A taste of magic?

C’est dimanche soir et cela faisait longtemps que je ne m’étais pas trouvée dans cette situation : pas d’article pour demain matin… il faut dire qu’en dépit du ralentissement du rythme des articles ici, le déménagement et tous les changements de vie qu’il a entrainé m’ont un peu mis la tête à l’envers. Alors lire oui, mais écrire, nettement plus difficile !

J’ai pourtant sous le coude un Penny Reid, et un Miranda Neville, tous deux de très bonne qualité et qui mériteraient une belle chronique… Enfin, la semaine prochaine parce que là, je vais vous parler de mon activité d’hier soir :
Lire une romance suggérée par une copine.

Lecture commune acceptée sans avoir lu le résumé ni cherché à en savoir plus. Erreur fatale !

Cela s’appelle A taste of magic et aurait pu avoir comme sous-titre An after taste of tragic…

Vous voulez la check liste de tous les clichés de la small town romance ?

Aucun souci, Tracy Madison est là pour vous.

  • Héroïne propriétaire de sa pâtisserie (femme d’affaires avisée mais dans une discipline assez rose pour ne pas faire fuir les mâles potentiels)
  • Un associé qui est gay (pour que vous ne fassiez surtout pas la confusion avec le héros) et marié avec un designer d’intérieur (parce que les gays sont tous pâtissiers ou designers d’intérieur)
  • Héroïne forcée par un malheureux concours de circonstances de réaliser le gâteau de mariage de son ex et de la femme pour laquelle il l’a quitté (parce que refuser une commande ce n’est même pas envisageable, elle va très bien merci et elle est au-dessus de toutes ces mesquineries, elle, madame)
  • Grand-mère trop top méga cool et originale qui porte des baskets rose fuchsia au grand scandale de la mère/fille,  qui est bien trop conventionnelle pour comprendre quoi que ce soit à la vie
  • Carte de vœux avec des paillettes (ah non pardon c’est un cliché que j’approuve là, on a jamais assez de paillettes dans la vie) (mais T. ne serait pas d’accord avec moi)

Et cela continue à l’avenant car l’héroïne qui est magnanime, veut bien faire le gâteau de mariage mais son vœu d’anniversaire, c’est de se venger de son ex, par exemple si l’univers voulait bien le rendre impuissant, ça serait assez chouette. Pour la magnanimité on repassera.

Héroïne (oui franchement je ne me souviens plus de son nom et cela ne changera rien à l’histoire) (surement un truc bien bon genre et classique, comme Jane ou Kate) est un peu geek aussi, histoire de contrebalancer les cupcakes et les paillettes : elle est fan de Buffy (et pourquoi pas une fan de tuning pour changer, non ?) (non que je n’approuve pas ses choix – Buffy c’est bien comme tout ce que fait Joss Whedon, mais cela manque cruellement d’originalité)

Retour sur la famille de bon américains moyens bien comme il faut digne de 7 à la maison. Papa est travailleur et affectueux même si il ne le montre jamais, Maman est conventionnelle et elle règne sur la maison – la cuisine c’est SON domaine.

Le héros maintenant. On lance les paris sur son métier ? Allez, un guy next door bien sous tous rapports, c’est évident. Un charpentier ? Un flic ? Ben oui, gagné, un flic. Non parce que là encore, s’agirait surtout de ne pas ruiner le fantasme de la lectrice. Et le CEO c’est trop intimidant pour notre héroïne. (oui en romance on a trois types de héros – le manuel, l’intello et le chef – et on ne case pas un intello avec une pâtissière, c’est boring!)

Puis vous voulez savoir comment elle le rencontre ? Simple. Il la surprend alors qu’elle s’est coincé en essayant de rentrer chez elle par la fenêtre de la salle de bain. Vu le nombre de romances qui en parlent, je commence à croire que c’est vraiment une technique imparable, je vais songer à faire ça, mais seulement la prochaine fois que j’aurais trop bu et que je porterai une mini-mini-jupe de la mort, histoire qu’il fasse connaissance avec mon postérieur en premier. Manière d’être certaine qu’il ne m’aimera pas que pour mon physique, tout ça…

Détails à tous les étages, vous saurez par le menu quels gestes sont nécessaires pour prendre une gorgé d’eau lorsque la bouteille se trouve encore dans le frigo (c’est comme cette blague géniale – comment on met un éléphant dans un frigo ? on ouvre la porte, on met l’éléphant, on referme la porte. Et comment on met une girafe dans un frigo ? On ouvre la porte, on sort l’éléphant, on met la girafe, on referme la porte. Quoi elles sont pourries mes blagues ? Bande d’incultes…). Comment se faire un shampoing aussi, mais seulement si il a une odeur de pomme, sinon cela ne marche pas. Et précisez bien pour ne pas oublier le soin démêlant en fin de douche !

Stop, une qualité, enfin. Notre héroïne aime ABBA ! Ouf, on est sauvé, entre ça et les paillettes, je l’aime bien finalement. Non, je plaisante. Qu’elle dégage, encore une TSTL !!!

Et puis elle donne des noms à ses sex toys. Parce que c’est une femme libérée et qu’elle a une collection de sex toys – un seul n’aurait pas suffi (si vous ne voyez pas comment elle en utilise plus qu’un à la fois, c’est que vous ne lisez pas assez d’erotica)! Faisons donc connaissance avec Sultry lights, qui fait double emploi avec un stroboscope…

Le héros a un neveu qui est fan de lui. Genre fan qui vante ses mérites à la première cruche qui se pointe à la porte avec un panier de muffins (banane noix en plus les muffins, comme s’il y avait une seule variété en dehors du chocolat – on offre des muffins à quelqu’un c’est du chocolat ou rien, non mais quelle éducation, je vous jure) !  Neveu qui parle comme un gamin de 3 ans mais qui a le droit d’ouvrir la porte tout seul. Explication, quelqu’un ?

Puis l’héroïne apprend que son ex n’a pas pu avoir d’érection un soir pendant sa lune de miel. Déjà, d’où elle apprend des choses pareilles ? Non mais les gens n’ont pas mieux à faire ? Et là, attention, truc de malade, elle se dit… ben que sa grand-mère est une sorcière qui a jeté un sort pour réaliser son vœu d’anniversaire.

Oui oui parce que c’est tellement évident quand même quand on est aussi rationnel que notre héroïne, que la magie soit la 1ere explication plausible devant une situation pareille ! Une panne, une seule. Une fois. Mais c’est certain, c’est de la MAGIE.

Oui, je vous ai menti, vous n’aurez pas la check liste complète des clichés de ce livre parce que moi, je l’ai reposé à la page 38 !!

A taste of magic ne passera pas par moi, je m’en vais retrouver mon Courtney Milan en cours, et je vous souhaite une bonne semaine avec, je l’espère, de meilleures lectures que moi !

Love,

Chi-Chi

PS : Cette couverture… Est-ce qu’elle n’a pas les lèvres les plus flippantes de toute l’histoire de l’humanité???!!!

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9 réflexions sur “A taste of magic?

  1. Cette couverture… Est-ce qu’elle n’a pas les lèvres les plus flippantes de toute l’histoire de l’humanité???!!! => si! j’en ai sursauté et failli renverser mon café! me suis sentie agressée lol

    mon Courtney Milan en cours => lequel, lequel?

  2. Elle a un peu exagéré avec le rouge bus londonien, c’est sûr!

    Bizarrement, ta chronique ne me donne pas trop envie, pour une fois, de me jeter sur le livre. Et tes copines de lecture commune, elles en disent quoi?

    Et les patissières, ça commence vraiment à me saoûler. Sauf, bien sûr, si Kristan nous en écrit une…

    • Elles en disent qu’elle vient de me ruiner ma lecture! je proteste! I paid good money for it en plus!
      genre au moins un euro!!! ^^

      bon, blague à part, la grande question est de savoir si je vais le lire ou pas du coup… pffff…

    • C’est fait exprès Pirouette, je pense à ton portefeuille et ton agenda lecture chargé! 🙂
      Comme toi, marre du cliché de la patissière, surtout qu’elles ne sont pas du tout crédibles par rapport à celles que je connais en vrai…

      • Tu connais en vrai des patissières? Et elles ne ressemblent pas non plus aux membres du cupcake club de Donna Kauffman, j’imagine?

  3. Moi je l’adore ce livre ! En effet, un VO que je n’ai pas envie de commencer (il est vraiment parfait ^^)

    Sinon Buffy ❤ , 7 à la maison il fallait aller la chercher la référence et le coup de la fenêtre j'ai explosé de rire en pensant à ton fameux article sur la question de la fenêtre (par contre c'est marrant mais j'arrive pas à me souvenir d'un livre avec fenêtre moi !)

    Et sinon c'est pas les lèvres les plus flippantes de toute l'histoire, mais les lèvres les plus mal photoshopées de toute l'histoire !

    • 🙂 eh bien pour moi c’est mon 4ème livre en moins de 6 mois, et je sais que ce n’était pas la 1ere fois… Moralité : ne jamais essayer de passer par la fenetre si on n’est pas certaine que son crush va passer par là!

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