Une robe couleur du temps

Ce soir je suis déprimée. Après un été épouvantable l’an dernier, après un hiver interminable, un printemps pluvieux, et re-un été où l’on a compté les belles journées sur les doigts de la main, voici déjà le retour de l’automne. Et quand je dis l’automne, je ne plaisante pas, sur mon ile, on a cette semaine ressorti les vestes et les collants. Et non, j’en vois qui rigolent, ce n’est pas juste ma frilosité légendaire qui parle, il fait 15° !!!

 

Alors quand je suis déprimée, je rêvasse. Et je regarde des films. Vous l’avez deviné, c’est (encore!!!) un mercredi cinéma!

 

A l’honneur, Peau d’âne, conte de fée que l’on ne présente plus (non, n’insistez pas, je sais que vous connaissez l’histoire), dans son adaptation de 1970 en comédie musicale rétro-kitch surréaliste et faussement ingénu, avec Catherine Deneuve en princesse trop choyée, Jean Marais en roi qui perd la tête et Delphine Seyrig en fée-marraine pleine de bon sens pratique et anachronismes – sans oublier Jacques Perrin dans le rôle d’un prince délicieusement décalé et indolent.

 

C’est à chaque fois un festival pour les yeux, de la couleur partout – des thèmes de rouge et de bleu, du blanc, des paillettes bien sur – la lumière est une couleur à part entière ici et chaque sequin, chaque vitrail, chaque miroir n’est là que pour mieux la faire éclater. Il n’y a qu’à voir la robe couleur de soleil pour sortir ses lunettes de soleil!

Le conte en lui-même, son aspect magique, de l’âne producteur d’or à la fée voyageuse dans le temps, la vieille qui crache des crapauds, les serviteurs immobilisés, la rose qui parle, sont réunis pour former cette pépite baroque à voir et à revoir, jusqu’à connaitre toutes les chansons par cœur (comme les oreilles de mes proches peuvent hélas en témoigner), et jusqu’à imaginer que ces robes de princesse à la couleur du temps (et pas le sale temps gris londonien s’il-vous-plait) viennent éclairer mon salon trop sombre comme elles éclairent la pellicule de Jacques Demy… Jusqu’à croire les bons conseils de la fée des Lilas, jusqu’à imaginer que je séduirais aussi un prince avec un gâteau préparé dans une hutte au fond des bois…

Alors sans plus attendre, je vous laisse avec ces quelques images, et pour ordonnance de vous précipiter, si ce n’est déjà fait, découvrir ce film pour toute la famille, de 7 à 77 ans!

 

Bon film,

Chi-Chi

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11 réflexions sur “Une robe couleur du temps

  1. Un super film avec des décors et des costumes de rêve !
    « Une robe couleur du temps » est aussi un vieil Harlequin lu il y a… trèèès longtemps.

      • Je viens de faire ma recherche et je m’aperçois que je me suis trompée ! En fait c’était une robe couleur d’océan. j’ai retrouvé la 4ème de couv :
        « Francesca a tout pour être heureuse : le talent, la beauté, le succès… N’est-elle pas devenue l’une des stylistes les plus réputées de Londres ? Les femmes s’arrachent ses merveilleuses robes du soir…
        Pourquoi donc se sent-elle si étrangère à ce qui l’entoure ? Où est la vraie Francesca ?
        Peut-être est-elle restée sous le soleil des Caraïbes, auprès de Caspar…
        Il lui avait tendu la main quand elle était misérable et solitaire ; il l’avait recueillie à bord de son voilier blanc… »

  2. Tu vas peut-être rire mais je n’ai pas aimé ce film. Je l’ai vu à 9 ou 10 ans et je lui en ai terriblement voulu de m’avoir imposé une princesse qui n’était pas comme je l’imaginais! Et puis j’ai trouvé que le réalisateur avait pris de sacrés libertés en mélangeant plusieurs contes. C’était un sacrilège, pour la grande fan de contes que j’étais. Oui, oui, j’avais déjà un esprit critique très mal placé à 9 ans .

    • Ah non mais cela ne me fait pas rire du tout, c’est grave! 😉
      Je comprends ton sentiment, j’ai découvert le film un peu plus tard, a l’adolescence, et j’ai aimé le visuel et le son plus que l’histoire… Mais il est des princesses de contes avec lesquelles il ne faut pas prendre de libertés. Pour moi, c’est surtout La belle et la bete de Cocteau que je n’arrive pas à aimer…

    • Comme je te comprends, je suis une inconditionnelle de Michel Legrand, j’ai toujours quelques chansons de lui sur mon ipod – plus les demoiselles de Rochefort ces derniers temps, mais l’esprit est le meme – Les moulins de mon coeur est pour moi une des plus belles chansons d’amour et les reprises avec Nathalie Dessay sont très belles!

  3. Pingback: Une orchidée pour un parvenu | In need of prince charming

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