment Mister Popularité. Du coup, quand un doute plane sur le bien-fondé de ses actions, Artémis ne se pose pas vraiment de questions et exige sa mort. Elle n’est qu’amour et compréhension, notre déesse. Heureusement, Acheron, le mystérieux boss des DH, voit en Zarek plus que l’homme agressif et violent (la psychologue de comptoir qui sommeille ne moi argue qu’il y voit sans doute une partie de lui, toussa, toussa…). Quoiqu’il en soit, il persuade Astrid, nymphe aveugle de la justice impartiale, de se pencher sur le cas Zarek et de déterminer si oui ou non il mérite d’être sauvé.

Voilà le concept du livre.

Comme Sherrilyn est douée, elle nous plante le décor en Alaska. Nous rappelons à notre aimable lectorat que le DH, c’est un vampire. En mieux, certes, mais les rayons du soleil ne sont pas vraiment bénéfique. Du coup, l’Alaska, si près des pôles, cela crée un certain nombre de problématiques liées à la durée du « jour » et de la « nuit ». Par une machination plus ou moins réussie et l’arrivée subite du blizzard, Zarek se retrouve coincé chez Astrid. Qui va alors avoir le temps de tester « la bête »…

Et comme Sherrilyn aime pimenter les choses, elle a lancé après le couple une série de méchants assoiffés de sang et de vengeance, si bien que le jugement de Zarek ne va pas se dérouler dans la paisible béatitude de la maison d’Astrid.

Mais dans un sens, c’est dans les situations désespérées que l’âme profonde des hommes (et des DH) se révèle. C’est là, j’imagine, le message philosophique de l’auteur (oui, moi, dans les DH, entre deux bastons et trois scènes de découvertes des sens, je vois de la philosophie). Astrid saura voir la véritable nature de notre sombre héros lorsque, dans la tourmente, ce dernier fera passer le bien-être des autres avant le sien.

Il est donc question de trahison, de rédemption, et d’acceptation.

Allez le lire, c’est un ordre.

Avant de rendre l’antenne, juste un mot sur la traduction du titre. Astrid, en bonne nymphe qu’elle est, a un animal/compagnon à la digne mesure de son rang : un loup blanc nommé Sacha, qui est en réalité un « were-hunter » – terme de l’auteur qui désigne un être s’apparentant au loup-garou, en mieux, bien évidemment.

Du coup, je me demande ce qui est passé par la tête de l’éditeur pour qu’il se dise soudainement que « Le loup blanc » était un titre parfaitement crédible pour ce livre dont le titre en VO s’apparente plus à « Danse avec le diable ».

Nan, vraiment, je ne sais pas…

Bonne lecture en tous les cas,
Tam-Tam
 

North and South – Nord et Sud

Après le chef d’œuvre de la semaine dernière, je m’ennuyais, je n’avais pas assez de choses à lire, alors je me suis dit que j’allais entamer un pavé de 600 pages. Normal quoi !

Non en vrai, mes copines me harcèlent depuis des mois en me disant que c’est une honte que je n’ai pas encore vu la série BBC Nord et Sud, adaptée du roman d’Elisabeth Gaskell, avec le divin Richard Armitage dans le rôle du héros… (*soupir*… Richard et sa chocolate voice et son regard intense… je défaille…)

Donc, je n’ai pas vu Nord et Sud, la série, mais, en bonne fille obéissante, je ne demandais qu’à combler cette lacune. Sauf que je voulais avoir lu le livre avant… Le fameux pavé de 600 pages donc.

Voila, c’est chose faite, j’ai lu 600 pages en anglais victorien (ce qui m’a donné l’occasion de constater que mon anglais plus « littéraire » que mes romances habituelles était un peu rouillé), et dans la foulée, je me suis précipitée pour voir la série, pour mon (et votre) plus grand bonheur ! (Richard…)

Bref résumé, donc, si tant est que l’on puisse résumer en une, deux ou même trois pages une œuvre aussi longue, dense et complexe que ce livre. Nord et Sud (North and South) est ce que l’on peut appeler un roman industriel, un roman qui parle de cette époque charnière de l’histoire où l’homme est peu à peu remplacé par la machine. Publié en 1855, au cœur de l’Angleterre victorienne, il se fait le miroir de l’opposition qui existe alors entre la vieille société, celle qui s’attarde doucement sur la Régence chère à nos auteurs de romance, et l’essor économique de la révolution industrielle, dans une veine bien plus réaliste.

A travers les yeux de Margaret Hale, son héroïne, l’auteur dresse le portrait contrasté du Sud et du Nord, ruralité contre industrie, et utilise chaque personnage pour mettre en lumière les aspects aussi bien positifs que négatifs de cette évolution, pour chacune des parties concernées.

Elevée à Londres par sa tante, Margaret ne connait de la vie que les salons cossus de la petite noblesse et les paysages tranquilles du minuscule village du Hampshire où elle passe une partie de l’année, et où son père est pasteur. Mais lorsque ce dernier décide de quitter le clergé pour devenir professeur à Milton, dans le Darkshire (le pays noir), Margaret et sa mère suivent le mouvement.

Milton, ville industrielle inspirée de Manchester, n’aurait pas pu être plus éloignée de tout ce que connaissait la famille Hale. Ses usines enfumées, grouillantes d’ouvriers, ses rues boueuses et sales, ses maisons minuscules et noires de suie, forment un contraste terrible avec la verdoyante et paisible campagne anglaise et les brillants salons londoniens !

Nord et Sud sera donc l’histoire de Margaret, de sa découverte du Nord, et de son évolution, loin des préjugés du début. Réputée être fière et réservée, elle est choquée par la violence des rapports humains, notamment ceux entre patrons et ouvriers. Si elle admire le courage des ouvriers, dont la vie lui semble misérable et plus difficile que celle des paysans du Sud, les patrons, nouveaux riches souvent sans grande éducation lui inspirent du mépris. Et c’est là, enfin mes chers lecteurs, à cet instant précis, qu’apparait John Thornton… John, que j’imagine déjà sous les traits de Richaaaard ! Mais je m’égare…

John Thornton (Richard !), patron de l’une des plus grandes filatures locales, self-made man de la première heure, a décidé de parfaire son éducation en prenant des leçons de philosophie avec Mr Hale. Margaret méprise cet homme, qu’elle trouve trop dur avec ses ouvriers, sans éducation, en un mot, ayant une conduite indigne d’un gentleman. Ce qui parait d’autant plus naturel que Thornton (je me retiens de ne pas ajouter des petits cœurs à chaque fois que j’écris ce nom) n’est pas un gentleman ! Mais si Margaret se laisse aveugler par son orgueil et une série de malentendus, Thornton (au cas où vous n’auriez pas compris, j’aime ce personnage), de son coté, tombe instantanément sous le charme de cette princesse froide, tout en sachant qu’il n’a aucune chance de la conquérir. Un amour non-partagé, comme c’est romantique…

Hum, comment vous décrire plus en détails les multiples péripéties de la vie à Milton et tous les événements qui amèneront Margaret à apprécier Mr Thornton, John, (Richard quoi…), et à travers lui, les aspects positifs du Nord, au-delà de ses premières impressions.

Beaucoup comparent Nord et Sud à un Orgueil et préjugés de l’époque victorienne, notamment à cause de cet antagonisme qui existe au début entre les héros, mais la comparaison s’arrête là. (et heureusement, car nul ne peut égaler Darcy et Elisabeth, et je préfère me dire qu’ils sont uniques en leur genre). En effet, là où Jane Austen s’attache à une étude de mœurs, Elisabeth Gaskell peint une fresque sociale qui dépasse largement ses personnages principaux, et s’attache autant aux questions de conditions de vie des ouvriers qu’à la place de la religion et aux changements qui secouent la société de l’époque. Autant le dire, la romance dans Nord et Sud, le livre, occupe réellement une place secondaire !

Maintenant que vous connaissez la trame principale du roman, je peux vous avouer que, si j’ai aimé le livre, j’ai préféré la minisérie. Justement parce qu’elle se centre beaucoup plus autour du couple principal et que, en bonne princesse romantique qui se respecte, cela ne pouvait que me plaire !

L’adaptation, au demeurant très réussie, a pris assez de libertés avec la narration pour modifier complètement le rythme du roman, qui se déroule sur plus de deux ans, contrairement à un peu moins de dix-huit mois dans la série, et avec une ambiance assez différente. Ainsi, le roman ne commence pas avec le voyage des Hale vers le Nord, mais avec le mariage d’Edith, la cousine de Margaret. De même, la scène finale de la série (que j’ai adoré…) ne se déroule pas du tout comme dans le roman, pour mon plus grand bonheur (j’étais frustrée dans les deux cas, mais moins dans la série que dans le livre). La rencontre entre nos héros, les visites chez les ouvriers, la demande en mariage, le personnage de Mr Bell, toutes ces choses ont été modifiées pour mieux répondre aux besoins narratifs de la série, sans pour autant trahir l’esprit du roman.

Pour moi, ces modifications permettent de mieux apprécier la partie intéressante de l’œuvre, l’histoire d’amour (eh oui, que voulez-vous, j’ai une réputation à tenir et un article à écrire) ! Car vraiment, si le roman nous offre bien plus de détails sur les sentiments de Thornton (Richard !!!), la série s’attarde davantage sur le couple, ensemble, et elle nous offre en prime quelques moments romantiques que jamais la plume d’un écrivain victorien n’aurait osé décrire !

Sur ces bonnes paroles, lisez Nord et Sud, et regardez la série, mais pas pour les mêmes raisons !


Bonne lecture,
Chi-Chi


PS : Le billet de Marijo, qui m’a fait découvrir Richard et à qui je voue, du coup, une reconnaissance éternelle, et celui de Pimpi, juste parce que… 

Quand Chi-Chi rencontre Tam-Tam

Back in Vera Cruz en ce mercredi!
Aujourd’hui levé de rideau sur nos surnoms et ce qu’ils m’évoquent. Chi-Chi vous l’avait dévoilé en son temps : les surnoms, c’est le prince pas si charmant qui les a déniché. Mais ce que vous ne savez pas encore, c’est le pourquoi du comment. 
Parce que sous sa plastique de super héros (c’est Batman), son sourire de rake, son regard de braise, se cache le cerveau d’un génie, et l’âme d’un enfant de 6 ans qui aime bien faire des bêtises…
Du coup, quand on s’est mises toutes les deux à le tanner pour qu’il nous trouve des surnoms, parce que l’on était bien infichues de connecter nos deux cerveaux (il faisait chaud au début du blog), il nous a sorti Tam-Tam et Chi-Chi, princesses de leur état.
Chi-Chi, c’était une touche de Dragon Ball (aka geekitude) et une note de perfectionnisme…
Tam-Tam, c’était le bruit… enfin, c’était surtout l’addiction à la marque éponyme (oui, je pourrais parler culottes si vous en aviez envie, mais Chi-Chi fronce les sourcils, là, dans le fond, alors je me tais).
Princesses Chi-Chi et Tam-Tam sont ainsi nées.
Du coup, quand le prince est d’humeur nostalgique et que l’on regarde des vieux Dragon Ball, j’ai des visions étranges… Et le stylo qui démange! 
En l’honneur de ce rendez-vous à Vera Cruz, mes stylos, je les ai pris. En espérant que cela vous plaise!
Tam-Tam
  

Prince of dreams – Prince de l’éternité

La semaine dernière, j’ouvrais ma chronique avec un aigle. Un aigle voyeur en possession d’une seule et unique tête (et non un aigle bicéphale, ce qui aurait été über plus logique pour une histoire russe, mais passons) qui faisait d’une pierre trois cailloux. (oui, je suis d’une dextérité émérite lorsqu’il s’agit de lancer des cailloux) (autant vous dire qu’il ne faut pas parier avec moi à ricochet, mais je m’égare).

Je vous présentais une couverture des plus… singulières, j’annonçais la nouvelle chronique du mercredi (RDV à Vera-Cruz) et j’ouvrais sur le tome 1 de la vieille série de Lisa Kleypas « les Stokehurst » (pour ceux qui suivent, Stokehurst, c’est le nom du monsieur à qui il manque des doigts dans le tome précédent).

Si bien que je me suis aménagé une autoroute introductive pour ce lundi. Mes aïeux, quelle appétence littéraire n’ai-je pas démontrée là ! (en plus j’utilise des mots de la mort qui tue) (et je le fais même exprès)

Pour déterminer avec acuité si le « Prince de l’éternité » est au niveau de son prédécesseur en matière de kitch et de vintage (oui, parce que du vieux LK, c’est pas du LK des Wallflowers ou des Hathaways hein), je me dois de commencer avec la couverture :

Point d’aigle ici. Mais retenez votre déception, car dans le lointain, on aperçoit un palais russe avec ses toits en crème chantilly maison (wikipédia dort encore, je n’ai pas envie de le réveiller pour partir à la recherche du mot architectural qui définit ces toitures).

Vous ne voyez pas ? Mais si, derrière cette gerbe de fleurs, juste à côté de ce soleil couchant qui fait une auréole de sainteté au héros, tandis qu’il nous dévoile son torse viril. (ouf, j’ai presque cru que l’on n’était pas en romance)

Passons aux héros : on retrouve la fille de Stokehurst (cohérence avec le nom de la série : check) et Nicolas Angelovski, qui avait lui aussi son rôle dans l’opus précédent (spoilers).

Bien des années ont passé. Enfin suffisamment pour qu’Emma soit en âge d’être mariée. Et comme elle est naïve et un tantinet bornée, elle s’amourache d’un coureur de dot (la gourdasse). Heureusement, Nicolas la veut pour lui tout seul depuis des années (on ferme les yeux sur ce que cela implique, s’il vous plait, et on s’ouvre aux possibilités du cosmos) et va sauver la jeune rouquine du scandale et du bannissement social.

Car malgré un exil qui a porté atteinte à son influence omnipotente (il faut bien expliquer l’auréole), il reste un prince de sang russe (traduire par : il entend bien faire tout ce qu’il veut). Si bien qu’il prend sur lui de faciliter la dissolution du couple de tourtereaux, et profite de l’ouverture que lui procure le cœur brisé de la demoiselle pour se lier à elle de la manière la plus définitive qui soit, le mariage.

Un contractuel comme on n’en fait plus : l’héroïne a le cœur brisé par le mauvais homme, se marie au premier venu (un prince, on est en romance). Et comble de la chance, ce dernier est obsédé par elle, tout en ayant bien entendu juré mordicus qu’il ne tomberait jamais amoureux. Ajoutez à cela une dose de dévouement pour les animaux chez l’héroïne, une histoire de réincarnation, la restauration d’un tableau et un débat métaphorique sur la chambre conjugale et ses implications, vous obtiendrez une histoire qui me plait moins que l’autre. Mais alors vachement moins…

Le premier me faisait sourire avec tous ces beaux clichés si bien amenés et si délicieusement kitchs. Cette histoire me fait grincer des dents dans le mauvais sens du terme (voilà qui ne plaira pas à Aquafresh).

Quelques anecdotes d’explication s’imposent:

  • Les doigts en moins de Lord Stokehurst se sont transformés en crochet (tic, tac, tic, tac) : je n’aime pas les erreurs de traduction. Je ne sais pas quelle est la version originale, mais le trauma de devoir s’adapter à la coquille, pas glop !
  • Emma est une rousse végétarienne : Mais. Bien. Sur. Manger de la viande c’est trop mainstream… Elle était hipster avant que ce soit cool notre héroïne.
  • Nicolas a des cicatrices (swoooooonnn… désolée, ça marche à tous les coups) : sauf que j’ai comme l’impression qu’on me fait le coup deux fois coup sur coup, du coup (à grand renforts de lapalissades, je marque mon coup).
  • Emma est butée bornée comme une vieille carne du Larzac un jour de marché : parfois elle vire cruchaude quand même. C’est beau la naïveté, mais il faudrait ouvrir ses grand yeux de Bambi parfois.
  • Nicolas est traumatisé par son passé : sans blague, ça change un homme les geôles russes. (j’ai comme une impression de déjà vu là, non ?) (je vous ai parlé de mon impression de déjà vu?)

Emma et Nicolas, ils me faisaient plus rêver dans le tome 1 en fait. Une fois sur papier ça fonctionne moins bien. Bizarre….

Et vous ?
Bonne lecture… ou pas ?

Tam-Tam
 

Captive passions – Passions captives

Pour l’article d’aujourd’hui (le premier article du vendredi, je suis toute émue…), j’ai décidé de vous parler de la maaagnifique lecture commune que nous devions faire avec Fashion et Karine. Et du magnifique fail que cela a été, puisque le livre était tellement merveilleux que Fashion a arrêté après quoi… 60 pages ? Et Karine a abandonné page 171 très précisément. Mais vous me connaissez, je suis prête à risquer beaucoup pour la gloire, à commencer par ma santé mentale, et j’avais décidé que ce livre n’aurait pas raison de moi !

Avant d’en dire plus, je vous laisse lire l’article de Karine sur le sujet, puisqu’elle a tout dit bien mieux que je ne pourrais le faire (si vous ne le faites pas, vous allez vraiment vraiment avoir du mal à suivre, après moi, ce que j’en dis…) et de mon coté, je reprends l’analyse là où elle s’en est arrêtée puisque oui, victoire, je suis venue à bout de Captive Passions de Fern Michaels. Et en français en plus !!!

Les lectrices assidues de romance, les anciennes, celles qui fréquentent le milieu des grandes initiées sont déjà parties en courant là, normalement. A commencer par Tam-Tam ! Ben oui, Fern Michaels, non mais quelle idée ??! Une auteur connue pour écrire de la romance old-school dans tout ce qu’elle a de plus hard-core, à base de clichés d’hommes machos dominateurs et violents et d’héroïnes TSTL

Hélas, nul n’est à l’abri d’un moment d’égarement…

Enfin, reprenons avec Sirena, femme pirate pleine d’entrain, devenue la Sirène des mers pour venger la mort de sa sœur et son déshonneur (son viol donc). Parce que, quand on se fait capturer par des pirates, les choses se passent généralement moins bien que dans Pirates des Caraïbes… 

Petit rappel hyper super rapide, Sirena est espagnole, super douée en bateaux, et a juré de venger sa sœur et son oncle assassinés par des pirates alors qu’ils étaient en route pour Java où ladite sœur devait épouser l’administrateur hollandais local. Sirena étant over intelligente, est persuadée que c’est le hollandais (Regan, son futur mari) qui a orchestré l’attaque, parce que bien qu’anglais, les pirates avaient une navire hollandais. No comment sur la logique imparable… Sirena a donc épousé Regan pour mieux se venger de lui et le ruiner en attaquant tous les vaisseaux passant dans le coin, sous le nom poétique de la Sirène des mers (mais si elle ne vient pas de la mer, je me demande d’où peut venir cette sirène moi…). En plus, les similitudes entre les deux noms sont absolument stupéfiantes, à croire que l’auteur voudrait nous faire comprendre que son héroïne était prédestinée à devenir une grande pirate et un génie de la navigation. Ceci dit, dans ce livre, ils sont tous parfaitement stupides, et étrangement, personne, absolument personne ne fait le lien entre les deux ? Vraiment ?

Peut-être parce que Sirena est très bonne maîtresse de maison (même si elle n’a jamais rien commandé d’autre qu’une cuisine de bateau, moi je parie que c’est son maître d’armes qui lui a appris à faire la cuisine). D’ailleurs, c’est bien simple, à Java au 17ème siècle, elle commande un repas fait de poisson au beurre et citron, petits pois marinés avec des oignons, et un dessert d’abricots avec de la crème fouettée qui me rappelle étrangement celui de Carissa… (mais si voyons, Carissa… pfff, personne ne m’écoute quand je parle…) Un repas à haute probabilité historique donc.

Mais Sirena n’est pas si parfaite car en dépit de ses efforts, elle ne s’entend pas du tout avec la gouvernante, qui ne veut jamais rien servir d’autre que du chou bouilli, la vilaine ! C’est bien connu, la cuisine allemande se résume à ça. Et ne me demandez pas pourquoi un hollandais ne mange que de la cuisine allemande, la compréhension d’un pareil phénomène est au dessus de mes pauvres moyens, mais c’est pour cela que je ne suis pas auteur de romance !

Heureusement que la cuisinière, elle, est bien plus heureuse depuis qu’elle peut faire des dessert à la crème, elle en avait marre d’avoir les cheveux qui sentaient la choucroute… Le bonheur tient parfois à si peu de choses, je pense qu’il y a là une grande leçon de vie à retenir.

Oh et tiens, Karine, Fashion, dommage que vous n’ayez pas continué, l’un des personnages du livre a un goût très prononcé pour la domination, le maniement du fouet et les bottines pointues…

L’intégration à la vie familiale de Caleb se déroule comme sur des roulettes, d’autant plus qu’il sait instinctivement où Regan range ses cigares… Sur fond de petite musique mystérieuse, demandons-nous un instant si il s’agit vraiment d’un hasard ou si… Mais je m’avance trop, il ne faudrait pas que je spoile la suite des événements !

Invités à un mariage traditionnel javanais, nos héros (qui sont alors mariés depuis un moment mais n’ont rien consommé du tout parce que Sirena porte le deuil et qu’elle prétend passer ses nuits en prière pour l’âme de sa sœur, ce que Regan ne trouve pas spécialement sexy) découvrent que la tradition locale implique pour la fiancée une épilation intégrale à la pince à épiler, (c’est quoi le trip de Fern sur ce coup-là ? Plus ça fait mal, meilleur c’est ? Chacun son truc hein, mais j’aurais bien aimé être prévenue à l’avance, ça peut surprendre au début… voir, ça fait mal…) sachant que le fait d’émettre le moindre son durant l’épreuve voudrait dire qu’elle n’est plus vierge ? Et sachant qu’il est évident aux yeux de Sirena que la fiancée brûle de désir pour Regan ? Euuuhhh ???! WTF ? (oui, pardon, je m’égare) Mais je vous rassure, Regan est un type bien, il ne pouvait quand même pas laisser cette malheureuse (fiancée qui restera anonyme car pourvue d’un nom débile dont l’auteur avait du se dire que cela ferait bien assez exotique) souffrir ainsi… Il va donc se faire un devoir de la déflorer… la nuit avant son mariage. Dans la hutte voisine de celle du fiancé. Et de sa femme. Je répète, pour être sure que vous ayez tout bien compris, Regan et la fiancée, pendant que le fiancé cuve son enterrement de vie de garçon à coté et que sa femme (Sirena donc), dort dans la hutte d’à coté. Où elle entend tout… Mais ce n’est pas de sa faute à lui quand même, pauvre Regan, s’il est trop désirable ? –  un peu comme Lord Bannor le Hardi mais en drôlement moins sympathique et drôle en fait… –  En plus, Sirena refuse de coucher avec lui pour cause de deuil, il faut le comprendre ! (bref, un héros de romance tout ce qu’il y a de plus dreamy) (limite je voudrais le même…) (mais limite hein)

Enfin passons, finalement, c’est sous les traits de la Sirène des mers que Sirena va conclure avec son mari, après des mois et des mois à le tenir à distance. Non sans avoir auparavant tué le capitaine pirate anglais (ceci dit, elle pense toujours bien que Regan est le responsable, mais c’est un début, un de mort, plus que 12 ou 15…) et été battue en duel par Regan ! Oui oui, vous avez bien lu, la génialissime Sirena est battue. Mais attention seulement par son mari, ce qui montre bien qu’ils sont faits l’un pour l’autre, puisque seul l’homme auquel elle donne son cœur (un cœur ? où ça ? lequel ? son corps plutôt non ?) peut être plus fort qu’elle. Sans cela, Sirena est invincible et indestructible. Enfin, à ce stade, elle a couché (et j’emploie ce terme de façon très libérale, puisque Regan juge quand même nécessaire de l’attacher avant, il trouvait qu’elle protestait un peu trop !!!), sous un faux nom, avec son mari, qu’elle déteste encore cordialement. Ou le déteste-t-elle vraiment ? Après tout, ce n’est qu’une faible femme, elle ne doit pas bien savoir ce qu’elle a réellement dans la tête !

Car dès le lendemain de leur première nuit d’amour, notre chère héroïne se réveille avec des étoiles dans les yeux et des mots d’amour au bord des lèvres. Dilemme cruel, comment accomplir sa vengeance contre l’homme qu’elle aime maintenant ? Eh bien tout simplement en découvrant (enfin !!!!) que le responsable n’était pas Regan. Il était temps. Chose qu’elle découvre en passant tous ses après-midis chez Chaezar, l’administrateur espagnol du coin, vil personnage qui trouve Sirena très charmante et ne manque pas de le lui faire savoir à grands coups de robes déchirées et tout ce qui s’ensuit, et je laisse votre imagination faire le reste.

Aussi détestable que soit Sirena, je n’ai jamais vu une auteur maltraiter son héroïne à ce point… Alors parlons peu mais parlons bien. C’est du Fern Michaels, je le sais. Des blessures, du sang, des larmes, des séductions forcées et même des viols, des meurtres, des membres coupés (à un moment, Sirena coupe un bras à un pirate et lui crie « Ramasse ton bras, sale chien », mais je m’égare), j’étais préparée. Franchement, je m’attendais à une tournante, il y en a toujours chez cette auteur (en tout cas dans ceux que je connais), mais là, pour cette malheureuse Sirena, c’est carrément un viol collectif qui dure tout le livre… Tam-Tam qui a compris ma douleur m’a dit que c’était une nouvelle échelle à ajouter à nos références… L’échelle de Fern Michaels : de la tournante à l’épanouissement de la femme.

Enfin, plus ou moins au même moment et grâce à ces visites chez Chaezar, elle apprend également que Gretchen la traînée (et maîtresse de Regan, celle qui dès la page 1 avait dévoilé son âme noire et perverse, pensez-vous, elle osait coucher sans être mariée, si ce n’est pas le plus sûr des signes de perversion, je ne sais pas ce qu’il vous faut… et en plus elle espérait que Regan l’épouserait, c’est vous dire si elle se berçait d’illusions !), a conspiré avec lui pour faire assassiner la 1ère femme de Regan, et disparaître son fils. Et paf, c’est mauvais les préjugés, Sirena ! On croit que les hollandais sont méchants et les espagnols gentils et c’est exactement le contraire. Magnifique morale non ?

A partir de là, les choses s’enchaînent dans la plus grande fluidité : Regan échappe à une tentative d’assassinat de la part de prostituées javanaises payées par le grand méchant de l’histoire (il ne comprend pas comment elle peuvent lui vouloir du mal, lui qui les a honorées de ses avances – quand on vous disait que c’était un type bien ce Regan !), part en chasse de pirates, capture sa femme, se bat en duel avec elle (again) et manque de mourir d’une blessure qu’elle lui inflige, il lui livre alors le pirate au crochet qui a tué sa sœur, et sa vengeance accomplie, la Sirène des mers prend sa retraite. Mais Regan doit partir enquêter sur la mort de sa femme et la disparition de son fils, il emmène Caleb avec lui, lequel, une fois sur le bateau, lui révèle toute la vérité sur Sirena, son identité secret et son plan, et Regan découvre que Caleb est son fils. 

Nooonnnn, mais quelle révélation fracassante, vraiment, personne ne l’avait vu venir, celle-là (et surtout pas Karine qui ne devine jamais le nom du meurtrier avant la dernière page…), c’est stupéfiant, où Fern va-t-elle chercher tout cela, je vous le demande !!! 

Pendant ce temps, à Java, le volcan du coin se réveille et tue Gretchen qui ne voulait pas partir sans ses robes. (enfin je crois qu’il tue un certain nombre d’autres personnes aussi, mais pour une raison qui m’échappe il était important de s’attarder sur le sort de cette chère Gretchen qui meurt en proie aux flammes et dont les derniers mots sont « Sans mes robes, je ne serai plus jamais belle ».) Stupéfiée par la qualité de cette traduction, je suis… à moins que ce ne soit la qualité de l’écriture, j’hésite !

Sirena, qui est enceinte mais pense que Regan ne l’aimera jamais, maintenant qu’elle a pris sa retraite de pirate, prévoyait de partir avec son bateau pour retourner en Espagne, attention, TOUTE SEULE ! Bah oui, cette fois, elle s’est dit que ça avait été trop facile à deux la dernière fois avec Caleb, alors du coup, une femme enceinte seule, mais qui est tellement super trop méga top, peut bien naviguer toute seule pendant des semaines à travers les mers pour relier Java à l’Espagne !

Manque de chance, l’éruption volcanique imminente retarde ses projets et elle est faite prisonnière par Chaezar (le grand méchant donc), qui a un peu perdu la tête puisqu’il a prévu de devenir roi d’une petite île du coin et voudrait bien faire de Sirena sa reine. Ce qui tombe d’autant mieux que Sirena est enceinte, et Chaezar pense que l’enfant est de lui. De son coté, Regan se lance à la recherche de Sirena. Des mois se passent, Sirena accouche, toujours prisonnière, et je vous laisse deviner le plaisir de Chaezar quand il naît avec les cheveux blonds – comme Regan of course ! Chaezar n’est pas content et il veut tendre un piège à Regan en l’attirant sur place, appâté par sa nouvelle progéniture. Regan débarque ENFIN !!! Mais croyez-vous que ce serait pour sauver sa femme ? Non bien sur, c’est pour récupérer son fils et voir sa femme régler son compte au vilain méchant dans un duel de 12 secondes. D’ailleurs, il prévoit de le séparer de sa mère, qui n’est qu’une traînée puisqu’elle a couché avec Chaezar. Et Sirena étant une idiote d’orgueilleuse, juge qu’il est inutile d’essayer d’expliquer que ce n’était pas vraiment volontaire. Mais puisqu’elle a un nouveau né sur les bras et que Regan veut le lui prendre par la force, il faut bien qu’elle suive, qui va nourrir le bébé sinon hein, je vous le demande ?

Voila enfin Sirena de retour à Batavia (le port où vivait tout ce petit monde… ce nom, décidément, je ne m’en remet pas, quelle horreur… à la 74ème mention, l’image de la laitue s’impose toujours autant à mon esprit !) avec toute sa petite famille… Et lors d’une énième dispute, Regan, grand prince devant l’éternel, trouve le moyen de se surpasser, en frappant Sirena. Pas comme un duel comme avec la Sirène des mers où tous les coups sont permis et que chacun est à armes égales, non non, une belle gifle bien dans les règles de l’art qui l’envoie valser à l’autre bout de la pièce et l’assomme.

Lecteurs, nous sommes à 10 pages de la fin, rassurez-vous, votre supplice est bientôt fini ! Enfin presque car de longs mois doivent encore s’écouler, histoire de permettre à nos chers héros d’oublier tout ça. Regan, sur un coup de tête, décide d’aller faire un petit tour en Hollande respirer l’air du pays et pendant ce temps, Sirena, toute seule avec l’aide de la gouvernante (deux femmes seules donc), plante un champ entier de muscadier qui va ressusciter la fortune de Regan (et assurer l’avenir de leur fils). Au retour de Regan pourtant, Sirena plie armes et bagages, abandonne son fils et prend la route de l’Espagne. Il faudra l’action combinée de la gouvernante et de Caleb pour que ce fichu Regan prenne son bateau et se lance à la poursuite de sa femme, et qu’il lui avoue son amour. Oh, c’est beau, en plus il va pardonner à sa femme d’avoir couché avec d’autres hommes, parce que pendant ce temps, elle pensait à lui. Oui.

Bon, je suis atterrée. Que l’on ait pu écrire un truc pareil me dépasse. Que l’on ait pu le publier, plus encore. Franchement, Sirena et Regan se méritent l’un l’autre à ce stade, et moi, je pense qu’il est bon de laisser la seule chose qu’il est possible après une œuvre pareille, le silence…

(j’hésite à signer, c’est la honte quand même, d’avouer que j’ai lu un truc pareil)
(bon allez je me lance)

Chi-Chi

PS : Je crois pouvoir affirmer que ce livre est absolument, sans conteste possible, sans l’ombre d’un doute, le PIRE livre que j’ai lu de ma vie, et que quelqu’un ait OSE appeler cette chose une romance me dépasse ! Si vous voyez passer ce livre ou un autre de Fern Michaels, surtout, fuyez… 

PPS : La couverture est absolument fidèle au livre, vous le croyez ça franchement??! 

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Pendant ce temps-là, à Vera Cruz…

Tam-Tam vous l’avait annoncé, il est  improbable, époustouflant, génial, tout nouveau, tout beau, il est GRAND (ou pas tellement que ça en fait), c’est le nouveau rendez-vous du mercredi!

Ce jour là, pas d’articles longs et élaborés mais simplement quelques mots pour partager avec vous autre chose que des chroniques, et parce qu’il est temps d’apporter quelques changements en ces lieux.

Pour reprendre les mots de Tam-Tam, le mercredi à Vera Cruz, il sera question :

  •     de romance (parce que nous sommes les grandes prêtresses),
  •     de paillettes (parce que nous somme des princesses),
  •     de couvertures (parce que l’on a froid l’hiver),
  •     de chapeaux (parce que le protocole stipule de toujours sortir couvert),
  •     de salles obscures (c’est là que l’on s’amuse le plus non?)
  •     et enfin, d’un peu tout ce qui pourrait nous passer par la tête qui aurait de près ou de loin un rapport avec la romance, selon nos critères hautement sélectifs! 
Tout un programme, en espérant que vous aurez envie de vous joindre à nos discussions épiques et passionnées (à défaut d’être toujpours passionnantes) sur la romance sous toutes ses formes.

Et pour démarrer en fanfare cette semaine, je vous propose de revenir aux origines, au classique number one, à la caution littéraire de toute lectrice de romance, à notre chère Jane austen et au magnifique article sur Orgueil et Préjugés écrit par la Duchess Virginia, l’an dernier, pour notre mois de la guest-star.

Maintenant que vous avez tous bien sagement cliqué sur le lien pour vous rafraichir la mémoire, je vous invite à imaginer ce que serait la vie de Lizzie, si elle vivait aujourd’hui…

Et comme je suis trop sympa, je vous ai dégotté SON BLOG (oui oui, parfaitement, vous ne revez pas, Lizzie en chair et en os devant vos yeux ébahis), où elle nous raconte, dans des vidéos hilarantes, les détails croustillants de sa vie quotidienne.

(je présente mes plus plates excuses aux lecteurs ne parlant pas l’anglais, j’ai fait une réclamation concernant les sous-titres, sans succès hélas…) (si on ne peut même plus compter sur Elisabeth Bennet, où va le monde, je vous le demande?)

Enfin comme un changement n’arrive jamais seul, la chronique du jeudi sera désormais publiée le vendredi, juste à temps pour vous tenir compagnie pendant le week-end!

Bonne journée,
Chi-Chi
 

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Midnight angel – L’ange de minuit

Prise d’une soudaine nostalgie pour les Lisa Kleypas de mes débuts de princesse, j’ai ressorti de sa malle mon édition vintage de L’ange de minuit (Midnight angel). Et laissez moi vous dire que « vintage » est le plus bel euphémisme que l’on puisse attribuer à cette couverture.

Admirez cette robe bordée d’or qui tombe langoureusement sous les baisers d’un homme au torse viril. On sent le relâchement plein de sensualité, l’abandon au plaisir, et puis l’aigle… L’aigle ? Mais oui, en bas à gauche, cet aigle qui mate de façon éhontée le décolleté de la demoiselle. C’est assez flippant finalement, cet animal qui assiste aux ébats ? A-t-il un rôle dans l’histoire ?

Oui, parce que l’on pourrait croire qu’il existe une loi qui stipule que les couvertures de la collection Aventures et Passions vont systématiquement dans une direction diamétralement opposée à l’histoire dudit livre, mais ce serait mentir. Parfois, lorsque l’alignement des planètes est parfait, que la marée est montante et que les schtroumpfs chantent l’arrivée du printemps, la couverture est en accord avec le livre.

Du coup, il était de mon devoir de relire ce livre pour savoir pourquoi cet aigle avait choisi de prendre place aux cotés de Tasia et de Luke Stokehurst.

Notre histoire commence par une nuit noire, où un homme en noir, animé de noirs desseins, pénètre dans la geôle de la princesse Tasia. On apprend qu’elle est accusée d’un crime, et même pire, de sorcellerie ! La pauvre petite chose sans défense qu’elle est a été abandonnée de tous…

Et puis, par un procédé magique et purement littéraire, nous voilà propulsés à Londres, où Tasia est finalement encore en vie (mince alors) et employée comme gouvernante pour le compte de Lord Stokehurst, qui a perdu sa femme il y a bien des années dans un incendie. L’homme en est sorti meurtri mais aguerri : traduction, il lui manque des doigts, mais il est fort comme la montagne (à la louche).

Tasia est mystérieuse, elle ne se laisse pas intimider par le froncement de sourcil menaçant de son patron (ça vous change une femme, les cellules des prisons russes). Tant d’arrogance, ce port royal, cela intrigue Luke qui n’a plus vraiment l’habitude qu’on lui tienne tête et qu’on lui réponde. Du coup, il la cherche, la titille, la pousse dans ses retranchements, pour finir par enfin entrer en collision directe avec elle (pour notre plus grand bonheur, soyons honnête).

Mais voilà que la menace slave envahit à nouveau la vie de la jeune femme. Un enlèvement, la torture, la prison, et enfin l’homme aux doigts en moins… Tant de péripéties pour mon petit cœur!

Et à présent que le livre se termine, mon interrogation… Pourquoi diable cet aigle ?

Wikipédia à la rescousse, et j’apprends que les armoiries russes ont un aigle bicéphale pour emblème. Je louche sur la couverture… Non, cet aigle n’a qu’une tête. Une licence poétique sans doute ! Ou alors le graphiste avait poney ce soir-là. La question reste entière. Quant à savoir pourquoi j’ai de l’affection pour cet ouvrage ? (oui, votre vue perçante aura repéré les pages qui se décolle, la couverture qui se décompose et les marques du temps qui se font de plus en plus compliquées à ralentir)

Sans doute parce qu’il contient ces éléments qui, bien que parfois très contestables, fonctionnent quand je suis d’humeur :
  • La différence d’âge : Tasia a tout juste 18 ans, Luke en a la trentaine bien tapée (et une fille adolescente en prime). Si cela hérisse le poil de nos esprits féministes, mon cœur de midinette qui veut que l’amour triomphe toujours soupire à qui mieux mieux. Mon esprit cartésien ajoute, le ton ironique, que de toute façon, cette différence n’était pas si choquante à l’époque. Ni le fait qu’on attende de l’homme d’avoir de l’expérience et de la femme la pureté de l’oie blanche.
  • La mutilation : Je swooonnnne! La main de Lord Stonehurst abimée pour sauver sa femme et sa fille, c’est über cliché, mais c’est über efficace. C’est le syndrome Albator, les cicatrices et autres marques de souffrance masculine renforcent stupidement l’idée de virilité. Cela doit être quelque chose d’inscrit dans mon patrimoine génétique. Ou alors martelé dans mon esprit à coup de poupées Barbie décapitées et de Petits Malins en pleine rébellion. Bilan des courses, que ce soit la main de Luke, le dos de Jamie ou la canne de Piers, je signe tout de suite.
  • L’âme slave : L’exotisme par excellence. Sachez-le, le héros slave est l’épicentre de la coolitude en terme d’exotisme. Il y a l’accent (et tant d’occasion de faire des fautes horribles dans les surnoms affectifs), les légendes anciennes (nos contes européens, c’est tellement mainstream), les superstitions (être médium, c’est pas un truc saxon), et les couleurs d’yeux improbables (un bleu slave, c’est plus cool que bleu ciel quand même)… Autant de raisons de vouloir s’enfuir dans les steppes enneigées et de boire de la vodka pour se réchauffer.
  • La rédemption : Bon, je ne vais pas trop vous donner des détails (spoilers !) mais il est question de rédemption dans ce livre. Et comme le dit si bien un chanteur aux lunettes démentes, « sorry seams to be the hardest word », autrement dit, pardonner, aux autres et surtout à soi-même, c’est le ticket pour le happy-end !
  • Et enfin, la sensualité de Lisa Kleypas : Et imaginez que je vous parle d’une VF en plus. Mais LK en VF (tant de lettres), ce sont un peu les livres qui ont ouvert mes yeux de petits lapins pris dans les phares d’une voiture. C’était sensualité et chaleur, c’était volupté et plaisir des sens…. c’était oouuuhhhh…. ohhhhh… ah !

Une vieille couverture pour un vieux livre qui a bien roulé sa bosse. Après relecture des 300 pages, je pouffe un peu, je rougis encore et je passe au tome deux ! Comme quoi, l’aigle fait parfois toute la différence !

Bonne Lecture,
Tam-Tam

NOTE : Pendant ce temps-là, à Vera Cruz, on vous prépare un truc improbable, un truc époustouflant, un truc génial…… Comment, qu’entends-je? Vous voulez savoir? Mmmmhhh…

Je suis d’humeur clémente, mais réclame un tonnerre d’applaudissements, parce que mercredi, on lance un nouveau rendez-vous hebdomadaire!!!!

Il y sera question de romance (parce que nous sommes les grandes prêtresses), il y sera question de paillettes (parce que nous somme des princesses), il y sera question de couvertures (parce que l’on a froid l’hiver), il y sera question de chapeaux (parce que le protocole stipule de toujours sortir couvert), il y sera question de salles obscures (c’est là que l’on s’amuse le plus non?).

Rendez-vous Mercredi, à Vera Cruz!
 

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Somebody to love

J’ai du retard dans mes lectures, si vous saviez… Mais du retard, vous n’imaginez pas !!! La preuve, cela fait un mois que le nouveau Kristan Higgins est sorti et je ne vous en ai pas encore parlé ! Non pas parce que mon article est écrit depuis un siècle et je suis une folle qui a 57 articles d’avance (encore que bon, sur un malentendu, cela aurait pu arriver), mais tout simplement parce que je ne l’avais pas lu !

Je l’ai commencé le jour de son arrivée en fait, mais l’humeur n’y était pas, je n’accrochais pas. J’ai sagement reposé mon exemplaire, pour mieux le reprendre un peu plus tard. Alors voila, pas de panique, c’est chose faite, je suis prête à vous parler du nouveau livre de mon auteur chouchoute !

Somebody to love, donc. Une histoire pleine de retours en arrière pour Kristan qui en profite pour prendre comme héroïne la meilleure amie de l’une de ses autres héroïnes, et pour l’envoyer en visite sur les lieux d’une autre histoire.

Parker Harrington Welles est à la fois la meilleure amie de Lucy, héroïne de The next best thing, et la mère du très charmant Nicholas Giacomo Mirabelli, dit Nicky, lequel a pour père Ethan, le héros de ce même Next best thing. Nicky est le fruit d’un flirt de quelques semaines, et tout ce petit monde vit en parfaite harmonie et sans que le moindre sentiment de jalousie ne vienne entacher la perfection de leurs relations… Bon. Commençons par le commencement. Si vous n’avez pas lu The next best thing, ce n’est absolument pas grave, Lucy et Ethan sont assez peu présents (voyage de noces oblige) et l’histoire ne se déroule même pas au même endroit, donc pas de risque de tomber sur des personnages que l’on aurait du connaitre. Après, bien sûr, je ne voudrais pas vous priver du plaisir d’un Kristan Higgins, mais il peut attendre. Revenons à ceux qui nous intéressent aujourd’hui… 

Parker est une petite fille riche. Enfin plus si petite, elle a déjà 35 ans. Mais riche, ça, c’est certain. Riche du genre qui vit de ses rentes, qui n’a jamais eu besoin de travailler et qui vit dans la demeure familiale, un manoir de 35 pièces. Seule avec son fils, ce qui est un peu solitaire parfois mais passons…

A ses heures perdues, Parker est aussi auteur de livres pour enfants. Mais attention, pas n’importe quels livres, une série épouvantablement gnan-gnan qui a connu un succès fulgurant. Les Holy Rollers (les divins patineurs) content les aventures de six petits lapins anges montés sur rollers qui aident les enfants dans leurs moments difficiles afin de pouvoir gagner leurs ailes et le droit de monter au paradis… Un chef d’œuvre dont Parker assume avec peine le ton moralisateur dégoulinant de bons sentiments et de nuages arc-en-ciel, mais comme c’est pour la bonne cause et qu’elle peut se le permettre, notre héroïne reverse tous les bénéfices à une organisation caritative.

Vous l’aurez compris, malgré son argent, Parker est une fille bien, qui se consacre entièrement à son rôle de mère. Un équilibre quelque peu mis à mal quand son père lui annonce qu’il a fait main basse sur tout son argent et sur celui de Nicky, pour investir dans un placement risqué qui a mal tourné. Car d’un seul coup, le manoir doit être vendu, la justice suspicieuse s’empare de tous leurs biens, le pater familias est expédié en prison et il ne reste à Parker que… eh bien qu’une maison qu’elle n’a jamais vu, perdue au fin fond du Maine, héritage d’une grand-tante qu’elle n’a pas vraiment connu. Ce qui est mieux que rien mais quand même assez peu quand on n’a pas d’emploi, plus de domicile et un enfant à nourrir…

Nicky parti en voyage de noce avec son père et Lucy pendant un mois, voila Parker en route pour Gideon’s Cove, Maine, bien décidée à revendre cette maison au plus vite, pour en tirer un petit capital qui lui permettrait de repartir sur de bonnes bases. 

Pour les lecteurs assidus, ce nom doit vous dire quelque chose car Gideon’s Cove, c’est la petite ville de pécheurs où vivent Maggie et Malone, le très charmant couple formé dans Catch of the day !

Autant vous dire que l’accueil réservé à Parker sera à la hauteur de la réputation de la ville : chaleureux et pittoresque…

Là encore, pas de souci pour ceux que ne seraient pas à jour, aucune obligation d’avoir lu avant… Même si dans ce cas précis, je vous le recommande car vous n’en apprécierez que mieux les personnages secondaires, sachant déjà qui ils sont ! Et puis, pour le seul bonheur de retrouver Maggie et Malone (ah… Malone… *soupir*), et de voir évoluer leur histoire sous nos yeux ébahis, Kristan a eu plus que raison de nous ramener à Gideon’s Cove !

Voila pour les retours en arrière, pour le reste… Eh bien comme toujours avec cette auteur, une histoire d’amour très sweet, qui se développe tout en douceur et en nuances, une histoire qui prend son temps, un héros charmant, très très charmant, et une héroïne un peu larguée au milieu de tous ces changements que je ne m’attendais pas à apprécier, et pourtant !

Comment ça, je ne vous ai pas assez parlé du héros ? Bon, ok… Le héros, James, aka Thing One, est l’avocat du père de Parker. Cela vous plante le décor en quelques secondes, non ? Et bien non en fait… Car James a décidé d’aider Parker à remettre la maison en état pour la vendre. Car il est aussi originaire du Maine, qu’il connait bien Gideon’s Cove pour y avoir passé ses vacances enfant, (comme c’est pratique), qu’il a été charpentier dans une autre vie (moi je veux bien qu’il vienne refaire mon toit, A-NY-TIME !!!) et qu’il a un méga gros crush sur Parker depuis environ… pfiouh, le jour de leur rencontre ? Qu’il a des yeux magnifiques, un sourire à tomber par terre, et un bronzage délicieusement travaillé… Qu’il a une ceinture à outils et un pistolet à clous (il parait que cela s’appelle une cloueuse en langage technique, mais moi je suis une faible femme qui a besoin d’un James pour lui expliquer le langage technique… Je dis ça, je ne dis rien…). Bref, James est over comestible, comme dirait une certaine personne de ma connaissance (voila, je parle n’importe comment, voyez dans quel état j’erre… pfff… lamentable…), et je ne peux que vous inviter à aller le découvrir de ce pas !

Bonne lecture,
Chi-Chi

 
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