La petite Fadette


Réédition du 07/04/2011
Allons, cela fait longtemps que je ne vous ai pas ennuyé avec un de ces livres qui ont marqué mon adolescence.Chez moi, la littérature est érigée à un rang quasi-religieux, et nous étions priés de ne pas négliger les classiques. A la même époque où je découvrais Le Mouron Rouge, tandis que mon père essayait (sans succès) de me vanter les mérites de Balzac avec Eugénie Grandet et de Madame de La Fayette avec La Princesse de Clèves, ma mère faisait preuve de plus de psychologie en me mettant Georges Sand entre les mains.
Amantine Aurore Lucile Dupin, Baronne Dudevant, aussi appelée « La Dame de Nohant », est l’une des grandes figures de la littérature française du 19ème siècle. Et parmi ses œuvres, trois se trouvaient dans la bibliothèque familiale : La Mare au Diable, La Petite Fadette et François le Champi. Portés par une plume remarquable, ces livres de Georges Sand m’ont tenue occupé au moins une semaine en vacances… Ils sont fidèles au courant romantique de l’époque, on y retrouve les éléments clés de la nature, une pointe de surnaturel qui anime l’histoire, et bien sur, des personnages nobles, malgré leur statut social.Si je n’ai pas beaucoup de souvenirs de François le Champi, j’ai une pensée émue pour La Mare au Diable, où un veuf et une jeune fille s’éprennent l’un de l’autre. Mais aujourd’hui, c’est de La Petite Fadette que je veux vous parler, tout simplement car j’ai volé l’exemplaire familial pour l’avoir sur la main dans mon château!

Ce livre a contribué à éveiller ma fibre romantique et mon amour pour les héroïnes fortes qui surmontent les difficultés qu’elles rencontrent et prennent leur vie en main. Fadette est certainement l’un des plus beaux personnages de littérature que j’ai eu l’occasion de rencontrer, complexe, très fine psychologiquement et résolument sûre d’elle.

Françoise Fadet, dite La Fadette, la Petite Fadette, le Grelet ou encore Fanchon. Vous voyez que ce ne sont pas les surnoms qui lui manquent!

Fadette qui est presque encore une enfant, à peine une adolescente, toujours mal fagotée, trop maigre, la peau trop sombre, et que toute la région pense sorcière à cause de ses manières un peu étranges et à cause du caractère plus étrange encore de sa grand-mère, la guérisseuse locale.

Fadette qui, en dépit des apparences, souffre d’être ainsi considérée mais qui, par fierté, n’en montre jamais rien et cultive, avec un peu de perversité, sa réputation.

Le soir où Fadette rencontre Landry, l’un des fils de la famille Barbeau, notre histoire peut commencer. Les Barbeau sont des fermiers plutôt aisés de la région, et ces deux là se connaissent sans vraiment se connaître. Mais ce soir-là, Landry est à la recherche de son frère jumeau, Sylvain, qui a disparu, et Fadette ne peut s’empêcher de le narguer, lui disant qu’elle, elle sait où se cache Sylvain.

Souvenez-vous de ce que je vous ai dit sur la perversité avec laquelle Fadette entretien sa réputation. Ce n’est pas une décision arbitraire qu’elle prend, mais une revanche envers ceux qui la méprisent sans la connaître. Et Landry est de ceux-là. Aussi, elle n’accepte de l’aider qu’à la condition qu’il lui promette de lui donner ce qu’elle veut, le moment venu.

Trop inquiet pour son frère, Landry accepte ce marché, tout en espérant secrètement que Fadette oubliera cette promesse et qu’il ne sera pas obligé de la tenir. Ce qui ne sera bien évidemment pas le cas, mais je n’en dirais pas plus, pour vous laisser le plaisir de découvrir vous-même cette histoire magnifique, et les évènements qui vont marquer l’évolution de la relation qui se noue entre Landry et Fadette…

Bien sur, puisque je parle de ce livre ici, vous pouvez vous douter qu’il y aura une histoire d’amour, quelque part en cours de route. Mais avant d’en arriver là, nos héros apprendront à se connaître, et le chemin qui va les mener l’un vers l’autre ne sera pas simple!

Georges Sand nous parle bien sûr de la vie dans les campagnes françaises au 19ème siècle, du poids des convenances sur la vie de chacun, de la différence sociale, mais aussi de la dignité humaine, de l’importance de toujours rester honnête envers soi-même, tout cela avec des personnages et dans un contexte que la bonne société de l’époque considérait comme frustre et sans intérêt.

A ceux qui reprochent à la romance de ne jamais présenter que des personnages aisés ou qui le deviendraient par magie au cours de l’histoire, vivant dans un monde enchanté et idéalisé, ce livre est une réponse que je leur fait…
Bien au-delà d’une histoire d’amour, La Petite Fadette est une fresque sociale magistralement menée par une auteur de grand talent, et c’est un livre que je recommande à tous, amateurs de romance ou pas!
Bonne lecture,
Chi-Chi
PS : Petite faveur pour Tam-Tam, Pirouette, et tous les autres fans qui passent par là, le lien audiobook!
PSS : J’ai entendu dire qu’il y avait un film, mais je ne sais pas du tout ce qu’il vaut. Quelqu’un a un conseil à partager avec moi?

Souvenirs de vacances

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Hello friends!

Comme je vous l’avais annoncé, j’étais en voyage, et comme certains l’ont deviné, j’étais en Amérique du Sud. Une vrai parenthèse hors du temps, avec au programme 18 heures de voyage, les buildings d’une mégalopole et une skyline qui se confond avec l’infini, chaque mur peint de couleur éclatante, de la verdure et une végétation luxuriante qui cherche à reprendre ses droits jusqu’au cœur de la ville, de la randonnée en montagne, des chutes dans la boue et sur les pierres glissantes des orages, pas de téléphone et presque pas de mails, pas une seule pensée pour le travail, 6 livres en 10 jours, pas mal de coups de soleil, des tongs en toutes occasions, des découvertes parfois intenses, des moments entre amis et mes batteries bien rechargées pour tenir jusqu’au prochain départ…. la semaine prochaine!

Mais ce voyage là, je vous en reparlerai en temps utile.

D’ici là, à la demande générale, je vous laisse avec quelques photos. Comme le veut la tradition, j’ai emmené Ariel en vacances avec moi…

Ah non pardon, c’est T. qui fait ça, moi j’oublie ma tête (et donc mon Ariel)! Et en bonus, des extraits de mon carnet de voyage sur mon blog perso

Love,

Chi-Chi

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Amérique du sud, Brésil, Carnet de voyage, Vacances 6 Commentaires

Le vrac des trucs pas terribles (ou comment vous faire rêver)

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Je caressais vaguement l’espoir d’avoir le courage de vous écrire un article pendant mes vacances (entre deux chi-chi et trois cocktails)

Le seul souci, c’est que je pars sans mon ordinateur. Imaginez-moi en train de rédiger ce post sur mon téléphone (que je compte laisser éteint) ou pire, sur une feuille de papier !!!

Alors, au lieu de dormir en attendant mon taxi au milieu de la nuit, je me suis dit que j’allais prendre de l’avance pour le meilleur article de tous les temps (et prévenir votre désespoir du lundi matin) : celui où je vous fais la liste de tout ce que j’ai lu ces derniers temps et qui n’a pas mérité que je lui consacre un article, et qui mérite en fait à peine que je vous fasse un mini pitch de trois lignes dessus.

Comprendre, des livres assez acceptables (ou pas) pour que j’arrive à les finir mais pas assez acceptables pour que je vous encourage à les lire, sauf si vous être sur une ile déserte et que bon, la bronzette, ça va bien cinq minutes mais on s’ennuie vite !

Pie girls, Lauren Clark
C’est mignon, on me l’a vendu comme une héroïne qui n’attend pas que tout lui tombe tout cuit dans le bec. Ok, la publicité n’a pas menti. Mais après 10 ans à ne rien faire, à la seconde où elle se réveille, elle s’excite comme une puce et sa vie entière se transforme comme par magie. Trop facile. Mignon mais trop facile.

Dear Mr Knightley, Katherine Reay
Une réécriture de Daddy Long-legs que j’adore, recommandée par Eloisa James. Ben je me suis ennuyée, et j’ai trouvé la voix de l’auteur très moralisatrice. Enquête menée, c’est une mormone qui écrit pour faire passer ses idées, ceci expliquant sans doute cela. Mais du coup, bof bof pour cette romance peu crédible et bien en dessous de son inspiration.

After Math, Denise Grover Swank
Mouais. Rien de plus à dire, je me suis ennuyée.

Venus in blue jeans, Meg Benjamin
Ça se présente comme une small town romance et en fait il y a des meurtres et des kidnappings! C’est mignon mais pas inoubliable. L’héroïne est agaçante et monte facilement sur ses grands chevaux…

Picture perfect, Alessandra Thomas
Euh… une super idée sur l’acceptation de soi et de son corps, et puis en fait non, pouf, tout sera résolu par la magie de l’amooooour. Pffff. Vu, vu et revu, je n’ai plus la patience pour cela.

A little something different, Sandy Hall
Idée super mignonne et bien menée, mais des personnages qui passent plus de temps séparés qu’ensemble et un roman qui est à peine plus long qu’une nouvelle. Comprendre, trop court. Mais des héros super cute qui valent l’effort.

Playing the part, Darcy Daniel
OMG !!!! Une héroïne tête à claque, un héros aveugle QUI EST FERMIER. Et qui vit seul dans l’outback australien. Je ne veux même pas en dire plus, ça serait trop facile de s’acharner sur la bêtise absolue de cette histoire. A éviter à tout prix.

#nerd, Cambria Hebert
Meh. C’est mignon, le héros n’est pas le c*** absolu qu’il semble être au premier abord, mais globalement, assez neutre. Je n’ai rien de plus à en dire, en positif ou en négatif !

The Do-over, MK Schiller
Mitigé. Une héroïne qui a du mordant, et a su me surprendre, un héros qui fait un virage à 180° bien trop rapidement, pas mal d’humour et des réparties drôles entre eux. Mais ils tombent amoureux pour des raisons qui restent totalement mystérieuses à mes yeux, et surtout, les scènes sexy sont écrites de manière clinique, rien de sexy là-dedans !

Ride with me, Ruthie Knox
Comme le 1er livre que j’ai lu de l’auteur, c’est très sexy, c’est mignon mais l’histoire est sous-développée.

Mai tai’d up, Alice Clayton
Je persévère avec l’auteur, avec plus ou moins de succès. Ici, carrément moins. Les personnages m’ont laissée de marbre. Princesse Barbie largue son fiancé pour découvrir qui elle est, et BIEN EVIDEMMENT le 1er gars par lequel elle est attiré est beau comme un dieu (encore on pourrait la comprendre), intelligent, drôle, et intéressé lui aussi. Et BIEN EVIDEMMENT ils finiront ensemble. J’aurais aimé être un peu plus surprise, et que son soi-disant chemin de découverte personnelle prenne un peu plus que 5 secondes et un job qui lui tombe tout cuit dans le bec, suivi du mec parfait !

Deeper, Robin York (Ruthie Knox)
AHA on finit par le pire (pour moi). Sujet d’actualité, la malheureuse héroïne est victime de revenge-porn. C’est un YA, cela colle bien avec l’idée que la romance sert aussi parfois à éduquer les foules. Et même si je ne suis pas d’accord avec tout ce qui est dit, au moins l’auteur ne la présente pas comme une trainée. MAIS. Mais ce livre est en réalité le tome 1 d’une série de 2. Et les héros se séparent à la fin ! Et moi, cela me met en rage, quand ce n’est pas précisé. Je ne l’aurais pas lu si j’avais si, je fuis les suites comme la peste. Trop souvent, les personnages ne sont pas consistants d’un tome à l’autre. Et tout ce que j’ai pu lire sur le tome 2 me fait douter, pour l’instant je n’ai pas eu le courage d’aller lire la suite. Donc, pas contente.

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une bonne lecture, ou pas, selon votre humeur.

Chi-Chi

Alessandra Thomas, Alice Clayton, , Cambria Hebert, Darcy Daniel, Denise Grover Swank, Katherine Reay, Lauen Clark, Meg Benjamin, MK Schiller, Robin York, , Ruthie Knox, Sandy Hall 4 Commentaires

Mister Perfect

Réédition du 04/04/2011

Aujourd’hui, un classique.

Un classique qui a fêté ses 10 bougies l’année dernière, mais un classique quand même.

C’est même bien plus qu’un classique, c’est un incontournable, un indispensable, c’est un bâton de vitamine un jour de grisaille, c’est un rail de coke en pleine crise de manque… C’est un livre qui, si je m’en donnais la peine, ferait partie de mon Top 15 (mais je suis une sale vilaine, j’ai pas encore fait ma liste à moi)…

Et pourquoi cette envolée lyrique me direz-vous ?

Parce que c’est tout d’abord un livre que j’aime tellement que je l’ai en VF, VO et audiobook. (Monomaniaque ? moi, jamais)

Deuxième raison, ces derniers temps, je fais beaucoup de carrosse. C’est la crise au royaume et j’ai donné congé à mon chauffeur pour pouvoir maintenir mon train de lecture.

Bilan, je conduis le carrosse moi-même et je suis d’une grossièreté sans précédent dans les embouteillages… Quelle déchéance !

Le point positif dans cette histoire, lorsqu’on a les deux mains prises par le volant, les deux yeux rivés à la route, il nous reste nos deux oreilles pour se délecter de ce livre de Linda Howard, des centaines de kilomètres pour redécouvrir Mr. Perfect et sa liste.

Et quelle liste !

Un vendredi soir à la sortie du travail, quatre copines, TJ, Marcy, Luna et Jayne, se retrouvent autour d’un bon repas et d’un bon verre de vin. L’alcool aidant, les voilà qui fantasment sur l’homme parfait – soirée entre filles stéréotypée, sans doute.

Mais d’ailleurs, qu’est ce que l’homme parfait ?

A cette question, nos quatre amies répondent par une liste des qualités requises pour atteindre la perfection masculine. Et rien que d’y penser, j’en ai le rouge qui monte aux joues et l’œil qui brille.

Voyez donc :

1 : Loyauté, ne triche pas, ne ment pas.

2 : Gentillesse. Pas Lassie chien fidèle, mais un mec bien.

3 : Fiabilité. Tient ses engagements.

4 : Emploi stable. Gage de maturité et de responsabilité.

5 : Sens de l’humour. Avec une option sur le non-scato.

6 : Confortable financièrement. Le juste milieu, l’éternel juste milieu !

7 : Beau gosse. Ne serait-ce que par égard pour les futures générations.

8 : Super bon coup. Parce qu’on parle d’un fantasme, alors tant qu’à faire…

9 : Super gros engin…

Jusque là, tout va bien, mais par un concours de circonstances que je ne vous dévoilerai pas ici, la liste devient publique (vous les sentez les ennuis ?).

Cette dernière va diviser l’opinion et réveiller les tendances psychotiques d’un individu qui va décider de faire taire les quatre « salopes » à l’origine de ce « tissus de grossièretés » (quand je vous parlais d’ennuis…).

Notre fil conducteur tendancieux va nous permettre de découvrir chacun des personnages, et l’auteur, avec son habilité coutumière va concentrer notre attention sur Jayne, dont le voisin policier n’est pas sans retenir notre intérêt (en tout bien tout honneur bien sûr).

C’est sans doute là la clé de la réussite de ce livre. Un groupe de copines à l’humour désopilant, une liste parfaite, un mâle alpha qui n’a rien de parfait, et un tueur qui n’a décidément pas le sens de l’humour.

Du couple phare du roman, il y a tant à dire. Entre leur alchimie physique, leurs conversations qui font des étincelles, on ne sait par quel bout commencer. Mais il est plus sage de vous inviter à aller le découvrir vous-même, je vous assure que vous ne regretterez qu’une chose, que le mot fin arrive.

Bonne lecture,

Tam-Tam

La vie en couleurs


Voilà un article qui aura failli ne jamais voir le jour… Car après mes mésaventures microbiennes, c’est la tornade des problèmes informatiques qui s’est déchainé en Tam-Tamland.
A l’heure où vous lisez ces lignes, je ne sais toujours pas si le prince pas si charmant sera en mesure de récupérer mes données.
Je vous laisse imaginer l’état de désespoir qui est le mien. Car outre le fait que mon ordinateur m’est fort utiles pour écrire ces articles que vous attendez en trépignant tous les lundis, c’est aussi mon outils de travail dans lequel est stocké des heures et des heures de travail… Et puis comme je suis une princesse qui manque de temps, je n’ai pas fait de sauvegarde depuis juillet.

Je suis donc en mode « damage control » depuis la semaine dernière… Mais heureusement, j’ai une petite relecture à vous présenter, fruit de ma fin de grippe: La vie en couleurs de Susan Mallery. Mondialement connue pour sa série (à rallonge, elle doit en être à 20 tomes!) « Fool’s Gold », Susan Mallery a donné un temps dans la trilogie (comme notre amie Nora), et je me suis replongée avec plaisir dans le tome 1 de sa série « Backery Sisters ».

Ce dernier raconte comment Claire et Wyatt se sont laissé allé à tomber amoureux.
Concertiste de renom et pianiste prodige depuis sa plus tendre enfance, Claire revient au bercail après des années d' »exil »…
Mais c’est sans savoir que ce qu’elle croyait être une tentative de réconciliation entre Nicole, sa jumelle, et elle, n’est qu’en fait un stratagème mis au point par Jesse, la cadette. Mais si Nicole n’a nullement envie de revoir sa soeur, Jesse a disparu.

Voilà donc le duo contraint de faire des efforts… difficilement… en rechignant à qui mieux mieux… avec la plus grande des mauvaise foi… et dans une ambiance des plus tendue.

Et ce qu’il faut dans ces cas là, c’est un médiateur. Cela tombe bien, Wyatt, voisin sexy au sourire ravageur, est disponible. C’est le meilleur ami de Nicole et la vision de Claire fait naitre en lui des sensations, des envies…

L’équation parfaite non?
Pas tout à fait.
L’auteur installe ici le cadre qui sera celui de la trilogie et nous installe les personnages. ET si Nicole et Wyatt sont très réels, avec leurs défaut et leurs qualité, Claire fait un peu trop « miss Parfaite » et « Miss stoïque » à mon gout. ET ne parlons pas de Jesse qui passe pour une odieuse enfant gâtée pourrie qui m’a presque fait m’interroger sur Nicole elle-même (puisque cette dernière a en partie aidé à l’éducation de sa petite soeur).

Bref. Les traits sont parfois trop accentués pour mon confort, mais l’histoire se lit, Wyatt est appétissant à souhait, et le happy end voit nos deux jumelle enfin sur la même fréquence de communication!

Il parait que la grippe est virulente cette année, j’ai envie de vous dire de vous procurer le livre pour le cas ou, parce que c’était l’histoire parfaite à ce moment là!
bonne lecture,
Tam-Tam

la Contre-bookliste

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Réédition du 14/04/2011

Ces dernières semaines ont été riches en déceptions littéraires… Pas un seul livre enthousiasmant à me mettre sous la dent, vous imaginez l’état de désespoir qui est le mien à l’heure où j’écris ces lignes.

Mais puisque Tam-Tam vous a fait lundi une booklist spéciale vacances, et qu’il faut bien à mon tour que je partage l’état de mes lectures avec vous, je vais rester dans le ton et faire une contre-booklist avec les livres qui m’ont déçue ces derniers temps, des livres que je vous recommanderais d’éviter…

Pas ce soir, je dine avec mon père, Marion Ruggieri : les états d’âme d’une jeune femme qui ne peut pas grandir car son père refuse de vieillir, qui se choisit un homme plus vieux pour tenter de trouver ce père donc. Il y avait le début d’une réflexion sur ce conflit de générations, une idée intéressante. Et puis rien. Le néant. Des états d’âme à n’en plus finir, une narratrice qui subit dans les détails la vie sexuelle de son père, semble se révolter et vouloir enfin évoluer, et puis non finalement, retour à la case départ. Des pages pour rien, le vide.

When Harry met Molly, Kieran Kramer : le livre sur lequel je faisais des recherches le jour où j’ai découvert le film Mrs Miracle! Eh bien, à ma grande déception, il n’a pas tenu ses promesses. Pourtant Julia Quinn en disait du bien… Re-déception. En toute honnêteté, ce livre n’est pas mauvais. Mais trop approximatif, un peu bâclé, les ressorts de l’histoire sont trop gros, la trame parfaitement ridicule, le héros  pas du tout héroïque et l’héroïne complètement anachronique! Rien de crédible ici, dans le même esprit qu’avec A groom of one’s own, il y a eu des moments agréables, mais une impression globalement négative…

Le caveau de famille, Katarina Mazetti : autant j’avais aimé Le mec de la tombe d’à coté, dont ce livre est la suite, autant Le caveau de famille m’a ennuyée. Benny et Désirée veulent faire un enfant, mais ils ne veulent pas avoir à décider d’être ensembles. Ils ne prendront donc une décision que si elle tombe enceinte. Ce qui arrive. Incapables de prendre la moindre décision, il se morfond, elle s’enferme dans le silence. Rien ici ne m’a évoqué l’humour mordant du premier volet, et les personnages m’ont semblé désespérément agaçants. Une vraie déception…

La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano : voilà un livre qui m’a carrément mise en colère! Ce livre prétend parler du lien indestructible qui unit Alice et Mattia, depuis leur adolescence tourmentée, puis au long de leur vie adulte. Mais en fait de lien, il n’y a rien, que la complaisance de ces deux personnages qui s’enferment dans la conviction que leur souffrance dépasse celle de tous les autres. Si cette attitude se comprend chez des adolescents, elle est horripilante chez des adultes. Alice, l’anorexique qui se coupe du monde suite à une blessure qui la laisse boiteuse, et n’a jamais réglé son Œdipe, m’a paru affreusement égoïste et puérile. Mattia, au QI trop élevé, qui se sent responsable de la mort de sa sœur jumelle et s’auto-mutile pour se punir, est déjà bien plus cohérent. Mais peu importe, car si au début, leur douleur est poignante, j’ai fini par les détester, tant leur souffrance semblait n’être plus qu’un artifice pour préserver leur sentiment d’être spéciaux, hors du monde, tant leur relation me paraissait dépourvue de sens. Les personnages n’évoluent pas, restent coincés dans le rôle qu’ils se sont définis des années plus tôt, et cela peu importe les influences extérieures. Sans jamais faire le moindre effort pour en sortir, tous deux se tournent autour sans vraiment s’approcher, s’éloignent au gré de leurs caprices ou par fatalité, et se perdent. L’auteur parsème son récit de quelques miettes d’espoir, pour mieux les écraser aussitôt, ouvre des pistes pour ne jamais les explorer, et dévore ses personnages avec un fatalisme morbide. Au-delà de l’aspect désespéré de l’histoire, je n’ai pas cru une seconde que cette relation était possible ou cohérente. Et en refermant ce livre, je n’avais qu’une question : Pourquoi??!

Espérons que cette mauvaise passe ne dure pas car, si ma PAL déborde, dès que je commence un nouveau livre, il me tombe des mains… Et je ne peux pas en parler car je ne parle que des livres que j’ai fini… Mais l’heure devient grave, je n’aurais bientôt plus de livre en réserve dont je voudrais vous parler, et alors, j’en serais réduite à me filmer en train de faire des claquettes pour que vous ne passiez pas ici pour rien les jeudis! Avouez que ce serait triste…

Bonne semaine,

Chi-Chi

Carte postale

A l’instant où vous lirez ces lignes, je serai dans l’avion qui m’emporte vers un lieu merveilleux, éloigné de toute civilisation…

Ou presque…

Donc, je suis en vacances, et je vais là :

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Sauvage, hein?

Mais histoire de me ressourcer un peu, je vais aussi aller là :

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Je vous laisse deviner où je suis!

Point de sirène à l’horizon, point de mini statuette de Tam-Tam pour vous faire des photos pittoresques, il faudra vous contenter d’imaginer que je pense bien à vous, même si j’ai choisi de partir sans moyen de communication. Mille excuses aux commentaires en souffrance, je me rattraperai à mon retour.

D’ici là, je vous souhaite une bonne journée, et je vous retrouve dans 15 jours!

Love,

Chi-Chi

Le temps volé

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Les amis, c’est l’heure de la reprise…

Et vous n’allez pas être déçus du voyage quand vous allez voir le rythme de la reprise.

Bon, reprenons au début.

En janvier, j’ai eu la grippe. Et en même temps, marié une de mes meilleures amies. Et bossé 50h par semaine. Autant vous dire que je suis présente à 300% sur le blog ! En février, j’ai encore bossé 50h par semaine, mais là (demain pour être précise), je pars en vacances. Sans mail, sans téléphone, sans internet. J’ai hâte à un point que vous n’imaginez pas. Je reviens en mars et le travail devrait s’être calmé un peu d’ici là ! (on peut rêver)

Quand à T., elle a eu la grippe, son prince et son empereur aussi, et elle bosse aussi 50h par semaine. Et en panne totale de lecture depuis avant Noel. Donc qui dit pas de lecture dit rien à écrire.

*petite musique embarrassée*

On essaye vraiment de continuer à être présentes ici, mais c’est dur de tenir le rythme en ce moment. C’est un de ces moments où la vie nous oblige à sélectionner à mort, pour revenir aux priorités, et dormir, manger, parfois avoir une conversation avec une personne en live deviennent ces priorités. Lire, c’est facile dans le métro. Mais écrire, là, on touche à des sommets de complexité inatteignables.

Bref.

Après en avoir discuté, pause, pas pause, arrêt, pas arrêt du blog, on a décidé de ne rien décider. On revient donc pour le moment, mais probablement pas au rythme d’une chronique par semaine. On verra comment cela se met en place…

Ceci dit, je veux vous parler d’un livre !

Cela fait presque un an que j’attends de pouvoir vous en parler !

Sort mercredi chez Milady le 2ème roman de Chloé Duval, Le temps volé. Synopsis :

« La lettre d’un inconnu peut-elle changer votre vie ?
Flavie, auteure de romans d’amour et fleur bleue dans l’âme, ne peut qu’être conquise, quand elle reçoit un jour une missive mystérieuse, accompagnée des excuses de la Poste pour… les quarante-trois ans de retard.
Qui étaient donc cette Amélie et cet anonyme désespéré de la convaincre de tout quitter pour vivre avec lui ?
Bouleversée, Flavie brûle de les réunir, si longtemps après, et part en quête d’une aventure surgie du passé qu’elle espère faire renaître de ses cendres, au cœur de la Bretagne et de ses légendes.
Malgré les embûches, elle est bien décidée à obtenir son happy end. »

Je crois que Chloé s’améliore à chaque nouvelle histoire.

Sur deux époques à la fois, elle nous raconte les histoires de Flavie et d’Amélie, deux histoires d’amour qui s’inscrivent dans les pas l’une de l’autre. Et comme toujours aussi avec Chloé, c’est tendre et romantique. C’est plein d’optimisme, de retenue, et parfois d’un trait d’audace qui change tout. C’est une enquête qui vous emmène en voyage à travers la France, et avec quelques éléments de surprise pour pimenter le tout.

Cela donne envie de partir en vacances, de visiter la Bretagne (comme si on avait besoin d’encouragements), de tomber amoureuse, et de lire des histoires d’amour. Ah non pardon, ça c’est déjà ce que l’on est en train de faire !

Je ne vous révèle rien sur les héros, je sais qu’il faut garder la surprise.

Mais pour résumer (et parce que vous voyez bien que je suis loquace en ce moment, en réalité je suis tellement fatiguée que je ne trouve plus mes mots et que je passe ma vie le nez dans un dictionnaire), j’ai aimé cette belle histoire et je sais que vous l’aimerez aussi. Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Je vous laisse, j’ai un avion à attraper, et je reviens bientôt pour de nouvelles aventures !

Bonne lecture,

Chi-Chi

Le théorème de Cupidon

(Réédition du 28/03/2011)
… ou comment le Salon du livre est mauvais pour le budget lecture.Le weekend dernier, j’ai fait ma valise, empilé tous les livres de Chi-Chi qui traînassaient dans ma bibliothèque, donné un dernier baiser à mon prince pas si charmant et j’ai quitté mon royaume le temps d’un weekend pour rejoindre les lumières de la ville et arpenter les couloirs du Salon du livre.Mon programme du samedi organisé à la demie-heure près, j’avais listé mes dédicaces, les conférences auxquelles je voulais assister et les auteurs que je voulais apercevoir.

Et puis, des circonstances exceptionnelles m’ont obligé à changer mon jour de visite…
Me voilà donc le dimanche, avec dans mon programme 4 heures de libres (puisqu’au final, les conférences du dimanche me faisaient moins envie). 4 longues heures à déambuler dans les allées du Salon. 4 heures interminables avec tous pleins de beaux livres à portée de main (et de portefeuille).Ma volonté a tenu 2h.
Elle a craqué lorsque je suis arrivée sur le stand Calmann-Levy où j’ai rencontré Agnès Abécassis et son éditrice.
L’auteure dédicaçait son dernier ouvrage « Le théorème de Cupidon ». Et la quatrième de couverture combinée à la gentillesse du duo a eu raison de mes derniers doutes.
Sitôt acheté, j’ai trouvé un coin tranquille dans la grande halle du Salon et me suis installée contre un pilier avec un café pour commencer ma lecture.

Si ce n’était pour les deux dernières dédicaces qui m’attendaient, j’aurais sans doute fini le livre dans l’après-midi. Mais ce n’était que partie remise car depuis, j’ai eu tout le temps nécessaire pour finir l’histoire d’Adelaïde et de Philéas.

L’histoire se passe à Paris. Je n’ai aucun mal à imaginer Adelaïde passant son badge Navigo sur la borne pour attraper son métro. J’imagine Philéas sur un scooter naviguant entre les voitures à l’heure de pointe ou passant au Franprix le soir pour acheter de quoi manger. J’imagine Adélaide et ses filles au marché le dimanche matin à Bastille… Légère et agréable à lire, j’ai aimé cette histoire où pour une fois toutes les références me sont familières.

Mais pourquoi le Théorème de Cupidon ? La définition de l’auteure: deux lignes parallèles ne se croisent jamais. Sauf si elles sont faites l’une pour l’autre.

Soit. Mais en pratique, cela donne quoi ?

Cela donne une histoire où les héros semblent se rater en permanence, où la tension monte, et où l’on attend avec impatience LE moment où enfin ils vont se rendre compte qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Parce que nous, lecteurs, au fur et à mesure des chapitres, nous en avons la certitude. Adélaïde et Philéas sont les fameuses lignes droites dont l’auteur parle !

Si vous ne connaissez pas cette auteure, je vous invite à vous procurer un de ces livres. Vous aimerez son humour et ses dialogues acérés. Et enfin un livre où l’on peut crier « Cocorico ! »

Mais, car il faut toujours un « mais », si je n’ai qu’un regret à déplorer (pour l’intérêt de l’argument, quelques révélations sur le livre vont suivre)…

J’aurais aimé que l’histoire aille plus loin. J’ai l’impression d’être restée sur ma faim.

Que se passe-t-il après LA fameuse rencontre ! Une histoire d’amour ne peut se résumer à la rencontre entre deux individus, qu’ils soient faits l’un pour l’autre ou non…

J’ai donc refermé ce livre quelque peu frustrée. Ce qui était sans doute l’intention de l’auteure. Mais je grogne, je grogne… et me demande ce que font Philéas et Adélaïde en ce moment même…

Bonne lecture,
Tam-Tam

The March Family Letters

Alors, oui, je triche un peu…
Ce n’est pas un livre aujourd’hui, mais je crois que vous ne réalisez pas l’effort incommensurable que sortir de mon lit vient de me demander.
Parce que de royal microbes et autres virus sont venus envahir le château de Tam-TamLand. Et non content de m’emporter dans un tourbillon grippe+bronchite assez dévastateur, ils ont mis à terre le prince pas si charmant ET l’empereur…

Mais parce que je vous aime et que depuis le brouillard qu’est mon esprit je ne vous oublie pas, une petite série web à regarder cette semaine avec une production de Pemberley Digital, la même chaine qui nous a tant enchanté avec Lizzie et ses sœurs.

Une fresque familiale à nouveau, avec la version des 4 filles du Docteur March.

J’ai un peu du mal avec Jo pour le moment, mais les épisodes sont sympas !

Enjoy!
Tam-Tam