RED

Je vous emmène au ciné en ce mercredi, enfin « je »… C’est un bien grand mot! Car en réalité c’est plus le prince qui vous invite à cette séance, comme il m’y a invité un soir d’hiver il y a 2 ans.

Au début accepté pour lui faire plaisir (et parce qu’il y avait Bruce Willis au casting), ce film est devenu un de mes préféré depuis parce qu’il me fait mourir de rire, qu’il y est question de romance, d’espionnage, et que le cast est quand même bien impressionnant!

Le tout, sans être une comédie romantique, label qui a le don de faire fuir Mr. Tam-Tam, me condamnant à swooner sur Mr. Darcy dans la solitude la plus totale (trop dur).

Mais de quoi parle ce film qui peut se vendre à l’homme de Neandertal qui partage peut être votre vie et qui grogne quand vous lui parlez d’amour et d’envolée de poneys cinématographique?

Il raconte l’histoire de Frank Moses, ancien agent (black op) de la CIA. Ce dernier, retraité, voit son quotidien chamboulé quand il reçoit la visite inopportune d’une équipe armée jusqu’au dents envoyée pour le « nettoyer ». Comme Franck Moses est un peu le roi du monde (Bruce Willis quoi), le commando se prend une dérouillée, et Frank s’échappe en se demandant bien pourquoi tant d’année après sa retraite, il reçoit une visite de cette nature.

Les habitudes ont la vie dure, il comprend qu’une telle opération sur son domicile signifie qu’il est « surveillé » depuis un moment et que les conversation qu’il entretient avec Sarah (Mary-Louise Parker) auront sans nul doute éveillé les soupçons de ses poursuivant et que la jeune femme, qui travaille au service clientèle de l’entreprise en charge du versement de sa pension de retraite, est en danger.

Bah oui, parce pour un ancien agent, la vie de tous les jours finit par être un tantinet monotone. Si bien que notre ami Frank a pris l’habitude d’appeler Sarah pour tromper l’ennui en prétextant la perte de son chèque de pension…

Mais si Frank sait reconnaitre les signes d’une attaque commando au beau milieu de la nuit, la psychologie féminine n’est pas son fort, et il se retrouve contraint de « kidnapper la demoiselle ».

S’en suit alors une histoire absolument délicieuse et digne d’une romance d’espions où les anciens collègues/ennemis de Frank vont s’allier pour comprendre le fin mot de l’histoire sous les yeux admiratifs de Sarah, qui vit la plus grande aventure de sa vie, et qui en adore chaque instant!

L’équipe des papys de l’espionnage est à elle seule une raison de regarder ce film: vous y trouverez une Helen Mirren absolument mortelle (dans le sens littéral du mot), un John Malkovitch complètement barré, et un Morgan Freeman en grande forme (cette voix…).

Je dois revoir ce film au bas mot, une fois par saison tant le mélange d’humour est efficace! Les soirées vont se rallonger, c’est le moment parfait de vous le procurer! Avec le prince, nous surveillons la sortie DVD de RED 2 avec impatience et en attendant, on se console en propageant la bonne parole!

Bon visionnage!
Tam-Tam

Styxx

… ou comment j’ai perdu foi en l’humanité pendant 800 pages.

Styxx est le 23ème tome de la série du « Cercles des immortels » de Sherrilyn Kenyon. Et fidèles lecteurs de ce cercle, grands amoureux des Dark Hunters et autres héros de Sherrilyn Kenyon, je me dois de vous prévenir: la chronique qui suit est dure et sera sans doute ponctuée de spoilers sur les précédents tomes. Pas beaucoup j’entends, je ne compte pas vous faire un résumé détaillé, mais ne serait-ce que replacer les différents personnages pour vous brosser le tableau global. Je ne peux pas décemment vous faire « c’est l’histoire d’un type… » version princesse. Par contre, je peux décider de vous parler des personnages qui sont présents dans ce tome et que vous et moi avons appris à connaitre au fil des pages. Ça, je peux faire.

Ceci étant dit, c’est donc l’histoire d’un type, qui s’appelle Styxx ,et qui au moment de sa naissance s’est fait avoir (et pas qu’un peu).

Déjà il n’était pas seul. Et dixit les jumeaux que je connais, ce n’est pas tous les jours chatoyance et glamour de devoir partager son « special day ». Néanmoins, au regard de la vie trop géniale top moumoute que notre héros mène, je pense que partager son jour avec Acheron (oui, le chou, le sexy, le mystérieux, le trop viril et alpha Ash), c’est le cadet de ses soucis. Et quand je dis « géniale top moumoute », y lire de l’ironie… beaucoup beaucoup d’ironie, avec des cageots de sarcasme de second degré saupoudré dessus…

Oui, vous avez bien lu. La vie de Styxx n’est pas arc-en-ciel et petites licorne. Et je sais que toi, là bas au fond, la lectrice qui a lu l’histoire d’Acheron (ainsi que les tomes qui précèdent) je te vois qui t’agite et te retiens de crier au scandale? « Comment? Styxx aurait eu un vie complexe? Quel camouflet (oui, j’aime l’amiral Snow a deteint sur moi), c’est un pourri gâté qui jalouse son frère depuis toujours, l’a fait souffrir à mainte reprises et a même tenté de le tuer, alors pardonnez que je ne verse pas une larmichette sur cet abject personnage qui ne mérite même pas de partager le jour de gloire de mon Acheron d’amour! » (avouez, vous l’appelez comme ça en croyant être les seules!).

Je vous entends mes amies, je comprends votre perplexité, mais toute histoire a deux versants. Rappelez vous Zarek et Valerius? Il n’y a pas une seule vérité lorsqu’il s’agit de relater une histoire, il y a les versions (honnêtes) de tous les partis présents, du recul, et la vérité est quelque part au milieu (et peut parfois nécessiter une soirée arrosée pour la percevoir, mais ne soyons pas pinailleuse).

Acheron et Styxx, c’est exactement cela. Une vérité quelque part entre les différentes expériences de ses protagonistes. Et vous aurez besoin d’alcool, ou de chocolat ou du doudou de votre enfance (voire des trois réunis)! Parce que si vous pensiez qu’Acheron (ou Zarek, ou Valerius, ou même tous les DH) avait souffert, Styxx nous donne une nouvelle définition de la chose.

Petits retour sur les faits: Appolymi (mère de Acheronchou) n’ayant que fort peu apprécié la décision de son cher et tendre mari Archon (qui était donc de tuer l’enfant qu’elle portait parce qu’une prophétie annonçait qu’il serait l’instrument de la fin du panthéon atlante et de la fin du monde) a usé de son intelligence et de son instinct de mamounette et a caché le bambin dans le ventre d’une souveraine (déjà enceinte) (c’est fou ce que l’on peut faire avec un peu de magie hein?)…

A la naissance, le roi entre dans une fureur parce que les deux jumeaux ne sont pas identiques, identiques… Acheron, né le premier, possède en effet des yeux particulièrement inoubliables. Il accuse sa femme d’adultère (mais juste sur bébé numéro 1, parce que sinon, ca va devenir compliqué pour l’héritage), et bébé Ash se retrouve seul et abandonné de tous… Sauf de sa soeur Ryssa, qui essaye tant bien que mal de compenser l’injustice dont il est victime.

Jusque là, pas de grande révélation, vous connaissez ce pan de l’histoire (et tout ce qui va suivre après, en bien et mal).

Passons au cas Styxx. On pourrait en effet croire que dans l’histoire il profite allègrement de la situation en chapardant la place d’héritier et bénéficiant de l’affection indivisée de ses parents (au détriment de ce pauvre Acheronchou). Mais en fait pas du tout.

Pourquoi? Parce que mère nature est une truie déjà, et qu’ensuite si les-dits parents avaient été des êtres humains décents, ils n’auraient ni rejeté Ash, ni fait payer à Styxx la situation complexe que son image de jumeau rappelait à eux. Mais comme ses parents sont des grands malades, Styxx va lui aussi être maltraité, de manière plus vicieuse et pernicieuse…

Tout commence par des maux de tête. Le grand roi canard (il a un nom, mais il ne mérite même pas que je m’en souvienne) pense alors que son fils est possédé par le dieu Dionysos et l’envoi se faire « purifier » au temple. Cette purification implique des choses hyper fun telles que l’utilisation répétée de lances chauffées à blanc histoire de faire « sortir » l’esprit du Dieu (de quoi faire passer les barbaresques saignées de la médecine européennes du 16ème siècle pour des massages aux huiles essentielles), de la privation de nourriture (bah oui, faire en sorte que le « patient » puisse se remettre du « traitement » serait trop simple), et globalement de tortures en tout genre…

Dionysos, de son coté, trouve le spectacle plutôt drôle, d’autant qu’il n’a jamais possédé le jeune Styxx et appelle son pote Apollon (vous pensiez détester Artémis, « assoyez » vous mes amies) qui le trouve bien à son gout ce petit et lui propose un marché: « Je te libère de tes souffrances et je fais de toi ma chose » (apollon est moins poétique que moi et beaucoup plus graphique dans la description de ce qu’il compte faire de lui, mais il n’a pas une Chi-Chi qui veille au grain, et c’est un canard lui aussi).

Styxx, s’accroche au peu de dignité qui lui reste et refuse… A ce moment là du livre (on est quelque chose comme page 30/800), toi le lecteur avertie, tu te doutes que 1) la suite du livre va être difficile à lire (je veux dire, Styxx vient de choisir entre la torture et le viol quand même) et que 2) Apollon ne va sans doute ma s’arrêter là.

Et tu auras raison! Parce que s’en suivent plus de 700 pages où Styxx va ne connaitre pratiquement que la souffrance et pour bien mettre les point sur les i, il va se faire « maroufler par de véritables canards » (j’ai confiance en votre intelligence). AU PLURIEL!!!! Et dans l’anonymat le plus total. Personne n’est au courant du tourment dans lequel les circonstances le force à vivre – sa mère ne supporte pas sa vue, sa sœur le méprise, son père déteste que son visage lui rappelle celui de son frère a ses problèmes à lui… C’est la famille du bonheur!

Et contrairement à l’histoire d’Acheron qui se divisait en deux parties, l’une beaucoup plus joyeuse et optimiste, j’ai ici retenu mon souffle jusqu’à la toute fin. Car si Styxx va lui aussi vivre le grand amour, rien ne sera facile! Loin de là!

On pourrait croire à la fin de cette lecture que tout cela fait beaucoup et qu’il y a peut être un peu trop de déballage de violence gratuite (vous n’avez pas fini d’entendre parler de marouflage dans ce livre) mais ce serait sous estimer l’intention de l’auteur qui voulait montrer à quel point la vision d’une histoire peut révéler une vérité différente en fonction des détails qui sont gardés sous silence.

L’histoire de Styxx a eu deux effets sur moi: j’ai apprécié chaque seconde de l’histoire d’amour entre Styxx et Bethany et j’ai adoré que jamais ne soit remis en question la confiance qui existe entre eux. Et enfin j’ai finalement révisé mon jugement sur Artémis qui à côté de son frère jumeau est la personnification de la gentillesse et de la générosité!

Ma chronique se termine, certains d’entre vous croiront sans doute que j’en ai beaucoup révélé… Vous n’êtes pas aux bout de vos surprises et promis, je ne vous ai en rien ruiné le plaisir de la découverte!

Cette histoire est dure, mais formidablement écrite. Je ne peux que vous conseiller de vous armer de courage et de vous plonger dedans sans tarder!

Bonne lecture,
Tam-Tam

La tentation d’un soir – Hathaway 3

(Réédition du 08/08/10)

Souvenez-vous, nous avions laissé nos Hathaway en bonne voie vers l’intégration dans la haute société londonienne, quelques années (4 ans, n’exagérons rien) se sont écoulées, le domaine familial reprend forme, les couples formées par Cam et Amélia, Win et Merripen sont toujours aussi heureux, la famille s’agrandit, bref, la vie a suivi son cours. Et voilà que Poppy, n°4 de la famille, est en âge de se marier. Et elle ne rêve que d’une chose : mener une vie normale. Les excentricités familiales, c’est épuisant! Se faire remarquer, mais pour les mauvaises raisons, c’est embarrassant. Alors non, elle n’a pas honte de sa famille, mais elle veut épouser un homme tout ce qu’il y a de plus classique et « comme il faut », et mener une vie tranquille…

Évidemment, comme disent nos amis britishs, «best laid plans»… Les choses ne se passeront pas exactement comme Poppy le souhaite! Au passage, Poppy, c’est un joli prénom non? Ça veut dire « coquelicot », j’aime bien le concept…

Dans les romans de type régence, on parle souvent de la Saison. La Saison, c’est une période entre avril et juin où le gratin de l’aristocratie se retrouvait à Londres pour socialiser, et lancer leurs précieuses têtes blondes sur le marché du mariage. Autant dire, une étape obligatoire pour toute jeune fille qui se respecte et souhaite se trouver un fiancé. Les Hathaway se trouveront donc à Londres pour la Saison, Poppy cherchant un mari! A défaut d’avoir une maison de ville en plus de leur domaine à la campagne, les voilà obligés de louer une suite au Rutledge, un hôtel, certes de très haut standing, mais pour l’époque, vivre dans un hôtel, ce n’était tout de même pas très bien vu. Les chances de Poppy d’attirer un jeune homme respectable, quand on ajoute à cela sa famille excentrique, sont plutôt minces. D’ailleurs, plus d’un prétendant a renoncé…

Poppy ne vit pas très bien cette situation. Mais le pire est encore à venir : un jour, en pourchassant un furet (lequel appartient à sa sœur Béatrix, et ne négligez pas cette information car elle aura une grande importance pour la suite de nos histoires), Poppy rencontre Harry Rutledge, propriétaire de l’hôtel. Un jeu de séduction (en tout bien tout honneur évidemment, si la séduction n’était pas quelque chose de respectable, cela se saurait!) s’installe entre eux, et ce qui devait arriver arriva, Poppy et Harry se trouvent surpris dans une position compromettante.

Dans n’importe quelle famille ordinaire, cela voudrait dire qu’un mariage s’impose, mais pas chez les Hathaway. Non, Léo, le grand frère, ne donnera sa permission (ah, l’époque bénie où les femmes avaient besoin de l’autorisation de leur gardien légal pour se marier…) que si Poppy est d’accord. Bon, soyons réalistes, elle finira bien par dire oui, sinon cela pourrait poser un sérieux problème dans l’évolution de leur histoire d’amour.

Mais j’ai assez apprécié que 1) Poppy ait suffisamment d’intelligence pour ne pas se précipiter sur la solution de facilité ou se résigner à ce mariage avant d’avoir pris le temps d’y penser et que 2) Harry sache, dès sa 1ere rencontre avec Poppy qu’il veut l’épouser, même si pour cela il utilise des moyens assez peu honorables pour lui forcer la main. Cela donne à leur relation une profondeur que je trouve bien plus touchante, car ils se posent des questions sur les raisons qui les poussent l’un vers l’autre, au-delà de la simple attraction physique, sur laquelle trop d’auteurs se reposent lourdement pour justifier l’amour naissant.

On pourra me dire ce que l’on voudra, l’amour ce n’est pas l’attraction physique, et avoir follement envie de faire des choses pas très catholiques avec un homme, même dégoulinant d’hormones viriles, ce n’est pas non plus de l’amour!!!

Évidemment, une fois mariés, Poppy et Harry auront encore pas mal de chemin à faire l’un vers l’autre, d’autant que Harry est un homme mystérieux (quel héros de romance ne l’est pas en même temps) et qu’il n’est pas trop d’accord pour partager son jardin secret.

Encore une fois, Lisa Kleypas réussit un coup de maître, la série ne tourne pas en rond, les personnages ont tous leur personnalité distincte et on trépigne d’impatience de connaître la suite!

Bonne lecture,
Chi-Chi

Ariel, Amy et moi

Je crois que pour les habitués, cette nouvelle n’en sera pas vraiment une, mais voila… Il y a peu, c’était mon anniversaire. T. me dédicaçait un article spécial, et ce week-end, mes amis qui me connaissent un peu trop m’avaient organisé une célébration de l’évènement en grande pompe ! (d’où ma légère distraction cette semaine, et le coup de fil de T. a 20h, me signalant qu’on était presque mercredi, et que d’article de moi à l’horizon, point)

Il faut dire qu’en emménageant ici, nous vous avions annoncé pas mal de changements, et le mien, de grand changement, approche à grands pas, puisqu’en plus de prendre un an de sagesse et de magnificence à paillettes, je suis ces temps-ci très préoccupée par des cartons de déménagement hélas bien réels (et lourds), une montagne de paperasse et de valises, et un prochain exil. Choisi, mais quand même…

Tout cela pour vous dire que, dans mes cadeaux, samedi soir, il y avait un DVD… De mon héroïne favorite (je ne dirais pas mon dessin animé favori, celui-là c’est Aladdin), héroïne incontournable en raison de la chevelure de princesses Disney qui surpasse celles de toutes les autres à mes yeux. J’ai nommé, Ariel la petite sirène! (et il y avait aussi une perruque d’une longue chevelure rousse, pour que j’arrête d’embêter tout le monde avec mes fantasmes de ressembler à Amy Pond – Ariel perd des points avec sa queue de poisson, je dois l’avouer) (et si vous ne savez pas qui est Amy Pond, précipitez vous également pour vous mettre à jour dans Doctor Who) (quand on vous dit avec T. que l’on est fans de séries par ici)…

Avant que vous ne criez au scandale, je vous rappelle qu’elle vit une fort jolie histoire d’amour avec son prince Eric (aucun intérêt), au son d’une musique endiablée (beaucoup plus d’intérêt)…

Je vous laisse donc avec cette information essentielle : La petite sirène vient d’être rééditée en édition collector, avec plein de nouveaux bonus! Précipitez-vous, il n’y a pas d’âge pour aimer Disney.

Bon mercredi en musique avec Sébastien et son délicieux accent créole made in Henri Salvador!

Quand à moi, je m’en vais voir si le roseau est plus vert dans le marais d’à côté, comme dit notre ami Sébastien, et décollage est prévu pour dans moins de 2 semaines, j’aime autant vous dire que mon attention est un peu dispersée et que j’espère ne pas vous faire défaut, mais si c’était le cas, que vous me pardonnerez!

Love,

Chi-Chi

La ronde des saisons, dans la vraie vie

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(Scroll down for english)

Est-il encore nécessaire de vous présenter cette série chouchou de Lisa Kleypas? Après les Bridgerton et les Chicago Stars, voici les propositions de Lady D. pour le film (la série?) qui ne manquera pas d’être tournée un jour… (si si, chez les princesses, on croit très fort que toutes nos séries – ou livres- chouchous vont être adaptés pour l’écran – petit ou grand, ne soyons pas sectaires… C’est déjà le cas pour Cedar Cove, Outlander est en préparation – je peux vous dire que T. suit l’affaire de près, et j’entends des rumeurs depuis des années maintenant sur les Dark Hunter, je croise les doigts…)

Simon : Gerard Butler & Annabelle : Rose Byrne

Westcliff : Christian Bale & Liliane : Anne Hathaway

St Vincent  : Jason Lewis & Evie : Jessica Chastain

Matthew : Matthew Goode & Daisy : Emma Stone

Et vous, vous êtes d’accord, ou auriez vu quelqu’un d’autre dans ces rôles?

Bonne semaine,

Chi-Chi

Hi everyone!

Here we go again, with our casting for the Wallflowers serie… After the Bridgerton and the Chicago Stars, we thought those would be a good choice :

Simon : Gerard Butler & Annabelle : Rose Byrne

Westcliff : Christian Bale & Liliane : Anne Hathaway

St Vincent  : Jason Lewis & Evie : Jessica Chastain

Matthew : Matthew Goode & Daisy : Emma Stone

What do you think? Would you have chosen somebody else?

Love,

Chi-Chi

L’étreinte de l’aube – Hathaway 2

(Réédition du 31/07/10)

Revenons à notre série de Lisa Kleypas.

Je dois avouer que si je voulais connaître la suite des aventures des Hathaway, l’histoire de Win (L’étreinte de l’aube en français) n’était pas celle que j’avais le plus hâte de lire. En effet, les deux héros, que l’on rencontre dans le livre précédent, sont tous les deux de nature plutôt réservée. On les connaît donc mal, et je craignais vraiment que toute « l’intrigue » tourne autour de leur incapacité à se parler. Si si, ce n’est pas une blague, il arrive que les auteurs de romance tiennent 300 pages sans que les héros n’aient une seule vraie conversation ensembles sur leurs sentiments, d’où des cascades de malentendus tous plus stupides les uns que les autres. Autant dire que dans ce cas, le livre est rarement bon. Ah, l’incapacité des héros à se parler…

C’est un ressort classique, et en ce qui me concerne, très agaçant. Comment peut-on tomber amoureux que quelqu’un à qui on ne parle pas (et par conséquence, dont on ne sait rien…)??! Les éléments utilisés par les auteurs pour faire rebondir leurs histoires me font parfois lever les yeux au ciel, tant ils sont peu crédibles. C’est un problème que l’on ne rencontre pas que dans la romance à mon humble avis! Vous connaissez la peinture au numéro? Eh bien on dirait un livre écrit au numéro…

Comme si il existait un recueil des situations et de mécanismes et qu’en cas de nécessité, l’auteur se tournait vers lui pour y piocher son inspiration…Et on se retrouve avec des personnages qui n’ont pas de substance, car ils agissent de manière illogique!

Maintenant que je vous ai bien fait peur, je vous rassure, rien de cela ici!
En même temps, pourquoi me suis-je inquiétée??! Lisa Kleypas ne déçoit pas ses lecteurs, elle a cette grande qualité de savoir éviter les ressorts trop prévisibles, même quand elle ne parle pas de grandes aventures dans des contrées exotiques! Et ceux qu’elle utilise sont assez finement intégrés à l’histoire pour ne pas agresser le lecteur.

Enfin, revenons à nos moutons. Win est une « invalide » : elle a eu la scarlatine quelques années plus tôt et ne s’en est jamais vraiment remise. Sa santé reste très fragile, elle s’épuise en montant un escalier, bref, ce n’est pas la grande forme! Mais, comme Win n’est pas la petite chose fragile et sans volonté que l’on pourrait croire (et au passage, physiquement, elle remplit parfaitement le cliché de la belle blonde éthérée que tout le monde sous-estime à cause de son apparence), elle décide de partir en France dans une clinique spéciale, suivre un traitement révolutionnaire (maintenant que tous les soucis financiers sont réglés). Et à son retour, deux ans plus tard quand même (la clinique fait des miracles, mais il faut que cela reste crédible, n’est-ce pas?) la voilà transformée. Merripen (Kev de son petit nom) est un bohémien grand et sombre, bref, le parfait héros ténébreux au passé mystérieux, qui a été élevé par la famille Hathaway depuis l’enfance (mais il ne parle jamais de ses souvenirs, respectons le mythe du héros s’il-vous-plaît) (Oui, aujourd’hui est un jour de parenthèses.) (Ça me plaît bien en fait…).

Bref, Win et Merripen se connaissent quasiment depuis toujours, et s’aiment en secret et en silence depuis à peu prés aussi longtemps (Ah, les amours d’enfance qui grandissent… bah euh, rien de spécial sur le sujet en fait…). Et c’est à ce moment là qu’un frisson de crainte vous saisit : mais en fait, les héros s’aiment et ne se le disent pas??! Eh bien oui! Mais respirez, tout va bien, ils ne mettront pas trop longtemps après le début du livre à se le dire. Enfin Win surtout… Merripen lui est surtout persuadé de ne pas être digne d’elle, il l’a placée sur un piédestal tellement haut qu’il ne la voit même plus!

Et voilà, Win réussira-t-elle a convaincre Merripen qu’il est digne de son amour et qu’il est bien l’homme qu’elle veut? Le suspens est d’autant plus insoutenable qu’on voit survenir de tous les cotés des révélations sur les origines de Merripen, avec en prime, des relents de vengeance (dans les livres, les méchants attendent toujours pile 25 ans, que le héros ait une amoureuse, pour mettre leur plan diabolique à exécution)…

Ne vous y trompez pas, ce livre est agréable à lire, mais 375 pages pour que cette espèce de tête de mule de héros dépasse son complexe d’infériorité, c’est un peu frustrant, aussi sympathique soit-il! Et bien évidemment, on retrouve avec délice les autres Hathaway, et on trépigne d’autant plus que l’on voit s’esquisser une future histoire…

Bonne lecture,
Chi-Chi

Call the midwife

Aujourd’hui, on parle série.

Parce que oui, quand nous n’avons pas le nez plongé dans un livre où les hommes sont beaux et virils et les héroïnes gentilles et attentives, Chi-Chi et moi-même sommes de grandes adeptes des séries en tout genre.

En tout genre, exactement! On aime l’éclectisme et qu’elles soient américaines (How I met your mother, The Big Bang Theory, Grey’s Anatomy, Castle), française (Kaamelott) ou anglaises (Doctor Who, Dontown Abbey, North and South), la série est princesse dans notre monde où la romance est reine!

Ceci étant dit, passons à la série dont je veux vous parler aujourd’hui.

« Call the Midwife » (ou « SOS, sages-femmes » au Québec) (j’adore cette traduction d’ailleurs, ne me demandez pas pourquoi…) est une série de la BBC qui s’inspire d’une trilogie de mémoires écrits par Jennifer Worth (Call the Midwife, Shadows of the Workhouse, et Farewell to the East End) et raconte son quotidien de sage-femme dans le Londres populaire des années 50.

Articulé autour de la vie d’une communauté de sœurs et des patientes du district, on découvre la routine médicale de l’époque, on s’émerveille devant le fait que chaque histoire racontée est la retranscription de faits réels et on s’attache sans peine à nombre des personnages dont le portrait nous est brossé à travers la voix off de l’auteur et narratrice, Jenny.

Il y a les sœurs d’abord. Vous découvrirez Sister Evangelina, la bourrue et têtue comme une mule, Sister Monica Joan, à l’esprit excentrique bien que vieillissant, Sister Bernadette, à l’accent si charmant, et Sister Julienne, si terre à terre et pleine de sagesse.

Il y aura la fine équipe des sages-femme, avec Cynthia, si loyale et dévouée, Trixie, moderne et féminine, Chummy, maladroite et « hors-norme » et enfin Jenny, la narratrice, qui finit par se dévoiler au fils des épisodes.

Il y aura aussi les patientes, leurs enfants, les londoniens… Autant de personnages qui nous dévoilent une ville et une époque qui semble à la fois tellement proche et si révolue. Car au lendemain de la guerre, c’est un royaume en pleine transformation que nous découvrons, et si les costumes n’ont pas le glamour et le panache des costumes de Dontown Abbey, l’ambiance est emprunte d’une grande modernité en devenir.

Et l’amour dans tout cela me direz vous? Il y en a, sinon je n’oserais vous en parler ici… Mais vous en dévoiler trop ruinerait la surprise. Bon après, on pourra aussi me dire que c’est sans doute la « Pamplemoussïte » aiguë qui me touche ces derniers temps qui m’aura rendue sensible au sujet. Et vous n’aurez pas tout à fait tort. Mais croire que cela se résume à des histoires de naissance serait finalement triste. Or cette série vaut la peine d’être découverte, et comme je suis vraiment gentille, elle sera disponible en VF sur D8 cette saison (si ce n’est pas un appel au visionnage ça?).

En attendant, après avoir dévoré les 2 premières saisons, je m’en vais me procurer les 3 livres, en espérant que vous me raconterez très vite combien vous avez vous aussi aimé les aventures des sages-femmes londoniennes!

Bon mercredi,Tam-Tam

Les deux ducs de Wyndham

photo-1Julia Quinn, c’est la lecture parfaite pour une rentrée pluvieuse. Bon, il fait encore très beau au moment où je vous parle, mais j’ai confiance en la capacité de la météo à décevoir et nous régaler de nuages, d’averses et autres coups de vent à l’aube de l’automne.

Je vais donc me la jouer pythie grecque, et vous prédire des journées suffisamment pluvieuses pour que le combo Julia Quinn-chocolat chaud soit d’actualité. D’autant que ce n’est pas un mais DEUX livres que je vous présente aujourd’hui, de quoi occuper un weekend entier! Et s’ils n’ont pas encore eu la chance de passer par la case « traduction », ils ont été publié en VO en 2008, j’ai donc bon espoir que les lectrices VF puissent toutes très bientôt se jeter sauvagement sur ce duo de livres.

Et il s’agit bien là d’un vrai duo et pas tout à fait d’une série. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai choisi de vous les présenter joints! Car si je les ai lu « dans l’ordre » à l’époque de leur sortie (c’est à dire l’ordre de publication), j’ai fait un truc complètement sauvage et scandaleux, je les ai relu dans le sens inverses 5 ans plus tard. Et c’est donc pleine de confiance que je vous annonce que vous pouvez les lire de manière complètement indépendante. Certains iraient même jusqu’à vous conseiller de laisser passer quelques temps entre la lecture des deux, pour ma part, en grande afficionado des relectures, j’ai adoré les lire (et relire) les deux dans la foulée.

Mais je sens que vous commencez à craindre pour ma santé mentale. Pourquoi cette insistance sur l’ordre de lecture? Pourquoi? Pourquoi?

C’est simple mes agneaux, « The lost duke of Windham » et « Mr. Cavendish, I presume » sont une seule et même histoire racontée de deux points de vue différents. L’une se penche sur le fameux « lost Duke » (duc perdu) et l’autre se concentre sur le-dit « Mister Cavendish ».

Il est bien évident que ces deux messieurs se verront pourvus d’une amoureuse en cours d’histoire (faut pas pousser mémé dans les orties, on est en JQ-land quand même), mais pour ne pas spoiler, et sans doute aussi parce qu’il vous suffira d’ouvrir un des deux ouvrages pour découvrir l’hippopotame sous le caillou, je vais me contenter de vous brosser un portrait général:

Nous avons Thomas et Jack, l’un est un rogue à la parenté complètement oubliée, l’autre a été jusqu’à présent le très estimé duc de Wyndham. Par un caprice du destin dont les auteurs de romance ont le secret, leur destinée se verra changée par une tentative de vol sur les grands chemins… La réaction des deux personnages au tsunami qu’une inversion de rôle va amener dans leur vie, le chemin qu’ils décideront de prendre, ou encore la gestion du deuil de leur ancienne vie, autant de questions dont vous trouverez les réponses en lisant ce duo de livre.

En parallèle, vous découvrirez aussi Amelia et Grace. L’une aurait pu être une héroïne de tragédie grecque, et l’autre aurait pu ne jamais se relever du coup bas dont elle est victime, mais c’était sans compter sur Julia Quinn qui en a fait des femmes fortes et décidée. Pas de TSTL ni de greluche qui minaude, non, deux femmes finalement très modernes, compréhensives et amoureuses (*soupirs*)…

Beaucoup de lecteurs de JQ se sont avoués déçus par cette série pour des raisons qui leurs sont personnelles. Il est vrai que l’aura des Bridgerton a (à jamais) placé la barre très haute dans nos attente JQuiennes. Mais personnellement, je trouve l’exercice très intéressant et plutôt bien réussi, même si j’ai un duo fétiche (mon petit cœur bat pour les bad boys). Je suis beaucoup plus réservée (et déçue) par les derniers nés de l’auteur. La série Smithe-Smith ne m’inspire pas vraiment alors que c’est sans réserve que je vous conseille ce duo.

J’ai à nouveau envie de relire mon chouchou, c’est un signe non?

Bonne lecture,
Tam-Tam

Les ailes de la nuit – Hathaway 1

(Réédition du 27/07/10)

Laissons là le contemporain pour revenir à nos séries.

Mine till midnight (Les ailes de la nuit en français) est donc le 1er livre de la série des Hathaway. Il prend le temps de poser le décor, dans un contexte classique de régence anglaise. Mais pour le lecteur fidèle, Cam, le héros, est déjà familier, c’était l’un des personnages récurrents de la série « Wallflowers » qui a précédé celle-ci. On a d’ailleurs le bonheur de retrouver un certain nombre des personnages déjà rencontrés et d’avoir de leurs nouvelles…

Cam, gitan, d’une beauté renversante et exotique, élevé par le tenancier d’un casino pas des mieux fréquenté, très doué pour les affaires, donc très riche, donc accepté avec grande réticence par la bonne société qui le méprise, ce dont il se fiche royalement (mais sans tomber dans l’excès ou la provocation, c’est un calme), partagé entre deux cultures, il est pour le moins complexe! Personnellement, j’ai longtemps spéculé sur le genre d’héroïne qui lui serait attribué, il m’était très sympathique et je ne voulais pas qu’il finisse entre les bras d’une chiffe-molle!

Finalement, c’est Amélia qui emportera ce gros-lot! Amélia, c’est l’héroïne typique qui ne paye pas de mine. Venant plutôt de la bonne bourgeoisie campagnarde, parents décédés, donc situation financière pas brillante, elle prend très à cœur son rôle d’aînée. Et puis, évidemment, nous sommes dans un roman où tout doit bien se finir, in extremis et par une bizarrerie d’héritage, son frère Léo entre dans les rangs de l’aristocratie, toute la famille va pouvoir profiter des avantages que cela procure (notamment financiers, on l’aura bien compris!). Propulsés à Londres dans un milieu qui n’est pas du tout le leur, les Hathaway accumulent les impairs et les faux-pas, et Amélia, en bonne mère poule qui se respecte, cherche une solution pour faciliter l’intégration de sa famille, notamment de ses jeunes sœurs. Cette solution passera bien évidemment par Cam… Comment un original comme Cam peut aider une famille d’originaux comme les Hathaway à se faire bien voir de la bonne société londonienne? C’est ce que je vous laisserai le plaisir de découvrir.

Leur rencontre fait des étincelles. Ce sont tous les deux des protecteurs, plus habitués à prendre soin des autres qu’à se soucier d’eux-mêmes. Et puis voir cette fratrie hors du commun, comme un poisson hors de l’eau dans les beaux salons londoniens, cela donne lieu à des scènes absolument savoureuses. D’autant que, étant moi-même dotée d’une famille nombreuse, j’adore voir comment les auteurs parlent des relations familiales (souvent un peu idéalisées certes, mais tellement drôle…). C’est l’ouverture parfaite pour une série, tous les personnages sont intrigants, j’ai trépigné d’impatience en attendant la suite!

Bonne lecture,
Chi-Chi

Emma version 2.0

First things first : merci à tous pour vos messages choupinets d’hier qui m’aident à passer ce cap difficile en toute sérénité! T. ne perd rien pour attendre, c’est bientôt son tour… Après, moi, ce que j’en dis…

Enfin, merci, vous êtes formidables!

Pour le sujet du jour, sinon, tout le monde ici se souvient qu’il y à quelques mois (mais si peu, vraiment, comme le temps file…), T. et moi-même vous recommandions avec enthousiasme une nouvelle adaptation d’Orgueil et préjugés, version vlog (blog en vidéo), sous le doux nom de Lizzie Bennet Diaries.

Une centaine (tout pile) d’épisodes (et pas ml de couinements) plus tard, Lizzie était sagement rangée avec son Mr Darcy (pas mal du tout en hipster un peu coincé) et nous, pauvres spectateurs, en étions réduits à revoir en boucle l’intégrale…

Il y a bien eu quelques épisodes de Sanditon, mais là, point d’amour, ni de palpitations pour nos cœurs de midinettes.

Mais, joie et trompettes, bonheur et exaltation, voici une nouvelle adaptation de Jane Austen : Emma.

J’entends d’ici certains protester et dire que ce n’est vraiment pas l’héroine la plus sympathique de Jane, et vous auriez raison. Mais avant de trop protester, n’oubliez pas de visionner l’adaptation BBC de 2009 avec Romola Garai et Jonny Lee Miller dans les rôles titres, Emma pourrait bien retrouver grâce à vos yeux, lorsqu’elle n’est pas jouée par des pimbêches comme Gwyneth Paltrow ou Kate Beckinsale (qui peuvent par ailleurs être très bien, mais pas pour Emma)…

Sur ce, je vous souhaite un bon mercredi, avec la première vidéo sortie lundi, et je vous invite à tous vous abonner à la chaine pour mieux suivre les aventures de Mlle Woodhouse!

Love,

Chi-Chi