Seconde chance – KGI 2


Vous savez quoi, depuis la dernière fois, j’ai trouvé ce que voulait dire KGI!!! Kelly Group International!

Comme quoi, cela sert de persévérer dans la lecture d’une série et de donner sa chance à une auteur. Et j’ai très très bien fait car si le premier tome m’avait décue, le second, j’ai adoré.

On y découvre Sam (Kelly), en mission incognito mais qui trouve quand même le temps pour avoir une aventure avec Sophie, fille du vilain. Mais au moment de leur torride affaire, ce dernier ne sait pas qu’elle est plus qu’une « simple serveuse »…

4 mois plus tard, alors qu’il regrette encore de ne pas avoir réussi à la retrouver après sa mission bouclée, il la découvre semi-noyée dans le lac en bas de chez lui, enceinte. Et je vous entends protester, mais c’est pas du spoil, c’est l’instinct de la lectrice de romance qui sait que quand il y a « oubli » de protection, il y a « surprise » 9 mois plus tard (le nageur du héros de romance étant de qualité supérieure, bien évidemment).

Les grossesses imprévues ont un effet « mariage arrangé » dans un contemporain que personnellement j’adore (de mémoire, le tome 2 des Kowalski est aussi une histoire de grossesse accidentelle). Cela force les gens à devoir communiquer et apprendre à se connaitre. Parce que bon, un enfant ça lie pour toujours.

Vous ajoutez le flou autour de leur rencontre, la menace qui pèse sur elle (oui, elle ne s’est pas noyée pour le fun) et le fait que la confiance entre nos deux protagoniste va être dure à obtenir étant donné leurs « origines » respective (elle étant la fille d’un vilain, et lui d’un gentil) (faut que j’arrête le visionnage des Inconnus, cela se sent dans mes chroniques), vous obtenez une romance vraiment tip top sur laquelle je vous recommande de sauter sauvagement!

Bonne lecture,
Tam-Tam

Le dernier souffle


Réédition du 24/01/2011

Parfois, je n’ai plus rien à lire.

Je suis une grosse menteuse ? Je suis blessée dans mon honneur. Vraiment, vous ne me croyez pas quand je vous dis qu’il m’arrive de ne plus rien avoir à lire ?
Ce doit être ces mois passés à vous recommander des livres ? Ou peut être me suis-je trahie en reconnaissant ne pas avoir lu certains livres chroniqués par Chi-Chi…

Bon, je le reconnais, lorsque je dis que je n’ai rien à lire, il faut voir entre les lignes et comprendre « rien ne me tente dans ma bibliothèque » ou « je ne suis pas chez moi et j’ai sous-estimé ma vitesse de lecture, les 6 livres que j’ai apporté pour le weekend sont déjà lu et chroniqués ».
Vous êtes durs avec moi, vraiment !

En plus, il m’est déjà arrivé de n’avoir rien à lire !
Je m’en souviens comme si c’était hier : j’étais en visite dans un royaume voisin et le prince pas si charmant qui me recevait a passé le week-end à lire. Moi qui pensais que l’on passerait cette visite diplomatique à goûter aux charmes du pays, j’étais un peu vexée.
Et puis il s’est mis à me parler de la trilogie du Dernier Souffle de Fiona McIntosh. « C’est une histoire d’amour formidable, tu devrais être sensible ! ». Le rustre, il marquait un point.

Pourtant rien dans la quatrième de couverture du premier opus intitulé « Le Don » ne laisse entrevoir la moindre romance. Il est question de Wyl Thirsk, général et chef des armées du royaume de Morgravia, dont l’ennemi juré et héritier du trône, a juré la perte. Il est question d’une menace venue du nord, d’une malédiction (ou d’un don, question de point de vue) transmise par Myrren, une sorcière, qui doit être la réponse au mal qui ronge le continent et que Wyl va devoir embrasser s’il espère sauver le pays qu’il a juré de défendre.

Fidèle à ses talents d’argumentateur, ce prince pas si charmant me rétorque :
« Si ! Si ! là.
– Mon cher prince, peux tu développer ?
– Wyl et une fille du livre! Le doigt pointé sur un passage qu’il est vraisemblablement en train de lire, il lève le bout du nez et rencontre mon regard interrogatif.
– Ah bon ? Pas une chèvre ? »

Le prince pas si charmant est quelqu’un de concis. Mais j’ai eu recours à ma technique de sniper pour lui tirer les vers du nez. Quelques spoilers suivent, mais ce sont ces informations même qui m’ont poussée à ouvrir le premier tome et à plonger avec délice dans les aventures du général à la crinière de feu. A bon entendeur…

Wyl est l’héritier d’une longue tradition de militaires et proches amis du roi. Son père était général et le frère de sang du roi Magnus, son grand-père était général et confident du roi précédent, und zo weiter…
Le souverain souhaite que son fils Celimus fasse de même avec Wyl (la tradition, vous comprenez). Mais l’amitié ne se commande pas, et il est clair dès leur rencontre qu’ils sont destinés tout au mieux à se détester cordialement. Magnus n’est pas éternel. A l’heure de sa mort, c’est une profonde haine que voue Celimus à l’égard de Wyl.

A présent que son royal père n’est plus là pour temporiser ses excès, la cruauté naturelle du nouveau souverain peut enfin se révéler dans toute sa splendeur.
Sa première mission, faire tuer Wyl (Parce que sinon, c’est pas drôle hein ? Une histoire sans complications en heroic fantasy, faut pas trop compter dessus !).

Quelques années plus tôt, Wyl a bravé le courroux de l’héritier et fait preuve de compassion envers une jeune femme accusée de sorcellerie en lui donnant un verre d’eau et en s’opposant à la poursuite de sa torture. Cette dernière, avant de succomber, a transmis le « dernier souffle » à Wyl pour le remercier et faire du jeune homme l’instrument de sa vengeance…

Ce dernier souffle transmis par Myrren se matérialise au moment de la mort. L’âme de Wyl se trouve alors transportée dans le corps de son assassin. De corps en corps, Wyl devra traverser le continent entier, affronter des armées entières, ruser, mentir et se battre pour venger sa famille, protéger la femme qu’il aime et rétablir la paix.

Pourquoi lire Le don, Le sang et L’âme ?
Parce que fondamentalement, voir un guerrier rouquin réagir à la découverte de ses « nouveaux corps » successifs est un amusement sans fin.
Parce que comme toujours dans l’héroic fantasy, la division manichéenne du monde est reposante. Les méchants sont de la pire sorte, pas de circonstances atténuantes, pas de sursaut d’humanité. On est heureux de les voir périr avec fracas. Les héros luttent pour une noble cause. Ils sont généreux, loyaux, téméraires… Bref, tout ce que nous ne sommes jamais totalement.
Parce que l’auteur est une femme. Et si nous avons le droit à des descriptions rondement menées de combats au corps à corps, Fiona McIntosch vous épargnera les chapitres entiers de descriptions de batailles qui personnellement m’ont fait périr d’ennui à la lecture du Seigneur des anneaux.
Enfin, parce que le prince pas si charmant avait raison, il y a une belle histoire d’amour qui vaut le coup d’être découverte.

Bonne Lecture
Tam-Tam

Les cinq langages de l’amour

photo 5-2

Je profite du mercredi pour vous glisser trois mots sur un livre que j’ai lu récemment.

Quand je n’ai pas le nez plongé dans mes romances, il m’arrive de m’aventurer du coté du développement personnel et de la psychologie.

Après tout, la psychologie des personnages est au cœur d’une bonne romance, pas de raison de ne pas chercher à prolonger l’expérience dans la vie quotidienne !

Et comme le Grand Malentendu est à mon sens l’un des pires ressorts de la romance, quand je tombe sur un livre qui m’explique que cette incompréhension vient d’une différence de langage dans la façon d’exprimer l’amour, je ne peux qu’être attentive !

Selon Gary Chapman dans Les 5 langages de l’amour, tout le monde n’exprime pas son amour de la même façon et il existerait même cinq manières différentes, cinq langages, chaque individu ayant un langage prédominant.

Or, si l’on peut être réceptif à plusieurs langages, il est aussi utile de savoir identifier les langages, pour comprendre quel langage est utilisé par l’autre, et éviter toute incompréhension puisque l’on est ainsi à même de percevoir ses preuves d’amour…

Nous avons donc :

  1. Les paroles valorisantes : Les paroles valorisantes, les flatteries, ce qu’on peut dire à l’autre en le mettant en valeur, des paroles mettant en évidence l’affection que l’on a pour l’autre. Les encouragements font partie des paroles valorisantes.
  2. Les moments de qualité : Ce sont ces petits moments privilégiés, en tête à tête, que ce soit pour discuter ou pour partager une expérience. Chacun arrête le temps, stoppe ses activités du moment pour profiter à deux d’un bon moment.
  3. Les cadeaux : Bon, là, c’est simple : recevoir un cadeau fait plaisir à tout le monde, et pourtant, tout le monde n’a pas le réflexe d’en faire et on ne les reçoit pas de la même façon. Offrir un cadeau permet à l’autre de penser à vous à chaque fois qu’il verra le présent, ça peut donc valoir le coût, surtout que le prix n’a pas d’importance (ou alors, méfiez vous des intentions de l’autre)
  4. Les services rendus : Cela consiste tout simplement à servir l’autre, pas dans le sens ou c’est le chef de la bande, mais faire des actions pour lui simplifier la vie, cela peut être des petits services au quotidien comme des actions plus « extraordinaires ».
  5. Le toucher physique : Le toucher physique comprend tous les gestes d’affection : se tenir la main, enlacer l’autre, le caresser … Nous sommes plus ou moins tactiles et accueillons avec plus ou moins d’intérêt les signes d’affection, pour certaines personnes, prendre quelqu’un dans ses bras est banal, pour d’autres cela représente un effort surhumain, il faut savoir « graduer » ces gestes d’affection.

Si vous êtes curieux d’en savoir plus, vous pouvez faire le test (en anglais hélas) pour vous aider à identifier votre langage principal, et lire le livre qui est bien plus complet que je ne pourrais l’être…

Bonne journée,

Love

Chi-Chi

Heroes are my weakness

Après la déception de Call me irresistible, je n’avais carrément pas lu The Great Escape.

Cela faisait longtemps que je me méfiais vaguement du nouveau Susan Elisabeth Phillips, pas tentée par les résumés, échaudée par les avis plus que mitigés. Regrettant de ne pas retrouver la magie que lui avait permis d’écrire un de mes livres préférés de tous les temps.

Et puis à force de voir trainer des infos sur Heroes are my weakness, j’étais tentée de nouveau, pour la première fois depuis longtemps…

Tellement tentée que j’avais pré-commandé le livre et que je l’ai commencé à la seconde où il est arrivé, et que je l’ai terminé dans la nuit qui a suivi, comprendre à 4h du matin.

J’ai aimé le livre et beaucoup moins la journée de travail qui a suivi !

SEP avait prévenu que ce livre serait un peu plus sombre que ce dont elle a l’habitude, et elle n’a pas menti. Ce livre est un hommage aux romans gothiques du 18ème et 19ème siècle. Il s’ouvre sur une tempête de neige, sur une ile, avec une héroïne souffrant d’une pneumonie, à la nuit tombante, quand elle voit passer un mystérieux cavalier qui l’expédie droit dans le fossé.

Il se continue avec un château décoré de gargouilles et un maitre des lieux en habit d’époque, un pistolet de duel à la main – maitre des lieux qui est également le cauchemar de l’été de ses 15 ans, qui l’a tourmentée et a même failli la tuer… autant vous dire qu’il règne une ambiance de folie !

Comme souvent avec les héroïnes de SEP, Annie a des problèmes, elle est fauchée, elle n’a pas eu beaucoup de chance dans la vie, et elle est là pour chercher un mystérieux héritage que sa mère aurait caché sur l’ile et qui lui permettrait de se remettre sur pied. Si cela vous rappelle étrangement Ain’t she sweet, c’est normal. Mais pas de panique, les similitudes ne sont que de surface, et se font bien vite oublier, et si l’ambiance ne devient jamais franchement légère, elle ne reste pas non plus aussi pesante tout du long.

Il y a beaucoup de références littéraires que vous pourrez vous amuser à identifier, Jane Eyre, Rebecca et Northanger Abbey tout en haut de la liste bien évidemment. Et il y a les marionnettes.

Car Annie est marionnettiste/ventriloque de son métier (il faut bien payer les factures et sa carrière d’actrice n’a jamais décollé). Elle tient donc à ses marionnettes comme à la prunelle de ses yeux, et ces petites choses lui parlent en permanence. Le premier chapitre a été franchement pénible pour moi, toutes ces voix dans sa tête m’ont surtout donné l’impression qu’elle était folle à lier, et non pas charmante et originale comme c’était probablement l’intention. Heureusement, cela se calme rapidement, et c’est bien la voix des personnages qui reprend sa place.

Je ne vous dirais pas que ce livre est parfait, il a des défauts. C’est un peu difficile de rentrer dans l’histoire à cause de cette ambiance lugubre, Annie n’est pas (pour moi) le personnage le plus sympathique, elle a un peu trop un complexe de martyr pour cela, mais c’est un livre que j’ai dévoré et qui me laisse un excellent souvenir.

Il y a là un élément de mystère qui m’a fait tourner les pages à toute allure. Ce n’est pas un policier, ou un suspens, mais je brulais de savoir le fin mot de l’histoire et si j’ai vite eu des soupçons sur certaines choses, il y a tout de même une grande partie du mystère que je n’aurais jamais pu deviner.

Il y a aussi Lyvia qui est une enfant réussie (vous avez déjà remarqué à quel point il est difficile de bien décrire une enfant dans les romances ?), et tous les personnages secondaires qui les entourent, et bien sûr, il y a THEO !

Théo qui pousse Annie à sortir de sa coquille (et elle en a besoin !!! – ok, j’avoue, je ne suis pas fan d’Annie, elle est plutôt agréable mais elle n’est pas toujours très logique dans son comportement, et du coup n’a pas toujours des réactions intelligentes, cela la rend difficile à suivre – mais elle évolue vraiment et s’améliore, c’est ce qui la sauve), Théo qui se débat avec ses démons, Théo qui dévoile petit à petit les raisons de son comportement passé et qui prend tout son sens.

Théo dont je ne peux évidemment pas parler sinon je vous en révèle trop sur le pourquoi du comment !

La bonne nouvelle du jour, c’est que SEP is back avec cette romance réussie !

Bonne lecture,

Chi-Chi

Heart of the dragon


Réédition 20/01/2011

Je l’ai déjà dit la semaine dernière, je deviens paresseuse dans mes lectures… Je me tourne de plus en plus vers les auteurs que je connais et apprécie, et plus encore, je ne m’aventure plus très souvent dans des genres inhabituels pour moi. Pourtant, une critique dithyrambique peut me convaincre, et heureusement, car cela me donne l’occasion de voir autre chose de temps et temps.

Entre Tam-Tam et moi, c’est elle l’experte en littérature fantastique. Mais depuis quelques mois, j’entendais parler partout de la nouvelle série d’une auteur pourtant pas novice du tout, les Chasseurs de l’ombre de Gena Showalter, dont deux tomes ont été traduits chez Harlequin.

Décidée à ne rien faire comme tout le monde, et dans un élan d’audace, j’ai porté mon choix sur une autre de ses séries… Je dois avouer, chers lecteurs, que je suis un peu lassée des histoires de vampires et autres démons que l’on croise partout, et si je ne rejette pas le principe d’un livre fantastique, je ne voulais pas entendre parler de buveurs de sang! C’est donc la série Atlantis qui a retenu mon attention, son univers n’est pas souvent exploré en romance, et son mythe est l’un de mes préféré depuis toujours, je suis fascinée par les civilisations perdues.

J’ai donc mis la main sur Heart of the dragon, 1er tome de cette série de 5 livres se déroulant entre la mythique Atlantis et notre monde qui la croit perdue depuis des millénaires.

Tout le monde sauf quelques archéologues acharnés qui voudraient bien mettre la main sur toutes ses richesses. La soif de l’or a toujours motivé les explorateurs et Atlantis ici nous est décrit comme un Eldorado exquis, où la beauté et la magie sont partout présentes!

L’histoire commence avec Grace, hôtesse de l’air en mal d’aventures, qui décide de partir au Brésil pour y chercher son frère, archéologue/aventurier/guide touristique, qui a disparu. Avant son départ, Grace a reçu de son frère son journal intime et un médaillon mystérieux. Médaillon qui ouvrira à Grace les portes d’Atlantis…

C’est dans la cité, nichée au coeur de l’Amazonie, et où elle atterrit complètement par accident que Grace rencontre Darius. Leur relation va rencontrer quelques obstacles, à commencer par le fait que Darius, gardien des portes d’Atlantis, a fait le vœu de tuer tout humain qui en franchirait le seuil! Ce qui, vous l’avouerez, peut s’avérer peu propice au happy-end. Darius ne tuera donc pas Grace. Pas tout de suite en tout cas! Comment, pourquoi, je vous laisse le plaisir de le découvrir. Je note tout de même que dès les premières secondes de leur rencontre, l’attirance entre ces deux-là est magnétique et incontrôlable. Pire qu’Ulysse et ses sirènes!!!

A cause de cela, je n’arrivais pas à croire à leur couple, et les premiers chapitres m’ont laissée perplexe. Mais dès que Grace quitte Atlantis, tout change et le rapport de force n’est plus aussi déséquilibré. Finalement, après quelques chapitres, la relation qu’ils entretiennent prend tout son sens, j’ai simplement oublié mes préjugés du début pour apprécier l’histoire que l’on me racontait.

Et cette histoire est bien racontée, avec juste ce qu’il faut de rebondissements pour intéresser le lecteur sans le noyer. Il y est question bien sur d’Alex, le frère de Grace, et de sa mystérieuse disparition, mais aussi d’archéologues peu scrupuleux, de la protection d’Atlantis, du vœu qui lie Darius à sa cité, … Si le coté « n°1 d’une série » est évident dans la construction de l’intrigue de fond, l’auteur ne se perd pas dans mille détails de mise en place de son monde parallèle, les informations y sont distillées au fur et à mesure que le lecteur en a besoin, ainsi le rythme de l’histoire reste régulier, soutenu.

Je ne regrette donc pas ce choix hors de mes romances habituelles, et je vais m’empresser de récupérer la suite (comme si ma PAL n’était pas déjà assez impressionnante)!

En fait, c’est peut-être pour cela que je me limite dans mes tentatives, la culpabilité de ne pas lire tous ces pauvres livres qui se dessèchent dans ma bibliothèque! Surtout n’ayez pas tant de scrupules, et allez vous aussi découvrir cette cité perdue…

Bonne lecture,
Chi-Chi

En Sursis – KGI 1


Pour les habituées de ces murs, la déclaration suivante ne sera pas une surprise : j’aime les hommes pleins de testostérone.

Il n’y a qu’à voir mon amour des Linda Howard, ou mon amour des highlanders (en général et en particulier, évidemment), et la couleur de mes joues lorsque l’on me parle de Batman

Aussi, lorsque Hibana m’a parlé des héros muy sexy de Maya Banks, je me suis dit pourquoi pas, puis elle a ajouté qu’ils étaient « bien testostéronés », et là, j’ai fait « un homme sexy avec sauce testostérone, un! ».

C’est ainsi que le restaurant des princesses vous propose aujourd’hui Ethan Kelly sur un plateau…

Le héros de « En sursis » de Maya Banks vient de passer toute l’année à pleurer sa femme disparue (il nous la fait dans le genre inconsolable, ma vie est finie, que vais-je faire sans elle) quand tout à coup il reçoit un courrier lui révélant que 1) sa douce Rachel n’est pas morte mais que 2) elle a été kidnappé par un cartel d’Amérique latine qui la retient prisonnière dans la jungle (je suis pleine d’humour noir aujourd’hui et je dois me retenir pour ne pas appeler l’héroïne Ingrid…).

Le sang de notre héros se regonfle de testostérone et il organise une mission sauvetage avec ses frères tous membre d’un club d’élite testostéroné nommé le KGI…

Quand j’ai lu le synopsis, qui vous dévoile plus ou moins cela (sans doute de manière plus alléchante), je me suis dit « Chic! une course poursuite dans la jungle pleine de suspense et de tension (sensuelle ou pas hein, je ne suis pas sectaire)! ». J’étais même prête à fermer les yeux sur le fait que nos deux héros allaient se « retrouver » (vous nous connaissez, nous et les retrouvailles…). Je m’étais raisonnée en me disant que cela ne faisait qu’un an, toussa…

Sauf que voilà, cela ne s’est pas déroulé comme je l’avait envisagé.
Spoilons un peu pour les besoins de mon argumentaire.

Tout d’abord, la mission de sauvetage est bouclée en 2 chapitres environ, ce qui fait que la quasi totalité du livre nous raconte la vie après le retour. Ce qui n’est pas un problème en soit.

Sauf que…
Spoilons un chouilla plus…

Ethan est affublée du syndrome « ne parlons de rien, dès fois que cela pourrait faire avancer le schmilblick ». En effet, Rachel vient de passer un an en captivité. Ses geôliers l’ont rendue addict à l’héroïne (pour adoucir son quotidien sans doute) et elle est atteinte d’amnésie. Mais juste avant l’enlèvement, le mariage avait perdu les paillettes. Les licornes s’en étaient allées et Ethan, dans un élan de stupidité avérée s’est dit que si il lui parlait de sa vie d’avant, elle allait forcément le quitter.

Ha. Ha. Ha.

Ahhhh il est beau le courage du héros. Mieux vaut ne pas l’aider à aller mieux, dès fois qu’elle se souviendrait que j’ai été un goujat et qu’elle me quitte à nouveau. Infaillible comme plan, c’est bien connu.

En Sursis n’obtient pas d’étoiles au Michelin des princesses, loin de là, mais je dois tout de même reconnaitre à l’auteur un talent avéré pour la mise en place des personnages secondaires. Parce que je n’ai qu’une envie, lire la suite!

Tam-Tam

 

Chercheuse d’or


Réédition du 17/01/2011

Si je vous dis cow-boy, à quoi pensez-vous ?

A Lucky Luke, l’homme qui tire plus vite que son ombre ? Au lieutenant Blueberry ? A Clint Eastwood dans la trilogie du Dollar ?

De mon côté, j’imagine la salle enfumée d’un saloon, une apparition féminine toute en jambes et la silhouette du charismatique John Wayne. J’imagine des étendues de plaines à perte de vue et le regard d’acier de Paul Newman. 
Pour moi, le cow-boy, c’est l’homme libre de chevaucher vers l’horizon, le stetson vissé sur la tête. C’est la démarche chaloupée et le déhanché sexy. C’est l’homme libre, la voix rocailleuse, l’honneur à portée de revolver (ou de colt).

Pourtant, ma raison me dis que la position même de « cow-boy » sous-entend un travail rude et physique, une hygiène assez border-line et une relation très étroite avec les vaches.

Mais j’ai cette image glamour du cow-boy.

Et c’est à cause de cette image d’Epinal à la mode US que j’aime les romans où les héros manient le lasso aussi bien que le salut du chapeau. J’aime ces histoires où il est question de ranch, d’élevage, d’étendues sauvages, d’honneur, de liberté… Ce sont des romans où le rêve américain dans tout ce qu’il a de plus cliché peut prendre son ampleur.

Malheureusement, la tendance littéraire en romance est plus aux vampires et autres créatures fantastiques. Et pour retrouver mes étendues sans fin, il m’a donc fallu partir en quête d’un ouvrage lu il y a longtemps, dont Chi-Chi vous parlait jeudi dernier dans son Top 15 : Chercheuse d’or (Silver lining) de Maggie Osborne.

Le concept de l’histoire est simple : à la suite d’une épidémie de variole, Max MacCord se retrouve marié à Louise Downe, dite Low Down, parce qu’elle est restée pour s’occuper des malades et que les survivants veulent la remercier. 
Comme souvent lorsqu’il s’agit de mariage arrangé, l’ »arrangement » ne convient ni à l’homme, ni à la femme. Mais tous deux sont des personnes d’honneur, et sitôt la cérémonie prononcée, les voilà mari et femme, en route pour les terres des MacCord.

On pourrait croire que cette histoire se résume à un mariage forcé dans l’ouest. Ce serait sous-estimer l’imagination de l’auteur !

D’une part, il ne s’agit pas d’un mariage forcé dans le sens strict du terme ; ce n’est pas une alliance entre deux familles orchestrées par les deux paternels pour consolider la fortune de l’un et la position sociale de l’autre. Ce n’est pas non plus un mariage organisé pour rétablir la paix dans un territoire en guerre depuis des siècles. Non, en aucun cas les familles des conjoints n’ont eu leur mot à dire. Et j’ajouterais même que les deux parties se retrouvent victimes des circonstances.

Par ailleurs, il ne s’agit pas non plus d’une simple histoire d’ajustement entre deux personnes qui ne se connaissent pas et qui se retrouvent liées par le mariage. Il y aura ici une sombre histoire d’ex-fiancé(e), de vengeance paternelle, de vendetta agricole et de trahison « amoureuse ».

Ce mariage forcé va avoir des répercutions sur la famille entière des époux et saura créer son lot de problèmes. Il est souvent dit que c’est dans les situations difficiles que se révèle la vraie valeur d’une personne. Maggie Osborne applique ici ce dicton à la lettre.

Les conditions sont dures dans l’ouest, la vie est rude au ranch. Entre l’hiver, les accidents, et les tensions familiales, l’histoire entre Max et Louise n’est absolument pas gagnée d’avance. En effet, Max vient d’une famille de ranchers prospère alors que Louise est une orpheline qui a du se battre chaque jour de sa vie. Mais Maggie Osborne réussit à trouver les mots pour adoucir les situations critiques avec un savant mélange de dialogues à l’humour caustique et d’émotions nouvelles.

Nos deux héros vont en apprendre beaucoup sur les autres et sur eux-mêmes et sortiront de ce livre grandis.

Si la couverture a mal vieilli, je relis pour ma part ce livre avec beaucoup de plaisir et m’imagine Max MacCord avec les yeux envoûtants de Paul Newman et la carrure de John Wayne. C’est entièrement de sa faute. Je vous l’avais dit !

Bonne lecture,

Tam-Tam

Aux couleurs de la romance

Et dire que cette information a failli nous échapper!!!! (ok, cela ne vaut que pour le monde anglo-saxon, mais tout de même)

Princesses = coquettes (si si)

Tam-Tam = la reine du vernis à ongles et du rouge à lèvres

MAC = référence en matière de maquillage

et maintenant…

Collection spéciale A Novel Romance, inspirée par les belles couvertures 80’s avec Faaabio!!!

C’est pas magnifique ça??

Je vous laisse admirer les fards, les khols et les vernis, pendant que je décide si je vais me laisser tenter ou non…

Love,

Chi-Chi

Beauty and the mustache

Scroll down for english

Ça y est, tout le monde a bien fait sa rentrée, acheté ses cahiers et son agenda, rangé son bureau et pris des bonnes résolutions ?

De mon côté, j’ai commencé un nouveau travail, trié ma penderie et lu un livre que j’attendais avec impatience (ok, pas qu’un seul, mais c’est pour la prochaine fois) !

Faisons bref avec le résumé du tout nouveau Penny Reid, Beauty and the mustache : on retrouve Ashley, membre de notre groupe Knitting in the City, et après Janie, Elisabeth et Sandra, il était temps pour elle d’avoir son happy end.

Ash retourne chez elle, dans le Tennessee, qu’elle a quitté 8 ans plus tôt pour ses études. Elle ne rentre pas de gaité de cœur puisque sa mère est malade et que c’est à peu près la seule raison au monde qui aurait pu la convaincre de revenir. Entre les souvenirs d’un père psychopathe et six frères assez peu tendres avec elle, il n’y avait pas grand-chose pour l’y inciter, il faut bien le reconnaitre.

Mais voilà, Ash est de retour, et les choses ont bien changé en huit ans.

Je ne vais pas en dire beaucoup sur l’intrigue, parce qu’à la différence des tomes précédents de la série, ce livre se concentre sur Ash, sa famille, ses relations avec ses proches, et bien sûr, Drew et leur histoire d’amour. On retrouve l’humour de Penny mais les grands retournements de situation rocambolesques ne font pas leur apparition ici (enfin presque pas), et c’est une romance toute en nuances et en tendresse qui se développe sous les yeux du lecteur.

C’est une romance dans le tout premier sens du terme, c’est une histoire d’amour profond avant d’être une histoire d’attraction. C’est une histoire qui prend son temps, une histoire où la séduction passe bien plus par l’esprit que par le physique. Ash parle de cet amour dont elle ne veut pas, elle le compare à est un feu qui détruit tout sur son passage et ne laisse rien derrière lui. Mais Drew est différent. L’amour avec Drew est une pluie d’été, bienfaisante, qui nourrit et régénère, vous enveloppe en douceur, vous surprend parfois par sa force mais toujours vous laisse apaisé, qui ne s’arrête que pour mieux vous laisser respirer et revient quand vous en avez besoin… C’est une eau constante, à la force tranquille et puissante…

C’est aussi la toute première fois de ma vie que je surligne des passages d’un livre pour les relire plus tard. La poésie qui infuse tout le livre m’a laissée toute bouleversée, la gorge serrée…

Surtout quand Ash parle de son type d’homme : « My type has a romantic soul. He’ll make my brain and my heart fight over who gets him first. »

Mon type d’homme à une âme romantique. Mon cœur et ma tête se battront pour savoir lequel l’atteindra en premier.

Surtout quand Drew parle du feu à Ashley, dont le diminutif signifie « cendre » :

« I love fire the most because of what it leaves behind » (…)

- What does the fire leave behind? Destruction? Death? (…)

- Ash – the fire leaves ash. »

J’aime le feu plus que tout pour ce qu’il laisse après son passage.

Que laisse le feu après son passage? La dévastation? La mort?

Ash –  le feu laisse Ash.

Surtout quand Drew parle de la distance, et rejette toute unité de mesure. Il n’y a que deux unités qui comptent, dès qu’Ash est concernée :

« Here, not here ».

Là, pas là.

Mais il vous faudra tout lire pour comprendre vraiment la portée de ces petits passages et tous ce qu’ils révèlent sur nos personnages…

Dans ce livre (et je le précise parce que j’imagine bien que ce ne sera pas le cas pour tout le monde), je me suis identifiée à mort à Ash, à ce qu’elle pense de l’amour, à la relation qu’elle a avec ses frères. C’est assez fantastique chez Penny cette capacité à me parler de situations psychologiques complexes que j’imagine, elle n’a pas vécu (ou alors elle nous ment, et elle a 92 ans pour avoir vécu tant de choses) – elle fait mentir cette idée selon laquelle on ne parle vraiment bien que de ce que l’on connait.

Il y a donc Ash, qui traverse une période pas simple de sa vie, et qui ne cherche pas du tout l’amour, et elle face d’elle, il y a Drew. Drew le Viking/Highlander avec sa barbe blonde (je vous ai déjà dit que je craquais à mort sur les hommes à barbe ?) – Drew qui ressemble à Charlie Hunman, Drew qui a adopté sa famille, qui est un protecteur, qui est attentif et silencieux au milieu du vacarme, Drew avec son regard qui cache plus qu’il ne révèle et Drew qui cite Nietzsche comme moi je balance des répliques de Tontons flingueurs. Que voulez-vous, on a les références que l’on mérite…

Drew à l’âme de poète qui m’a émue comme peu de héros savent le faire.

Pour conclure, vous avez 15 secondes pour vous précipiter sur Beauty and the mustache, et vous plonger avec délice dans cette histoire d’amour romantique !

Bonne lecture,

Chi-Chi

It’s back to school for everyone now, and lots of new things for me too. New job, cleaned my closet, and read the long-awaited Penny Reid, Beauty and the mustache…

In this new book of her Knitting in the city series, we find Ashley, going back home to Tennessee after 8 years, to look after her dying mother. That is not the lightest of settings for a love story, and Ash doesn’t seem to have very fond memories of her childhood, between her lunatic father and her 6 brothers – I have 4 myself and I can totally understand the feeling…

Let’s not say anything else about the plot, because, contrary to the previous books, this is about Ash, her family, relationships, and of course, Drew. There is no big, over the top, crazy twist in the story. Penny still writes beautifully, it is still incredibly funny, but the overall tone is a bit quieter, more serious. I loved it.

This really is romance, in the purest sense of the word. This is about love, before it is about chemistry (and believe me there is plenty of chemistry). This is about taking the time to get to know somebody, and about seducing one’s mind just as much as it is about seducing one’s body. This is the reason I started reading romance.

Ash fears love, she compares it to an all-destructive fire, but with Drew, love is rain. It helps her grow, it nurtures her, soothes her, supports her and surrounds her. Love becomes strength and peace.

For the first time ever, I found myself writing down lines, just so I could go back later and savour them again :
Ash speaking of her ideal man « My type has a romantic soul. He’ll make my brain and my heart fight over who gets him first. »
Drew talking about fire « I love fire the most because of what it leaves behind » (…)
- What does the fire leave behind? Destruction? Death? (…)
- Ash – the fire leaves ash. »
Drew talking about distance « Here, not here. You are not here. »

But in order for you to fully grasp how much the poetry in this book moved me, you really would need to read it, to understand the context, to see what every little word reveals about each character.

I am amazed by Penny’s ability to write about situations that she could not possibly have lived (at least not all of it – or has she had 9 lives like a cat??), and talk about them with so much understanding. Ash’s situation with her brothers rang so true to me, I could hardly believe it…

To sum it up, in this book, you have Ash, going through a hard time, definitely NOT looking for love, and you have Drew. I feel I should tell you more about Drew…

Drew, the Viking/highlander, bearded, Charlie Hunman lookalike. Drew who adopted his family. Drew the protector, Drew silent and watchful in the midst of a storm. Drew whose silvery eyes hide more than they ever reveal. Drew and his Nietzsche quoting at the most random moments. Drew who’s poet soul had my heart beating, butterflies and shivers and losing my words I loved him so much.

Well, really, Drew that can’t be described, and that is why you all should go right this second get your own book and read it as soon as possible!

Love
Chi-Chi