La communauté du Sud


(Réédition du 10/01/2011)
La saison 3 de True Blood va bientôt sortir en France. Il y a un peu plus de 2 ans, la sortie de la saison 1 a créé de nombreux adeptes qui ont fini par réaliser que la série était en réalité l’adaptation des romans de Charlaine Harris.

Ma relation avec Sookie Stackhouse a commencé avant True Blood. Il y a 4 ans environ, « J’ai lu » avait tout juste commencé la publication en VF des aventures de la jeune télépathe dans son petit bled de Louisiane.
L’éditeur ne nous avait alors pas régalé d’une couverture tendance avec une bouche sexy à la goutte de sang accidentelle. A l’époque, nous avions le droit à des couvertures de toute beauté pour la collection Monde Mystérieux : un fond violet, des femmes maquillées comme Lady Gaga, des loups, la lune, bref, la grande classe !

Mais j’aime les vampires et j’ai renoncé depuis longtemps à choisir une romance sur sa seule couverture. J’ai acheté les 4 premiers tomes d’un coup, et me suis lancée dans un marathon en bonne et due forme.

La série raconte les mésaventures de la jeune télépathe Sookie. La narration à la première personne donne un ton très personnel au récit.
Si vous n’aimez pas les histoires basées sur le concept vampire/humain, passez votre chemin, cette série n’est pas pour vous. Si vous aimez la mise en place d’un univers paranormal fantastique avec une touche de passion, vous pourriez être intéressés. Mais prenez garde, cette série peut se montrer quelque peu décevante par moment.

Je m’explique, en 4 tomes, bien des choses arrivent à la jeune fille :
– Elle rencontre un vampire, puis un second, puis toute la hiérarchie jusqu’à la souveraine du royaume de Louisiane.

- Elle découvre que les loups-garous et les fées ne sont pas des personnages issus de l’imagination débordante d’un auteur, mais des individus bien réels.

- Elle goûte au fruit défendu (sang, sexe, « take your pick ! ») et sauve sa peau des psychopathes/vilains méchants/tortionnaires sanglants qui semblent s’être multipliés depuis qu’elle fricote avec Bill le Vampire.

- Elle voit le taux de mortalité augmenter de façon significative dans son entourage proche et se retrouve mêlée à des affaires louches liées de près ou de loin à sa relation avec la communauté vampire.

Le tout en restant la plus grosse niaise qu’il m’ait jamais été donné de rencontrer !
Sookie est une gourdasse qui en tient une couche bien épaisse !

Au début de notre série, les vampires ont fait leur « coming-out » suite à la création d’un sang synthétique par les Japonais. Sookie est  télépathe depuis toujours. Ce petit détail de sa personne l’a fait passer toute sa vie pour la bizarroïde de service. Et là, quand d’autres créatures fantastiques s’avère être réelles, la voilà qui tombe des nues !
Il y a aussi cette naïveté face à l’ostracisme dont est victime la communauté vampire. C’est adorable la première fois, mais au bout de 11 livres, cela devient lassant. C’est vrai, c’est étrange cette peur que peuvent entretenir les humains à l’égard de ceux qui les ont considérés comme le menu du diner pendant des siècles, et puis ce n’est pas comme si nous étions dans le Sud, où la marginalisation est dans la culture…

Niaise, cruche, gourde, j’ai épuisé mon stock de vocabulaire sur cette chère Sookie, et ceci dès les premiers chapitres du premier livre. Pourquoi continuer ma torture plus longtemps alors?

Deux raisons : j’avais un super snack spécial marathon à côté de moi, et les personnages secondaires montraient un potentiel de sexytude assez significatif. Les connaisseurs me diront que j’aurais pu dire « Chocolat et Eric », cela aurait sans doute été plus vite. Mais j’aime ménager mon suspense, cher lecteur !

Eric, le viking blond au sourire carnassier a su retenir mon attention dès le premier tome, où pourtant il n’avait pas le rôle du chevalier servant (loin de là !).
Pam, son bras droit, et lui ont un humour noir que je trouve délicieux, même si la condition humaine en prend pour son grade. Ces derniers considèrent les humains comme des êtres inférieurs et n’éprouvent aucune honte à partager leurs opinions. L’ironie voudra qu’Eric soit attiré par la délicieuse Sookie (par quel miracle hormonal, cela reste un mystère pour moi).

Il y a aussi Sam le shifter au grand cœur. Je l’imagine avec un derrière à vendre toute ma collection de boucles d’oreilles. C’est le patron de Sookie, propriétaire du bar dans lequel elle travaille. Malgré sa capacité à se changer dans l’animal de son choix, c’est sans doute le personnage masculin le plus « normal » de l’entourage de Sookie, une fois que l’on a enlevé la famille, les psychopathes, les vampires, les idiots et les vieux pervers libidineux. Il est sans doute celui avec qui j’aurais aimé avoir un rencard.
Oui, parce que fantasmer sur les vampires c’est bien, mais il faut parfois garder en tête que ces derniers « travaillent de nuit » et ne sont pas vraiment connu pour leur vie de famille…

Mais pas Bill, qui, premier vampire que Sookie rencontre, est censé captiver le lecteur. Non, il est trop… pas assez… et puis c’est un sous-fifre de Eric ! Etre sous-fifre, c’est perdre des points sur l’échelle de Hugh Jackman.

La force de la série de Charlaine Harris réside dans l’éventail de personnages qu’elle nous propose, et ils sont nombreux en 11 tomes (que j’ai fini par tous lire).
Sookie n’est finalement que la narratrice. J’ai appris à ignorer ses débats intérieurs sur l’état de son bronzage, et j’ai fini par considérer qu’elle n’était plus vraiment mon héroïne, mais le personnage par qui j’apprends ce qu’il advient de cette communauté de bras cassés…

Une série à lire avec modération, afin de ne pas souffrir de Sookiite aigüe.

Bonne Lecture,

Tam-Tam

Une robe couleur du temps

Ce soir je suis déprimée. Après un été épouvantable l’an dernier, après un hiver interminable, un printemps pluvieux, et re-un été où l’on a compté les belles journées sur les doigts de la main, voici déjà le retour de l’automne. Et quand je dis l’automne, je ne plaisante pas, sur mon ile, on a cette semaine ressorti les vestes et les collants. Et non, j’en vois qui rigolent, ce n’est pas juste ma frilosité légendaire qui parle, il fait 15° !!!

 

Alors quand je suis déprimée, je rêvasse. Et je regarde des films. Vous l’avez deviné, c’est (encore!!!) un mercredi cinéma!

 

A l’honneur, Peau d’âne, conte de fée que l’on ne présente plus (non, n’insistez pas, je sais que vous connaissez l’histoire), dans son adaptation de 1970 en comédie musicale rétro-kitch surréaliste et faussement ingénu, avec Catherine Deneuve en princesse trop choyée, Jean Marais en roi qui perd la tête et Delphine Seyrig en fée-marraine pleine de bon sens pratique et anachronismes – sans oublier Jacques Perrin dans le rôle d’un prince délicieusement décalé et indolent.

 

C’est à chaque fois un festival pour les yeux, de la couleur partout – des thèmes de rouge et de bleu, du blanc, des paillettes bien sur – la lumière est une couleur à part entière ici et chaque sequin, chaque vitrail, chaque miroir n’est là que pour mieux la faire éclater. Il n’y a qu’à voir la robe couleur de soleil pour sortir ses lunettes de soleil!

Le conte en lui-même, son aspect magique, de l’âne producteur d’or à la fée voyageuse dans le temps, la vieille qui crache des crapauds, les serviteurs immobilisés, la rose qui parle, sont réunis pour former cette pépite baroque à voir et à revoir, jusqu’à connaitre toutes les chansons par cœur (comme les oreilles de mes proches peuvent hélas en témoigner), et jusqu’à imaginer que ces robes de princesse à la couleur du temps (et pas le sale temps gris londonien s’il-vous-plait) viennent éclairer mon salon trop sombre comme elles éclairent la pellicule de Jacques Demy… Jusqu’à croire les bons conseils de la fée des Lilas, jusqu’à imaginer que je séduirais aussi un prince avec un gâteau préparé dans une hutte au fond des bois…

Alors sans plus attendre, je vous laisse avec ces quelques images, et pour ordonnance de vous précipiter, si ce n’est déjà fait, découvrir ce film pour toute la famille, de 7 à 77 ans!

 

Bon film,

Chi-Chi

Bons baisers du vampire

histoire-de-vampires

How to marry a millionaire vampire? Comment épouser un vampire millionnaire? Vaste question hein?
Kerrelyn Sparks, je crie au scandale. Parce que j’ai bien lu tout le livre, et s’il y a bien un mariage à la fin, je n’ai pas vraiment l’impression que c’était le but du livre (se marier à un vampire). Alors une fois n’est pas coutume, mais le titre francophone « Bons baisers du vampire » est finalement plus proche de la réalité.

Sinon, ce livre, comment vous en parler…
Disons que si la romance n’est pas une des plus transcendantale que j’ai pu lire. Qu’est-ce que j’ai ri! C’est simple, cette lecture n’a pas été ponctuée de couinements – Note1 : les couinements de la lectrice sont autant d’indicateurs de la qualité de la romance-  mais de crises de rire à ne plus savoir comment s’arrêter. Note 2: le rire est très important aussi.

Il existe d’ailleurs un ratio entre les couinements et le rire qui donne la romance parfaite. C’est un peu le Fibonacci de la romance si vous voyez ce que je veux dire (Melwasul, celle-ci, elle était pour toi), le nombre d’or et ratio parfait! Mais je m’égare… Revenons-en à notre livre, qui, à défaut d’atteindre le nombre d’or, m’a fait rire aux larmes dès le premier chapitre. Et pour plus de lisibilité, vous trouverez une nouvelle sorte de ponctuation dans cet article. Envisagez-là comme une suggestion royale *rires*.

Roman Draganesti est un vampire. Dans une autre vie il était moine *rires* (non parce que c’est quand même bien marrant d’imaginer un vampire bad-ass avec une soutane et une tonsure, avouez). Maintenant il est à la tête d’un empire industriel et scientifique car c’est à son cerveau fécond que l’on doit le sang synthétique *rires* (la fécondité du cerveau des immortels me fera toujours rire).

Et par une belle nuit, son comité en recherche et développement lui présente une poupée en plastique dont l’objectif et de se substituer au corps humain lors du repas vampiresque. *rires* *larmes de rires* (il vous faut imaginer une poupée en plastique pour homme solitaire, qui dispenserait du sang, car au lieu d’avoir été munie des « atouts » qui en font un objet pour adulte, elle a été conçue avec un système de tuyaux qui reproduit le système sanguin. Histoire que nos amis les vampires puissent avoir la sensation de mordre quand ils boivent leur sang synthétique) *rires* (oui, encore).

Et monsieur le scientifique en charge, tellement fier de son truc, demande au big boss d’être le premier à « essayer » *ricanements irrépressibles* (juste imaginez le dialogue). Sauf que cela ne se passe pas comme prévu et Roman y perd une dent *rires* car poupée et son plastique n’a pas été testés « en épaisseur » *gloussements de dinde* (je crois qu’à ce stade, je n’ai même plus besoin de vous expliquer pourquoi j’étais pliée). Voilà donc nos 3 vampires en chasse d’un dentiste ouvert la nuit…

Parce que voyez vous, c’est important une canine pour un vampire (il parait), et je vous laisse imaginer le héros en train d’ordonner à son second (un écossais en kilt) (avec accent) de lui trouver un dentiste tout en zozotant à qui mieux mieux, alors que le scientifique se confond en excuses…

Arrivée à ce stade là (genre page 15 hein…), j’étais tellement morte de rire que j’en pleurais et que je savais d’ores et déjà qu’entre moi et la sexytude du héros, c’était mort. Mais je n’avais qu’une hâte, continuer…

Nos trois compères trouvent donc une dentiste, qui se trouve être l’héroine (oui, c’est plus pratique quand même). Et par un très heureux jeu de hasard, Shana Whelan se voit sauvée d’une tentative d’assassinat par un Roman assez pressé d’avoir recours à ses talents de dentiste.

Mais c’est sans compter sur la phobie du sang *rires* que la demoiselle a développé suite à ses démêlés avec la mafia russe *re-rires*. Qu’a cela ne tienne, Roman usera de son pouvoir de télépathie *mouah ce que je me marre* pour lui faire oublier les gouttes qui perlent le long de sa gencive. C’était sans compter aussi sur la volonté inflexible de la jeune demoiselle *bah voyons, rigolons encore* qui la rend totalement imperméable à toute tentative de « pénétration » phychique *mouahahahahaha*.

Et là vous vous dîtes, mais Tam-Tam spoile et ne nous prévient pas? Même pas, promis, le meilleur reste à venir (mes zygomatiques ont encore mal rien que d’y repenser). Cette romance est comme une blague à elle toute seule. C’est un discours à l’hélium, un rail de paillettes et moi en train de monter un meuble ikea, tout en même temps.

Et la virginité et son traitement ne sont pas en reste. Car vous l’avez compris, Roman était un moine dans sa vie d’avant canines. Et qui dit moine, dit chasteté. Et notre héros a réussi à garder son vœu de chasteté intact pendant tous ces siècles. Oui mesdames!

Mais ce n’était pas si dur parce qu’a défaut de connaitre les plaisirs du corps, il ne s’est pas privé de faire du « vampire sex » *ricane*. Il s’agit d’un procédé psychique où les deux partis (ou trois, ou quatre, plus on est de fous, plus on j****) s’adonnent a des galipettes mentales *rire hystérique* alors que physiquement, ils sont dans des pièces différentes *rires*. Et Roman en sexe vampire, il est plutôt doué. Genre il a un harem de vampire à demeure le moinillon!!! *gaussements de baleine*

 Mais il lui aura quand même fallu attendre Shana et son humanité irrésistible pour lui faire briser son voeu d’antan. *Tam-Tam est en mode dindon, vous l’avez perdue*

*inspire*
*rire incontrôlé*
*expire*
*essuie une larme au coin de son œil*
*inspire*
*soupire un bon coup*

Faisons un bilan:
Clairement, cette romance vampire se trouve à des années lumières du Fibonacci de la romance (poupée, dent, moine, sexe vampire, harem)(Tam-Tam et la maitrise du mot clé).
Clairement, j’ai travaillé mes abdos comme jamais.
Et clairement, je me suis tellement amusée à la lecture que j’ai mis la suite dans ma PAL.

Bonne lecture?
Tam-Tam

Pour un tweet avec toi


(Réédition du 06/01/2011)
Après mon expérience ratée avec Lisa Kleypas, j’avais des angoisses à l’idée de retenter l’expérience de l’une de mes auteurs fétiches passant au contemporain.

Et puis, tout de même, le livre était déjà commandé, c’était juste après Noël et, coincée à la campagne chez mes parents, j’avais le choix entre ça et une biographie de Charles de Gaulle (certes passionnante mais pas tout à fait assez légère pour une sieste post-repas de fête).

J’ai donc saisi mon petit livre, et me suis mise à lire… Une bonne surprise!

L’histoire d’Abigail Donovan, auteur de son état, qui, 4 ans auparavant, a presque gagné le prix Pulitzer pour son premier roman, un succès qui a même été couronné par Oprah Winfrey… Mais depuis, rien. La page blanche. Impossible de dépasser le chapitre 5 de son second livre… Pour ne rien arranger, elle vire légèrement agoraphobe, et ne quitte plus  son vieux survêtement maculé de taches de café. C’est le syndrome de l’imposteur : et si son succès avait été un accident, et si elle n’avait plus rien à écrire, et si tout était fini pour elle? Ce sentiment ne fait que se renforcer lorsque son éditeur la remercie, fatigué d’attendre le chapitre 6. Voila une histoire qui débute fort mal pour notre héroïne!

C’est alors que son agent à l’idée de lui ouvrir un compte Twitter, pour qu’elle communique avec ses lecteurs et qu’ils ne l’oublient pas. Abby n’est pas une fan de technologie, pensez, elle n’a même pas d’iPhone ou de Blackberry, à peine un vieil ordinateur portable! La voilà donc un peu perdue, et l’un de ses « followers », Mark Baynard, la prend sous son aile pour lui apprendre les ficelles du réseau. Mark, professeur de littérature qui a pris un congé sabbatique pour parcourir le monde, Mark qui la surnomme Tweetheart, en référence à un vieux feuilleton « Goodnight Sweetheart », Mark qui donne à Abby l’envie de sortir de nouveau de chez elle et surtout, d’écrire. De tweet en tweet va se nouer entre ces deux-là une relation pleine d’humour, de plus en plus complice, à mesure que tombent les masques et que les secrets de chacun sont révélés…

Véritable version moderne du roman épistolaire, Goodnight Tweetheart pourra déconcerter certains. Comment croire que deux personnes puissent tomber amoureuses via Twitter? Mais selon moi, en quoi est-ce plus inconcevable que par lettres (comme dans le classique Cyrano de Bergerac et Papa Longues-Jambes, ou, en romance, dans To Sir Phillips, with love de Julia Quinn et Love in the afternoon de Lisa Kleypas) ou, dans un genre plus moderne, par e-mail?  Le roman, contrairement à ce qui a pu être dit, n’est pas constitué exclusivement de « tweets », il y a des passages écrits du point de vue d’Abby, nous éclairant à la fois sur sa personnalité, et sur la façon dont ses sentiments évoluent vis-à-vis de Mark.

On y trouve également de très nombreuses références à la culture nord-américaine, particulièrement aux séries télévisées (d’où le titre!), mais même sans en connaitre une bonne partie, je n’ai pas été gênée dans ma lecture. Et bien que l’histoire soit un peu courte et la fin un peu trop rapide (j’aurais aimé plus d’Abby et de Mark, avoir la chance de les accompagner un peu plus longtemps…), j’ai apprécié la forme, ces tweets qui permettent d’assister à un échange constant entre nos héros, et leur donne à mes yeux une réalité bien plus forte que n’importe quelle description que l’auteur aurait pu m’en faire.

Voici donc une histoire d’amour charmante et cute dans les règles de l’art!

Bonne lecture,


Chi-Chi

La reine Nora et l’empereur

Par un jour pluvieux de juillet…

Après avoir longuement hésité entre quelques romans de la reine Nora, Le petit Empereur de Tam-Tamland a porté son choix sur Ken Follet...

Après avoir longuement hésité entre quelques romans de la reine Nora, Le petit Empereur de Tam-Tamland a porté son choix sur Ken Follet…

En vrai, j’ai détourné le regard environ 3 minutes, temps qui lui a été nécessaire pour faire 4 mètres à 4 pattes et atteindre une des bibliothèques. Lorsque j’ai découvert cela, j’ai tellement ri que vous me pardonnerez le « flou artistique » des photos… L’émotion sans doute…

Tam-Tam

The Shadow and The Star

Laura Kinsale fait partie de ces auteurs que l’on rencontre souvent en romance et dont on ne parle pourtant jamais (et par on, je veux dire moi).
C’est un « classique », elle écrit depuis des dizaines d’années, elle a fait connaitre Fabio, y a-t-il vraiment autre chose à en dire ? Je n’ai pas lu beaucoup de ses livres mais ils m’ont tous laissé une impression durable, et cela suffit pour être mentionné.

Et bien sûr, si j’en parle aujourd’hui c’est car Laura a également tenté sa chance dans le club très select des héros vierges, en la personne de Samuel, aka The Shadow, dans le livre éponyme, The Shadow and the Star.

The star, du coup, vous vous en doutez, ce sera sa dulcinée, la belle Leda (Etoile de son nom de famille, sans blague !!), aussi lumineuse qu’il est torturé, aussi pure qu’il est sombre. Je sens un symbolisme un peu lourd derrière tout cela, pas vous ?

Stop, je vous arrête tout de suite, Leda n’est pas une idiote, elle est innocente mais pas naïve. Une héroïne 80’s pur sucre.

L’histoire se partage entre Londres et Hawaï, les années 1880 pour le quotidien des héros et l’enfance de Samuel, que l’on devine assez traumatisante pour que Monsieur n’envisage même pas de laisser qui que ce soit l’effleurer – et encore moins faire des galipettes avec lui – jusqu’à ce que des circonstances un peu particulières ne le jettent dans les bras de notre héroïne. Héroïne qui de son côté est plutôt mal en point parce qu’elle n’est pas franchement duchesse ou princesse et se raccroche à sa respectabilité par le bout du petit doigt.

Difficilement.

Quand Miss Etoile apprend par hasard que Samuel, pourtant un modèle de respectabilité et protégé par une grande famille aristocratique, est responsable d’une série de vols qui défrayent la chronique (et accessoirement font de l’ombre aux festivités du jubilé de la reine Victoria – ce que Leda ne saurait tolérer, portée par un grand élan patriotique), elle décide de mettre ses principes dans sa poches, et d’utiliser l’information pour obtenir du travail.

Etre respectable, c’est bien, mais finalement, c’est encore mieux de ne pas avoir à soulever ses jupon, et entre deux maux, elle choisit le moindre.

De son côté, vous vous doutez bien que Samuel a ses raisons pour expliquer les vols – je dois aussi vous dire que Samuel est un ninja.

Oui oui, vous avez bien lu. Un vrai ninja, entrainé par un grand maitre japonais, rencontré à Hawaï pendant son adolescence.

Quota mystérieux/sexy/dangereux, check.

Rajoutez à cela une dévotion un peu mal placée pour sa sœur adoptive (le premier qui me parle des Hauts de Hurlevent passe par-dessus bord) (oui car tout ceci s’articule autour d’un grand mystère et finit sur un bateau), et vous obtenez une romance qui, malgré tous mes sarcasmes, m’a tenue éveillée jusqu’à des heures non-avouables, une romance toute en subtilité et finesse, qui réussit à se détacher du lot avec un vrai souffle d’aventure et un décor qui nous change des salons régence.

Quant à notre héros vierge ?

Il est, comme souvent, le produit d’un trauma bien bien vicieux, que l’auteur nous propose comme explication a toute sa personnalité et sans lequel l’histoire ne tiendrait pas debout.

Samuel ne fait pas exception à la règle et si la ficelle est un peu grosse, il faut bien reconnaitre que Laura Kinsale, comme lorsqu’elle parle de handicap, sait amener les choses avec maestria et nous faire croire à cette histoire.

Comme quoi, en la matière, tout est vraiment question de plume… Un livre à lire et un auteur à découvrir donc, si ce n’est pas encore fait !

Bonne lecture,
Chi-Chi

Une chance d’aimer


(Réédition du 03/01/2011)

Pour accueillir cette nouvelle année, j’ai décidé de tenter une expérience…
Chi-chi nous régale avec ses chroniques acides sur les Harlequin des années 80 trouvés dans les rayonnages obscures des bouquinistes. J’ai pour ma part décidé de commencer l’année avec le cru janvier 2011 de la collection Harlequin.

Tel un grand reporter, j’ai bravé l’inconnu et la neige pour la gloire de la connaissance et l’avènement du happy-end !

Il fait donc -15°C dehors, j’enfile mon manteau, mon bonnet et mes gants et affronte la bise mordante de ce 1er janvier. Dans la Gare de Metz, les voyageurs portent tout comme moi les stigmates d’une nuit assez courte. Tout est fermé. Il n’y a pas à dire,  une gare un 1er janvier vers 18h, c’est à la limite du glauque. Fort heureusement, le Relay est ouvert. Les Harlequin sont sur le rayonnage du fond, presque par terre. Je m’accroupis et observe les titres sur la tranche.

« Un toit pour Noël » est en retard de quelques jours… Je me rabat sur « Une chance d’aimer » à la couverture très évocatrice… de quoi, je cherche encore.
Un logo me précise que c’est une histoire « future maman » et un second m’indique que le roman est écrit en « grands caractères »… Nous sommes le 1er, ma dernière coupe de champagne ne remonte qu’à quelques heures, ce n’est finalement pas un mal.

Le livre fait 210 pages, je me suis dit, easy !
Si j’avais su… J’en suis venue à regretter les Jordan Hayes et autres aveugles joueurs de guitare…
C’est bien simple, je viens de fermer le livre, j’ai l’impression d’avoir bouclé un triathlon tant l’effort demandé pour ne pas hurler de frustration est grand.

Page 7 : Je rencontre le héros. Mark est dans l’outback australien et repense à l’héroïne avec laquelle il a eu une aventure qu’il a rencontré il y a 6 semaines lors du mariage d’un de ses amis à Londres. Déjà, ça nous pose les personnages. L’héroïne est une chaudasse… Le héros un moine qui n’a pas vu le galbe d’un mollet féminin depuis 6 semaines.
Il suffit de l’entendre parler de ses lèvres, dont le sourire aurait désamorcé n’importe quel conflit. Sophie est une arme de pacification massive !
Page 12 : Le héros reçoit un coup de téléphone. Après un dialogue de folie, Mark comprend qu’il a Sophie au téléphone. Cette dernière lui annonce qu’elle est enceinte. Mark nous rappelle que Sophie a un corps de bombasse et la ligne devient mauvaise (Vodaphone ne tient pas ses promesses).
Page 26 : Après une discussion avec sa meilleure amie, Sophie (ou Soso, pour les intimes) décide que discuter de la situation « grossesse » au téléphone, c’est un peu compliqué, qu’il vaut mieux lâcher son job 15 jours et faire 6000 km pour aller en parler en personne.
Page 29 : Mark regarde les étoiles, pense à ses amis les cowboys de l’outback, se sent lié à eux, les derniers survivants d’un mode de vie fait de bétail et de grande plaines… Je lève les yeux au ciel. Le plafond est beau, blanc, net…
Page 30 : Mark réalise que Sophie est enceinte de lui (et pas du plombier)… Le plafond est en beauté aujourd’hui…
Page 33 : Sophie, au corps de rêve, est trop fragile pour la rudesse de la vie dans les grands espaces. Il va l’appeler pour lui dire de surtout ne pas venir… Des fois que l’idée lui viendrait… Je ne les sens pas sur le même plan astral. Ils auraient dû consulter Madame Soleil, en ce début d’année, cela aurait été plus prudent !
Page 34 : Sophie arrive dans la maison déserte de Mark. Et s’étonne de ne pas le trouver. Il faudra lui dire à Sophie que lorsqu’on arrive chez les gens sans s’annoncer, parfois on trouve porte close…
Page 36 : Qu’à cela ne tienne, une fenêtre brisée plus tard, la voilà dans la place.
Page 38 : Elle déplore le fait que 6000km ont eu raison de la tenue super classe qu’elle avait prévu pour revoir Mark (quand je prends l’avion, je porte toujours un tailleur super chic et des talons aiguilles). Sophie ne privilégie pas le confort. Erreur!
Page 42 : Mark est de retour, mais il a perdu son hétérosexualité en route. Il veut un bain chaud, des draps frais…
Page 43 : Mark a un gardien écossais, Haggis. Ce dernier a disparu. Ce dernier a des parents dont l’humour est plus que douteux – NDLR le Haggis est un plat écossais composé de panse de brebis farcie.
Page 44 : Sophie découvre Mark, nu. Mark découvre Sophie, en serviette. Mark et Sophie  (ha, ha…c’est malin, j’ai la chanson dans la tête maintenant) découvrent qu’Haggis est parti pour une urgence familiale. J’ai relu la scène 3 fois, je ne sais toujours pas à quel moment il se retrouve nu. Je vous jure, il cherchait Haggis (qui n’est toujours pas un chien, mais un vrai être humain avec un cerveau et tout) et là, pouf, il est nu devant Sophie.
Page 48 : Passé le choc « anatomique » (les mots de Mark, pas les miens), le héros réalise qu’il est content de la voir et nous fait savoir qu’elle est quand même super méga bonne. Mark a passé les 6 dernières semaines avec des vaches, ça laisse des traces. Je me demande si ça se voit que Mark est content de la voir…
Page 52 : Mark va se laver (SU-PER IM-POR-TANT !)
Page 54 : Sous la douche, Mark se pose des questions…
Page 55 : Sophie trouve qu’il manque une touche féminine à cet intérieur : des fleurs, des couleurs, de belles matières… Et pourquoi pas des bougies tant qu’on y est ?
Page 56 : Mark, le retour. Habillé !
Page 57 : Ou comment Mark verbalise la question que je me pose depuis le début « pourquoi tu es là… en fait ? ». Non, parce que c’est pas qu’on est pas content qu’il y ait des mots sur le papier là et tout, mais vraiment, le téléphone, si on y réfléchit bien, c’est un peu une invention cool. Pas besoin de faire 6000km, dont une grande partie en fourgonnette postale (ça c’est pour la partie pittoresque du livre).
Page 59 : Mark demande si l’enfant est bien de lui. Sophie, espèce de gourgandine !
Page 60 : Mark décroche le rôle du mufle en insinuant que Sophie est une Jézabel de première qualité qui prend un amant toutes les semaines (après, il n’y a que 52 semaines dans l’année)!
Page 61 : Mark est un imbécile. Sophie est vénale, elle a fait 6000km pour te piquer tous tes sous ! Mais j’entends l’avocat de la défense plaider que l’héroïne n’apporte pas vraiment d’explication à sa venue en Australie (au fin fond du Queensland). Je note, je note.
Page 63 : Sophie, à court d’arguments, passe en mode lacrymal. Je suis une petite chose toute fragile (et enceinte), tu es un homme viril et intelligent, moi qui ai perdu mes neurones avec la fécondation. Protège-moi !
Page 64 : Mark a un doctorat en psychologie. Il prend Sophie dans ses bras, et tout va mieux. Elle va rester 15 jours. La décision sera prise avec tous les éléments en main. Euhhhh… La décision sur quoi si je puis me permettre ??
Page 66 : Mark est en fait un vieux pervers lubrique. La définition de « décision » serait-elle différente d’un hémisphère à l’autre ?
Page 72 : Sophie se palpe le bourrelet et fait des crises d’angoisse dans sa chambre seule le soir.
Page 75 : Coup de fil de Londres. Introduction de l’ex (que j’appellerai ici le salopard).
Page 76 : Lumière est faite sur les raisons qui ont poussé Sophie la chaudasse à se jeter sur Mark le moine lors du mariage. Le salopard se paradait alors au bras de sa nouvelle conquête. L’ego de Mark a mal.
Page 91 : Mark a laissé Sophie seule pour aller aider un voisin. Sophie découvre les émeus. Et prend peur. Elle en a marre, elle veut s’en aller. Elle n’aurait jamais dû venir…Je décide que Sophie n’a même plus l’excuse des hormones. Sophie est une cruche.
Page 99 : Mark est de retour, ou plutôt l’égo bafoué de Mark est de retour, et s’insurge du fait que Sophie ne l’avait pas prévenu qu’elle lui sautait dessus pour faire bisquer son ex.
Page 100 : J’ai envie de souffler à Sophie de lui répondre que l’argumentaire « je suis une pauvre femme délaissée et malheureuse » ne marche pas comme technique de drague, mais cette dernière nous explique qu’elle a simplement perdu ses moyens à la vue du corps magnifique de Mark. Oui, parce qu’en fait, Mark Winchester est un alias de Hugh Jackman…
Page 107 : Sophie à sa mère au téléphone. Sa mère nous révèle sans le vouloir que Sophie est une vilaine menteuse. Elle a raconté qu’elle allait passer des vacances en Australie… 9 mois de vacances, c’est bien cela ?
Page 112 : Après un interrogatoire maternel en règle, Sophie appelle en catastrophe sa meilleure amie pour la supplier de ne pas révéler sa « condition » à sa chère maman. L’illusion fait vivre, ma belle. Maman n’est pas stupide, sinon elle n’aurait pas eu le droit à un dialogue de plusieurs pages dans un roman de la collection Horizon !
Page 114 : On apprend que le petit déjeuner dans le Queensland, c’est tomates/saucisses. Je vous annonce que ma carrière de reporter ne passera pas par des enquêtes sur le terrain. Moi pour le petit déj’, c’est thé/tartine, bande de primitifs!
Page 116 : Le verbe « bisquer » fait son grand retour. Sophie veut une discussion et supplie Mark de ne pas l’interrompre avant qu’elle ait fini de lui dévoiler que si elle a eu « une aventure » c’est parce qu’il était « tellement beau ». Sophie est une argumentatrice hors paire !
Page 122 : Le passage dans la brousse/la plaine/au milieu de nul part. les héros se racontent leur enfance. Mark répare une clôture avec son corps somptueux (Hugh Jackman je vous dis !) tandis que Sophie l’observe, le regard dissimulé sous son grand chapeau (Sophie, c’est Tata Yoyo).
Page 126 : Sophie a appelé son ventre « petite fève ». La VF casse un peu l’effet escompté je pense. Je pousse un râle de douleur à force de lever les yeux au ciel.
Page 129 : Le salopard et le kangourou sont évoqués dans la même page. Aucun lien apparent, mais ce tour de passe-passe littéraire vaut bien une évocation ici.
Page 137 : Les héros se racontent leur vie. Mais de discussion sur le mode « alors le bébé naitra en Angleterre, tu le prendras pour les vacances et il portera nos deux noms », pas la moindre évocation…
Page 141 : Ce livre, c’est Martine à la ferme. Sophie découvre les chiens, les chevaux, les vaches…
Page 159 : Chapitre 8. Mark a décidé d’emmener Sophie dormir à la belle étoile.
Page 162 : Sophie n’a jamais vu d’étoiles (à Londres, elles ont disparu), Mark lui montre la constellation de la Grande Ourse (qui ne se voit pas dans l’hémisphère sud) et un satellite (qui est sans doute la chose la plus romantique qui soit).
Page 163 : Sophie repense sa vie dans les terres désertes du Queensland, éblouie par l’intelligence de Mark et la lueur de la Grand Ourse sans doute…
Page 165 : On aborde ENFIN la question de l’enfant à venir et l’objet initial de la visite. Il était temps.
Page 167 : Sophie imagine sa vie sans les étoiles, sans les émeus, sans Mark (dans cet ordre s’il vous plait).
Page 168 : Sophie veut que Mark la prenne dans ses bras
Page 170 : Mark remporte le prix de la réplique la plus sexy avec son « Moi aussi, je perds tous mes moyens avec toi ».
Page 174 : Sophie reste.
Page 176 : Sophie sera décoratrice d’intérieur.
Page 177 : Mark et Sophie vont jouer au papa et à la maman.
Page 178 : Il est décidé que la chambre conjugale sera rose et rouge. Mark est gay.
Page 190 : Un problème survient. Sophie part à l’hôpital. Suspense de folie.
Page 193 : Sophie a une belle poitrine (on avait oublié à quelle point cette femme était un bombe).
Page 194 : Sophie a perdu le bébé.
Page 197 : Sophie quitte Mark.
Page 199 : La vie de Sophie est finie. C’est elle qui le dit, pas moi… gna, gna, gna…
Page 205 : La mère de Sophie a un instinct maternel de sniper. Elle a senti que sa fille allait mal. Mark lui annonce la mauvaise nouvelle, ainsi que la séparation.
Page 206 : La mère de Sophie a un doctorat en psychologie elle aussi. Elle a une « discussion » avec Mark. Je suis pleine de confusion. C’est quel type de « discussion » ?
Page 212 : Sophie sort de l’hôpital et part pour l’aéroport.
Page 213 : Mark aime Sophie.
Page 214 : Sophie aime Mark. Elle reste avec lui. Ils vivront avec plein d’animaux et plein d’enfants.

Fin.
Je referme le livre, en sueur.
214 pages… Une histoire avec du suspense de malade. Des héros beaux. Un pays où les étoiles brillent dans le mauvais hémisphère. Une démission d’un boulot à Londres qui ne sera jamais évoquée… J’aime (en vrai, il reste du champagne d’hier, ça fait tout passer le bon champagne).

Tous mes vœux de lecture pour 2011!
Tam-Tam

Des hommes dans les arbres

Comment ça mon titre est bizarre?

Tout ça pour vous parler de la série Men in Trees, ou Leçons de séduction, ou Une fille en Alaska (selon les pays, vous avez le choix).

Série qui s’est terminée un peu abruptement, ce qui, vous en conviendrez, est à la fois un avantage et un inconvénient. Avantage car la série est finie, pas besoin d’attendre des siècles pour la suite, inconvénient car la fin est, comme trop souvent dans ces cas là, un peu bâclée.

Mais de quoi parle Men in trees?

De Marin, coach en relations amoureuse, qui découvre que son fiancé plus que parfait la trompe, alors qu’elle est en route pour donner une conférence à Elmo, Alaska. Elmo, minuscule bled paumé au fin fond de l’Alaska. Comment s’est-elle retrouvée là? Je vous laisserai le découvrir.

Toujours est-il que pour réparer son cœur brisé, Marin décide de poser ses valises quelques temps, et de confronter sa vision très new-yorkaise de la vie à la foret et à la vie « sauvage ».

Je pourrais vous parler de tout le petit monde qui l’entoure, de Patrick, Annie, Sam, Jane, Jack, Ben, Theresa, Buzz, Mai, Cash et Celia, mais vraiment, le seul argument dont vous avez besoin, c’est JACK!!!! (imaginez moi avec des petits cœurs dans les yeux)

Et puis un peu aussi pour admirer les paysages, qui me donnent une envie folle d’aller faire un petit tour par là-bas un de ces jours…

Pour résumer, c’est beau,  c’est mignon tout plein, c’est même drôle, et il y a Jack. Mais que demande le peuple?

Love,

Chi-Chi

PS : Le titre? Eh bien à Elmo, le ratio homme/femme est de 10/1. Je vous laisse imaginer comme ces dames ont l’embarras du choix, à croire qu’ils poussent sur les arbres!

The Dangerous Viscount

dangerous viscount

L’histoire d’aujourd’hui raconte la rencontre entre Diana Fanshawe jeune veuve qui souhaite se remarier. Elle s’est unie en premières noces avec un homme bien plus vieux qu’elle, mais ce dernier la respectait et lui a laisser une immense fortune, donc s’il n’y avait sa sensualité naturelle et son envie de fonder une famille, elle passerait l’étape mariage complètement, mais que voulez vous, la régence n’est pas l’époque rêvée pour « faire un bébé toute seule » (JJG, sort de ce corps).

Mais du coup, cette fois-ci, elle a décidé d’être moins « raisonnable » et de viser haut dans la hiérarchie des pairs du royaume et s’est mise en tête de charmer son beguin d’enfance, celui dont le domaine jouxte celui de son excentrique famille: Lord Blakeney.
Pour ce faire, elle a un plan en beton qui commence par se faire inviter pour une partie à la campagne…

Pour lui donner la réplique, nous avons Sebastian qui, au début du bouquin, est Monsieur Iverley. Il a été élevé par son oncle qui détestait/méprisait/haïssait (ne rayer aucune mention) tout ce qui se était féminin (heureusement qu’il était anglais, vous imaginez la galère s’il avait été français, point de chaises ou de table chez lui, juste des tabouret et des bureaux… mais je m’égare, clairement influencée par Laurent Magdane). Mais tout gentilhomme anlais qu’il soit, l’oncle de Sebastian n’évait aucun serviteur femelle chez lui, juste des hommes, c’est dire s’il poussait la misogynie loin!

Ainsi, je vous laisse imaginer l’image dé-plo-rable que notre héros a des femmes: futiles, zéro cerveau utilisable, émotionnelle, irrationnelles, inutiles même, en résumé, une vraie perte de temps! Mais il en ayant choisi de reste vierge, il se montre cohérent!

Le voilà donc tranquillement en train de se reposer à la campagne quand tout à coup arrive son cousin, Lord Balkeney, et ses invités (Diana included, cela va de soit). Et après un profond soupir, réalise que son moment de détente vient de s’échapper et qu’il va lui falloir endurer et subir les futilités de la bonne société….

Et puis il croise Diana. (et moi je vais un chouilla spoiler, mais c’est pour la bonne cause)
Et elle fait « naitre des choses en lui » (je ne vous fait pas de dessin).
Ca discute, ça parle, ca se rapproche…. Et bam! Le baiser!

Et là, revirement de situation total, il décide de la demander en mariage (genre bien sur, toute une éducation rayé en 20 secondes parce qu’elle est belle a l’interieur, mais. bien. sur.)(vous la sentez mon ironie)(et féminine « ironie » hein!)

Sauf que pas de pot, il surprend une conversation ou il est question d’un pari. Du coup, de rage, il décide de se venger.Il continue la sédution… et il font des galipettes et dès le lendemain matin, il la jette (Là ,normalement, vous êtes en train de hurler des insanités).

Et puis il devient Lord Iverley (son oncle décède et lui laisse le titre)… Et la saison commence…. Et Diana est « habitée »…
Le reste de l’histoire est un scénario de mariage arrangé/forcé, et c’est la partie sympa du bouquin.

Parce que clairement, niveau crédibilité du héros, il faudra repassé. Il a tous les défauts de l’héroine TSTL vierge effarouchée, et c’est presque pire sur un homme de 26 ans, supposément rationnel et posé.

Et il est buté, arrogant: 26 ans qu’il méprise les femmes, 26 ans qu’il est persuadé dur comme fer de ne pas en avoir besoin et que sa vie est nettement plus épanouie sans. 26 ans qu’il croise des femmes sans avoir quoique ce soit qui « nait en lui » ni sans avoir la moindre ébauche de sentiment à leur égard. Et en l’espace d’un après midi (à la louche), le voilà qui nous fait un revirement total. Moi, je n’y crois pas une seconde. Du coup le traitement de la virginité n’a plus vraiment d’intérêt. Il aurait pu être un type qui a eu une enfance bizarre avec un oncle un peu barge. Le changement aurait été moins radical, et peut être plus réaliste.

Heureusement, Diana, toute femme qu’elle est, rattrape un peu le niveau, mais Sebastian est tellement déplaisant par moment qu’on se demande bien pourquoi elle insiste. Heureusement pour moi, la partie « mariage arrangée » est un vrai délice, ils sont cute, ils sont sweet. Mais il faut faire complètement abstraction de l’incohérence susmentionnée du héros qui méprise les femmes (au point de vouloir rester vierge) et du fait qu’il s’est montré butor avec Diana un peu plus tôt dans l’histoire. Et les personnages secondaires sont aussi géniaux, il me tarde de lire le reste de la série.

Je ne vous souhaite pas vraiment une bonne lecture, mais je promets de vous tenir au courant pour les autres tomes de la série!
Tam-Tam

Au royaume merveilleux de Disney – Mulan


(Réédition du 20/12/2010)
Restons un peu dans le thème « Noël et vacances », pour parler aujourd’hui de Disney, le meilleur ami des grands et des petits (surtout des grands qui veulent se débarrasser de leurs petits pour déguster le foie gras tranquilles)…
Comment, me direz-vous, on parle dessins animés sur un blog de lecture, est-ce possible??! Mais, mes très chers, la plupart des Disney sont des livres à l’origine, ne le savez-vous pas? Dans le cas de Mulan, une ancienne légende chinoise, comme le contexte de l’histoire ne l’indique pas du tout… Et puis c’est probablement le plus hilarant de tous, rien que pour cela, nous ferons une entorse à la règle… Pour nous en parler, accueillons aujourd’hui une nouvelle guest-star. qui présente la particularité de le connaitre ce film PAR CŒUR (littéralement, j’ai assisté à ce prodige plusieurs fois)… Merci de faire un triomphe à notre Petite Lady préférée!
« On ne rencontre pas une fille comme ça à chaque dynastie » !
Que celui qui ne connait pas Fa Mulan se jette la première pierre. Si vous faîtes partie de la malheureuse partie de la population qui n’a jamais gouté aux joies d’un visionnage de Mulan dans les périodes de blues intense (ou de joie intense… ou d’ennui intense… ou juste comme ça pour le fun… Oui, vous l’aurez compris, Mulan se déguste pour tous les goûts et toutes les envies), NO PANIC, une petite heure et demi devant votre télé ou ordi, et c’est réglé.
Trêve de bavardage, trêve d’élucubrations autour du pot , rentrons dans le vif du sujet : pourquoi faire l’éloge de ce dessin animé ?
Cinq bonnes raisons :
- Mulan est une héroïne des temps modernes (OK, ça se passe au firmament de la Chine impériale, mais là n’est pas la question) : elle n’a besoin de personne en Harley Davidson. Elle est indépendante, courageuse, téméraire, sportive, parfois maladroite, souvent attendrissante, « elle pense, elle a une grande clairvoyance », elle est prête à tout risquer pour les gens qu’elle aime (non elle est pas parfaite non plus, faut pas pousser : les Disney c’est ré-a-lis-te)… Elle change des princesses en porcelaines, qui sont certes belles et intelligentes, mais qui ont besoin d’un prince pour les protéger (disons qu’elle va quand même sauver la Chine, donc sauver le héros par la même occasion).
- Shang, le héros : il fait rêver, avouons-le. Il est fort, il se bat mieux que les autres, il reconnait ses torts, il chante (de façon plutôt stylé), bref, il en impose…
- Muschu : un dragon (pas un lézard, ils ne parlent pas la même langue vous dirait-il) qui n’a pas la langue fourchue dans sa poche ! Il est drôle, à côté de la plaque, bourré d’idées (plus ou moins appropriées), toujours accompagné par son acolyte (un criquet veinard!)… Après avoir vu Mulan, vous voudrez tous Muschu comme animal de compagnie!
- La love story (oui oui, on est quand même sur le blog de Chi-Chi et Tam-Tam ici) : en même temps, qui dirait non au héros qui tombe sous votre charme, après vous avoir vu déguisée en homme, vous ridiculiser devant toute votre troupe, et après que vous lui ayez sauvé la vie?…
- J’ai dit qu’il y en aurait cinq, donc, 5ème raison : c’est un vrai booster de moral que ce dessin animé. Les gens me prennent pour une folle quand je le dis, et même s’ils ont un peu raison, laissez-moi m’expliquer. Mulan c’est de l’optimiste en barre, une fille qui parvient à montrer qu’elle en vaut la peine, même si elle ne rentre pas dans les moules imposées par sa condition! On est tellement heureux pour elle quand elle décroche la flèche, quand elle sauve l’empereur, quand elle sauve la Chine… Et on ressort de ce film avec le sourire.
Je ne pense pas être très objective quand je vous parle de Mulan, pour la simple et bonne raison que c’est probablement LE dessin animé de mon enfance (voire de ma vie) ! Mais croyez moi, Mulan, ce n’est pas (si) niais et cela vaut vraiment le coup d’être vu… Je ne vais pas essayer de vous vendre le diable, si les dessins animés vous donnent des boutons, si les histoires d’enfants vous rendent malades, Mulan n’est pas pour vous !
Mais si vous êtes dans cette catégorie, pauvres âmes infortunées, c’est que vous n’aimez pas les Disney…. et mamma mia, si vous n’aimez pas les Disney, et bah vous n’aimez pas les Disney, tant pis hein, cet article vous laissera insensible…
Xoxo,
La Petite Lady