Into the wilderness

D’après Chi-Chi, je suis quelqu’un qui aime l’ordre. Pas plus tard qu’hier soir, elle m’a surprise en train de réorganiser sa boite de vernis à ongles par taille de flacon…
J’admets, j’aime bien réorganiser les vernis par taille de flacon, ça optimise l’espace. Mais de là à dire que je suis une psychorigide de l’ordre…

Toutefois, après une nuit de réflexion sur cette question épineuse, je suis obligée de constater que cette tendance est réelle et qu’elle s’applique à la vie quotidienne ET à mes lectures.

Certains d’entre vous se rappelleront que je peux lire une série dans le désordre, mais j’ai comme la vague sensation que cela ne fait qu’accentuer tout le reste.

Comment cela ? Ne craignez rien, j’y viens (et je rime de bon matin… youhouhh !).

Au début de l’année, j’ai relu avec Pimpi le premier tome de la série du Chardon et du Tartan. Une LC, ça ouvre pas mal de perspectives de discussions, surtout lorsqu’un spécimen roux flamboyant tient un rôle prépondérant dans la-dite lecture. Entre deux « Jamie », Pimpi m’a révélé une information de choix : la série a été victime de clins d’œils littéraires.

Le clin d’œil littéraire est un peu le « private joke » des auteurs entre elles et la pierre philosophale des addicts en tout genre. Imaginez que vous preniez vos héros préférés et que vous arriviez, par un procédé relevant du miracle, à les voir dans une autre histoire tout à fait passionnante, le livre que vous tenez dans les main se transforme alors en or.

Ce qui explique que lorsque Pimpi a déclaré que dans « Into the Wilderness » de Sara Donati il y avait apparition du « Jamie », je me suis précipité sur l’affaire.

Et à défaut de remercier la terre entière qui m’a permis de découvrir ce livre, je vais remercier l’auteur. Parce que son livre, même sans les morceaux de Jamie à l’intérieur, je l’ai adoré.

Grande fresque historique sur le principe d’Outlander, le roman raconte l’histoire d’Elizabeth Middleton qui quitte son Angleterre natale pour rejoindre son père en Amérique. Nourrie de littérature féministe et humaniste, elle n’en peut plus du carcan de règles que lui impose son statut de jeune femme de bonne famille en ce début du 19ème siècle. Fermement décidée à rester vieille fille et animée d’un désir de faire de sa vie quelque chose d’utile, elle arrive donc à Paradise, Amérique, pour y devenir maîtresse d’école.

Sauf que…

Son père, dont elle avait pourtant récolté l’accord tacite, ne projette pas de la laisser rester célibataire à sa guise, mais s’imagine déjà l’avoir marié à Richard Todd, le médecin local. D’une part parce que ce dernier a une bonne situation, mais aussi parce que le bon papounet a des dettes… Ahhh qu’il est bon de se savoir soutenu par sa famille !

En arrivant au village, elle rencontre Nathaniel Bonner, blanc habillé comme les Mohawks, qui va lui faire remettre en cause la question du célibat pour des raisons très… terre à terre. Parce que si Jamie m’a fait fondre littéralement et vouer un culte aux rouquins en kilt pour l’éternité, Nathaniel me donne envie de me faire pousser les nattes, de récolter du maïs avec Pocahontas et parler à Grand-mère Feuillage (on a les références que l’on mérite).

Il est grand, fier, le visage buriné par le soleil, le sourire rare qui lui illumine le visage, la loyauté chevillée au corps. Et un corps, parlons-en, le physique du chasseur, du soldat vaillant, le muscle dur et nerveux, les épaules larges, le torse fièrement exhibé dans ses vêtements de natif. Le kilt me donnait des rougeurs, le mocassin va finir par avoir ce même  effet… Et puis ce nom si poétique que lui donne son clan « Entre deux vies »… *soupir*

Richard vs. Nathaniel… Quel choix archi-compliqué pour notre Elizabeth, haha. 

Réflexion d’une demie-seconde, un frémissement du bas ventre, et hop, une décision est prise. 
Imaginez à présent le conflit entre les deux prétendants, le conflit culturel, la découverte d’un habitat grandiose, l’apprentissage des choses de la vie, les personnages secondaires et leurs histoires… Et vous obtenez une histoire passionnante du début à la fin.

Mais alors que j’ai ouvert ce livre (expression à prendre au figuré puisque j’ai écouté ce livre en audiobook) dans la perspective d’apercevoir Jamie et Clare un court instant, passé le second chapitre, mes écossais chéris étaient clairement passés au second plan tant je voulais savoir ce qui allait ce passer.

Bon, je ne prétends pas ne pas être devenue quasi-hystérique dans ma voiture lorsque les noms de Ian Murray, Jamie et Clare Fraser ont enfin été mentionnés, mais ce ne fut rien à côté de mon anxiété pour les personnages au moment où……….. oups, non, pas de spoilers ! Niark, niark !

Allez, mes chère brebis, allez donc chercher le tome 1 d’une saga qui s’annonce fabuleuse, genre « Jamie fabuleuse » , pour celles qui aiment les références connues.

Oui, vous avez bien lu, ce livre n’est qu’un premier tome. Autant vous dire que ma PAL vient d’exploser sous les 5 suivants qui l’ont rejointe.

Bonne lecture,
Tam-Tam
 

PS : Edit de Chi-Chi qui se mêle de ce qui ne la regarde pas
Vous avez un parfait exemple du clin d’œil littéraire avec le Mouron rouge, mentionné dans la série Pink Carnation de Lauren Willig ! Et ce même Mouron rouge a servi d’inspiration à notre chère Eloisa James dans son dernier opus, bien que, là, le clin d’oeil soit moins flagrant… Enjoy !

In need of Prince Charming, in our bags

Puisque Patacaisse nous a gentiment taggué, et que ma chère Tam-Tam est en visite dans mon palais, depuis sa lointaine province, nous avons décidé d’utiliser nos 4 mains en cœur pour répondre… 
Répondre à quoi me direz-vous? 
A LA question voyons ! Non, pas celle dont la réponse est 42, mais celle qui cherche les sources de notre inspiration bloggesque. Et il faut bien l’avouer nous sommes hautement inspirées… Ou pas d’ailleurs ! 
Car en réalité, en dehors de notre talent brut, il n’y a pas de grands secrets derrière nos articles hebdomadaires. C’est donc avec inquiétude que nous avions prévu une séance de brainstorming hier soir, pour trouver la réponse à la question. 
Et voici la réponse… 
42? 
Ah non, toujours pas ! 
Allez, rien que pour vos beaux yeux, ces instruments sans lesquels le blog ne serait rien… Parfois un peu trop volumineux pour le sac à main, but who’s keeping counts really? 
Number One : 
THE bibliothèque of course… Celle de Chi-Chi, puisqu’elle était à portée de main, et parce que c’est là que Tam-Tam est venue piquer des montagnes de livres, à l’époque où elle n’avais pas de bibliothèque elle-même, pour cause de déménagement… 
Et admirez le rangement hautement esthétique, de la main de Lady D. !
Number Two : 
La tasse pour le thé, de rigueur pour toute lectrice qui se respecte. On fera une exception pour les café-addicts… La tasse offerte par Tam-Tam l’an dernier et qui rencontre un franc succès auprès de mes visiteurs, particulièrement certaines Guest-stars
Disponibles chez tous les bons revendeurs, comme il se doit !
Number Three : 
Isidore, the one and only… Est-il encore besoin de le présenter? Tous les livres du monde à portée de clic, le bonheur pour une compulsive comme Chi-Chi… Tam-Tam ne devrait pas tarder à craquer, les paris sont ouverts quand au nom qu’il recevra en baptême ! 
Number Four : 
Nounours… La couverture indispensable pour affronter les longues nuits d’hiver à lire, éclairées à la chandelle. Ah non, ça ce n’est que pour Chi-Chi qui oublie de racheter des ampoules, il y a l’électricité dans le palais de Tam-Tam, juste pas le chauffage ! 
D’ailleurs, pour bien faire les choses, Nounours a une jumelle, au doux nom de Bagheera, au pelage noir et doux, doublé de rayures rouges. 
Disponible chez tous les bons revendeurs aussi !
Number Five : 
Le téléphone indispensable pour survivre à la distance, des soirées entières ont été occupées à discuter des pour et contre de tel ou tel auteur, corriger des articles l’une pour l’autre, et d’une manière générale, s’extasier sur nos héros chéris. 
Number Six : 
Queenie, l’ipod de Tam-Tam, grâce auquel elle peut écouter des heures et des heures de romances toutes plus merveilleuses les unes que les autres (ou pas) chaque semaine, malgré son emploi du temps très chargé de princesse… Et rouge et rose s’il vous plait, on notera la fidélité aux couleurs de la romance, jusqu’au bout !
Number Seven : 
Enfin, comment ne pas nommer l’ordinateur, notre meilleur ami à toutes les deux, non seulement pour écrire nos articles bien sur, mais aussi pour communiquer, quand le téléphone ne suffit plus, pour échanger sur nos lectures, pour écrire des commentaires chez les autres et répondre aux nôtres, pour commander des nouveautés et vous en faire part par la suite, bref, l’outil le plus indispensable, hormis bien sur le livre lui-même ! 
(et on notera que la princesse, sans jamais faillir à sa réputation, a la manucure impeccable en toutes circonstances)
Nous aurions pu bien sur mentionner la valise (rouge) de Tam-Tam qui a supporté le poids d’un grand nombre de livres, les clés USB qui ont servi à échanger via La Poste, ebooks et audiobooks, nos lunettes pour reposer nos petits yeux fatigués de tant d’efforts, le chocolat et la vodka, nos amis pour lire certains numéros particulièrement réussis, et pour conclure, nos petites cervelles inspirées en toutes circonstances, qui n’ont pas fini de trouver d’autres romances à partager avec vous! 
With love, Chi-Chi et Tam-Tam
PS : Par souci de régularité, nous transmettons les règles du jeu, et vous invitons à vous tagguer dans les commentaires si l’inspiration vous en prend : 
  • Avoir entre 5 et 10 outils et/ou sources d’inspiration et/ou indispensables dans votre sac ou à proximité.
  • Tagguer au moins 7 personnes, indiquer le site qui vous a tagué, et l’informer de la remise de votre copie.
  • Titrer le post « Nom de votre site » dans mon sac…
  • Remettre ces règles dans le post

Unclaimed, un héros pas comme les autres

Aujourd’hui, le tome 2 des aventures des frères Turner qui, si vous avez bien suivi ce que j’ai dit les dernières fois, se place après le tome 1, Unveiled, et la nouvelle Unlocked (qui est officiellement très détachée de la série par ailleurs, aucun des Turner n’y faisant une apparition !).

Unclaimed nous raconte donc l’histoire de Mark, le benjamin de la fratrie.

Mark, ou plutôt Sir Mark, a été anobli par la reine. Souvenez-vous, les Turner ne sont pas nobles, mais Mark a été fait chevalier, en remerciement de services rendus à la nation. Le service en question, c’est d’avoir écrit un best-seller, faisant la promotion de la chasteté. Un essai philosophique qui a eut un succès si retentissant qu’il a été édité à plusieurs reprises, qu’une association en fait la promotion, que les membres de ladite association paradent dans tout le pays avec une cocarde bleue pour indiquer leur statut « chaste », et que Mark est une véritable star qui déclenche des émeutes partout où il va.

Mark, qui est un homme de presque trente ans, est le champion de la chasteté en Angleterre. Ce qui signifie, et ce détail est assez fondamental pour la suite de l’histoire pour que je ne laisse aucun doute planer dans votre esprit, qu’il est vierge.

Souvenez-vous, en des temps lointains, j’avais promis de vous écrire un article sur les héros vierges. Ils sont rares mais existent bel et bien en romance. Après tout, pas de raison que ce soit toujours l’héroïne qui demeure pure et délicate. Mais ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui, car après Jamie et Mark, il y a encore un héros dont je veux vous parler. La dissertation sur la virginité masculine attendra encore un peu !

Je dois vous avouer que je n’avais encore rencontré aucun héros chez qui ce statut soit aussi bien justifié, aussi bien mené, aussi bien géré. La jeune fille vierge est légion dans les historiques (encore qu’elle le reste rarement), en contemporain, c’est un phénomène plus rare. Mais, dans la plus pure tradition, cette virginité est le symbole de son innocence, et il est présumé, jusqu’à preuve du contraire. Pour un héros, la virginité, si elle signifie innocence, serait donc un trait anti-sexy. Qui a envie d’un héros naïf qui découvrirait la vie au contact de l’héroïne? Pas moi, personnellement. Comme Tam-Tam, j’aime mon héros viril et sûr de lui.

Eh bien soyons directes, ici, Mark est vierge, certes, mais il n’est pas innocent, il n’est pas naïf. Lui aussi traîne quelques bagages un peu lourds, hérités de sa mère et d’autres problèmes dans son enfance. Ce qui ne l’empêche pas, comme son frère Ash avant lui, d’être intelligent et de vivre la vie qu’il a choisi. Il est chaste par choix. S’il accepte de flirter, il sait aussi ne pas dépasser les limites qu’il s’est fixé, en attendant le mariage.

Si Mark a choisi de ne pas être « familier » avec les femmes, c’est car il n’est que trop conscient en ces temps reculés, où contraception et MST sont des mots bannis, du risque que cela pourrait présenter pour sa partenaire. Il est question de religion, mais pas dans le sens strict et bigot du terme, il est question de respect et d’amour dans la façon dont Mark voit les choses. Il est question de féminisme. Et j’ai trouvé cette vision profondément touchante et tendre, en totale opposition avec les rakes qui sont si souvent les héros de mes romances ! 

Je vous le dit tout de suite, j’ai adoré Mark. A-DO-RÉ !!!

Il est la preuve flagrante pour moi que le héros viril et sûr de lui de mon cœur peut aussi être un type bien… Maintenant que c’est dit, j’avouerai avoir aussi aimé son héroïne.

Jessica est courtisane depuis l’adolescence. Et je veux dire, le tout début de l’adolescence. Très nettement mineure lors de ses débuts dans la « profession », victime du comportement d’un homme, le parfait exemple ce que Mark cherche à empêcher par sa philosophie. Son exact opposé, une vraie femme perdue qui vient de passer sept ans à passer d’un protecteur à un autre. Mise au ban de la société, isolée, sérieusement abîmée par ses expériences, et quelque peu désespérée.

Et Jessica se trouve à présent dans une situation délicate… Pour s’en sortir, elle accepte un contrat : séduire l’inaccessible Sir Mark puis ruiner sa réputation en vendant les détails croustillants aux journaux.

Un plan qui marcherait comme sur des roulettes si notre héroïne n’avait pas un semblant de conscience morale, lequel se manifeste de plus en plus fort à mesure qu’avance notre histoire. Un plan qui ne s’arrête pas à l’instant où notre héros apprends avec fracas la réelle raison de l’entrée de Jessica dans sa vie. 

J’ai un peu de mal à articuler mon idée là, tant je soupire d’aise en repensant à Mark et Jessica ensembles, à une certaine scène quand il la rejoint à Londres, aux sacrifices qu’il fait pour elle et elle pour lui….

Vous vous doutez bien qu’avec un début d’histoire comme je vous l’ai décrit, les choses sont compliquées entre eux, mais comme elles en valent la peine ! Car évidemment, entre l’homme qui, plus que tout autre, représente la vertu, et la femme qui symbolise le vice, toute alliance paraît compromise. Et même s’ils le voulaient, même si Jessica n’allait pas au bout de son plan, même si Mark acceptait qui elle est réellement, comment sauver une relation bâtie sur un mensonge, comment résister à un scandale qui ruinerait tout sur son passage ?

Je vous laisse comme il se doit le découvrir en lisant Unclaimed, et vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le 3ème et dernier tome, Unraveled. Un dernier détail, en parallèle, nous en apprenons ici davantage sur la famille Turner en général, sur le passé des trois frères, sur la relation qu’ils s’efforcent de construire comme adultes et qui est l’une des meilleures descriptions de fratries que j’ai pu lire depuis longtemps (aussi bien que les Bridgerton, quoique dans un style différent).

 
Je ne sais que dire de plus, à part bien sur, bonne lecture !
Chi-Chi
 

La saga des MacGregor – Nora Roberts

Il y a deux semaines, alors que la France s’était subitement retrouvée sous l’ère glacière, le Prince pas si charmant et moi-même avons décidé que la neige, c’était beaucoup trop « mainstream », et avons bravé les éléments pour goûter le temps d’un weekend aux embruns, iodes et autres vents glacés qui fouettent le visage. Entre deux cris de mouettes, j’ai obéi à une tradition millénaire chez les princesses qui veut que, lorsqu’une librairie se présente devant nous, nous y entrions, faibles lectrices que nous sommes, en quête du Saint-Graal littéraire
Entre deux gondoles, quelle ne fût pas ma surprise de tomber sur une réédition de la saga des MacGregor, « Les héritiers ennemis », par notre prolifique Nora Roberts. « Que de souvenirs! », me suis-je exclamée, à un Prince pas si charmant peu ému par ma déclaration.
Car voyez-vous, avant de se quasi-spécialiser dans la trilogie, notre amie Nora s’est essayée à des séries en 4 à 10 tomes. Et les MacGregor rassemblent deux éléments qui me font fondre quasi systématiquement : Famille et Écosse.
 
Histoire de changer un peu du traitement que nous réservons aux séries ici, je vais m’occuper des quatre premiers opus en ce lundi, et c’est Chi-Chi, bless her little heart, qui s’occupera des tomes suivants. Il fallait bien deux princesses pour s’attaquer à Daniel MacGregor. J’admets, point de kilt ici, mais de l’écossais rouquin, oui !
Daniel MacGregor – donc – est un magnat de la finance à qui tout a réussi. Arrivé de son Écosse natale il y a quelques décennies, il a monté son empire, rencontré la femme de sa vie et fait 3 superbes enfants en moins d’une vie… Son projet à présent ? Se mêler de la vie de ses trois chérubins et faire en sorte que Serena, Caine, Alan, etc – le etc. incluant une grande partie de la population célibataire de la Nouvelle-Angleterre, tenons-nous le pour dit – trouvent leur douce moitié et s’appliquent à régler le problème des retraites en croissant et se multipliant. En bref.
Je ne pense pas à avoir à vous réexpliquer pourquoi l’Écosse et ses habitants ont sur ma personne un effet des plus impressionnant : dilatement des pupilles, sourire en coin et gloussement ne sont pas sans être devenus une habitude à la lecture des histoires de nos highlanders préférés. Et ce n’est pas l’aspect contemporain de la série qui m’a freiné, bien au contraire.
Le premier tome (La fierté des MacGregor) s’ouvre sur Serena, qui après de brillantes études a décidé de travailler pendant un an en temps que croupière sur un paquebot de luxe. En sa qualité de fille unique et adorée du patriarche à la crinière de feu, il va sans dire que l’annonce d’une absence d’un an n’a pas été accueillie avec un débordement de joie. Mais Serena est aussi déterminée que son Papounet, et restera sourde à ses désirs de descendance. 26 ans, elle a le temps, elle est large, et n’est pas prête à se laisser dicter sa vie par Dear Daddy !
 
Justin Blade est le propriétaire fortuné de plusieurs casinos, parti en vacances sur l’insistance d’un ami écossais absolument pas bien intentionné qui lui trouvait bien mauvaise mine. C’est avec le plus grand naturel du monde que Justin se trouve attiré par la salle de jeu du paquebot. Son instinct et son sens de l’observation vont reconnaître en Serena le talent dont il a besoin dans ses établissements… et dans sa vie.
Le deuxième tome (Un mariage au château) raconte l’histoire de Caine et de Diana, la sœur de Justin. Leur rencontre, quoique non orchestrée par le MacGregor, n’en porte pas moins sa patte. Flairant l’entente entre son cadet et la jeune sœur de son nouveau gendre, il n’aura de cesse de les pousser dans les bras l’un de l’autre, avec tout le tact et la discrétion d’un éléphant en kilt. 
 
Caine et Diana, tout deux avocats, posent un regard différent sur la vie, sans doute le résultat d’une enfance sans aucune similitude. Diana, comme Justin, n’a pas vraiment eu le soutien et l’amour du clan MacGregor pour grandir, et lorsqu’elle se découvre attirée par le golden boy de Harvard et le juriste à qui tout sourit, elle n’a pas la nonchalance de Caine. Le cadet de la portée MacGregor va devoir apprivoiser la jeune femme, et Diana devra apprendre à s’accepter avant de pouvoir saisir ce que la vie lui propose…
Deux casés, encore un dernier célibataire. Et pas des moindre puisque dans « Les héritiers ennemis », il s’agit de son ainé. L’héritier, Alan, sénateur du Massachussetts. C’est que la famille MacGregor ne produit que de la qualité nec plus ultra. Pas de demi-mesure chez les écossais. Excessifs et volubiles, ils faut les entendre parler des vieilles histoires de famille, comme cette haine ancestrale entre les Campbell et les MacGregor. 
 
Mais pour Shelby Campbell, la haine entre les deux clans, ce n’est pas vraiment ce qui la fait résister au charme du beau politicien. Son père, Robert Campbell, politicien en son temps, a été assassiné alors qu’elle n’était qu’une petite fille. Et une fois n’est pas coutume, elle a décrété que jamais au grand jamais elle ne se lierai avec un politicien. Que ce dernier soit intègre, intelligent, sexy en diable et absolument irrésistible n’y change rien. 
Mais notre ami Daniel n’a pas dit son dernier mot. Et celle qui refusera son fils n’est pas née ! Non non !
Le trio MacGregor nage en plein bliss marital. Daniel pourrait enfin laisser tout ce beau monde vivre en paix, croître et se multiplier. Mais Shelby a un frère, Grant. Et il ne sera pas dit que Daniel, ou même notre chère auteur, laissent un personnage sur le carreau. 
 
Dans « Le secret des MacGregor », Grant vit à la pointe des vents, au bord de l’océan en Nouvelle-Angleterre en quasi-ermite. Chaque personne développe des processus de défense différents face aux évènements traumatisant me direz-vous. 
Et Grant, la mort de son père, c’est comme cela qu’il l’a géré, en se recoupant du monde. Mais à trop vivre isolé, il en est devenu quelque peu ronchon et fort irritable. Appelons-le Schtroumpf Grognon, cela lui va comme un gant.
Par un soir de tempête, Gennie Grandeau atterrit chez notre schtroumpf pour lui demander asile, sa voiture étant tombée en panne. Gennie (cousine éloignée de Diana et Justin, histoire que la boucle soit bouclée) aura bien du travail pour gagner la confiance de Grant, mais Daniel passera par là, n’ayez crainte !
L’intérêt de cette série, au-delà des personnages qui, somme toute, sont assez agréables à voir évoluer, est le personnage central de Daniel, qui représente tout ce que l’on aimerait retrouver chez un chef de clan : bruyant, colérique, expansif, possessif, mauvais perdant, mais profondément aimant.

Après relecture, je n’ai qu’une question : Harlequin a-t-il fait modifier quelque peu la traduction ? Parce que c’est une série avec du « morbleu », du « ma poulette » et de la « vitupération » à l’intérieur, ha ha !
Comme en atteste la photo, j’ai en ma possession une version « vintage » de cette série dont je ne vous ai présenté que la première génération. Accordons à Daniel un peu de répit. Juste ce qu’il faudra à Chi-Chi pour vous présenter la suite et l’histoire de la génération suivante…  
Bonne lecture,
Tam-Tam
  

Pour information, l’ordre de la série est le suivant :

  • La fierté des MacGregor (Playing the odds), Serena et Justin
  • Un mariage au château (Tempting fate), Caine et Diana
  • Les héritiers ennemis (All the possibilities), Alan et Shelby
  • Le secret des MacGregor (One man’s art), Gennie et Grant
  • Les liens du coeur (For now, forever)
  • Trois mariages chez les MacGregor (The MacGregor brides)
  • L’orgueil du clan (The winning hand)
  • Trois fiancées pour les MacGregor (The MacGregor grooms)
  • Le triomphe de la passion (The perfect neighbor)



Deux spin-off historiques : 

  • Serena la rebelle (Rebellion)
  • Contre vents et marées (In from the cold)

The fall ou le triangle amoureux (again)

Tam-Tam parlait lundi du triangle amoureux, et pour rebondir sur le sujet, j’ai décidé de faire une pause dans la série des frères Turner (enfin dans la publication, la série étant hélas terminée pour moi depuis longtemps), et de vous parler d’un autre triangle amoureux.
 
J’avais déjà lu de cette auteur, Marie Force, un autre livre, Love at first flight. Avec The fall, elle confirme sa prédilection pour les histoires de couple difficiles.
 
Ted est médecin, il travaille comme un fou, et semble résigné à n’être marié qu’à sa carrière. Caroline est la nouvelle petite amie de son meilleur ami, Smitty. Pas besoin de vous faire un dessin, c’est un triangle amoureux.
 
Pourtant, contrairement à la définition que nous en avons eu lundi, le lecteur n’a pas trop de doute sur l’issue de l’histoire. Il n’y a aucun doute dans l’esprit de ces deux-là qu’ils doivent se retrouver et Caroline n’hésite pas longtemps, elle sait qu’elle doit quitter Smitty. Mais c’est un triangle amoureux parce que trois personnes sont impliquées…
 
Quand Caroline et Ted se rencontrent, c’est le coup de foudre immédiat, dévastant tout sur son passage. Que faire, comment peuvent-ils être ensembles, comment ne pas blesser horriblement Smitty, le meilleur ami ? Impossible.
 
La bienséance voudrait que, si Caroline quitte Smitty, Ted attende un certain temps avant qu’il ne se passe quelque chose. Et encore, la bienséance voudrait surtout que l’on n’approche jamais des exs de ses amis. Chasse gardée, ce n’est pas tolérable. Or, l’amour plus fort que tout, l’amour instinctif et passionnel qui les unit ne saurait supporter la patience. Et c’est un véritable tourbillon…
 
La finesse de l’auteur réside dans sa capacité à nous rendre sympathiques des personnages qui seraient facilement insupportables. Je n’aime pas, je ne supporte pas, ceux qui croient que l’amour justifie toutes les négligences, toutes les blessures. Ceux qui pensent que, au nom de l’amour, tout est permis. Et c’est exactement ce que font nos héros. Ma morale tend donc à me faire condamner des histoires pareilles, par principe. Mais si… si le coup de foudre existait vraiment ? Si ces personnes existaient vraiment ?
 
Le temps d’un livre, Marie Force parvient à me faire comprendre ce qui peut pousser ses personnages à agir ainsi. Le temps d’un livre, j’ai compris. Pas forcément approuvé, mais compris, ce qui pouvait les motiver, quels étaient leurs peurs, leurs espoirs, leurs hésitations. Et en comprenant, j’ai éprouvé de la sympathie pour le dilemme qu’ils affrontent et les décisions qu’ils doivent prendre. 
 
Pour Caroline, il s’agit de quitter une relation certes prometteuse, mais toute neuve. Finalement peu de conséquences, si l’objet de son amour n’était pas Ted.
 
Pour Ted, il s’agit d’agir en sachant qu’il va abîmer une amitié vieille de 20 ans, non seulement avec Smitty, mais avec tous les autres membres de leur groupe d’ami, pris en étau entre eux. Il va risquer de perdre la considération d’une famille dont il a toujours suivi les règles à la lettre, pour une femme rencontrée quelques jours plus tôt. 
 
Ni l’un ni l’autre ne sont particulièrement impulsifs, et pourtant la force qui les poussent l’un vers l’autre dépasse tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Comment pourraient-ils y tourner le dos ? Ce n’est pas de cela dont il s’agit, ce n’est pas de l’infidélité, ou de l’indécision de la part des protagonistes. C’est au comment, à l’après que s’intéresse l’auteur.
 
Comment vivre avec le poids de la culpabilité, quelle genre de personne est-on lorsque l’on fait une chose pareille ? Comment supporter le regard, le jugement des proches ? Comment un couple peut-il résister à une telle tempête, surtout un couple aussi neuf ?
  
Voilà une histoire d’amour qui n’est pas facile, mais qui est touchante, les émotions y sont fortes, à la hauteur du drame que vivent les personnages.
 
Et même si ce drame, Ted et Caroline se le sont imposé, l’idée qu’ils défendent n’en est pas moins valide. Si ce livre n’aura pas su me réconcilier avec le principe du triangle amoureux, il aura au moins su me montrer que celui-ci peut fonctionner, quand il est traité avec intelligence et finesse.
 
Bonne lecture,
Chi-Chi
 

Breakfast at Darcy’s ou le triangle amoureux

Ouf, j’ai enfin réussi à taper ce titre sans faire l’erreur la plus évidente qui soit, changer le « Darcy’s » par « Tiffany’s ». Avouez que prendre le petit déjeuner avec Audrey Hepburn aurait été du meilleur goût en ce lundi. (NDLA – Breakfast at Tiffany’s porte le titre français de Diamants sur canapé). Mais il faudra aujourd’hui se contenter du dernier né de l’auteur Ali McNamara, cette britannique qui avait su enchanter la fin de mon séjour pluvieux en perfide Albion en juillet.

Son premier opus m’avait beaucoup plu avec toutes les références cinématographiques parsemées ça et là au fil des pages. Comme si, en lisant un livre, l’auteur jouait au Petit Pouçet et vous guidait vers une salle remplie d’allusions romantiques, de « meet-cute », de dénouements sous la pluie et autres déclarations d’amour éternel.

En découvrant la sortie de son deuxième livre, et son titre, j’ai pensé « Chic, cette fois-ci, les références seront littéraires »! Cela n’a pas manqué, même si ces dernières sont beaucoup moins nombreuses que les allusions cinématographique du premier.

Après une intense interrogation avec ma conscience, j’ai décidé de vous en révéler trois. Les trois qui m’ont sauté au visage lorsque j’ai reçu le livre, les trois que j’ai cherché à retrouver à travers les lignes d’Ali, les trois qui m’ont fait lire ce livre, et les trois qui j’espère sauront atteindre votre cœur de jeune fille romantique (celui qui est caché sous une épaisse couche d’indépendance et de pragmatisme) :

Breakfast at Tiffany’s tout d’abord. J’en ai mentionné l’adaptation ciné plus haut, mais c’est originellement une œuvre de Truman Capote qui raconte l’histoire de Holly et ses prétendants (je prends quelques libertés de simplification ici, afin de ne pas vous faire un article en 3 actes). Holly est belle, charmante, et très mystérieuse. Un passé voilé et jamais tout à fait dévoilé. Comment ne pas retrouver sous ses traits, Darcy au début de ce livre ?

Pride and Prejudice ensuite. Puisque l’héroïne s’appelle Darcy. Il m’a d’ailleurs été difficile de ne pas bondir de joie à l’idée de retrouver un héros à la hauteur du ténébreux, orgueilleux et si correctement chevaleresque Mister Darcy. Mais que les fans invétérés de P&P ne se précipitent pas tout de suite sur l’ouvrage. Car si la dynamique entre Darcy, Dermott et Connor n’est pas sans rappeler celle qui fut mise en place par Jane Austen entre George Wickham, Mister Darcy et Elisabeth Bennet, on peut très difficilement arriver à la cheville d’un tel ouvrage.

Autant en emporte le vent, enfin. Le roman d’Ali McNamara se déroule sur une île nommée Tara. Cette île, tout d’abord vue comme un simple héritage, finit par prendre une importance capitale dans l’évolution des personnages, leurs attentes et leur évolution. Si, au début du livre, j’ai vaguement pensé que j’avais bien trop d’imagination et que je prêtais à l’auteur des intentions et des sous-entendus qui n’existent que dans mon esprit, je n’ai pu me retenir de penser que Tara, nom de la plantation de Scarlett, est au cœur du roman de Margaret Mitchell, tout comme cette île est au cœur du roman de notre auteur. Et puis, si Darcy n’est pas aussi butée que Scarlett elle-même, Autant en emporte le vent est encore une fois une histoire de triangle amoureux.

Un triangle… amoureux… arrgggg !

Le fameux triangle amoureux qui était devant mon nez depuis le début, me direz vous. Depuis le titre et ses références, au synopsis de la 4ème de couverture qui nous explique que suite à la mort de sa tante Molly, Darcy a quitté sa vie londonienne de journaliste pour aller s’installer sur Tara où, afin d’exécuter les derniers vœux de sa cher tante, elle doit construire un village et créer une communauté. Au passage elle rencontre Dermott, raisonnable et entêté ; et Connor, charmeur et confiant.

2 hommes, un choix…
Le livre en lui même est agréable, mais ce triangle amoureux fut assez décevant.

Pourquoi ? Parce qu’un triangle amoureux est aussi compliqué à rendre crédible que des retrouvailles. J’en entends au loin certaines qui s’insurgent. Que je puisse dire qu’un livre où l’héroïne « a le choix » ne soit pas crédible, c’est aberrant étant donné que dans la vraie vie, parfois, la femme a des choix compliqués à faire. Entre la raison et le cœur, entre deux hommes, entre une paire de talons et une paire de ballerines, entre un fruit et une décadente mousse au chocolat… Des choix clés. Des choix cornéliens presque, j’en ai bien conscience. C’est là d’ailleurs l’ironie de la situation. Il doit se produire une réaction chimique mystérieuse qui fait que les triangles amoureux ne satisfont pas ma soif de romance.

A croire qu’ils suivent tous le même schéma.

Le livre s’ouvre sur l’héroïne, puis on découvre les deux prétendants. Là, deux options s’ouvrent à notre jeune demoiselle :

  • Soit elle attend tout le livre pour peser lentement le pour et le contre avant de choisir celui qui saura la rendre heureuse. Prétendant que nous avons bien sur identifié dès les premières pages. Je veux dire, comment a-t-elle pu avoir ne serait-ce qu’un doute sur l’issue de la situation ?
  • Soit elle se laisse séduire par l’un des deux, alors que bien évidemment c’est l’autre qui est tellement mieux qu’on se retient avec peine de lui hurler que les signes sont là, il faut juste qu’elle arrête de faire sa grosse gourdasse et qu’elle choisisse le bon.

J’ai d’ailleurs l’exemple parfait pour illustrer mon propos : Twilight. Y-a-t-il seulement une femme qui ait douté que Bella choisisse quelqu’un d’autre qu’Edward (même si cela n’a aucun sens)?

Dans les deux cas, le choix n’en est pas un. Nous autres lectrices averties, nous SAVONS, et cette hésitation chez l’héroïne fait ressortir le Hulk qui est en nous, ce qui n’est pas bon pour notre teint !

Ultime hypothèse : nous ne savons pas (je cherche encore l’auteur talentueuse qui arrivera à me faire douter) et là, quelque chose va bien évidemment nous retenir de nous prendre d’affection pour l’un des deux héros, puisque nous SAVONS que l’un des deux n’est pas le bon. C’est le cercle vicieux par excellence !

Personnellement, je finis systématiquement en colère contre l’héroïne qui hérite alors du titre de cruchaude du mois (position peu enviable, croyez moi). Les seules histoires avec des triangles amoureux qui fonctionnent chez mois sont celles qui ne tablent pas toute l’histoire sur le-dit triangle, comme P&P, ou Autant en emporte le vent.

Le roman de Ali McNamara, malgré toutes ses qualités, ne rentre pas dans cette catégorie.
Néanmoins, si vous aimez les triangles amoureux, n’hésitez pas une seconde, la lecture sera un plaisir pour vous !

Bonne lecture…ou pas,
Tam-Tam
 

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Unveiled, la révélation

La semaine dernière, je vous parlais de Unlocked, la nouvelle de Courtney Milan. Chose promise, chose due, je parle aujourd’hui du tome 1 de la série, Unveiled, et la confirmation de mon intérêt pour cette nouvelle auteur !
Ash, Smite et Mark Turner sont frères. Et comme pour tout héros qui se respecte, dans mon catalogue particulier de la romance, ils ont un lourd passif. Très très lourd le passif. Mais à la différence de bien d’autres héros, ils n’ont pas décidé de devenir complètement stupides par la même occasion.
 
Je ne parlerai que d’Ash aujourd’hui. Chez lui, cela se traduit par le fait que, malgré son lourd passif (une mère folle à lier), il n’a pas décidé qu’il  ne se marierait jamais, il n’a pas décidé que les femmes sont toutes des créatures perverses à fuir en toute circonstances (sauf bien sûr les activités de rigueur pour tout gentleman qui se respecte, quand sa seule compagnie ne lui suffit plus) (Tam-Tam ne va pas être contente de me voir écrire des choses pareilles, moi, la maîtresse de l’étiquette) (où va le monde, je vous le demande…). Bref, Ash est un être intelligent.
Sauf quand il s’agit de se venger. Car Ash a une vengeance à exercer contre le Duc de Parford. C’est que, en plus d’avoir eu une mère complètement folle, les Turner ne sont pas nobles. Ash a amassé sa fortune aux Indes et n’est relié à la famille du Duc que par un vague ancêtre qui avait lui-même été renié. Le contentieux entre les deux familles remonte à loin, mais je vous laisserai découvrir pourquoi, exactement, Ash est aussi déterminé à détruire tout ce qui se rapporte au duché de Parford !
 
Ce que je vous rélève ici n’est rien de plus que ce que vous pourrez apprendre en lisant la 4ème de couverture, les évènements qui suivent se déroulant avant le début de l’affaire…
  
C’est pour cela que, quand le hasard et sa bonne fortune le mettent en travers de la route de la première épouse dudit Duc, Ash s’empresse d’intenter un procès pour bigamie. En effet, tous les enfants du Duc, les héritiers sont issus de son second mariage. Or, la première épouse n’étant pas tout à fait morte, le lien de filiation n’est pas exactement légal. Et, quel heureux hasard, devinez qui est l’héritier du duché, si ce n’est pas le fils aîné du Duc ? Eh bien notre cher Ash justement ! La nouvelle fait l’effet d’un cataclysme, le Duc fait une crise d’apoplexie, la Duchesse qui n’en était pas une, meurt de chagrin, et les enfants, deux garçons et une fille, ruminent de leur coté une vengeance possible.
 
L’affaire étant peu commune, tout ce petit monde est suspendu à une décision du Parlement qui pourrait légitimer les enfants du second mariage, et ainsi ruiner les plans de vengeance d’Ash.
 
Mais nous sommes en plein été, le Parlement n’est pas en session et en attendant, Ash débarque au château, un de ses petits frères sous le bras, pour faire le tour du propriétaire et vérifier que le Duc n’essaye pas en représailles de ruiner son héritage, du fond de son lit de malade.
 
Voilà tout ce petit monde dans les meilleures conditions du monde pour vivre en harmonie, quand commence notre histoire. Margaret, fille du Duc, a décidé de rester incognito au domaine, pour veiller à ce que le Duc ne s’étouffe pas mystérieusement dans son sommeil (sait-on jamais de quoi sont capables les hommes ?) et tenter de recueillir de précieuses informations pour décrédibiliser Ash dans son entreprise. Déguisée en infirmière pour le Duc, elle s’attendait à pouvoir passer inaperçue, au milieu des domestiques… C’était compter sans l’instinct redoutable de Ash, qui voit en elle la femme de sa vie, dès la première seconde. Et Ash écoute toujours son instinct, c’est sa grande force, la raison de son succès. Il est donc bien déterminé à séduire Margaret, et y emploie toute son énergie et une bonne dose de talent. Et quand je dis séduire, je ne parle pas de la mettre dans son lit !
 
Mais que se passe-t-il quand deux de ses instincts s’opposent en un cas de conscience ? Quand il tombe amoureux de la femme dont il cherche à détruire la famille ? Encore faudrait-il qu’il soit au courant…
 
Courtney Milan campe des personnages qui sont crédibles dans leurs réactions, cohérents. Margaret est intelligente, et c’est un trait suffisamment rare pour mériter d’être souligné. Elle est un pur produit de son éducation, légèrement snob et enfermée dans son système de classes sociales. Mais elle est aussi une femme forte, projetée en dehors de tout ce qu’elle croyait être sa vie, privée de tout ce qu’elle pensait lui être dû. Ash et Margaret ensembles, forment un couple irrésistible, touchant, en un mot, très très réussi ! 
 
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le tome 2 des aventures des frères Turner !
  
Bonne lecture,
Chi-Chi
 

Mariés par devoir, amants pour toujours – Les frères Malory, Tome 10

Cet article pourrait s’appeler « Le théorème du Biactol », mais comme une preuve de retenue sans borne de ma part, et parce que je souhaite que tout le monde sache bien de quel livre je parle aujourd’hui, je me suis abstenue.

Le titre reste donc le tome 10 des frères Malory.
Sur le papier ça donne quoi ? Ça donne une famille qui me plait bien à l’origine. Une série que je suis en audiobook depuis quelques années maintenant. Je ne suis pas à la pointe de chaque sortie, mais je me tiens au courant. J’ai mes favoris, mais je reste ouverte d’esprit lorsqu’un nouveau tome m’est présenté.

Cet opus, Chi-Chi me l’a offert pour mon anniversaire. J’étais d’ailleurs ravie. Vous pensez, un tome qui m’avait échappé ET un « classique » qui devait me plaire presque à coup sûr…

Un Johanna Lindsey. Cette auteur est à l’origine d’un des pirates que je chéris, portant le doux nom de James Malory. Je me le garde pour le jour où les marins d’eau douce seront mis à l’honneur dans une chronique spéciale, sachez néanmoins que Johanna a le chic pour créer des hommes virils, un brin caractériels, qui savent bien mieux régler leurs problèmes à coup de poings qu’à coup d’arguments. Des héros comme je les aime. Grands, forts et musclés de partout…

Revenons d’ailleurs à notre tome 10, puisqu’il est le sujet de ce lundi. En l’ouvrant, je me suis dit « Chic » ! Un héros Malory. En plus, il s’appelle Richard. Un Richard, on est d’accord, ce n’est pas le potentiel de sexytude d’un Colin, mais parfois, un Richard, ça suffit pour nous accrocher à une série fleurie !

Sauf que…
Beware, spoilers à suivre…

Bah Richard, ce n’est pas un Malory, pour commencer ! Je n’ai rien contre les « valeurs ajoutées » aux familles des séries que nous aimons d’amour. Mais là, en plus de ne pas être un Malory, il a des vues sur la femme d’un Malory. Genre, le crime absolu !

Le Malory, vous l’aurez compris, est légèrement borné. Ils ont tous décrété, dans leur stupidité partagée, qu’ils ne se marieraient JAMAIS. Et bien sûr, un livre après l’autre, ils se sont tous fait avoir un par un. Ce qui fait qu’ils sont tous un brin possessif maintenant qu’ils ont trouvé LA perle. Vous imaginez donc comment un homme qui a des vues sur leur chère et tendre peut leur faire voir rouge…

En plus, ce canaillou de Richard, il est marié! Avec Julia Miller, notre héroïne. 

Un pacte a été signé entre leurs deux familles alors que les deux héros n’étaient que des enfants. Ce n’est pas un simple contrat que l’un des deux époux pourrait faire annuler une fois l’âge légal atteint. Non, c’est un pacte qui ne peut être dissout qui si les deux familles l’ayant contracté sont d’accord. Pourquoi cela a son importance ? Parce que le père de Richard tient absolument à ce que ce mariage ait lieu.

Et c’est ainsi que Julia et Richard vont grandir en se vouant une haine féroce. Une antipathie telle, qu’ils vont en venir aux mains, se bagarrer comme des chiffonniers. Elle va lui briser le nez. Il va la faire tomber dans un lac gelé… Et je vous en passe et des meilleures.

Ils passeront leur enfance et leur adolescence entière à se détester avec toute la hargne dont sont capables les jeunes à cet âge. Il va se moquer de sa silhouette maigrichonne, elle va ricaner à chaque fois qu’elle est meilleure que lui dans quelque domaine que ce soit. Ils ne trouveront jamais de terrain d’entente. Richard prendra la fuite pour échapper au mariage mais il deviendra pour Julia celui qui représente tout ce qui n’allait pas dans sa vie pendant son adolescence.

Vous savez que les mariages arrangés peuvent donner lieu à de très belles histoires, mais à cette histoire s’ajoute des retrouvailles, et pas des moindres.

Imaginez qu’on vous ait marié au berceau avec celui qui s’est fichu de votre absence de poitrine à l’âge de 15 ans. Celui qui a fait que vous pleuriez intérieurement lorsque le cours de sport arrivait parce qu’il hurlait « hey, gras du bide !».

Imaginez que vos parents aient signé pour vous un contrat qui vous oblige à passer le reste de vos jours aux côtés de celui qui fait ressortir chez vous une partie primaire de votre personne. Cette partie que je nomme la partie Hulk et qui se manifeste chez moi par une envie de violence incontrôlée envers les automobilistes qui ne mettent pas leur s***** de clignotant sur un rond point ou qui déboitent à 40km/h sur une autoroute. Je voue encore une haine féroce à tous mes tourmenteurs (imaginés ou réels) de l’adolescence, j’appelle cela le théorème du Biactol (j’ai un nom pour tout, ou presque).

Donc imaginez…
Vous pourrez alors peut-être commencer à entre-apercevoir ce qui a pu animer nos deux héros toutes ces années et pourquoi, malgré les péripéties que l’auteur a placé sur leur route pour les rapprocher, je n’ai jamais pu croire en leur amour. Non. Désolé. Trop de choses à surmonter.

Je vous dirai bien bonne lecture, mais ce serait mentir.
 
 
A défaut, bonne semaine…
Tam-Tam
  

Unlocked, la clé du succès

Vous vous souvenez que je n’aime pas trop les nouvelles?
Eh bien c’est comme les Harlequin, ou les cow-boys, aussitôt écrit,  le livre suivant me fait mentir ! Je vais bientôt déclarer que je n’aime pas les régences, pour le plaisir de voir le destin mettre sur mon chemin un exemplaire particulièrement réussi du genre qui me donnera tort !

Dans la lignée de ma mission de découverte de nouveaux auteurs, après le steampunk post-apo, je suis revenu à… eh bien à la régence justement… Aventureuse mais pas trop ! (Ce que je peux radoter quand même avec mes régences…)

Le nom de Courtney Milan, je l’avais déjà vu passer plusieurs fois, dans des chroniques sur des blogs américains, souvent enthousiastes. Mais avec un résumé qui ne me tentait que moyennent. Je suis un peu fatiguée des histoires ridicules où l’auteur semble n’avoir eu qu’un seul but : faire en sorte que les protagonistes finissent dans un lit, avec un maximum de scènes sexy à la clé.

C’est pour cela que j’ai porté mon choix sur une nouvelle. Pire, cette nouvelle se place entre le tome 1 et le tome 2 d’une série de 3 ! Certaines personnes ignorent-elles encore ici que je suis légèrement psychorigide sur les bords, et suis capable de faire des leçons de morale sans fin aux malheureux qui essayent de lire une série dans le désordre?

Je me suis dit qu’une nouvelle, ce ne serait pas trop grave, en cas de déception, mon agacement ne durerait pas trop longtemps… Et surtout, elle était presque gratuite sur la boutique Kindle ! (Isidore a changé ma façon de lire de manière incroyable, il faudra que je vous en parle plus longuement un de ces jours)

Bien, assez de suspens, j’ai lu Unlocked de Courtney Milan et j’ai trouvé ça si chouette que j’ai récupéré le tome 1, le 2 et le 3. J’ai lu le 1 et le 2 en 48h, je garde le 3 pour demain. Oups…

Nous avons donc dans l’ordre, Unveiled, Unlocked, Unclaimed et Unraveled ! Et puisque, en ce qui me concerne, l’essai est transformé avec Unveiled, vous aurez droit à un article sur les autres tomes de la série, dans les semaines qui suivent, tandis les autres livres de l’auteur sont tout en haut de ma liste de livres à acheter…

Pour aujourd’hui, je vous parle de Lady Elaine Warren, une amie de Margaret, héroïne du tome 1. La nouvelle peut sans problème se lire indépendamment du reste de la série, comme chaque tome de la série peut être compris sans avoir lu les autres (mais ne suivez pas mon exemple, il est bien plus sage de respecter l’ordre).

Lady Elaine, donc, a le malheur d’avoir un physique plutôt commun assorti d’un rire de cheval, très très moche et fort peu discret. Si moche que, dès sa première saison, elle s’est retrouvée la risée d’un groupe de petits plaisantins, mené par Evan Carlton, Earl de Westfled. Un grand amour se profile entre les deux, assurément ! En réalité, après avoir fait de la vie d’Elaine un enfer pendant une saison entière, et avoir ainsi assuré qu’elle fasse à tout jamais tapisserie dans les soirées chics, Evan disparait de la bonne société, attiré par les voyages sur le continent. 

Flash forward quelques années, Elaine a fait de la discrétion une carrière, mettant de son côté toutes les chances de ne pas attirer sur elle les moqueries de ses tourmenteurs, pas exactement découragés par l’absence de leur leader et menés par l’amie d’enfance d’Evan en personne. Mais voilà qu’Evan est de retour, et Elaine tremble à l’idée que son calvaire ne recommence. Cette fois pourtant, elle est bien décidée à ne plus se laisser faire. Les années ont passé et Elaine en a par-dessus la tête d’être le souffre-douleur d’un petit groupe de snobs qui ne cherchent qu’à s’amuser sans considération pour les sentiments d’autrui…

Mais Evan semble différent…

Pas un mot de plus, vous savez bien que ces deux-là vont finir ensembles, comme dans toute romance qui se respecte ! Mais comment? Comment Elaine peut-elle pardonner à celui qui l’a tourmenté pendant si longtemps? Comment peut-elle lui faire confiance? Comment croire que ce n’est pas là un plan cruel pour l’humilier comme tant d’autres fois par le passé?

L’intelligence de l’auteur ici est de ne pas essayer de brusquer le rythme de son histoire. Oui, c’est une nouvelle, mais une nouvelle relativement longue, une nouvelle où le temps s’écoule, où l’histoire ne se déroule pas sur quelques jours.

Et, c’est une histoire très touchante (en même temps j’ai un faible particulier pour les histoires de bad-boys et de rédemption), Elaine est une héroïne de caractère avec un héros qui saura lui prouver qu’il en vaut la peine et j’ai vraiment adoré, et dévoré cette nouvelle en quelques heures !

Je n’ai donc rien de plus à vous en dire que, n’hésitez pas, Courtney Milan est en train de devenir une de mes références, à grande vitesse !

Bonne lecture,
Chi-Chi