Le Mouron Rouge

(Réédition du 08/09/10)

Le Mouron rouge n’est pas une romance.

Déjà, Le Mouron rouge n’est pas très connu. C’est un livre d’un autre temps. Je dirais même presque d’une autre génération, si je ne craignais pas de subir les foudres de certaines personnes, en particuliers celles qui ont eu l’idée un jour de me mettre ce livre dans les mains!

Le Mouron rouge, pour moi, c’était un roman de cape et d’épée, un énoooorme pavé (rouge d’ailleurs) qui traînait dans la bibliothèque de mon grand-père entre Les 3 Mousquetaires et Le Capitan. Et j’avais beau avoir plein de frères et de cousins, et préférer Les chevaliers du Zodiaque à Candy, ce gros livre ne me tentait pas, mais alors pas du tout!

Seulement voila, les étés sont longs quand on est jeune. et encore plus long quand on erre dans la maison familiale, qu’on a déjà lu 27 fois tous les Club des Cinq, 14 fois les Alice, que Oui-Oui ou Jojo-Lapin, c’est gentil mais qu’on a définitivement passé l’âge, et que l’on n’est pas encore désespérée au point de lire Eugénie Grandet (enfin pas désespérée au point d’essayer de le lire pour la 4ème fois dans mon cas).

Et pourtant, Le Mouron rouge, c’est une romance. Au même titre que Anne des pignons verts. Au même titre que Jane Eyre. Orgueil et préjugés. Les Mille et unes nuits. Et tant d’autres. Le Mouron rouge, c’est l’été de mes 14 ans, et surtout, Le Mouron rouge, c’est à mon humble avis un des livres les plus injustement méconnus, malgré ses multiples traductions, adaptations au théâtre, au cinéma et à la télévision… C’est une série de 9 romans écrits au début du 20ème siècle par une Baronne anglo-hongroise, sous le titre The Scarlet Pimpernel.

Et cette série nous parle d’un héros, un vrai, un grand beau fort et viril comme on les aime… Un savant mélange de Robin des Bois pour le coté voleur au grand cœur (mais qui ne vole rien en fait), James Bond pour les aventures abracadabrantesques, Arsène Lupin pour la chance insolente, Mac Gyver pour l’ingéniosité, Jack Sparrow pour la sexytude nonchalante (et pourtant ce n’est pas un canon de beauté), un peu Superman sur les bords pour la double identité, et il se murmure même dans certains milieux éclairés que c’est le Mouron Rouge qui a inspiré le personnage du Zorro! Autant dire un bel aventurier qui court vers son destin tel un cheval sauvage (Johnny, sors de ce corps!), et que je verrais bien incarné par Hugh Jackman. Au cas où les choses ne seraient pas encore bien claires, Tam-Tam et moi-même pensons que Hugh incarne le top de la sexytude absolue. Donc, tous mes héros aventuriers, je les vois sous les traits de Hugh Jackman…

Sir Percy (ouch, on vient de perds 372 points sur l’échelle de Hugh Jackman… Soyez indulgents avec ce malheureux, il n’a pas choisi son prénom. Sir Percy donc… ) est un gentilhomme anglais, qui appartient à une société secrète fondée pendant la Terreur française et essaye de sauver de la guillotine le plus grand nombre d’aristocrates. C’est que toutes ces têtes coupées, cela fait franchement mauvais genre, désordre et compagnie, cela manque d’élégance… Sir Percy est une figure publique, nonchalante, distraite, un dandy superficiel que personne ne prend au sérieux. Ce qui le rend évidemment d’autant plus habile lors de ses missions de sauvetage. Missions qu’il n’accomplit pas seul la plupart du temps, il est aidé de ses petits camarades de la société secrète.

Ah, j’oubliais… Le Mouron rouge, qu’est-ce que c’est? Un mouron rouge, c’est une petite fleur écarlate, qui sert de nom de code et de signature à Sir Percy lorsqu’il est en mission. Sir Percy est également un as de déguisement, il glisse comme une anguille entre les mains de la police révolutionnaire française (ah ce livre a bien été écrit par une anglaise, les français n’y tiennent pas DU TOUT le beau rôle!) et notamment file toujours in extremis entre les doigts de son ennemi juré, le sinistre Chauvelin.

Mais où est donc la romance??!

C’est que Sir Percy, en plus d’avoir une gentleman-attitude digne des plus héroïques chevaliers, est marié mes petits amis, à une beauté renversante et française qui répond au doux nom de Marguerite. Et Marguerite a un frère qu’elle aime beaucoup (quelle idée, franchement) et pour lequel elle a la mauvaise habitude de se mettre dans un pétrin pas possible, laissant ensuite à son tendre époux le soin de venir réparer les dégâts. A un petit détail près : Marguerite ne sait pas que son mari est le Mouron rouge. Marguerite compte donc sur le Mouron rouge pour la tirer d’affaire. Par contre, elle ne tient pas son cher mari en très haute estime, méprisant vaguement ce dandy qui se laisse aller à vivre dans un luxe facile pendant que tant de gens meurent de l’autre coté de la Manche… De son coté, Sir Percy est vraiment très très très amoureux de sa femme, mais ne peux pas le lui dire, car il doute de sa loyauté. Un magnifique cas d’identité secrète, qui cause toutes sortes de situations délicates pour nos héros… Conflit, conflit, mon ami!

Ce secret ne s’étendra évidemment pas sur les 9 tomes de la série, en tout cas pas entre les époux, mais il donnera lieu à quelques scènes particulièrement émouvantes entre ces deux-là, qui devront apprendre à se faire confiance et traverser ensembles les épreuves que ne manqueront pas de leur imposer ces temps troublés. C’est donc un pur roman d’aventures chevaleresque, parfaitement entremêlé de romance!

Et, ma chère Tam-Tam, j’ai le bonheur de t’apprendre que Sir Percy passe haut-la-main ton test du soulevage de demoiselle en détresse, il saura faire battre ton cœur de midinette!

Excellente lecture,
Chi-Chi

Le paria – Cercle des canaille Tome 3

Sarah Maclean, c’est un peu la relève en matière d’auteur d’historique léger, drôle avec couinements inclus.

Parce que Lisa Kleypas, la traitresse, est passée au contemporain et ne nous a pas régalé de sa plume historique depuis les Hathaway (et ça commence à faire quelques années maintenant) (soupirs et larmes de désespoir), ajoutons à cela que la dernière série en date de Julia Quinn ne nous emballe ni Chi-Chi ni moi-même et que Eloisa James, Elizabeth Hoyt et tant d’autres écrivent de l’historique certes, mais pas exactement le même genre d’historique.

C’est bien simple, je n’imaginerai absolument pas la scène du croquet (Cf. Anthony de JQ) survenir entre Artémis et Maxime (Cf. Le duc de minuit). Non, juste pas le même ton, pas le même rythme… et surtout pas la même lecture.

Mais alors que des rumeurs disent l’historique à l’agonie (avec le boum de la Bit-Lit, du YA et j’en passe), Sarah MacLean nous prouve que non, nous pourrons encore swooner à mort entre deux bal et claquements d’éventail (nous manions avec perfection le langage de l’éventail) (c’est un peu la version princesse du planté de bâton).

Mais si les historiques de Sarah MacLean sont toujours une bonne lecture, je ne les aime pas tous de manière égal. Et « No good duke goes unpunished », troisième tome de la série du « Cercle des canailles », malgré des qualités avérées, j’ai moins aimé que les autres (pour rappel, le premier vient de sortir en VF sous le titre Le Flambeur).

Ce dernier raconte l’histoire de William, connu sous le nom de Temple. Il est le boxeur du club. Lorsque les joueurs se sont endettés au point d’avoir mis en jeu la totalité de leur fortune, il leur reste une possibilité pour gagner le tout à nouveau: combattre Temple dans l’arène. Si Temple perd, le joueur repart avec l’intégralité de ses pertes, si Temple gagne, le club « The Angel » gagne et conserve tout. Et Temple, connu sous le surnom « Killer duke (duc tueur), n’a encore JAMAIS perdu!

Le roman s’ouvre sur notre héros, allongé dans une mare de sang. Ajoutons un peu de chantilly au twist, la jeune fille présumée exsangue (et donc morte) n’est autre que la femme que son père s’apprête à épouser le jour même…

12 ans plus tard, voilà qu’on lui demande de se battre contre Christopher Lowe, le frère de la supposée victime. Temple refuse encore et toujours quand un soir, une jeune fille l’aborde (ajoutons la cerise sur la chantilly) Mara Lowe (supposée morte donc).

Elle lui offre un deal : la vérité contre la fortune de son frère. Entre colère et vengeance, le cœur de William vacille. Perso, j’aurais offert un dessert avec la chantilly et la cerise de tout à l’heure. Le sucre, ça adoucit les mœurs.

Voilà pour le twist. En soi, c’était plutôt une bonne idée. On peut imaginer plein de raisons variées qui auraient pu pousser la jeune Mara à fuir. Et on peut aussi imaginer mille stratagèmes auxquels Temple pourrait avoir recours pour soutirer la vérité (certains plus amusant que d’autres j’ajouterais même). Mais au résultat, j’ai beaucoup moins accroché aux personnages. Sans doute parce que même une fois le livre refermé, je n’arrive pas à avaler vraisemblable de ce qui s’est passé 12 ans avant notre livre (encore un coup des courgettes hallucinogènes!).

Mara s’accroche aux raisons qui l’ont poussé à fuir et au lieu de jouer carte sur table, elle cherche à monnayer, ce que je conçois. Mais j’ai du mal a croire qu’avec les arguments pécuniaires que possèdent Temple, il puisse y avoir ne serait-ce qu’un moment un doute sur la personne qui tient les cartes (métaphoriquement parlant). Et pourtant, Mara, elle y croit à mort!

Et parlons de ses raisons d’ailleurs, parlons de son frère (à baffer!). Ce dernier à donc tout perdu aux cartes, et selon la règle du club, souhaiterait pouvoir récupérer cette somme en faisant jouer la carte de la culpabilité « en plus tu as tué ma sœur tu me dois bien cela ».

Opportunité qui lui est refusé parce que Temple croit avoir tué sa sœur (et comme c’est pas un monstre il préfère laisser Christopher dans l’illusion qu’il a une chance). Sauf que… Sauf que (et là je spoile un peu) en fait ce babouin SAVAIT que sa sœur n’était pas morte et faisait non seulement jouer la carte de la culpabilité pour rien, mais avait participer à la ruine de la réputation de Temple pour peanut!!!

Et 12 ans plus tard, pour Chri-Chri d’amour (lire du sarcasme, bôôcoup de sarcasme) croit que toutes les fautes du monde sont de la faute des autres : il perd de l’argent au jeu, c’est de la faute de Temple, ou de sa sœur, le cas échéant…

Bref, dans l’histoire, le micmac d’improbabilités m’a fait un peu perdre de vue la formation du couple Mara/Temple. Ce qui est triste parce qu’il avait du potentiel le fameux Temple. Je veux dire, un type comme ça rongé par la culpabilité, qui essaye de trouver sa rédemption en cassant la figure à des jeunes idiots insouciants qui perdent leur argent au jeu (il casse donc la figure à des personnifications de lui-même de manière répétitive) (quelle profondeur philosophique) (qui a dit que la romance c’était pour les gourdasses?), ça a de quoi intriguer un max non?

Mais bon, je me console, parce que le dernier personnage du quatuor de canaille est au programme du livre suivant… et Oh Dear God qu’il me tarde!!!! Car quelques indices sont dilué ici et là, et ZE méga grosse surprise qui me fait trépigner comme jamais!!

Donc je vous souhaite une très bonne lecture,
Tam-Tam

Séduis-moi si tu peux

seduis-betme

(Réédition du 22/09/10)

Pour rester dans le thème abordé par Tam-Tam, je voulais parler de kilos en trop. Il faut dire que les auteurs de romance ont une conception intéressante du défaut physique. Passons sur les boucles indomptables, les taches de rousseur, la grandeur (à moins d’être une girafe, ça ne compte pas) ou les lèvres trop charnues, qui sont au défaut physique ce que le perfectionnisme est au défaut de caractère : de la fausse modestie mal placé. Les héroïnes sont rarement moches, à part cette pauvre Face de moineau, et si on se limite à la question du poids.. eh bien c’est encore plus édifiant!

La plupart du temps, notre héroïne est plutôt complexée car elle est trop mince pour la mode de son époque, et se lamente sur le fait que cette minceur s’accompagne d’une petite poitrine (plains-toi ma fille, au moins tu ne connaîtras pas le drame des seins qui tombent!)… Parfois, elle a des rondeurs, ce qui, en langage romance, se traduit par des hanches un tantinet plus larges que la moyenne et une poitrine opulente qui fait toujours baver d’envie les autres filles et laisse les hommes pantelants de désir! Et pire encore, ce que l’on voit souvent dans les historiques, un bon corset et hop, l’héroïne a une silhouette voluptueuse, dans les contemporains, elle décide de faire un régime (et n’a bien évidemment jamais aucune difficulté à s’y tenir) et hop, tout va mieux dans sa vie… Aaaargh!!! Alors, oui, la romance, ce n’est pas la vraie vie, mais moi j’aime bien pouvoir m’identifier à une héroïne moins que parfaite, un peu de justice dans ce monde de brutes à la fin, elle va déjà avoir son prince charmant, elle ne peut pas EN PLUS ressembler à un mannequin!
Soyons honnêtes, le poids, c’est sûrement l’un des pire cliché de la romance. Et cette fichue héroïne qui se trouve ronde est la plupart du temps tout ce qu’il y a de plus normale, et son complexe n’est rien d’autre qu’une excuse bidon de l’auteur pour justifier un « conflit » entre nos héros, ce qui prend à peu près aussi bien qu’une mayonnaise ratée! Je préférerai une héroïne bien dans sa peau et moins de rebondissements à 3 francs 6 sous, merci bien! Et en cherchant un peu dans ma bibliothèque, j’ai tout de même réussi à mettre la main sur quelques livres où l’héroïne est ronde, ne passe pas par un extreme-makeover/un régime draconien/Marraine la Bonne fée, et se contente d’apprendre à vivre avec le corps qu’elle a. Pleasure for pleasure, ou Le plaisir apprivoisé d’Eloisa James, Night play ou Jeux nocturnes de Sherrilyn Kennyon, et Bet me, de Jennifer Crusie.
J’avais déjà lu les 2 premiers, mais Bet me était dans ma pile à livre, c’était donc l’occasion de le dépoussiérer!
Et j’ai regretté d’avoir attendu si longtemps, je me suis régalée. Oui, le poids de l’héroïne est en question, mais c’est aussi et surtout une histoire géniale, avec une ex-fiancée psychologue qui développe une théorie bidon, un ex-petit-ami qui est le dernier des crétins, des familles qui m’ont fait adorer la mienne, un neveu intolérant au sucre (le pauvre), une héroïne qui a le job le plus sexy de la planète, actuaire (désolée Tam-Tam, c’est pire que comptable) et qui ne croit pas aux contes de fées, un héros avec une réputation de play-boy peu fréquentable et qui adore parier quand il est sur de gagner, des chaussures de folie (dignes d’une princesse, sauf la paire de mules à talon en plastique transparent avec des cerises sur les orteils…), une amie leste du sac à main, une obsession pour le poulet au marsala, un chat borgne et des boules à neige.
Et évidemment, Min, notre héroïne, se trouve trop grosse (si d’aventure elle venait à l’oublier 3 minutes, sa mère se charge bien de le lui rappeler), et elle suit religieusement les préceptes du régime Atkins, où on ne peut manger aucun glucide (pas de pain, de pâtes, de fruits, de légumineuses, de sucre, rien). Au passage, quelqu’un devrait expliquer à Min qu’il y a bien plus de calories dans le cocktail qu’elle avale en 3 gorgées que dans une bouchée de pain… Et Min vient de se faire larguer, à 3 semaines du mariage de sa sœur. Ô joie, elle va devoir aller seule à la cérémonie, et en plus sa robe est 2 tailles trop petite parce que sa mère espérait qu’elle maigrirait pour l’occasion.
Quand Min rencontre Cal, tout commence avec un pari. Et continue sur le même registre…
Et Cal est convaincu que si Min ne se trouve pas jolie, personne ne pourra l’en persuader, et qu’être sexy, c’est une attitude, pas une taille de robe. Voilà un discours qui a fait clic dans ma petite tête. Cal ne prétend pas une seconde que Min est mince. Il ne lui dit pas si elle devrait ou non perdre du poids Par contre, il lui dit d’arrêter de torturer son corps et son esprit avec un régime qu’elle ne fait que pour satisfaire sa mère (oui, car Min, si elle est un peu complexée, l’est plus par le regard de sa mère que par ses kilos en trop). Voilà une attitude autrement plus saine que de passer sa vie au régime pour de mauvaises raisons!
En prime, Cal (il n’est pas parfait non plus, rassurez-vous) et Min n’ont pas du tout envie de tomber amoureux l’un de l’autre. Et, comme souvent avec Jennifer Crusie, cela donne un cocktail détonant de dialogues à mourir de rire et de situations comiques qui ne tombent jamais dans le ridicule!
Bonne lecture,
Chi-Chi

Nos étoiles contraires

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Oui, vous ne rêvez pas… En ce mercredi je parle d’un livre. Mais comme c’est pas vraiment une romance de type « poney paillettes », Nos étoiles contraires (the fault in our stars) de John Green trouve plus sa place à Vera Cruz.

Oui, parce que ce n’est pas vraiment spoiler que de dire que l’histoire d’amour entre deux ado atteints de formes de cancer n’est pas la recette magique d’un happy end systématique. Néanmoins, le roman de John Green reste une très belle histoire, d’où sa présence ici.

La narration se fait à la première personne, du point de vue de Hazel Grace, atteinte d’un cancer à la Thyroïde avec des métastases sur les poumons, ce qui la force à trimbaler un bombonne d’oxygène partout où elle va, notamment au groupe de soutien où elle rencontre Augustus, en rémission (cancer des os qui lui a couté une jambe)…

Une jeune fille, un jeune homme… vous connaissez la procédure. Mais ici point de mievrerie gratuite, dégoulinantes de bons sentiments. Les deux héros et leur statut un peu particulier de survivants ne les ont pas transformé en personnification de la bonté et de la générosité (comme c’est parfois le cas dans la culture américaine). Non, ce sont des ados plein d’humour noir. Il faut dire que finalement, le morbide, ça leur est très familier.

Si bien que si vous aimez la voix du livre (ma comparse n’aime pas le style de John Green, donc je préfère prévenir), ce livre se lit avec une facilité déconcertante malgré la thématique.

En plus, l’adaptation filmique sort en juin. Alors quoi de mieux que de l’avoir lu pile poil avant?
Je vous laisse avec sa bande annonce.

Bonne lecture,
Tam-Tam

La fiancée offerte

Et oui me revoilà, c’est Little B. je viens aujourd’hui pour vous chroniquer « La fiancée offerte » de Julie Garwood.

Ce livre m’a été offert par Tam-Tam (évidemment)(je suis sure que vous vous en doutiez). Elle est devenue ma fournisseuse officielle de romances – ou si elle ne m’en fournit pas, elle me conseille avec Chi-Chi ! Je crois que les deux sont devenues des conseillères professionnelles.

Enfin je m’égare, je ne suis pas venue aujourd’hui pour vous chanter les louanges de Chi-Chi et Tam-Tam, j’étais venue ici pour vous parler de la « La fiancée offerte » et c’est donc ce que je vais faire. C’est un bon livre vraiment agréable à lire. et je l’ai lu pelotonnée dans mon canapé. Ce n’est peut-être pas la meilleure romance que j’ai jamais lu mais on passe un bon moment quand on la lit.

Cette romance se situe en 1066, dans l’Angleterre saxonne envahie par Guillaume le Conquérant ! Hummm moi personnellement j’adore les romans historiques, ce n’est pas du goût de tous mais bon enfin tous ça pour vous dire que c’est un historique !

Les deux héros de l’histoire sont opposés en tous points, elle est saxonne et lui est normand ; elle est belle et lui a le visage balafré! On ne retrouve pas le côté beau comme un dieu, mais en même temps on n’attend pas que la simple beauté de base. Il nous faut de la virilité. Il nous faut un homme plein de testostérone. C’est le portrait craché de Royce.

Bon je l’avoue ce n’est pas le roman qui vous donne le plus chaud partout. Ce n’est pas le roman qui vous permettra de couper le chauffage en hiver mais il se bat quand même bien! Et il a le caractère bien trempé.

Nicholaa aussi en un sens, mais plus piquant et rebelle. Tout en étant innocente en matière d’hommes, elle n’a rien de la jouvencelle effarouchée et soumise! Elle a plus d’un tour dans son sac et donne du fil a retordre à qui ose se mettre sur son chemin! Elle a la beauté d’une rose mais aussi les épines qui vont avec!

Royce est lui un gros dur au cœur tendre comme on peut s’y attendre ! C’est comme un bonbon au chocolat praliné, la coque en chocolat est dure mais praliné est tendre (je sais je suis gourmande). Il fait preuve d’une patience d’ange tout en ne se laissant pas faire par la demoiselle qui a décidément tout pour lui faire perdre la tête…

Royce doit capturer Nicholaa pour la ramener comme trophée à son roi qui lui fera épouser le meilleur de ses guerriers en organisant des joutes. Mais le destin en a décidé autrement. Il la capture comme prévu (même si la belle Nicholaa lui a donné du fil à retordre)(on peutmême dire qu’il a un peu pataugé dans la semoule). Enfin Après moult stratagèmes, moult duperies Nicholaa se fait quand même capturer par Royce. Lui jubile, elle sort ses griffes.

Les deux ensemble forment un bon cocktail Molotov et le voyage qui les mène au roi s’annonce pétillant et explosif! L’héroïne n’est pas soumise et c’est vraiment agréable!

Enfin ils arrivent. A La cour de Guillaume le Conquérant, une femme s’avance, entièrement vêtue de blanc, ses cheveux dénoués ondoyant sur ses épaules. C’est lady Nicholaa, la fière captive saxonne. Le roi a promis sa main au vainqueur du tournoi. Soudain, un cri perçant déchire le silence. Nicholaa se retourne. Une petite fille hurle de terreur : le bas de sa robe vient de prendre feu ! La belle Saxonne se précipite, prend l’enfant dans ses bras, éteignant les flammes de ses mains nues. Devant l’assemblée pétrifiée, le roi annonce alors : – J’avais autorisé mes chevaliers à combattre pour votre main. Votre courage m’a fait changer d’avis : c’est vous qui aurez le choix….

Qui va-t-elle donc choisir!!!??? Suspense, suspense!!
Pour connaître la suite de ce roman il va falloir le lire, allez bonne lecture !!!
Little.B

PS (de Tam-Tam): Je me suis permise de mettre le montage des couvertures de ce livres (Merci Boulevard des Passions) parce que ça me fait toujours bien rire. Little B. ne le savait pas, mais c’est un peu comme si elle avait participer au challenge de Cess! Je veux dire cette première couverture, c’est quand même sacrément kitchouille!

Magie Irlandaise


(Réédition du 02/09/10)

Nora Roberts est une star de la romance, nous l’avons déjà établi… Elle a ses fans, ses moins-fans, et ceux qui ne l’aiment carrément pas, mais c’est probablement l’une des auteurs les plus prolifiques… Et personnellement, j’aime bien. Surtout ses trilogies.

Et surtout, la trilogie des Gallagher d’Ardmore, ou Magie Irlandaise, comme l’avait traduit notre ami J’ai lu dans l’ancien temps… Soit, Jewels of the sun, Tears of the moon, Heart of the sea. En francais, Les joyaux du soleil, Les larmes de la lune, Le cœur de la mer (le premier qui dit Titanic sort d’ici).

C’est avec eux que je suis tombée amoureuse de l’Irlande. Et comme Tam-Tam vous l’a dit, dans mon jeune temps, moi aussi je croyais que l’Irlande c’était une lointaine contrée exotique, un pays de mythes et de légendes, où même moi je pouvais croire aux contes de fées. On ne le croirait pas comme ça, mais dans la vraie vie des gens réels, je suis plutôt pragmatique et terre à terre, du genre à me souvenir que j’ai mis du lait sur le feu et à prévoir dans mon sac de Mary Poppins de quoi parer à n’importe quelle invasion extra-terrestre impromptue. Mais cet été, j’avais envie de magie…

J’ai donc ressorti mes précieux Nora Roberts et en relisant toute la série à la suite, j’ai cherché à chaque page le souvenir des Gallagher, lus il y a déjà très très longtemps : Aidan, Shawn et Darcy. Deux frères et leur sœur, chacun son livre, sur fond de légende celtique, dans un cadre idyllique, avec une pointe de surnaturel.

Toute la série s’articule autour d’un mythe local, la légende de l’amour qui a lié Carrick, prince des fées, et Lady Gwen, simple mortelle vivant dans un village de pêcheur. Cet amour contrarié est le fil conducteur de toute la série, car sur nos deux amoureux mythiques pèse une malédiction qui les sépare au-delà de la mort et qui ne pourra être brisée que lorsque par trois fois, deux cœurs se rencontreront et s’accepteront, qualités et défauts, sans réserves, et se promettront un amour de légende. Autant dire, quelque chose de très simple!

A Ardmore, où vivent les Gallagher, cette légende est bien connue, elle est considérée comme partie de l’histoire locale, et au moment où se déroulent nos livres, 300 ans se sont écoulés depuis les « faits », et nos amoureux attendent toujours d’être délivrés.

Au début du premier livre, nos héros sont bien innocents et ne savent pas encore que ce sont eux qui ont été choisis pour lever cette petite malédiction. Le frère aîné de la famille, Aidan, gère le pub local et tient le bar, son frère Shawn s’occupe des fourneaux entre deux compositions musicales et sa sœur Darcy règne sur la salle en rêvant de voyages. Le suspense est évidemment insoutenable pour vous mes chers lecteurs, Aidan va-t-il trouver l’amour? Je vous rassure tout de suite, la réponse est OUI! Shawn et Darcy aussi, évidemment… Et à la fin, Carrick et Lady Gwen se retrouveront, enfin libres de s’aimer jusqu’à la fin des temps.

Je pourrais détailler comment Aidan rencontrera Jude, comment Shawn et Brenna finiront par dépasser leurs différences, comment Darcy et Trevor parviendront a se faire confiance. Mais en fait, le vrai sujet de cette trilogie, bien plus que les histoires d’amour de nos héros, c’est l’Irlande et ses légendes…

Nora Roberts utilise sa plume poétique pour détailler les us et coutumes locaux, et nous brosse une véritable image d’Épinal… Lire cette trilogie, c’est se promener dans un enchantement féerique, c’est avoir envie de croire à nouveau aux légendes, aux amours qui traversent les siècles, c’est se promener dans un pays ancien et écouter chanter les pierres des monuments celtes, prêter l’oreille à des traditions aussi vieilles que les paroles qui nous les ont apportées. Et à travers chacun de ces mots, découvrir un pays, une tradition, une culture, une ambiance qui est peut-être romancée, mais comment ne pas l’aimer?

Et ma chère Tam-Tam, voila, rien que pour toi, une de mes belles envolées lyriques! ^_^

Ces livres m’ont donné envie de visiter l’Irlande et d’aller y voir si moi aussi je pourrais peut-être épouser un irlandais, aller vivre dans un village de pêcheur et passer toutes mes soirées au pub avant de rentrer dans mon cottage de conte de fées… Et puis non, j’ai fini par guérir de cette maladie étrange, finalement je reste citadine, mais la trilogie Magie Irlandaise est et restera toujours mythique à mes yeux… D’ailleurs, elle devrait être proposée dans toutes les agences de tourisme irlandaises, et je ne serais pas surprise que l’auteur ait des parts dans les compagnies aériennes pour s’y rendre!

Chi-Chi

Ballade à Hyde Park

Aujourd’hui, je vous emmène en ballade à Hyde Park, haut lieu de sociabilisation dans la régence anglaise et petit bijou de verdure au coeur de Londres. Et comme une image vaut mille mots, je vous laisse sans plus attendre vous imaginer dans une romance de Juia Quinn, entre les roseraies (certes un peu nues en cette saison) et le Serpentine, au lever d’un petit matin d’hiver…

(comment ça je fais ma flemmarde??!)

Bonne journée,

Chi-Chi (débordée)

2014-02-05 09.13.19

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A taste of magic?

C’est dimanche soir et cela faisait longtemps que je ne m’étais pas trouvée dans cette situation : pas d’article pour demain matin… il faut dire qu’en dépit du ralentissement du rythme des articles ici, le déménagement et tous les changements de vie qu’il a entrainé m’ont un peu mis la tête à l’envers. Alors lire oui, mais écrire, nettement plus difficile !

J’ai pourtant sous le coude un Penny Reid, et un Miranda Neville, tous deux de très bonne qualité et qui mériteraient une belle chronique… Enfin, la semaine prochaine parce que là, je vais vous parler de mon activité d’hier soir :
Lire une romance suggérée par une copine.

Lecture commune acceptée sans avoir lu le résumé ni cherché à en savoir plus. Erreur fatale !

Cela s’appelle A taste of magic et aurait pu avoir comme sous-titre An after taste of tragic…

Vous voulez la check liste de tous les clichés de la small town romance ?

Aucun souci, Tracy Madison est là pour vous.

  • Héroïne propriétaire de sa pâtisserie (femme d’affaires avisée mais dans une discipline assez rose pour ne pas faire fuir les mâles potentiels)
  • Un associé qui est gay (pour que vous ne fassiez surtout pas la confusion avec le héros) et marié avec un designer d’intérieur (parce que les gays sont tous pâtissiers ou designers d’intérieur)
  • Héroïne forcée par un malheureux concours de circonstances de réaliser le gâteau de mariage de son ex et de la femme pour laquelle il l’a quitté (parce que refuser une commande ce n’est même pas envisageable, elle va très bien merci et elle est au-dessus de toutes ces mesquineries, elle, madame)
  • Grand-mère trop top méga cool et originale qui porte des baskets rose fuchsia au grand scandale de la mère/fille,  qui est bien trop conventionnelle pour comprendre quoi que ce soit à la vie
  • Carte de vœux avec des paillettes (ah non pardon c’est un cliché que j’approuve là, on a jamais assez de paillettes dans la vie) (mais T. ne serait pas d’accord avec moi)

Et cela continue à l’avenant car l’héroïne qui est magnanime, veut bien faire le gâteau de mariage mais son vœu d’anniversaire, c’est de se venger de son ex, par exemple si l’univers voulait bien le rendre impuissant, ça serait assez chouette. Pour la magnanimité on repassera.

Héroïne (oui franchement je ne me souviens plus de son nom et cela ne changera rien à l’histoire) (surement un truc bien bon genre et classique, comme Jane ou Kate) est un peu geek aussi, histoire de contrebalancer les cupcakes et les paillettes : elle est fan de Buffy (et pourquoi pas une fan de tuning pour changer, non ?) (non que je n’approuve pas ses choix – Buffy c’est bien comme tout ce que fait Joss Whedon, mais cela manque cruellement d’originalité)

Retour sur la famille de bon américains moyens bien comme il faut digne de 7 à la maison. Papa est travailleur et affectueux même si il ne le montre jamais, Maman est conventionnelle et elle règne sur la maison – la cuisine c’est SON domaine.

Le héros maintenant. On lance les paris sur son métier ? Allez, un guy next door bien sous tous rapports, c’est évident. Un charpentier ? Un flic ? Ben oui, gagné, un flic. Non parce que là encore, s’agirait surtout de ne pas ruiner le fantasme de la lectrice. Et le CEO c’est trop intimidant pour notre héroïne. (oui en romance on a trois types de héros – le manuel, l’intello et le chef – et on ne case pas un intello avec une pâtissière, c’est boring!)

Puis vous voulez savoir comment elle le rencontre ? Simple. Il la surprend alors qu’elle s’est coincé en essayant de rentrer chez elle par la fenêtre de la salle de bain. Vu le nombre de romances qui en parlent, je commence à croire que c’est vraiment une technique imparable, je vais songer à faire ça, mais seulement la prochaine fois que j’aurais trop bu et que je porterai une mini-mini-jupe de la mort, histoire qu’il fasse connaissance avec mon postérieur en premier. Manière d’être certaine qu’il ne m’aimera pas que pour mon physique, tout ça…

Détails à tous les étages, vous saurez par le menu quels gestes sont nécessaires pour prendre une gorgé d’eau lorsque la bouteille se trouve encore dans le frigo (c’est comme cette blague géniale – comment on met un éléphant dans un frigo ? on ouvre la porte, on met l’éléphant, on referme la porte. Et comment on met une girafe dans un frigo ? On ouvre la porte, on sort l’éléphant, on met la girafe, on referme la porte. Quoi elles sont pourries mes blagues ? Bande d’incultes…). Comment se faire un shampoing aussi, mais seulement si il a une odeur de pomme, sinon cela ne marche pas. Et précisez bien pour ne pas oublier le soin démêlant en fin de douche !

Stop, une qualité, enfin. Notre héroïne aime ABBA ! Ouf, on est sauvé, entre ça et les paillettes, je l’aime bien finalement. Non, je plaisante. Qu’elle dégage, encore une TSTL !!!

Et puis elle donne des noms à ses sex toys. Parce que c’est une femme libérée et qu’elle a une collection de sex toys – un seul n’aurait pas suffi (si vous ne voyez pas comment elle en utilise plus qu’un à la fois, c’est que vous ne lisez pas assez d’erotica)! Faisons donc connaissance avec Sultry lights, qui fait double emploi avec un stroboscope…

Le héros a un neveu qui est fan de lui. Genre fan qui vante ses mérites à la première cruche qui se pointe à la porte avec un panier de muffins (banane noix en plus les muffins, comme s’il y avait une seule variété en dehors du chocolat – on offre des muffins à quelqu’un c’est du chocolat ou rien, non mais quelle éducation, je vous jure) !  Neveu qui parle comme un gamin de 3 ans mais qui a le droit d’ouvrir la porte tout seul. Explication, quelqu’un ?

Puis l’héroïne apprend que son ex n’a pas pu avoir d’érection un soir pendant sa lune de miel. Déjà, d’où elle apprend des choses pareilles ? Non mais les gens n’ont pas mieux à faire ? Et là, attention, truc de malade, elle se dit… ben que sa grand-mère est une sorcière qui a jeté un sort pour réaliser son vœu d’anniversaire.

Oui oui parce que c’est tellement évident quand même quand on est aussi rationnel que notre héroïne, que la magie soit la 1ere explication plausible devant une situation pareille ! Une panne, une seule. Une fois. Mais c’est certain, c’est de la MAGIE.

Oui, je vous ai menti, vous n’aurez pas la check liste complète des clichés de ce livre parce que moi, je l’ai reposé à la page 38 !!

A taste of magic ne passera pas par moi, je m’en vais retrouver mon Courtney Milan en cours, et je vous souhaite une bonne semaine avec, je l’espère, de meilleures lectures que moi !

Love,

Chi-Chi

PS : Cette couverture… Est-ce qu’elle n’a pas les lèvres les plus flippantes de toute l’histoire de l’humanité???!!!

L’amour et tout ce qui va avec

(Réédition du 30/08/10)

Il s’est passé quelque chose d’exceptionnel dans ma vie récemment… Une nuit blanche. Une vraie de vraie. Où l’on voit le jour se glisser timidement entre les rideaux sur les coups de 6h du matin parce que le livre est trop prenant. Cela faisait longtemps que cela ne m’était pas arrivé! Et avec « All I ever wanted » de Kristan Higgins (traduit chez Harlequin par L’amour et tout ce qui va avec), j’ai une fois de plus la preuve que pour faire une belle histoire d’amour, il n’est pas toujours besoin de vampires sexys, d’espions occupés à sauver le monde, de voyages dans des contrées exotiques, de situations invraisemblables dignes des pires scénarios hollywoodiens (ne vous méprenez pas, j’aime beaucoup les navets hollywoodiens et les scénarios tirés par des ficelles trop grosses pour que la décence m’autorise à les qualifier ici). Mais parfois, une histoire qui ne tourne que autour d’un homme et d’une femme, posés dans un décor crédible, se découvrant mutuellement, c’est appréciable. Et plus encore, je trouve qu’on y voit clairement la qualité de l’auteur, qui ne peut pas se cacher derrière des explosions, des conflits d’espèces, un changement de décor, j’en passe et des meilleures…

Avant toute chose, je dois prévenir que ce livre est écrit à la première personne. C’est quelque chose qui me dérange plutôt d’habitude, mais ici, après 5 pages, je n’y ai plus du tout fait attention… Ne vous laissez pas rebuter par ce détail, ce livre est l’un des plus « cute » que j’ai lu depuis un moment! Et parce que je n’ai pas su choisir ce que j’avais le plus aimé dans ce livre, j’en ai fait une vraie liste. Votre attention s’il-vous-plaît :

  • Parce que Callie, bien que très spontanée et optimiste, n’est pas naïve, ni sotte, c’est un personnage avec une vraie profondeur, une substance qui se construit doucement au long du livre, et non pas expédié en quelques pages, comme si l’auteur essayait de nous faire une biographie de son héroïne. Et parce que grâce à cela, elle est cohérente. Quel soulagement, une femme saine d’esprit et dont je comprend TOUTES les réactions! Et en guise de Jiminy Cricket, Callie est dotée de Michelle Obama et de Betty Boop… Qui n’aimerait avoir des voix pareilles en guise de conscience?
  • Parce que Ian ne ressemble pas aux héros habituels de romance. Il ne dégouline pas de testostérone. Il n’est pas charmeur. Même pas un peu, sur un malentendu ou rien du tout. Mais ce n’est pas non plus un ours mal léché, ni un rêveur toujours dans la lune, ni un maladroit qui dépareille ses chaussettes, ni un renfermé blessé par un passé tragique dont il ne se remet pas. Mais c’est un peu tout cela en même temps. C’est ce qui le rend si réel à mes yeux.
  • Parce que la famille de Callie… Les mots me manquent! Atypique, jamais bêtement ridicule, à la limite de la crédibilité (et du mauvais coté de la ligne franchement), drôle, drôle, drôle. J’ai mentionné drôle?
  • Parce que tout n’est pas rose et chatoyant dans la vie de Callie. Déjà, Mark!!! Mark, le boss, ex-petit copain, amour sans espoir… Muriel, et Fleur, les collègues de rêve. Ou de cauchemar, selon le point de vue… Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais ma vie étant totalement rose et chatoyante, j’aime bien lire des histoires où il arrive aux personnages plein de malheurs, pour rétablir l’équilibre entre ma vie parfaite et la réalité! Non? Non. N’empêche, j’apprécie l’auteur qui se donne la peine d’explorer les nuances de gris dans le monde, la marge d’erreur de ses personnages, les petits malheurs de la vie quotidienne, tout ce qui fait que ces gens-là, ce pourraient être nous, nos voisins, nos collègues, n’importe qui finalement!
  • Parce que tout cela se passe dans une petite ville, mais que l’auteur n’en profite pas pour nous faire une campagne de pub effrénée sur les mérites divers et variés de la vie dans une petite ville américaine, en opposition avec la grande méchante ville sournoise et anonyme.
  • Parce qu’il est question d’animaux, sans jamais dégouliner de bons sentiments du genre « il aime les chiens, c’est forcément un type bien » ou « bouhhh le vilain, mon chien ne l’aime pas, c’est un sale type ». Caricature? Qui a dit caricature? Je ne vois pas de quoi vous parlez…
  • Parce que le dindon. Je ne dirais que ça. J’ai un faible pour les dindons. D’ailleurs si vous pouvez me recommander des bons livres avec des dindons dedans…
  • Parce que Callie a un rocking-chair (chaise à bascule pour les gens normaux, mais avouez que c’est moins glamour comme appellation). Et moi j’aime les rocking-chair, ça me donnerait presque envie de déménager à la campagne pour bercer des bébés sur un porche, en regardant le soleil se coucher sur la forêt à perte de vue. Presque.
  • Et enfin, parce que ce livre est vraiment, vraiment bien écrit, sans grandiloquence, sans effets de style hasardeux tirés à la loterie, avec la pointe de douceur et de poésie qui touche, et qui fait que l’histoire, tout en étant crédible et réaliste, nous fait rêver. Et grâce à cela, pendant 409 pages, j’aurais voulu être Callie.
J’ai refermé ce livre vers 6h37 du matin. A 6h40, j’avais commandé 2 autres livres de Kristan Higgins. A la minute où j’écris ces lignes, je guette le facteur…
Chi-Chi