Papa Longues Jambes

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(Réédition du 28/10/10)

La première chose que je regarde, lorsque je vais chez quelqu’un pour la première fois, c’est la présence de livres. Peu importe le genre de littérature, mais une maison ou un appartement sans livres me semble vide. Froid. Sans vie. Lorsque je regarde une émission de déco à la télé, la question qui me préoccupe toujours le plus est la suivante : mais où mettent-ils leurs livres??! Et pour ceux qui en ont, pourquoi le décorateur s’obstine-t-il à les dissimuler? Il paraît que ce n’est pas harmonieux visuellement, une bibliothèque!

Je suis choquée par cette idée, mais du coup, je me suis demandée… Pourquoi, alors que certaines personnes n’imaginent pas vivre sans des bibliothèques surchargées, d’autres n’ouvrent jamais un livre? De qui tenons-nous notre goût pour la lecture? Qu’est-ce qui a rendu certains plus sensibles que d’autres au pouvoir des mots, de l’imagination? Est-ce prédestiné, génétique? Héréditaire? J’ai tendance à croire que c’est une bonne dose de prédisposition assortie d’un héritage favorable.

C’est ma mère qui m’a appris à lire, avant que je n’aille à l’école. Sans être une grande lectrice elle-même (trop d’enfants, pas le temps), elle avait un sain respect pour les livres. Et bien sur, elle m’a lu des histoires dès mon plus jeune âge.

Mon père, c’est autre chose, c’est un malade de lecture. Mais des choses très sérieuses, qu’il ne partageait pas avec nous. Pensez, il n’y avait même pas d’images dans ses livres, ou alors parfois quelques photos ennuyeuses, du genre un chameau au milieu du désert, ou un portrait de vieux monsieur en noir et blanc… Mais même comme cela, il m’a transmis un rapport bizarre au livre : lors des nombreux déménagements de mon enfance, et malgré le poids et les difficultés que cela pouvait entraîner, nous avions des dizaines de cartons de livres à emmener avec nous à chaque fois. Les livres étaient à la fois le boulet du déménagement, et l’élément familier qui symbolisait notre maison, où que nous soyons. D’aussi loin que je me souvienne, dans tous les lieux où nous avons vécu, il y avait toujours des livres dans toutes les pièces : chambres, bureau, bibliothèque, couloirs, entrée, sous-sol…

Pour l’entourage moins proche, même problème : chez les grands-parents, d’un coté, de l’autre, chez les oncles et tantes où nous allions en vacances… En ce qui me concerne, je crois que c’est un peu tout cela réuni qui m’a contaminée et a fait de moi une lectrice avide. Ce serait donc l’environnement? Oui, mais pas seulement. Les résultats n’ont pas été les mêmes par exemple entre mes frères et moi. Mon grand frère est comme mon père, il lit beaucoup, des choses très sérieuses, l’un de mes petits frères n’aime pas vraiment la lecture.Et moi, eh bien je lis de la romance, il paraît que cela ne compte pas. Mais je « consomme » tout de même entre 4 et 8 livres par mois!

Plus que n’importe qui, je crois que c’est ma mère qui m’a transmis ce virus, c’est elle la responsable du temps que je passe encore aujourd’hui le nez plongé dans un livre, et elle m’a donné en héritage des livres qu’elle avait elle-même aimé. Je vous ai déjà parlé d’Anne, il est temps de s’intéresser à Judy, l’héroïne de Daddy Long-legs (Papa Longues Jambes) de Jean Webster.

Jerusha Abbott, aka Judy, a grandi dans un lugubre orphelinat américain, circa 1900. Trouvée bébé, son nom a été choisi par Mrs Lippett, la directrice : Jerusha vient d’une tombe, et selon Mrs Lippett, c’est un prénom « solide », quand à Abbott, c’était le 1er nom dans l’annuaire! Ses 18 ans approchant, Judy devrait bientôt quitter l’orphelinat pour un métier fort enviable, genre domestique, domestique ou domestique. Et en attendant, elle s’occupe des petits de l’orphelinat… Un jour, Judy, que l’on n’appelle pas encore Judy mais plus sagement Jerusha, est convoquée chez la directrice.

Sa vie va changer ce jour-là : l’un des « bienfaiteurs » de l’orphelinat a décidé de s’intéresser à elle, et parce qu’il trouve qu’elle écrit bien, qu’elle a de l’esprit, et du coup, le potentiel pour devenir écrivain, il a décidé de lui payer des études à l’université! Judy se disant que c’est une perspective d’avenir nettement plus enviable que domestique (et elle a bien raison), accepte aussitôt! Seule condition à cette bourse d’études providentielle, notre héroïne doit envoyer à son bienfaiteur une lettre mensuelle sur ses activités diverses et variées.Parce qu’il souhaite rester anonyme (les lettres sont à adresser à M. John Smith – qui ne répondra jamais), Judy décide de le surnommer « Papa Longues Jambes », en référence à sa grande silhouette dégingandée, à peine entre-aperçue.

La suite de l’histoire nous est alors racontée à travers les lettres que Jerusha (qui devient enfin Judy) envoie, racontant son installation à l’université, ses cours, ses exploits sportifs, ses voyages, ses premières tentatives d’écrivain, sa rencontre avec un charmant jeune homme… Le style pétillant et malicieux qu’elle utilise dans ses lettres émaillées de petits dessins (de la main même de l’auteur), nous entraîne au fil de ses années universitaires, vers ses projets d’avenir, son émancipation de femme… Et bien évidemment, à la découverte de l’identité de ce mystérieux Papa Longues Jambes!

Ce roman est un classique de la littérature nord-américaine, maintes fois adapté en film et en dessin animé. Pour prolonger le plaisir, il existe également une suite, Dear Enemy, ou Mon ennemi chéri, qui est bien moins connue, et nous raconte l’histoire de Sally, la meilleure amie de Judy à l’université. Et sur le sujet, je vous fait partager l’avis d’une autre guest-star, Pirouette :

« Côté réflexions sur l’éducation et idées philosophiques, il y a plein de commentaires sur l’influence de l’hérédité, de l’environnement, les méthodes d’éducation plutôt douces (par rapport à celle de Mrs Lippett) et les bienfaits d’une bonne hygiène de vie : aérer les salles, envoyer camper les garçons dehors, varier la nourriture, faire travailler les enfants soit aux champs, soit à la cuisine, à la couture, etc. C’est vraiment très intéressant. Et on peut l’écouter sur librivox.org (NdA : pour les fans des audio-books, donc pas moi!). L’auteur fait référence à Montessori et à d’autres théories de l’éducation. C’est assez avant-gardiste pour l’époque. Elle insiste encore une fois aussi sur le suffrage des femmes, ou plutôt le fait qu’elles n’aient toujours pas le droit de vote. L’horreur!! L’auteur a l’air de croire que l’éducation peut tout changer et sauver tout le monde ».

Si ces livres ont survécu à l’épreuve du temps, c’est bien parce qu’au-delà de la romance, on y trouve différents niveaux de lecture!

Et j’espère bien que si j’ai un jour une fille, elle aussi les aimera, et les conservera précieusement, dans sa maison envahie par les livres (oui, je souhaite avoir des enfants qui hériteront de la maladie familiale)… En attendant, si vous n’avez pas encore lu Papa Longues Jambes, et sa suite, précipitez-vous chez votre libraire!

Bonne lecture,

Chi-Chi

Daddy Long Legs, le film

Daddy long legs-film

J’ai des envies étranges ces derniers temps. J’ai envie de Cary Grant, Paul Newman, James Stewart et autres Fred Astaire. J’ai envie de pantalon taille haute et de cheveux plaqués… J’ai envie de retro et de vintage dans mon cinéma!

julie-jervis
Et c’est par un bel après midi nuageux que, munie de ma super tasse remplie de thé délicieusement chaud, j’ai commencé le visionnage de la version Hollywood de « Daddy Long Legs » avec Fred Astaire et Leslie Caron…………….

……………………………….. *silence gêné*
………….. *Tam-Tam pose sa tête sur le bureau de désespoir*

Comment dire…
Beuark.

Voilà, « beuark » résume bien la situation.
Et il ne m’aura même pas fallu une demie-heure pour pousser mon premier râle de frustration.

Poster - Daddy Long Legs (1955)_06
Pourquoi?

Parce que Jerusha se transforme en « Julie André » et de Daddy Long Legs la trouve dans un orphelinat paumé au milieu de la cambrousse française des années 60. Julie et tous les autres enfants sont habillés de pied en cap de vichy bleu marine, et il n’y a ni téléphone ni eau courante. Genre bonjour le cliché!!!

Ensuite, je ne sais si ce sont les chansons et autres scènes dansantes, ou le fait que certaines ont sans doute été créées par des scénaristes en plein trip LSD, que vraiment Fred Astaire fait vieux lubrique à côté de la Leslie Caron, que cette dernière fait godiche de première ou que leur histoire soit carrément creepy sur la pellicule, mais beuark!

Voilà, c’est dit. J’ai regretté d’avoir pris un thé et pas une boisson plus forte.

Là où le livre est émouvant (d’ailleurs on vous en parle vendredi), la version Hollywood du classique Papa Longues Jambes est a éviter (sauf si vous avez une bouteille de vodka et des envies de laisser parler votre sarcasme un soir de désœuvrement)!

Bon mercredi,
Tam-Tam

Sizzle and Burn


Jayne Ann Krentz, cela fait une éternité que je n’ai rien lu de nouveau d’elle.
D’ailleurs, maintenant que j’y pense, je n’ai rien lu d’Amanda Quick (son alter ego historique) depuis la nuit des temps non plus.

C’est simple, après une réflexion intense, les derniers livres que j’ai lu d’elle faisaient tous parties de la série « Société Arcane ». Et si je n’ai rien contre une touche de paranormal dans la romance (il n’y a qu’a voir mon amour des Dark Hunter pour savoir que l’improbable, et l’imaginaire, j’aime), je ne peux qu’en déduire que j’ai fini par me lasser…

Pourtant, après relecture de ma chronique de « La couleur du mensonge » (oui, je relis mes chroniques, parce que j’ai un cerveau auquel je ne fais plus vraiment confiance), cela avait l’air sympathique comme thématique…

Alors j’ai ressorti « Sizzle and burn », le second opus du versant contemporain de la série « société Arcane ».
Le pitch de la série? Les héros ont des capacités sensorielles hors normes. C’est un peu la version AQ-JAK des X-men, pour faire simple. Et un peu comme dans X-men, la société Arcane (les gentils) doit faire face aux magnigances de la société Nightshade (les méchants)(je me demande si la VF a traduit par « l’ombre de la nuit). Tout est noir et blanc, mannichéens, simple à comprendre, vraiment.

Dans cet opus, il est question de Zack Jones qui lorsqu’il touche les objets, ressent les émotions du précédent utilisateur à travers des visions. Par exemple, un crime est commis, si l’arme du crime est retrouvée, Zack peut ressentir le plaisir que le meurtrier a eu lors du coup de grace (trop top comme talent hein?).

Zack est donc envoyée par l’agence de detective du paranormal (j’adore voir à quel point cela sonne cliché quand je l’écris ici, alors que dans le livre ca se veut hyper dark et sérieux) pour se renseigner sur les circonstances de la mort de la tante de notre héroïne, Raine Tallentyre (qui elle entends la voix intérieure des psychopathes lorsqu’ils sont en proie à des émotions intenses)(la encore, trop méga cool comme talent, pas du tout sources de cauchemars).

Pourquoi cette mission? Parce que le père de Raine, en son temps, avait travaillé sur une formule formule chimique légendaire et que Fallon (le marionnettiste de J&J, l’agence de détectives) pense que c’est lié.

Car c’est là tout l’enjeu de la lutte entre Nightshade et Arcane. La fameuse formule de la légende. Une formule capable de booster les capacités paranormales (une sorte de stéroide pour X-men si vous voulez). Mais cette dernière est très instable, et a des conséquences dramatiques pour celui qui en prends (comprendre, la drogue, c’est mal).

Une chose en entrainant une autre…. Raine et Jack se rapproche, et entre deux courses poursuite, c’est feu d’artifice dans la casba, étincelles and co. Bien entendu, tout était lié. Les vilains deviennent barges (genre overdose) mais Nightshade reste toujours aussi mystérieuse (une ombre mystérieuse, je me marre).

Blague à part, j’aime bien le livre. Et à sa relecture (en audiobook) en VO, je déplore même qu’il ne soit traduit. Parce qu’on passe un bon moment.

Après, le paranormal, faut adhérer… C’est peu crédible toutes ces visions et voix que nos héros entendent, mais cela leur permet de connecter à un niveau, que nous autres pauvres mortels, ne pouvons comprendre (en gros, sous les draps, c’est du jamais vu)(la vie est trop injuste, je sais).

Je dois avoir Running Hot quelque part (genre une pirouette me l’aurait prété je crois). Je vais faire des fouilles archéologiques de mes affaires et partir l’écouter. Je vous dirai ce qu’il en est. En attendant, il vous reste celui là à lire!

Bonne lecture,
Tam-Tam

Lieutenant Eve Dallas, la série


(Réédition du 25/10/10)
Lorsqu’on parle de classique en littérature, on fait souvent référence à des auteurs dont la qualité et le mérite font l’unanimité. On parle de Victor Hugo, James Joyce, Shakespeare, Cervantès ou Goethe… On parle d’auteurs qui sont (ou seront) au programme du Baccalauréat…

De mon côté, j’ai toujours trouvé cela assez réducteur de ma définition personnelle du classique de bibliothèque :
Dans ma bibliothèque, un classique est un livre que j’ai lu, relu, re-relu… offert, conseillé… C’est le livre vers lequel ma main est attirée les jours où ma PAL ne me tente pas.
C’est mon remède contre la morosité un jour de grisaille, ou mon fixe de bonne humeur…
La chose étrange avec mes classiques, c’est que non contents d’évoluer au cours du temps, c’est une liste qui peut contenir des titres surprenant… J’ai relu hier Naked in Death (Lieutenant Eve Dallas) de J.D. Robb et j’ai regoûté les plaisirs d’une enquête en compagnie d’Eve Dallas. Pourtant, ma relation avec notre lieutenant préférée n’était pas gagnée, loin de là !
Mais je sens votre perplexité, aussi vais-je tout vous expliquer…
La première fois que je suis tombée sur un Nora Roberts Eve Dallas, ce dernier était dans une collection J’ai Lu des plus rose Barbie et le synopsis en 4ème de couverture situait l’action dans le futur, ce qui a eu le don de me faire reposer l’ouvrage, au profit de ma première nuit blanche dont je vous ai déjà parlé… Dans mon esprit, Nora Roberts est restée pendant longtemps associée avec cette série futuriste de thrillers.
Il a fallu l’arrivée de la première trilogie irlandaise chez J’ai Lu pour réhabiliter cette auteur prolifique, sans parler du fabuleux Three Fates – La fortune des Sullivan dont nous parlerons un jour… Mais alors même que je me jetais sur tous les ouvrages de Madame Roberts, je ne pouvais me résoudre à essayer la série de Mademoiselle Robb.
Jusqu’à un lundi pluvieux de Cornouailles (ouhhh la belle redondance ^^), où ma bibliothécaire me glisse en aparté qu’elle a lu un livre magique pendant le weekend qui lui a fait oublier que son chat a des problèmes de goutte (là encore, je vous ai déjà parlé d’Alice).
Je m’enquiers du titre de la merveille… et là, stupeur, il s’agit de Naked In Death de J. D. Robb. Alice, ma chère Chi-Chi, c’était un peu toi, mais en version fleurie à l’anglaise, avec de petites lunettes et un cardigan grenat couvert de poils de chat qu’elle portait systématiquement sur ces frêles épaules par temps pluvieux (i.e. en permanence). Et tout comme je suis les conseils de Chi-Chi les yeux fermés, j’ai fait fi de mes réserves, j’ai emprunté le livre, et je suis rentrée chez moi… sous la pluie…
Par pur esprit de contradiction, je n’ai pas sauté sur le livre pour le lire… loin de là. Je m’y suis résolue le dimanche, n’ayant plus que cela à ma disposition…
Et ce fut la révélation !
J’ai découvert une ambiance bien particulière. J’avais fait la grimace à l’idée de lire une histoire se situant dans le futur, ce détail a finalement participé à me faire entrer dans l’histoire.
Nous découvrons avec délices dans ce premier tome Eve, lieutenant de la police de New York sur une enquête de meurtres en série de prostituées. Au détour de ses investigations, elle tombe sur le millionnaire Roarke. D’interrogatoires en alibis, des liens se tissent (à son esprit défendant, Ltd. Dallas n’est pas du genre à donner dans le sentiment !).
Par-delà l’enquête, qui au demeurant est bien menée, c’est la découverte de l’héroïne de la série et du couple mythique qu’elle va former avec Roarke qui m’a intriguée.
Eve est un personnage « mille feuilles », quand on a enlevé une couche, on en découvre une nouvelle. Elle est complexe, même pour les narrateurs omniscients que nous sommes. Et le premier livre de cette série nous titille juste ce qu’il faut de curiosité pour nous donner l’envie de la découvrir un peu plus dans chaque livre. On y découvre une femme qui se veut forte, qui pour se sentir maître de sa vie, tient les gens à distance. On y découvre une femme qui, en dépit de la prudence dont elle fait preuve, se retrouve « envoutée » par le charismatique Roarke.
Roarke… Comment ne pas tomber sous le charme ? Il est comme Cher ou Madonna, il est Roarke et rien d’autre. D’origine irlandaise, il s’est construit une fortune et un nom. Et croyez-moi, sur l’échelle Hugh Jackman, il se place définitivement en bonne position (même si la traduction le rétrograde quelque peu en l’appelant Connor, irk…) :
Il est beau, il est grand, il est musclé… coté corps de rêve, nous sommes parées.
Pour le côté mystérieux, la rumeur dit qu’il aurait acquis sa fortune de manière pas tout à fait légale. Mais qu’importe, chez Nora Roberts, les voleurs sont toujours des gentlemen, c’est bien connu.
Nous aurons bien des tomes en leur compagnie pour découvrir les différentes facettes des ces deux personnages et de leur comparses. Car c’est sans doute là tout le talent de l’auteur, de très bons personnages secondaires. Le capitaine Feeney (la figure paternelle de la série), le docteur Mira (la figure maternelle), la sympathique et musicale Mavis (on a toujours besoin d’une meilleure amie), et sans oublier le très coincé/antipathique/efficace Summerset, envers lequel j’ai une affection particulière – ce qui doit être un truc de maître d’hôtel, car déjà à l’époque de Batman, je fondais littéralement pour les « Master Bruce » d’Alfred…
Si le suspense version 2050 vous tente, Eve Dallas saura vous séduire !
Bonne Lecture
Tam-Tam

Tom Hiddleston et sa voix envoutante

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Cher Tom,

Tu permets que je t’appelle Tom? Merci, c’est fort urbain de ta part…
Je veux dire, j’ai quand même passé plus d’une semaine à me coucher avec toi, cela tisse des liens une intimité pareil. Et puis sa majesté le petit prince babille de plaisir au son de ta voix…

Donc voilà, mon cher Tom, j’ai un aveu à te faire.
Je t’aime.
Surtout quand tu murmures à mon oreille « I will be the first man to kiss you »…. Ahhhhhh, vite, mon éventail!

Qu’importe que ces mots ne soient pas vraiment les tiens mais ceux de Sally Gardner et son livre « The red necklace ». Qu’importe. Parce que le temps d’un livre, j’ai frissonné au son de ta voix qui racontait les aventures de Yann Margoza et Sido De Villeduval.

Et quelle performance mon cher Tom, toutes ces voix (y compris les féminines), tous ces accents si délicieusement rendus donnent vie à ce roman historique YA.

Reconnaissons à l’auteur le talent de son histoire, de ses personnages et de sa cohérence historique. Mais soyons honnêtes, je n’aurais sans doute jamais tenté ce livre sans toi. Alors merci, et vivement le prochain!

Très affectueusement,
Tam-Tam

PS: Pour ceux qui s’interrogeraient:

-The Red Necklace se passe à la période de la révolution. Yann et Sido contre le vil Conte Kaliowski.

-Oui, il y a bien la phrase « I will be the first man to kiss you », et clairement, je me la suis repassée plusieurs fois en oubliant complètement son contexte dans le livre. Shame on me!

-Si je devais faire un top 5 des meilleurs audiobooks, celui-ci en ferait parti, et ceci sans fangirling aucun!

Juste une mise au point

Oui, pardon, j’ai osé. Jeu de mot pourri dès le lundi matin, c’est violent…

Mais c’est l’heure d’un petit bilan des lectures de ces derniers mois, toutes celles pour lesquelles je n’ai pas écrit un article entier, mais qui ont été quand même bonnes ou moins bonnes, et je bénis Goodread de venir en aide à ma mémoire sur ce coup-là !

A noter donc (ou pas, c’est selon) :

  • Jade, d’Olivia Rigal : Une idée intéressante, avec pas mal de potentiel, et surtout, une histoire qui se passe en Asie du sud-est, haut lieu de fascination pour moi. Cela changeait agréablement des petites villes américaines ! Malheureusement, Jade m’a parue trop jeune et trop de question sont sans réponse à la fin. Son sentiment d’être différente (aka surdouée – petit génie marginalisé) frise l’arrogance, et son évolution n’est pas assez marquée pour la rendre vraiment crédible. Son héros est très mystérieux et l’histoire qui se déroule en grande partie au Laos est une excellente occasion de voyager dans une contrée exotique et de rêver un peu !

 

  • The ruin of a rogue de Miranda Neville : Je continue ma mission pour essayer de lire tous les livres de cette auteur que je m’évertue à recommander. Entre l’héritière qui fait tapisserie et se méfie de tout le monde et le rake qui n’en veut qu’à son argent, pour une fois, la balance des pouvoirs est renversée. Le titre le dit bien, c’est lui qui va voir sa réputation ruinée, et pas le contraire ! Sauf que… Sauf que ce n’est pas si simple, que tout se termine sur une pirouette à faire se dresser les cheveux sur la tête, mais bien sûr, pas avant de nous avoir promené pendant un moment, et pour notre plus grand bonheur. T. a lu aussi, elle valide !

 

  • Satisfaction de Sarah Mayberry : une histoire avec un héros tatoueur, par cette auteur que j’adore ? J’achète sans même chercher à en savoir plus ! Et vous aussi, c’est sexy, mignon, le pitch est parfaitement ridicule mais Sarah s’en tire bien et c’est toujours un super moment. D’abord, j’adore les tatouages, et ensuite… Ben j’adore les tatouages ! Par contre, clairement, c’est un truc personnel parce que jusqu’à maintenant, je n’ai pas encore trouvé une seule auteur qui sache décrire des tatouages qui me feraient rêver !

 

  • Almost a bride de Sarah Mayberry : d’ailleurs, même pour une mini-nouvelle, l’histoire sonne juste, c’est vous dire ! Pas besoin d’en dire plus vraiment, cela se lit en 1h, c’est chou et c’est parfait pour mes trajets en métro le matin, il y a une histoire de fiancée trompée qui tombe amoureuse de son collègue et ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps dans une petite ville d Montana au milieu des lacs et des montagnes. Cela a l’air bien beau le Montana…

 

  • Carolina home de Virginia Kantra : une petite ile au large de la Caroline du Nord, un papa célibataire qui se partage entre son fils et son bateau de pêche/touristes, une nouvelle prof un peu trop jeune, un peu trop charmante et paf. Une romance un peu trop sucrée avec un conflit un peu trop forcé et une sauce qui ne prend pas tout à fait. Dommage. Pas mal mais dommage.

 

  • Sweet home de Tillie Cole : alors là j’avoue, je n’ai pas fini le livre. Il m’avait été hautement recommandé, et puis page 10, une amie de l’héroïne (qui est une pauvre poupette complexée du haut de ses 19 ans) « I’m not usually a pussy taster but your breasts are unreal, I could make an exception « . Traduction (OMG je n’arrive pas à croire que je vais écrire ça et enfreindre l’étiquette, mais essayez seulement d’imaginer le degré de vulgarité de la phrase) « D’habitude je n’aime pas les chattes mais tes seins sont tellement exceptionnels que je pourrais faire une exception ». Oui. Bon. Ben on va arrêter les frais en ce qui me concerne !

Voilà pour aujourd’hui, la suite au prochain épisode, et en attendant, bonne semaine !

Chi-Chi

Miranda Neville, Olivia Rigal, Sarah Mayberry, Tillie Cole, Virginia Kantra 10 Commentaires

Playlist/Booklist, même combat

(Réédition du 21/10/10)
En ce jour de (presque) départ en vacances pour beaucoup d’entre vous (et je précise bien « vous », puisque je reste enchaînée à mon travail pendant ce temps…), j’ai décidé dans ma très grande générosité de vous faire part d’une petite liste de lecture à mettre dans vos bagages. C’est bien connu, aucunes vacances ne sauraient être réussies sans une pile de livres adéquate. J’aime toujours recevoir des recommandations de lectures, et l’approche des vacances est particulièrement faste en la matière, car je sais que j’aurais le temps de lire encore plus, et je veux être parée!
De même que certains ont une playlist de leurs vacances, la lectrice compulsive a une booklist, construite avec le plus grand soin. Il faut un nombre de livre qui ne soit pas trop important (lourd dans la valise) mais pas trop réduit non plus (rien de pire que de se retrouver à sec). Il faut des genres différents, des auteurs variés, pour ne pas tomber dans la lassitude ou, catastrophe, se retrouver avec une série entière de déceptions qui, plus sûrement que n’importe quel caprice météorologique, peut saboter un voyage (ne me dites pas que je suis la seule à pense cela?)… Bref, la booklist de vacances se travaille, se peaufine, et n’est pourtant jamais optimale!
Vous me pardonnerez cette introduction désastreusement peu inspirée, j’en rejette l’entière responsabilité sur le dos du ménage qui a refusé de se faire tout seul (pourtant, je le lui avais demandé très gentiment, et ce depuis plus d’une semaine – on ne peut vraiment plus compter sur personne de nos jours…)!
Sans plus de cérémonies, voici en vrac quelques titres que je vous recommande :

  •     Married for a month (Tous mariés) de Susan Mallery : à l’époque de ma lointaine jeunesse, quand je n’étais pas encore allergique aux histoires de retrouvailles, je m’étais laissée tenter par cette histoire de deux psys qui, pour prouver leurs théories opposées sur le mariage, se lançaient dans un concours très médiatisé à base de « qui réussira à former le plus de couples durables dans un délai imparti ». Et parce que c’est un Susan Mallery, je n’ai pas regretté mon choix, c’est un livre à lire et à garder!
  •     Too good to be true de Kristan Higgins : voilà une autre œuvre de mon coup de cœur de cet été, qui reste dans la même veine. Le fiancé de Grace a annulé leur mariage 3 semaines avant le jour J car il était tombé amoureux de sa sœur (celle de Grace, pas celle du fiancé, n’est-ce pas…). Et pour empêcher sa famille de lui demander si elle a remplacé le-dit fiancé, elle s’invente un nouvel amoureux. Pas très mature certes, mais plutôt efficace! Profitant de ce répit, Grace s’intéresse d’un peu plus près à son charmant voisin, qui, certes, n’est pas du tout son type en théorie, mais est néanmoins fort appétissant à regarder! Kristan Higgins nous dépeint encore une fois des personnages tout en nuances, et elle a un talent rare pour écrire des scènes qui font palpiter d’émotion mon petit cœur de midinette…
  •     Twenties girl (Chère Sadie) de Sophie Kinsella : le jour de l’enterrement de sa grand-tante Sadie, qu’elle a à peine connue, Lara rencontre une jeune fille vêtue à la mode des années 20 : le fantôme de Sadie! Évidemment, elle est quelque peu surprise (qui ne le serait pas), d’autant que Sadie n’a qu’une idée en tête : retrouver son collier libellule, un magnifique bijou art nouveau disparu entre la maison de retraite et le cimetière… A mesure que Lara accepte la présence de Sadie et se décide à l’aider, elle est amenée à dépasser ses limites, et, se retrouvant dans des situations tout à fait incongrues, s’en retrouve elle-même transformée, dans le meilleur sens possible.
  •     Open Season (La chasse est ouverte) de Linda Howard : cet auteur est une valeur sure de la romance policière, ses intrigues sont toujours bien ficelées, et ses personnages absolument mémorables (surtout ses héros)! Ici, l’héroïne est une libraire plutôt coincée qui, à 34 ans, en à marre de sa petite vie calme (et de sa virginité). Un relooking plus tard, elle se met à fréquenter les bars/clubs du coin, et se retrouve témoin de quelque chose de pas très légal. Jack, notre héros (et accessoirement shérif local) se fera un plaisir de la protéger, de démasquer les méchants et au passage de séduire notre demoiselle en détresse…
  •     Le mec de la tombe d’à coté de Katarina Mazetti : ce livre n’est pas officiellement une romance, mais il s’agit indubitablement d’une histoire d’amour! Désirée et Benny se rencontrent dans un cimetière. Elle vient rendre visite à son mari, il met des fleurs sur la tombe de sa mère. Tout les opposent, elle est citadine, calme, sophistiquée, cultivée. Il est fermier, bourru, caustique. Et pourtant, quelque chose irrésistible les attirent l’un vers l’autre. C’est un roman tendre et drôle, à lire absolument!

Bonnes lectures et bonnes vacances pour les chanceuse qui en auront!

Chi-Chi

La gouvernante insoumise – concours inside

gouvernante-insoumise
Oyé Oyé!!!

Parce qu’on est des princesses formidables et parce que Courtney est une auteure fabuleuse, aujourd’hui devant vos yeux ébaubis, 3 exemplaires de La gouvernante insoumise, tome 1 de la série des Frères Sinister, sont à gagner en ces murs!!

Les règles sont simples :

Vous laissez un commentaire ici, et vous allez « liker » la page Facebook en français de l’auteur.

Edit de 10h45: pour ceux qui n’ont pas facebook, no worries! Vous le précisez en commentaire quand vous participez ici! (Merci Little B.)

Cela fait plus de trois ans que nous suivons l’auteur et l’arrivée de ses livres en français se fait par auto-publication, nous nous devions de soutenir son audace (d’où la demande un peu en dehors de nos modes habituels – mais quand on aime il faut savoir faire des exceptions). D’autant que vous allez adorer ses histoires, foi de princesse!!!

Le concours prendra fin le 31 mai par un tirage au sort…

Alors partagez, répandez la bonne parole autour de vous, le dieu de la romance vous le rendra!

Tam-Tam

La mauvaise réputation

C’est l’histoire d’une série qui s’avale comme des smarties : On sait que ce n’est pas très bon, on sait que l’on n’en gardera pas un souvenir impérissable, mais on les mange quand même parce que c’est sucré, facile, rapide. Parce que le temps que cela dure, c’est agréable, et que parfois, on ne cherche pas beaucoup plus que ça…

C’est donc l’histoire de la série Gansett Island de Marie Force.

Une auteur que je connaissais déjà (si si, regardez l’index, il y a d’autres livres d’elle qui ont été chroniqués), pas forcément une auteur que j’adore mais je la trouve souvent intéressante. Là, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais elle donne encore plus dans le bon sentiment guimauve que d’habitude. Et vous devez bien vous douter que je ne trouve pas cela si désagréable, vu que je viens de lire à la suite les 5 premiers tomes de la série (sur 11 – pour l’instant !!!). Que voulez-vous, la vie est tellement plus simple dans les romans que je jette par la fenêtre toute exigence de crédibilité en ce moment… (et il faut bien ça pour lire cette série)

Je disais donc, ce sont des smarties que j’avale à toute vitesse, mais il y a quand même quelque chose qui me chiffonne :

Tome 1, Mac MacCarthy revient sur l’ile après des années d’absence. Trop de travail, pas assez de vacances, une crise d’angoisse et un médecin qui le diagnostique au bord du burn-out, et voilà Mac prêt à changer de vie. Aidé par le fait qu’il cause un accident 5 minutes après son arrivée et qu’il se retrouve à jouer les garde-malade pour Maddie et son fils de 9 mois. Ne nous encombrons pas de détails. C’est le coup de foudre absolu, la vie de Mac est transformée en 15 secondes, il veut l’épouser après 24h, achète une maison sur l’ile après une semaine, bref, vous l’avez compris, ici on ne fait pas dans la dentelle, c’est de l’amour avec un grand A.

Seulement voilà.

Maddie est supposée être la slut de l’ile. Genre, réputation horrible de fille facile qui se serait tapé la moitié du lycée. Ok, c’est aussi une locale. Elle a grandi sur l’ile, tout le monde la connait (elle ou sa réputation, c’est pareil). On est 10 ans après le lycée. Et étrangement, elle en paye encore méchamment les conséquences. Du genre à son travail (elle est femme de ménage dans un hôtel), on lui refile toujours les chambres les plus ravagées et difficiles à faire. Du genre, c’est un peu Hester Prynne dans la Lettre écarlate, et si on accepte encore de la servir dans les magasins, le contact reste froid et impersonnel, elle ne se lie pas vraiment d’amitié et n’a de vrais contacts qu’avec sa sœur. Et le fait que Miss Maddie soit mère célibataire, avec un enfant dont personne ne connait le père, n’arrange pas ses affaires.

Mais regardons un peu les faits : personne ne l’a non plus jamais vue avec un homme. Alors comment cette trainée de premier ordre fait-elle pour maintenir sa réputation, je vous le demande ? Ok, les gens ont la mémoire longue et les rumeurs ont la peau dure. Mais quand même… Personne pour prendre sa défense ? Ah ben si, il y a Mac qui arrive, tel un preux chevalier, pour la sauver d’elle-même. Car bien évidemment, après une vie entière d’ostracisme, dès l’instant où Mac réduit en poussière la rumeur qui lui pourrit la vie depuis plus de 10 ans (non elle ne s’est pas tapé la moitié du lycée – tous les mecs ont menti), et rétablit la vérité (elle est quasi-vierge, elle n’a eu qu’un homme dans sa vie et cela a duré… 2 nuits – juste assez pour se retrouver enceinte), alors, comme par magie, sa vie change.

Oui, d’un coup, la mère de Mac approuve leur relation, la postière se souvient de son prénom, et sa chef de service lui présente ses excuses pour lui avoir imposé les taches les plus pénibles depuis si longtemps.

Bon.

Et si on se lançait dans un débat de mœurs ?

J’ai un peu envie de dire, Maddie a une réputation de fille facile, ET ALORS ??!!!

Cela suffisait à justifier que tout le monde lui rende la vie encore plus difficile ? C’est une raison pour désapprouver sa relation avec Mac, sous prétexte qu’une fille qui aurait eu plus d’un amant ne mérite pas de rencontrer l’amour (surtout si c’est un homme bien, mais lui a le droit d’avoir accumulé les conquêtes car cela fait de lui un play-boy et le rend juste encore plus désirable) (admettons que Maman MacCarthy ne soit pas ravie, cela ne la dispense pas d’être au moins polie…) ? C’est une raison pour être traitée comme une moins-que-rien/souffre-douleur au travail ? J’ai raté l’épisode où une vie privée de débauche dégrade la performance professionnelle…

Et le fait qu’elle soit à ce point innocente en contraste avec sa réputation, a un vieux relent de « l’héroïne doit être pure et innocente pour mériter son héros »… Dans le cas de Maddie : tu avais des gros seins donc les hommes te désiraient donc tu es punie par cette rumeur que tu traines depuis 10 ans, et tu as couché avec un homme de manière inconsidéré (hors mariage ou promesse de mariage on dirait ??!) donc tu te retrouves enceinte du premier coup, mais comme tu es quand même gentille on va dire que tu as payé ta dette et que maintenant tu mérites ton happy end… Sous-entendu vaguement moralisateur qui me fatigue de plus en plus.

Ou c’est moi qui suis un peu naïve de croire que la modernité serait justement d’avoir une héroïne qui AURAIT couché avec la moitié du lycée, et qui n’en serait pas punie pour autant, et que tout le monde accepterait cet état de choses, et qu’après tout ce qui compte c’est ce qu’elle est maintenant et pas ce qu’elle a fait ou pas fait au lycée, sans même compter que ce qu’elle a effectivement fait est parfaitement ridicule !

Bref.

A votre avis, on fait quoi de cette mauvaise réputation en romance ?

Bonne journée,

Chi-Chi

En bonus, une chanson de Bénabar que j’adore – et qui parle bien de ça…

 

Les Bridgertons

bridgerton

(Réédition du 18/10/10)

Il y a des jours où je ne suis vraiment pas inspirée… Pas envie de travailler, pas envie de faire le ménage, la cuisine, même pas envie de me faire les ongles, je regarde mon téléphone d’un œil noir s’il a le malheur de sonner, car parler me demanderait trop d’efforts, bref, un jour de grande bonne humeur!

Tam-Tam me disait l’autre soir que pour elle, une bonne romance, ce n’est ni plus ni moins qu’un antidépresseur en papier. Et si les héros passent par mille péripéties, au moins on est certain que leur histoire finira simplement : par un happy-end. J’adhère totalement à ce concept. Lady D. aussi (et ceux qui se demandent qui est Lady D., relisez vos vieux Paris Match).

Et dans ces jours où je ne suis pas inspirée (doux euphémisme pour dire que je suis à deux doigts d’arracher la tête de la première personne qui ose regarder dans ma direction), j’ai deux options « bonne humeur garantie » : Love Actually et Julia Quinn.

JQ est donc ma thérapie des mauvais jours, et j’ai tout lu d’elle, mais j’ai une affection particulière pour la famille Bridgerton, avec Anthony, Benedict, Colin, Daphné, Eloïse, Francesca, Gregory et Hyacinthe. Et après avoir fini de lire cette série, je l’ai tellement aimée que j’ai forcé Lady D. à faire de même (oui, encore cette mystérieuse Lady D.).

Cette fratrie, c’est celle que tout le monde a rêvé d’avoir. Au programme, des chamailleries, des petits frères et sœurs pénibles, quelques déclarations de sentiments adorables, le mystère de Lady Whistledown, des parties de croquet redoutables avec le maillet de la mort, des histoires d’amour touchantes évidemment, des fous rires sous la plume de JQ. Et enfin, des personnages qui ont suffisamment de profondeur pour être crédibles, tout en gardant une légèreté de ton qui font de ces livres de véritables bulles de douceur (Chi-Chi se prend pour une poétesse).

Règne sur cette famille Violet, la mère. Pas facile de lui raconter des histoires, elle a un œil de lynx et un flair incomparable pour détecter les bêtises! Quand à Edmund (irk), le père, c’est un peu le papa parfait, celui qui lit des histoires à l’heure du coucher, porte le petit dernier sur ses épaules pour se promener dans la campagne, et vole des baisers à Maman quand il croit que les enfants ne voient rien. Il a juste eu le mauvais goût de mourir avant la naissance de Hyacinth, ce qui a laissé des traces chez ses enfants.

Et pour vous parler des enfants justement, nous recevons aujourd’hui en guest-star Lady D. (eh non, ce n’est pas la princesse de Galles, mais quand même une belle blonde aux yeux bleus, et qui connaît son sujet, ce qui ne gâche rien). Après avoir terminé ses devoirs de vacances (donc, la lecture des 8 tomes de la série), tout à fait spontanément, elle m’a envoyé un petit mail que je partage avec vous (oui oui, vous pouvez me remercier, je suis très généreuse!).

Et attention SPOILER alerte, version light mais quelques détails sont quand même révélés…

« Je viens de finir, aujourd’hui, la série des Bridgerton. Aaaahhhlalalala. Décidément. Ce fût bien chouette. Et bon, comme souvent, quand on finit quelque chose, ça brasse un peu dans le cerveau, on analyse telle chose et telle chose parce que ça nous a marqué, choqué ou simplement parce que c’est amusant. Et je dois avouer qu’en finissant cette série l’envie m’a prise d’analyser un peu le tout et de faire un petit TOP des personnages, personnalités, histoires, moments, phrases etc. Parce que cela m’amuse. Et je me suis dit, qui sait, si ça se trouve ça intéressera Chi-Chi (NdA – et ses lecteurs)! Donc voilà, je t’écris à toi, tu peux le lire, ne pas le lire, c’est ton choix.

Déjà, j’espère que je ne t’ai pas perdu avec ma petite intro carrément pompeuse quand j’aurais pu dire « JE SUIS GRAVE EN KIFFE SA MÈRE ALORS JE VEUX TE DIRE MES TRUCS PRÉFÉRÉS ». C’est parti mon kiki!

1. TOP des Bridgerton : (BAM, ça commence sec) Colin. Bah voyons, on s’en serait pas douté. J’ai même pas besoin de te dire pourquoi, tu comprends (NdA – moi, Chi-Chi, je suis une fan inconditionnelle de Colin et je le clame haut et fort. Il est beau, il est intelligent, il est charmant, il est drôle, il est riche mais pas trop, est-il besoin d’en rajouter?).

2. TOP des « pièces rapportées » : Simon Bassett. Il est beau. C’est un rake (un vrai). C’est un ami d’Anthony. Il a su surpasser son bégaiement parce qu’il est incroyablement tenace. Il n’a pas eu une enfance facile. Il me plaît beaucoup.

3. TOP « hic de personnalité » (tu sais, ils ont tous leur petit doute, leur petit défaut et tout) : Gregory et sa « vie facile ». Il n’a jamais eu besoin de se battre pour avoir quoique ce soit, il a eu une éducation de petit dernier, mais en même temps il redoute de demander de l’aide à ses frères. Il veut prouver qu’il est un homme, un vrai. J’ai bien kiffé.

4. TOP épilogue : ex-æquo Gregory ou Fransesca (j’ai du mal à me décider). L’un est amusant, l’autre est émouvant…

5. TOPs « petits moments » (il y en a plusieurs) :

  •     Dans The Duke and I : Lorsque Daphné, le soir de son mariage, complètement naïve, croit que si Simon ne peut pas avoir d’enfant c’est qu’il est impotent et IL LE PREND TROP MAL, et il lui dit un truc du genre « I promise I’m perfectly able to satisfy you in bed » (quand même je l’ai lu en juin, je ne me souviens pas parfaitement ^_^ ). Bref, j’avais bien aimé ce moment.
  •     Dans It’s in his Kiss : Quand Gareth vient prendre le thé chez les Bridgerton et que Gregory est là et n’arrête pas de charrier sa soeur « Garethhhh anth Hyacinthhh ». Ça aussi c’était marrant (NdA – mes frères aussi auraient tendance à faire un truc pareil, sales gosses).
  •     Dans An offer from a Gentleman : Quand Benedict se rend compte que Sophie est LA fameuse femme mystérieuse qu’il avait embrassé au bal et qu’il la confronte sur le fait qu’elle le lui ait caché… Là aussi j’étais en kiffe.
  •     Dans To Sir Phillip, with love: Quand les 4 frères débarquent pour casser la gueule à Phillip. Et quand Eloise rembarre trop Gregory en disant que c’est « an infant ». C’était carrément trop mort de LOL comme moment.
  •     J’ai adoré tous les moments seule à seul de Violet avec ses enfants, où elle leurs parle de leurs qualités et leurs défauts. Surtout dans les deux derniers livres. Cela permet de vraiment développer la personnalité des personnages.
  •     Et enfin, TOUS les moments avec Colin (ça, c’est fait). Mais pas particulièrement ceux dans son histoire, plus ses apparitions dans celles des autres.

6. TOP des phrases clefs (bon ça sera surtout dans les derniers parce que ce sont les plus frais dans ma mémoire) :

  •     Gregory en parlant de Hyacinth « She’s my little sister. Mine to torture and mine to protect. ».
  •     Dans l’épilogue de Gregory (ils viennent d’avoir leur 7ème enfant) « … gone off to visit Hyacinth, to expound upon the many reasons seven was the ideal number of children (Hyacinth was not amused). ». Ça m’a fait sourire ^_^.
  •     Dans l’épilogue de Fransesca : La lettre écrite par la mère de John à Michael, elle finit par « Thank you, for letting my son love her first ».

J’ai trouvé ça sur-stylé! J’avais envie de pleurer.

7. TOP duo, je t’énonce les candidats au titre de « Meilleure Paire » :

  •     Eloïse & Pénélope
  •     Hyacinth & Lady Danbury
  •     Simon & Anthony
  •     Hyacinth & Gregory
  •     Lucy & Hermione
  •     Et le couple gagnant est … ELOISE ET PENELOPE!! YoOuhOu! D’ailleurs j’aime trop le fait qu’Eloïse appelle sa fille Pénélope!

Finallly, (8, comme les 8 Bridgerton, pas fait exprès) :

8. TOP des images de couverture (parce que ça envoie du rêve quand même) : Ce sera sans nul doute, Benedict & Sophie avec sa belle robe verte. Dans les autres, je suis pas ultra fan des têtes des gars.

Voilà, tout cela fût fort passionnant (n’est-ce pas?!). »

Et voilà mes chers amis, le mail de Lady D.! Je rassure celles qui auraient pris peur, dans la vraie vie des gens réels, Lady D. parle très bien, sans LOL ni smiley, ce n’était qu’un exercice de style!

Enfin, mon conseil pour la route sera, lisez les autres livres de JQ. Et ensuite, venez vous lamenter avec nous, qui attendons impatiemment la sortie de son prochain livre… Puis du suivant. Et encore du suivant. Et de celui encore après…

Chi-Chi & Lady D.